Article 49.3, et bim !
Bien joué les gars.
Bien joué les gars.
Tarocean a écrit :Il faut appeler BHL et vite !!Parle pas de malheur :surprised
Donc
Et je trouve Sapir cohérent. Contrairement à l'extrême-gauche européenne qui est persuadé d'être sûr le point d'assister au grand soir (n'est-ce pas Mélenchon :rolleyes ). Syriza échouera hors singularité historique.
Zhatan a écrit :Mais où est le "donc", là ?Que le couple soit un mythe ne change rien au fait que ces deux entités dirigent l'Europe (enfin surtout l'Allemagne, mais disons que seule la France pourrait tenir tête).
C'est un mythe, le couple "franco-allemand", un mythe utile, un mythe en partie fondé, mais un mythe. Surtout dans une Europe à 27 avec une BCE... etc.
Zhatan a écrit :Vu sa jubilation lors du succès de Syriza permets-moi d'en douter.Et je trouve Sapir cohérent. Contrairement à l'extrême-gauche européenne qui est persuadé d'être sûr le point d'assister au grand soir (n'est-ce pas Mélenchon :rolleyes ). Syriza échouera hors singularité historique.
Bah c'est pas vraiment la position de Mélenchon, hein ?
Quant à la dernière phrase, je suppose que ça fait partie du domaine des pétitions de principe.
Que le couple soit un mythe ne change rien au fait que ces deux entités dirigent l'Europe (enfin surtout l'Allemagne, mais disons que seule la France pourrait tenir tête).
Vu sa jubilation lors du succès de Syriza permets-moi d'en douter.
Et je prends ici le pari que Syriza échouera :biggrin
Zhatan a écrit :Sauf que l'Allemagne ne peut se permettre cette politique que tant qu'elle peut contraindre les autres pays, or si l'Espagne avait un gouvernement à la Syriza, ça devient plus compliqué, parce que le rapport de force est nettement moins en la défaveur de l'Espagne, et que l'Allemagne devra plus encore avaler son chapeau.L'Allemagne préférera sortir de l'UE que de jouer à la Banque de l'Europe. Et si défaut il y a, il y aura sanctions en retour. Je n'espère pas militaire, mais au moins économique.
Zhatan a écrit :Et puis le rétablissement de l'électricité, les tickets alimentaires et tout ça, bah on peut s'en réjouir, je crois.Si il avait trouvé un moyen de payer tout ça, oui. Hors là, non, il s'endette. C'est triste, mais le pouvoir grec a fait des conneries qu'il faudra un jour réparer. Si ils ne veulent pas de l'austérité, soit, mais j'ai pas l'impression qu'ils aient trouvé un moyen alternatif efficace pour l'instant.
Pour moi Syriza a déjà gagné (la preuve c'est qu'ils sont au pouvoir) reste à voir les conséquences de cette victoire
Si il avait trouvé un moyen de payer tout ça, oui. Hors là, non, il s'endette.
Zhatan a écrit :Il y a des gens qui souffrent en attendant.Il y a des gens qui ont bien abusé en attendant.
Zhatan a écrit :Et encore une fois, les politiques qu'on impose à la Grèce depuis 5 ans n'ont fait qu'empirer le problème, ce n'est donc pas "le problème des Grecs".L'austérité, c'est pas la relance. Evidemment que c'est pas cool à vivre. Il faut attendre et serrer les fesses.
L'austérité, c'est pas la relance. Evidemment que c'est pas cool à vivre. Il faut attendre et serrer les fesses.
Zhatan a écrit :Pas les mêmes. Donc c'est débile.Les gros s'empiffrent et c'est les petits naïfs - qui ont soutenu ces derniers - qui payent. Le monde est cruel, relis Céline :biggrin
Zhatan a écrit :Je suis pas sûr que tu mesures bien ce que tu dis : ton austérité c'est 60% de chômage chez les jeunes (29 au total), 3M qui n'ont pas de couverture maladie (sur 11M...), un PIB qui s'est contracté de 25%, une dette qui a augmenté !! (contrairement à ce qu'était censé produire l'austérité). J'aimerais bien savoir ce que c'est sensé produire.Selon Eurostat, en Grèce, les dépenses publiques sont passées de 97 à 108 milliards d’euros de 2006 à 2013, et de 44 à 59% en proportion du PIB durant la même période. Payes ton austérité !
Et encore une fois, des solutions alternatives "cool", j'en connais pas.
baba a écrit :Aprés peut être que selon eurostat les dépenses publiques ont augmenté (quid de l'augmentation de la charge de la dette ? quid de l'explosion du chomage et des charges, même minimes qui vont avec ?) mais dans le même temps les recettes de l'Etat Grec se sont éffondrées en raison de la vente forcée (en l'espèce on pourrait même parler de pillage) d'une grande partie des biens, entreprises publics de l'Etat grecs donc baisse de recettes substancielle.Ils n'auraient pas été "pillé" s'ils n'avaient pas abusé des créanciers. Il y a des échéances à toutes dettes, les créanciers n'attendent pas éternellement. Si ils prêtent de l'argent, c'est qu'ils en attendaient en retour pour le dépenser dans leurs projets à eux.
Zhatan a écrit :Tu ne peux pas envisager un instant qu'il y a de l'injustice là-dedans ?Parce que le non-remboursement d'une dette ou le non-respect de l'échéance d'une dette n'est pas une injustice ? Cette argent, que les grecs ne rembourseront pas, devait servir à payer les salaires des petits employés de banques (pas seulement le Big Boss), à financer les fonctionnaires des Etats voisins et leurs services publics, et en augmentant l'épargne des banques, permettre de faire de nouveaux prêts à ceux qui en ont besoin. Et en donnant de l'argent à ces employés, ces fonctionnaires et ces ménages, ils auraient pu consommer et ainsi faire vivre le boulanger, le charcutier, le maçon, etc, etc... Et si les grecs ne remboursent pas, on ne leur accordera plus de prêts par manque de confiance, ce qui ne fera qu'aggraver leur situation.
Zhatan a écrit :Et bien les Grecs ssont plus malins, puisqu'ils disent "fuck" en ce moment.Non, ce n'est pas du tout "malin". C'est pour ça que je m'indigne, car leur décision va faire souffrir tout le monde, eux et nous. Les grecs payeront leur erreur économique malheureusement.
Parce que le non-remboursement d'une dette ou le non-respect de l'échéance d'une dette n'est pas une injustice ? Cette argent, que les grecs ne rembourseront pas, devait servir à payer les salaires des petits employés de banques (pas seulement le Big Boss), à financer les fonctionnaires des Etats voisins et leurs services publics, et en augmentant l'épargne des banques, permettre de faire de nouveaux prêts à ceux qui en ont besoin. Et en donnant de l'argent à ces employés, ces fonctionnaires et ces ménages, ils auraient pu consommer et ainsi faire vivre le boulanger, le charcutier, le maçon, etc, etc... Et si les grecs ne remboursent pas, on ne leur accordera plus de prêts par manque de confiance, ce qui ne fera qu'aggraver leur situation.
Non, ce n'est pas du tout "malin". C'est pour ça que je m'indigne, car leur décision va faire souffrir tout le monde, eux et nous. Les grecs payeront leur erreur économique malheureusement.
Zhatan a écrit :D'abord, l'argent que prête les banques n'existe pas. Donc si les taux qu'elles demandent s'apparentent à de l'usure, elles ne peuvent que s'en prendre à elles-mêmes si elles ne le revoient pas.C'est qui qui a fait exploser l'étalon-or qui empêchait les banques de prêtaient plus qu'elles n'avaient réellement ? C'est l'Etat qui a autorisé cette folie. Et c'est qui qui renfloue les banques au lieu de les laisser assumer leurs conneries - ce qui pourrait être un facteur dissuasif pour que les banques évitent justement de faire des conneries en l'absence d'étalon-or ? C'est l'Etat.
Zhatan a écrit : Du reste, croire que l'argent qu'elles vont recevoir va gentiment ruisseler (trickle down, c'est ça ?) jusqu'en bas de la pyramide, c'est mignon, mais c'est croire qu'on vit dans un monde à la Pangloss. Dire ça, c'est évacuer toute la dimension politique que peut avoir l'économie.Bah c'est un fait empirique. La condition des pauvres s'améliore, Il est impossible que la richesse augmente de façon globale sans que tous en profitent directement ou indirectement.
Zhatan a écrit :Je pense qu'ils l'ont déjà payé et qu'ils ne paieront pas beaucoup plus.Ca je sais qu'ils ne payeront jamais, mais c'est pas pour ça que c'est une bonne chose.
Même si le fossé entre riches et pauvres s'élargit en valeur absolue (car les « riches » d'aujourd'hui sont plus riches que ceux d'il y a un siècle), il se rétrécit au contraire en valeur relative (les bas salaires ou les salaires moyens sont bien moins éloignés des hauts revenus qu'autrefois).
Bah c'est un fait empirique. La condition des pauvres s'améliore, Il est impossible que la richesse augmente de façon globale sans que tous en profitent directement ou indirectement.
Zhatan a écrit :La condition peut-être, ce qui ne dit rien du bien-être, du bonheur, de la frustration et de tout le reste. Certes, les pauvres crèvent moins des coups de grisou, mais ça n'est absolument pas suffisant pour dire que "ça fonctionne". Je renvoie au bien connu paradoxe d'Easterlin par exemple. Pour une raison simple : aujourd'hui vivre décemment ça veut dire avoir l'eau, l'électricité, le chauffage, internet, avoir une couverture maladie... etc. Et oui, un pauvre aujourd'hui peut davantage dans l'absolu mais ça ne veut rien dire, parce que ce n'est pas ça qui compte. Effectivement, je suis plus riche que mon trisaïeul bouseux qui servait tel Seigneur, mais le trisaïeul bouseux il avait pas à régler sa facture SFR.
Zhatan a écrit :Bien évidemment il est possible que la richesse augmente de façon globale sans que tous en profitent directement ou indirectement, c'est quand même super naïf.Sans doute, mais ça a pas été le cas historiquement et à long terme au sein des système libéraux.
Zhatan a écrit :Bref, l'amélioration de la condition de vie n'est pas du tout un argument suffisant. Parce que ça ne dit rien des conditions de vie acceptables ou décentes dans une société donnée.Je suis d'accord, mais c'est un autre débat selon moi.
D'une, le paradoxe a été remis en cause en 2008 par l'étude de Justin Wolfers et Betsey Stevenson.
Sans doute, mais ça a pas été le cas historiquement et à long terme au sein des système libéraux.
TDS a écrit :Etienne, je suis assez surpris de voir ta soumission totale au système en place sans même chercher à penser différemment, comme s'il s'agissait d'un horizon indépassable.Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il est plus difficile de défendre le système que de l'attaquer. La majorité des gens critique sans jamais s'associer au pouvoir histoire de ne pas partager les erreurs et les remarques pointé par autrui.
Zhatan a écrit :Et en attendant, le retour de Sarkozy. Quel guignol...Le pire, c'est que je pense qu'il va repasser en 2017... Juppé n'est pas fédérateur pour les primaires UMP même avec le centre et quelques gauchistes. Hollande est grillé, le FN sera au deuxième donc son opposant gagnera. Triste fin.
et combien d'individus radicalisés n'en sont jamais sortis ?Zhatan a écrit :Ça peut aussi être surévalué à des fins électorales.Ce n'est pas dans l'intérêt de Manuel Valls de surévalué ces chiffres-là ils me semblent.
Que préconiserais-tu, m'sieur ?
baba a écrit :Perso je trouve le comportement détestable, et on voit bien que les squatteurs (qui sont au demeurant des antifa) ont beaucoup de mal à se justifier ! Enfin bref l'extrême gauche devant ses contradictions!
A mon avis, vu l'efficacité des petites structures ultra performantes d'après crise qui commencent à gratter énormément de part de marché, on part sur une disparition de près de 60% des emplois dans les tertiaires. Secteur qui restent le dernier bastion du grand emploi.
Pas besoin de béton pour la construction d'une maison, à part pour la chape de soutien au sol.
En l'état, simplement à éviter que les jeunes soient dehors ou à la maison sans surveillance. Tu sembles soutenir que l'école est là pour la transmission du savoir "noble", c'est bien ça ? Ca doit être ça non vu que tu t'oppose à ma vision du savoir "utile" ?
Même le nombre d'heures rend complètement fou : de 8H du matin à 17h voir 18h au soir assis sur une chaise avec une demi heure de pause sans compter la pause de midi. Non mais sérieux, le goulag putain... Puis, tout le monde trouve ça normal d'imposer ça à des enfants. C'est juste dingue.
. Au lycée c'est plus chargé, mais c'est bien normal : ce sont plus des enfants, et en théorie personne ne les oblige à être là (la scolarité obligatoire, c'est jusqu'à 16 ans). Bon, dans les faits, tout le monde y va et on est obligé d'y aller. Au primaire on finit souvent à 16h30 mais les activités sont différentes, les récrés sont souvent plus longues et la pause de midi est garantie.(enfin, les professeurs, les mecs qui appliquent le programme quoi, tu fou un vendeur de Darty avec des fiches qu'il récite, c'est la même chose)
Zhatan a écrit :Alors je ne dis pas, c'est peut-être une façon de débattre incompatible avec la mienne (ce qui me semble, puisque par ailleurs Etienne est un être humain (je crois) tout à fait sagace), ou peut-être que ça montre que l'école ne fait pas bien son boulot, mais on voit bien que les savoirs "inutiles" ont leur utilité."Allo Mars, ici la Terre, j'ai été découvert, je répète, j'ai été découvert, on passe au plan B, envoyez immédiatement les vaisseaux de guerre ! :evil "
Zhatan a écrit :Pourquoi des gens libres ? Je vais laisser parler Hayek, ce qui montrera à baba que je suis en train de le lire :
"Etant donné que ce qui rend précieuse la liberté est qu'elle ouvre des occasions d'entreprendre des actions que l'on ne pouvait prévoir ni prédire, nous nous rendrons rarement compte de ce que nous perdons du fait d'une restriction de liberté sur un point particulier." (Hayek, Droit, législation et liberté, chapitre 3, p.162)
Et justement, je vois tout ce que les élèves perdent en se cantonnant aux savoirs utiles, quantifiables, mesurables.
Bref, c'est la différence entre fins et buts/objectifs.
Certes, cela créait des inégalités énormes, mais si au final, on obtient une élite performante et que cette élite arrive à faire la masse en leur donnant un emploi approprié, est-ce grave ?
Zhatan a écrit :Mais évidemment que c'est grave : parce qu'on fout un fric considérable pour que tout le monde ait le bac. Mais cela signifie seulement que le niveau du bac baisse. Du coup, on envoie des gens très très loin alors qu'ils pourraient s'arrêter avant, bifurquer, faire autre chose... etc. Si on avait concrètement le droit de faire redoubler ceux qui doivent redoubler en CP (quitte à faire sauter des classes à certains) et bien on arriverait en sixième en sachant lire, écrire et compter. Si on arrêtait de vouloir forcément envoyer tout le monde en bac général, ce qui est une perte de temps pour quantité d'élèves, et bien on pourrait faire des gens bien plus solides en sortant du bac (ce qui leur permettrait de gagner du temps aussi, et par exemple d'envisager plus sereinement années de césure et autre) et dans le même temps des gens plus solides qui n'ont pas le bac. Il est effrayant de voir des gens en Terminale S qui ne savent pas faire une équation du second degré.
Zhatan a écrit : Rappelons que l'an dernier, sur 400 postes, 250 postes seulement ont été pourvu pour l'agreg' de maths. Le ratio admis/candidats au capes de lettres est ahurissant. Concrètement ça veut dire qu'un quasi illettré peut l'avoir. Je le passe demain, je l'ai. Et que dire d'un prof de Français qui fait des fautes à tous les mots ? Diminuer le nombre d'élèves ça veut dire diminuer le nombre de profs et donc s'assurer que ceux qu'on recrute ne sont pas là un peu par hasard.On dirait du Brighelli, c'est cool :biggrin
Il faut fermer les ESPE (ex-IUFM), ça n'a aucun intérêt, sauf en disciplinaire. La formation des profs doit se faire par les pairs donc collègues et ancien collègues de la discipline.
Tout ça, ça fait de la thune mine de rien. Thune qu'on pourrait utiliser pour mieux payer les profs, au passage (tant qu'à faire, je prêche pour ma chapelle).
Zhatan a écrit : Ensuite, l'école est là pour former des citoyens, pas des consommateurs décérébrés ou des travailleurs machinaux. Donc il faut arrêter avec la question de l'emploi. L'école n'est pas là pour donner un emploi, du moins en ce qui concerne les filières générales (quant aux filières pro, bah justement, elles sont pro, et on n'est plus dans la scolarité obligatoire).
Zhatan a écrit :Mais évidemment que c'est grave : parce qu'on fout un fric considérable pour que tout le monde ait le bac. Mais cela signifie seulement que le niveau du bac baisse. Du coup, on envoie des gens très très loin alors qu'ils pourraient s'arrêter avant, bifurquer, faire autre chose... etc. Si on avait concrètement le droit de faire redoubler ceux qui doivent redoubler en CP (quitte à faire sauter des classes à certains) et bien on arriverait en sixième en sachant lire, écrire et compter. Si on arrêtait de vouloir forcément envoyer tout le monde en bac général, ce qui est une perte de temps pour quantité d'élèves, et bien on pourrait faire des gens bien plus solides en sortant du bac (ce qui leur permettrait de gagner du temps aussi, et par exemple d'envisager plus sereinement années de césure et autre) et dans le même temps des gens plus solides qui n'ont pas le bac. Il est effrayant de voir des gens en Terminale S qui ne savent pas faire une équation du second degré.
Autant supprimer le bac et faire une sélection à l'entrée en faculté et autres écoles supérieures. C'est le plus simple à l'heure actuelle.

C'est clair que le Capes est une catastrophe, je connais un paquet de profs qui l'ont même pas d'ailleurs.
Et n'exagérons rien, les profs ont la protection et la stabilité de l'emploi et reste relativement bien payés. Sans doute faut-il augmenter les salaires au sein des écoles difficiles, à la rigueur, mais c'est tout.
Sauf que pour les parents et les élèves, ce qui compte c'est l'emploi.
T'as peut-être des parents cools qui t'on laissé aller en fac de philo tout comme d'autres font faire des écoles de ciné.
Mais pour la majorité, les études servent à trouver un bon job.
Le reste, c'est mignon mais on s'en fout.
Et le gosse pense à peu près pareil. Il s'en fout de savoir qui est François 1er, etc, ce qu'il veut, c'est un bon job à la sortie de l'école. C'est triste mais c'est comme ça.
Pour ma part, je suis encore à la fac, donc j'ai pas encore quitté l'école. Mais je vois bien autour de moi que le job est tout ce qui compte. Mes camarades se contrefoutent de ce qu'ils apprennent, ils veulent juste la bonne note pour oublier après mais avoir quand même le diplôme pour avoir un job.
Il y a des tas de gens en Master qui sont pire que beaufs - à regarder les Anges et qui ne lisent un ou deux livre par an.
Moi j'adore tous ces savoirs inutiles - économie, politique, philosophie, science - mais je ( on ) fait figure d'exception, soyons honnêtes.
Zhatan a écrit :Et ce n'est pas plus simple, c'est condamner à la mort sociale les élèves qu'on aura pas pu former correctement et qui ne pourront rentrer nul part. Il faut au contraire s'y prendre bien avant.Justement, c'est responsabiliser les élèves. Ils feront tout de suite plus attention à leurs dossiers et leurs parents aussi derrière. Et pour les autres, bah ils iront pas dans le supérieur écoute.
Zhatan a écrit :La protection et la stabilité de l'emploi c'est le minimum, de mon point de vue. De même que le CDI doit rester la norme (et le reste, de fait). Les profs ne sont pas "relativement bien payés". Un prof (Bac +5) qui a le capes commence avec moins que le salaire médian. Et vu le gel du point d'indice, dans quelques années, les profs gagneront le Smic à l'entrée dans le métier. C'est quand même un peu scandaleux, désolé. Ou alors on considère, comme c'est déjà un peu le cas, que des contractuels avec une licence 2 ou ayant vaguement été bon au collège peuvent faire office de profs. Mais si on pense ça, il y a un grave souci je crois.
Zhatan a écrit :Le problème c'est qu'il faut tenir de l'opinion pour faire des réformes politiques. On est pas en dictature.Sauf que pour les parents et les élèves, ce qui compte c'est l'emploi.
Mais je m'en tamponne de ce que veulent les parents et les élèves : les parents n'ont pas à être à l'école (sauf manquement ou abus évidemment, mais donc c'est l'exception) et l'élève doit être sorti de son milieu pour qu'il voie autre chose que des écrans, donc quelque part, on s'en fout un peu de ce qu'il veut : en tout cas, pour les programmes, on lui demande pas son avis (c'est différent pour l'orientation). Et non, en collège, on pense pas à l'emploi, au lycée (et surtout à la fin) si. Et c'est pas avec un bac que tu trouves un emploi de toute façon. L'emploi c'est l'objectif secondaire de l'école.
Zhatan a écrit :Assez. t'as fait une prépa ? Puis au pire on s'en fout. Et il n'y avait pas de mépris particulier.T'as peut-être des parents cools qui t'on laissé aller en fac de philo tout comme d'autres font faire des écoles de ciné.
J'aime ce mépris. Continue s'il-te-plaît. Mais je ne suis jamais allé à la fac (étonnant ? Pas tant que ça, en fait)
Zhatan a écrit :Encore une fois, l'opinion ça compte.Mais pour la majorité, les études servent à trouver un bon job.
D'où ça sort ? Et en quoi c'est un argument ? Les gens aimeraient beaucoup gagner le double de ce qu'il gagne, tu proposes de doubler le salaire de tout le monde ?
Zhatan a écrit :Le gosse il préfère qu'on le prenne pas pour un gros débile. :rolleyes Et si, les gosses ils aiment bien qu'on leur raconte des histoires. Ils aiment bien quand on les prend par pour des veaux, qu'on ne cherche pas à les amuser ou à les distraire. Celui qui ne veut pas s'emmerder avec François 1er devrait avoir la possibilité de faire autre chose en lycée. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne devra rien savoir en sortant du collège. Encore une fois, un élève c'est un citoyen en puissance.Oué, un peu utopique tout ça.
Zhatan a écrit :Dois-je rappeler que tu ne dépends plus du secondaire... mais du supérieur ? Tu es censé être majeur. Donc oui, pour toi le job c'est important. Mais pour un cinquième, on s'en fout.En l'occurrence, j'étais plus sur les lycéens là. Pour un collégien, c'est évident qu'on s'en fout oui.
Zhatan a écrit :Pour dire que ce n'est parce qu'on va à la fac qu'on est différent du collégien moyen.Il y a des tas de gens en Master qui sont pire que beaufs - à regarder les Anges et qui ne lisent un ou deux livre par an.
Oui et alors ?
Justement, c'est responsabiliser les élèves. Ils feront tout de suite plus attention à leurs dossiers et leurs parents aussi derrière. Et pour les autres, bah ils iront pas dans le supérieur écoute.
Une formation pédagogique me semble le plus important.
Le problème c'est qu'il faut tenir de l'opinion pour faire des réformes politiques. On est pas en dictature.
Encore une fois, l'opinion ça compte.
Oué, un peu utopique tout ça.
En l'occurrence, j'étais plus sur les lycéens là. Pour un collégien, c'est évident qu'on s'en fout oui.
Zhatan a écrit :Mais non. -_-'
Donc tu vas envoyer des mecs en lycée en sachant que seuls 60% (chiffre au pif) iront ensuite dans le supérieur. Et donc tu auras formé 40% de types qui n'ont pas de compétences pour rien parce qu'après ils pourront rien faire ? Quelle idée de génie !
Zhatan a écrit :Roh mais je suis d'accord. Mais la dynamique n'est pas celle-là actuellement, c'est tout ce que je dis.Oué, un peu utopique tout ça.
Qu'est-ce qui est utopique ? Non mais sérieusement ! C'est juste un mot lancé comme ça pour éviter d'argumenter.
Une grande partie des gens qu'on a actuellement en lycée n'ont rien à y foutre, je me propose d'abréger leurs souffrances tout en consolidant les savoirs et les acquis. Et pour les autres, bah ils pourront aller plus vite et plus loin. En quoi c'est utopique, je te prie ?
Zhatan a écrit :Et bah très bien alors.En l'occurrence, j'étais plus sur les lycéens là. Pour un collégien, c'est évident qu'on s'en fout oui.
Bah donc tu ne me lis pas : je propose de réduire le nombre de lycéen. Ceux qui veulent continuer, qui ont du goût pour l'histoire, les maths... etc, bah ils continuent (sous réserve des résultats suffisants) en sachant qu'ils prennent une voie longue. Ceux qui ont autant de goût pour les maths que pour le balltrap, ils vont faire autre chose. Et s'ils changent d'avis : passerelle, reprise d'étude... etc.
Zhatan a écrit :
Mais c'est purement spéculatif. Du reste, l'industrie représente encore une énorme part du travail salarié. Si on va vers des modèles plus soutenables, il faudra réemployer des paysans. Et la structure capitaliste n'est pas une fatalité. Bref, ce propos sur le salariat est hautement spéculatif.
Pour Amazon, l'entreprise ne fait pas de profits depuis sa création, elle tient uniquement grâce à l'acte de foi des actionnaires. C'est bien, mais ça ne peut pas durer éternellement (sauf si je confonds avec une autre entreprise du genre mais je ne crois pas). Quant à la diminution de travail du fait du progrès technique, pour le moment ça a toujours été l'inverse.
Non mais le savoir utile c'est la meilleure façon d'avoir des élèves décérébré. Je le sais, c'est ce qu'on fait à l'école de plus en plus (les compétences gnagnagna). L'école, en une phrase, sert à former des citoyens. Et un citoyen c'est quoi ? C'est une personne majeure - c'est-à-dire ayant le libre usage de son entendement -, et ayant le soin de la chose commune (ré-publique, rappelons-le). Donc un individu conscient et libre apte à jouer son rôle dans la communauté politique. Pour ça cela implique de faire fond sur une culture solide et maîtrisée qui lui permet de s'émanciper de ses tutelles et de réfléchir par lui-même. C'est tout, mais c'est déjà beaucoup. Alors bien sûr, il n'est pas interdit d'avoir des formations professionnelles. En fait j'aimerais qu'il y en ait davantage. Mais ça veut dire qu'en CE2, j'aimerais des élèves qui savent lire, et pas des gens qui prennent des cours d'orthographe en L1. Pourquoi des gens libres ? Je vais laisser parler Hayek, ce qui montrera à baba que je suis en train de le lire :
"Etant donné que ce qui rend précieuse la liberté est qu'elle ouvre des occasions d'entreprendre des actions que l'on ne pouvait prévoir ni prédire, nous nous rendrons rarement compte de ce que nous perdons du fait d'une restriction de liberté sur un point particulier." (Hayek, Droit, législation et liberté, chapitre 3, p.162)
Et justement, je vois tout ce que les élèves perdent en se cantonnant aux savoirs utiles, quantifiables, mesurables.
Bref, c'est la différence entre fins et buts/objectifs.
Non mais faut pas exagérer, les enfants ont environ 25h par semaine au collège (un peu moins la plupart du temps, un peu plus, selon la classe et les options). 5h par jour, c'est pas non plus le bagne (surtout qu'il y a 3h de sport par exemple, ce qui est pas "être assis sur une chaise". Au lycée c'est plus chargé, mais c'est bien normal : ce sont plus des enfants, et en théorie personne ne les oblige à être là (la scolarité obligatoire, c'est jusqu'à 16 ans). Bon, dans les faits, tout le monde y va et on est obligé d'y aller. Au primaire on finit souvent à 16h30 mais les activités sont différentes, les récrés sont souvent plus longues et la pause de midi est garantie.
(enfin, les professeurs, les mecs qui appliquent le programme quoi, tu fou un vendeur de Darty avec des fiches qu'il récite, c'est la même chose)
Quant au reste : je suppose que tu as également appris à lire tout seul à l'âge de 3 ans et que tu étais capable d'extraire la racine cubique de nombres à 6 chiffres dès 7 ans. Tout seul donc. Enfin je dis ça, mais l'école a bien des défauts. Mais c'est justement dû au fait qu'on renonce aux savoirs. L'enseignement d'histoire-géo en S est une vaste plaisanterie par exemple.
Bon déjà d'une, on se détends mon chou
Mais ils ont qu'à pas aller au lycée général les 40% là. Arrête de vouloir jouer à la nounou. Je suis pour la sélection, ça implique qu'il y ait des "perdants". Certains auront fait le lycée pour rien car ils ont pas été sérieux, bah tant pis pour leur pomme.
Roh mais je suis d'accord. Mais la dynamique n'est pas celle-là actuellement, c'est tout ce que je dis.

Ah, cette fameuse sacralisation de l'orthographe. Là encore, si tout le monde est nul en orthographe ce n'est surtout pas la faute d'une langue trop compliquée, aux millions de règles sinueuses et contradictoires ou aux formules retorses qu'on nous impose à l'école. Non, c'est la faute des élèves qui ne s'investissent pas assez, ou de l'école qui ne met pas assez l'accent dessus.
Dans ce cas, on peut généraliser le système à tous les savoir et se passer de l'école.
Sinon, j'allais y venir à la citoyenneté parce qu'effectivement, je pense aussi que c'est le rôle de l'école de former des citoyens. Cependant, il n'y a quasiment aucun cours d'éducation civique - 5è et 3è misent à part - ou encore de réelle éducation politique. On ne nous apprend ni à voter correctement, ni même à développer une conscience politique tout court. C'est tout juste si on effleure les concepts de droit et de devoir. La plupart du temps, je pense que c'est surtout grâce ou à cause des parents que les enfants développent certaines sensibilités politiques.
Je ne sais pas, quitte à perdre son temps à l'école, autant en ressortir plus malin et moins endormie sur ce qui se passe dans le monde.
Ça reste beaucoup trop. Matiné = cours théorique, après midi = sport/activités diverses/atelier.
De plus, le plus important c'est que l'enfant se sente bien et à l'aise à l'école, qu'il s'intègre dans une structure, qu'il se sociabilise.
Parce que c'est ça au final le problème, des programmes trop longs qui poussent les élèves à rester assis et à écouter complètement passif un cours, comme des cons, toute la journée.
L'élève lui, à la fin de l'année scolaire il a tout oublié et vu le peu de choses édifiantes ou utiles qu'il apprend, qui lui en voudrait ? A part le système scolaire, bien entendu.
Même au lycée, tu as 15/17 ans maximum. Tu restes un bébé, t'as besoin de profiter de ta jeunesse, de t'épanouir, de libéré ton esprit, de découvrir des choses intéressantes et de te découvrir.
Quand t'arrives en école supérieure, que tu n'es plus au lycée. Il est où le droit à l'enfance et au flottement là dedans ? Comment tu peux t'épanouir si l'on te refuse le droit d'être ce que tu es réellement ?
C'est vrai, n'importe qui avec un peu d'autorité et de compréhension est capable de donner un cours. Même moi je faisais des remplacements après ma License, en mathématiques, en histoire géographie et en anglais et je ne pense pas que je sois le seul à avoir fait ça.
Les sciences exactes misent à part, c'est particulier et c'est compréhensif.
Je ne sais pas pourquoi on s'obstine à demander bac+5 pour des professeur du secondaire.
Personnellement, je n'ai jamais croisé un professeur d'un établissement qui soit éloquent ou captivant.
Qu'on forme les professeurs à se développer une vrai personnalité, à capter les élèves autrement qu'en haussant le ton, à réellement inspirer les élèves. Des communicants quoi, quitte à lire des fiches autant le faire bien non ?
Histoire qu'on en finissent avec les professeurs qui réussissent les concours à défaut d'avoir réussi un concours d'ingé, juste histoire de se planquer jusqu'à la fin de leurs vies.
Je ne sacralise pas l'orthographe. Mais il y a un minimum. Surtout, ne pas savoir faire une phrase en Français correct en Terminale S, désolé mais je trouve ça grave. Quand on arrive pas à lire un type parce que la moitié de ses phrases sont fautives, je trouve ça un peu douloureux d'avoir passé tant de temps sur les bancs pour ne même pas comprendre les énoncés. Entre savoir conjuguer au subjonctif imparfait et ne pas savoir lire un texte de 10 lignes en moins de 30 min, il y a une marge, non ? Parce que concrètement c'est ce qui arrive : des gens qui sont incapables de lire un texte, en lycée. Va apprendre des trucs compliqués à quelqu'un dans ce cas, après. On va rigoler.
Bah voyons. Et ce sera fait dans toutes les familles dans les mêmes conditions. Non mais si on était sérieux, aussi ?
oui mais t'as des gamins en face et ils sont pas tous forcément très doués.
Peu importe qu'il s'en souvienne, pourvu qu'il l'ait oublié. C'est le vertus "inutiles" qu'ont les savoirs qui sont importantes, pas de les retenir tous absolument tous (même si de fait, on en retient) : c'est la vertu formatrice de ces savoirs qui compte.
Dans les loisirs, dans les activités para-scolaires, dans les moments avec ta famille, dans la cour de récré, dans les potes que tu te fais, dans les premières soirées/boum/etc. Refuser le droit d'être ce que tu es réellement ? Non mais tu as vu des ados récemment ? Il n'y a pas personne qui se cherche plus que ceux-là.
C'est peut être aussi un dégoût, ou un rejet pour une langue beaucoup trop complexes qui ne récompensent presque jamais la logique, tout en prenant constamment les élèves à contre-pied. On est d'accord sur le minimum, évidemment. Par contre, au delà, hors de question de placer l'orthographe plus haut que de nécessaire. Je suis plus pour pour le fait de laisser l'élève s'améliorer pas à pas au fil des lectures, et pas de la sanctionner avec des dictés d'enculés dès la primaire ou le collège. Il n'y a rien de mieux pour le dégoutter et le rabaisser bien comme il faut. Ca existe encore d'ailleurs ? C'est juste abjecte si c'est le cas. Pour moi, l'orthographe doit venir au fur et à mesure des lectures et écritures personnelles, pas forcement de l'école donc.
Non mais justement, c'est pas ce que je dis. Je sous entends bien que c'est à l'école de transmettre les trucs essentiels de la vie, pas aux parents qui de toutes manière n'en savent rien eux mêmes et qui - dans le monde infernal d'aujourd'hui - n'ont même plus le temps de cuisiner à la maison.
Pour moi, si école il doit y avoir, c'est à elle de transmettre ce genre de truc par le biais d'atelier édifiant. Enfin, je sais mais je trouve ça complètement ouf qu'on ne nous apprenne pas à construire une maison, ou à faire pousser un potager. Ça n'a rien de compliqué et c'est surtout super utile. D'une manière générale, l'école devrait servir à rendre les gens plus débrouillards, ça les formaterait à être des individus plus fiables et plus éveillés. Pas des cornichons d'éponge à savoir qui pensent pouvoir être embauchés parce qu'ils ont un diplôme (la blague).
Faut savoir, c'est plus des gamins ou pas ? Tu disais que ce n'était plus des enfants plus tôt dans la discussion.
Quand bien même, tout est dans la manière d'apprendre. Passer trois heures à expliquer l'imbrication des blocs soviétiques d'après 45, c'est du charabia incompréhensible et ennuyeux à mourir. Puis surtout, il n'en reste rien aujourd'hui, presque aucune conséquence directe sur les élèves. Difficile de les accrocher avec ça. Il faut toujours qu'il y ait une conséquence directe avec la vie des élèves aujourd'hui en histoire, sinon ils s'en foutent et ils auront bien raison.
Si tu leurs expliques pourquoi la France est endetté et pourquoi le prix de leurs cigarettes à la con est aussi élevé aujourd'hui, ils vont très certainement tendre l'oreille. Si tu leurs parle du scandale de l'industrie du tabac aux états unis à l'époque, ils vont certainement tendre l'oreille aussi. Il n'y a pas qu'une façon de conter l'histoire.
Et actuellement, cette vertus te forme à quoi ? En quoi elle participe à ton évolution personnelle ? Par exemple, qu'est que l'ensemble histoire/géo, français, musique (enfin, flûte surtout) art plastique tel qu'il est appris aujourd'hui va t'aider à te construire en tant qu'adulte ? Et surtout, qu'est ce que ça a d'exclusif à l'école ? Les savoirs sont partout désormais, tu te poses une question, tu trouves la réponse, ou des pistes de réflexion sur des sujets ouverts en 1 minute.

Je généralise peut être mon cas, mais à moins d'être un génie ou d'avoir une mémoire exacte, c'est difficile d'être sérieux au lycée et d'avoir une vie sociale équilibrée.
Waweed a écrit :Moi socialiste ? Putain, j'avais pas lu salaud d'Etienne :lolSocialiste ne veut pas forcément dire parti socialiste :wink Que j'imagine tu considère comme un parti ultra-néo-libéral en plus non ?
Certainement pas, je conchie tous les parties et toutes les sensibilités politiques actuelles. Si je ne m’intéressai pas à la politique en elle même, je serai complètement apolitique.
Waweed a écrit :Cependant, on pourrait dire que c'est aussi spéculatif que ceux qui prévoyaient la mort des libraires (tué par la distribution en ligne), la mort de l'industrie de l'encyclopédie (tué par l'encyclopédie gratuite en ligne), du support physique (tué par le dématérialisé), la mort du porno payant, la mort de la télé aux états unis (tué par netflix), la mort de la presse papier et la mort prochaine des taxis (flingué par Uber à qui l'Europe donnera très certainement raison dans les années à venir), il y a plus de dix ans ans de ça.T'inquiètes pas ça viendra.
Waweed a écrit :J’estime que c'est une honte qu'un élève de terminale S ou ES, soit l'élite de la nation au niveau scolaire de cinquième cycle ne sache ni faire pousser une simple tomate, ni re-coudre un pantalon, ni monter un circuit électrique, ni même créer un site internet tout simple. Ce genre de savoir est essentiel à tous dans une vie, et si ce n'est pas à l'école de te l'apprendre, c'est à qui ? A toi même ? Aux parents ? Dans ce cas, on peut généraliser le système à tous les savoir et se passer de l'école.Quelle est l'utilité de savoir faire ceci ? C'est une honte qu'on apprennent pas aux élèves à faire du feu aussi ? Le progrès technique, il est pas là pour rien. Je veux des tomates, je vais en acheter, je veux un pantalon, je vais en acheter ou je paye quelqu'un pour le recoudre, etc etc. Si je veux pas passer par le marché, bah je le fais tout seul mais je vois pas en quoi c'est "indispensable".
Waweed a écrit :Sinon, j'allais y venir à la citoyenneté parce qu'effectivement, je pense aussi que c'est le rôle de l'école de former des citoyens. Cependant, il n'y a quasiment aucun cours d'éducation civique - 5è et 3è misent à part - ou encore de réelle éducation politique. On ne nous apprend ni à voter correctement, ni même à développer une conscience politique tout court. C'est tout juste si on effleure les concepts de droit et de devoir. La plupart du temps, je pense que c'est surtout grâce ou à cause des parents que les enfants développent certaines sensibilités politiques.Quand je te dis que t'es un socialiste :wink
Il faudrait nous renseigner sur la puissance des lobbys aux Etats Unis qui ont dérégulé le milieu bancaire jusqu'à tout faire exploser sans aucune condamnations (The Inside Job, putain...), le fiasco de la guerre afghane, la double face de Mitterrand, l'affaire Tapie, l'art de débattre et de convaincre les moutons en politique, les promesses jamais tenues de la droite, la corruption générale en France... Il faudrait même aller encore plus loin en proposant des cours objectifs sur la prise d'assaut des Etats Unis par les banques londonienne à la mort d'Andrew Jackson. Histoire de sortir de l'école avec une vrai conscience politique internationale et une vrai méfiance à l'égard de la politique française qui s'est toujours montré retorse et ingrate à l'égard des votants. Je ne sais pas, quitte à perdre son temps à l'école, autant en ressortir plus malin et moins endormie sur ce qui se passe dans le monde.
Waweed a écrit :Qu'on forme les professeurs à se développer une vrai personnalité, à capter les élèves autrement qu'en haussant le ton, à réellement inspirer les élèves. Des communicants quoi, quitte à lire des fiches autant le faire bien non ? Puis qu'on les formate à maintenir une réelle vocation toute leur carrière. Histoire qu'on en finissent avec les professeurs qui réussissent les concours à défaut d'avoir réussi un concours d'ingé, juste histoire de se planquer jusqu'à la fin de leurs vies.:lol
Zhatan a écrit :Une des meilleures nouvelles de l'année, n'est-ce pas ?:eek Oh que oui !!!!
Je vais pas m'attaquer aux énormités marxistes que tu viens de pondre mais je vais juste dire que confier l'éducation politiques à des profs qui sont tous des keynésiens, marxistes, progressistes en puissance, je ne VEUX absolument pas. Après si tu veux que ton gosse vient t'engueuler parce que t'as pas voté Hollande, c'est ton droit.
Mouep... La pensée libérale pour un prof ça se limite souvent à des clichés sur Adam Smith.
Puis j'ai des souvenirs assez choquant d'élèves qui condamnaient le libéralisme avec un prof qui approuvait avec un sourire en coin.
Surtout que toi-même tu sembles te plaindre du niveau des profs.
Sir Etienne a écrit :
Socialiste ne veut pas forcément dire parti socialiste :wink Que j'imagine tu considère comme un parti ultra-néo-libéral en plus non ?
Quelle est l'utilité de savoir faire ceci ? C'est une honte qu'on apprennent pas aux élèves à faire du feu aussi ? Le progrès technique, il est pas là pour rien. Je veux des tomates, je vais en acheter, je veux un pantalon, je vais en acheter ou je paye quelqu'un pour le recoudre, etc etc. Si je veux pas passer par le marché, bah je le fais tout seul mais je vois pas en quoi c'est "indispensable".
Quand je te dis que t'es un socialiste :wink
Je vais pas m'attaquer aux énormités marxistes que tu viens de pondre mais je vais juste dire que confier l'éducation politiques à des profs qui sont tous des keynésiens, marxistes, progressistes en puissance, je ne VEUX absolument pas. Après si tu veux que ton gosse vient t'engueuler parce que t'as pas voté Hollande, c'est ton droit.
Zhatan a écrit :Une des meilleures nouvelles de l'année, n'est-ce pas ?
La pensée libérale pour un prof ça se limite souvent à des clichés sur Adam Smith. Puis j'ai des souvenirs assez choquant d'élèves qui condamnaient le libéralisme avec un prof qui approuvait avec un sourire en coin.
Le progrès... Ne plus savoir faire pousser une tomate, ni même faire un ourlet c'est une marque de progrès pour toi ? Au contraire, la régression est là. On est complètement dépendant aujourd'hui, on perd tous nos savoir faire. Je suis loin d'être allergique à la technologie au contraire, mais il y a une limite entre une technologie émancipatrice et un progrès (j'appelerai pas ça comme ça) asservissant.
Actuellement, il y a beaucoup d'abandons, et c'est bien triste. Mais bien sûr qu'avoir une culture t'aide à t'ouvrir, à comprendre dans quel pays tu vis... etc. Non, les savoirs ne sont pas partout, parce qu'encore faut-il les apprendre, les comprendre, faire des liens et les assimiler. Et je te garantis qu'argumenter, c'est pas facile au départ. En témoigne les dissertations de mes élèves en début d'année ou celles de mes collègues dans d'autres matières (la question de la pertinence de l'exercice dissertatif mis à part). Et de fait, tout ce savoir potentiellement à disposition, ils ne le mobilisent pas forcément à bon escient, et parfois ils ne le mobilisent pas. Pour avoir fait faire des exposés c'est assez flagrant, en fait : en général ce sont des topos sans beaucoup d'intérêts. Pas d'enjeux, de problématisations... etc.
tonnamment, je suis d'accord avec ça. Alors après, je sais pas si c'est à l'école de t'apprendre à faire un ourlet.
Waweed a écrit :Dans ce cas, répond à cette question : Dans quel pays développé le libéralisme ou la dérégulation ont été des succès émancipateurs de pauvreté ? Bonne chance.:rolleyes Crois-moi, si je me lance suite à cette phrase, je vais te violer donc on va éviter :wink
:rolleyes Crois-moi, si je me lance suite à cette phrase, je vais te violer donc on va éviter :wink
PS : On dit "déréglementer" quand on est pas dans les clichés anti-libéraux.
:rolleyes Crois-moi, si je me lance suite à cette phrase, je vais te violer donc on va éviter :wink
Pour le numérique, ça vient, mais enfin je ne vois pas en quoi un forum est plus intéressant qu'une dissertation. Et ça a plein de défauts par ailleurs.
PS : On dit "déréglementer" quand on est pas dans les clichés anti-libéraux.
Il faudrait nous renseigner sur la puissance des lobbys aux Etats Unis qui ont dérégulé le milieu bancaire jusqu'à tout faire exploser sans aucune condamnations (The Inside Job, putain...)
Zhatan a écrit :Bah entre 1990 et 2010, la part de la population mondiale faisant face à la pauvreté est passée de 43,1% à 20,6%. Je trouve ça plutôt cool. (Source Banque Mondiale).:rolleyes Crois-moi, si je me lance suite à cette phrase, je vais te violer donc on va éviter :wink
Sérieusement ? :neutral


Pour moi clairement, la différence c'est l’interaction en temps presque réel avec plusieurs opinions. Après, il faut apprendre à bien choisir ses forums et/ou à trier les réponses que tu génères, c'est vrai, mais globalement l'interactivité et le nombre de personnes qui interagissent avec toi est un avantage. Alors qu'une dissertation ne sera lue que par un professeur, ou deux. Après, tu peux tout à fait créer une sorte d'atelier forum en classe, mais il faudrait 2 heures au minimum pour que le sujet soit exploité et que tous les élèves ait le droit à la parole. Il faudrait le faire souvent qui plus est pour réellement développer quelque chose chez les élèves. Puis t'as quand même une certaine liberté de parole sur les forums que t'aura ni dans une dissertation, ni dans une classe grâce à "l'anonymat". Tu te lances et t'as pas peur de te tromper ou de te faire conspuer pour tes idées en construction, socialement tu ne risques presque rien.





Zhatan a écrit :C'est comme ça qu'on fait de l'économie ? :lolEt alors ? Si les pays européens ont été assez cons pour rentrer dans l'euro - à cause des internationaliste gauchistes- , c'est leur problème. Les libéraux historiques - les anglais- ont été moins cons. Maggie était contre l'euro, Friedman et Hayek aussi. Cela prouve que le libéralisme - qui n'est pas l'euro - bah c'est mieux que l'euro justement.
Ça marche pas comme ça le raisonnement comparatif
A ce compte-là, je peux tout aussi bien attribuer la réussite du Royaume-Uni à la monarchie (et inventer plein de raisons pour lesquelles ce serait vrai, ce que tu ne prends même pas la peine de faire) alors que la France se traîne ce boulet républicain.
Le facteur Euro serait par exemple à prendre en considération, tu ne crois pas ?
Waweed a écrit :Attend, faut quand même partir sacrement loin pour prendre la situation de la pauvreté dans le monde et relier ça à un essors de la doctrine libérale dans le monde. La tentative est assez bancale.
Waweed a écrit :L'homme le plus riche du monde a donné la moitié de sa fortune pour endiguer la pauvreté dans le monde. Les œuvres caritatives, c'est des milliards investis par des philanthropes pour enrayer les inégalités dans le monde. Les moyens sont justes énormes. Même si c'est pas parfait, les efforts sont là depuis 1990 dans le domaine de la philanthropie. L’éducation aussi joue une part importante dans la régression de la pauvreté dans le monde, et ce n'est pas grâce au libéralisme mais grâce à internet et au don pour développer les infrastructures internet que les populations les plus pauvres ont accès au savoir.En quoi le don est incompatible avec le libéralisme ? Le libéralisme c'est que le chiffres d'affaires de coca ?
Waweed a écrit :Puis la montée du libéralisme, c'est pas 1990 Etienne, c'est plus vieux que ça. Sans compter le fait que le libéralisme n'est pas du tout majoritaire dans le monde : http://www.heritage.org/index/ Faut être fou pour venir expliquer la baisse du niveau de pauvreté dans le monde avec une montée du libéralisme. Tu t'es empêtré. C'est pour ça que je t'ai bien préciser de me citer un pays développé. Je t'ai facilité la tâche, parce que si tu pars dans cette direction, ça ne va pas être facile pour toi. :neutralJ'ai réparer mon "erreur" dans ce cas.
Sir Etienne a écrit :Mais on s'en fout de la pauvreté. Un millionnaire est pauvre face à un milliardaire. Sois communiste si tu veux pas de pauvre.
Et alors ? Si les pays européens ont été assez cons pour rentrer dans l'euro - à cause des internationaliste gauchistes- , c'est leur problème. Les libéraux historiques - les anglais- ont été moins cons. Maggie était contre l'euro, Friedman et Hayek aussi. Cela prouve que le libéralisme - qui n'est pas l'euro - bah c'est mieux que l'euro justement.
Inégalité ne veut pas dire pauvreté.
Inégalité ne veut pas dire pauvreté.
Bah si le libéralisme c'était le mal, il aurait dû baisser non ?
Zhatan a écrit :Non. C'est parce qu'il ne souhaite pas de pauvres. Ce qui n'est possible que dans un système communiste - et encore.Bah si le libéralisme c'était le mal, il aurait dû baisser non ?
Ah donc tu me prends pour un gros débile en fait. Ok.
Celui qui est manichéen c'est toi dans l'histoire, hein ? tu proposes à Waweed d'être communiste trois posts au-dessus parce qu'il n'est pas d'accord avec toi.
Non. C'est parce qu'il ne souhaite pas de pauvres. Ce qui n'est possible que dans un système communiste - et encore.