Zhatan a écrit : le maintient de privilèges qui n'existe que grâce à la capacité de nuisance desdits privilègiès - et non celui de lutter contre la loi EL Khomry comme tu tentes de l'insinuer fallacieusement
Oui voilà, les privilèges. Ah au moins les Malgaches ils ferment leur gueule.
Bon perso, ce débat m'intéresse pas. Tu veux considérer que ce sont des privilèges et bah très bien. Perso je note que quand on parle des profs comme de privilégiés, bah on ne note pas que bizarrement, on n'arrive pas à trouver assez de recrues. Tu en connais beaucoup des "privilèges" dont personne ne veut ? Imagine le roi dire : "eh j'offre un titre, une terre et des pouilleux à qui veut", et personne ne le prendrait, c'est intéressant. Autant dire que : j'aimerais bien connaître ces privilèges si extravagants (à part prendre le train quasiment gratos, ce qui est un avantage comparable au fait de prendre l'avion pour beaucoup moins cher qu'on trouve chez les compagnies aériennes... privées). Pour être tout à fait complet, je crois qu'il faudrait prendre en compte les inconvénients à mettre en regard de ces "privilèges".
Bref. Ce que tu appelles des privilèges, moi j'appelle ça des acquis des luttes. Je vois pas pourquoi il faudrait systématiquement tout péter sous prétexte que concurrence gnagnagna.
Sur le sujet, un article pas complètement idiot :
http://blog.sylvainbouard.fr/les-facilites-de-circulation-des-precisions/
Euh ?! Où est-ce que j'ai parlé des profs ? :rolleyes
Oui, quant on a notamment un régime spécial qui coûte chaque environ 3 milliards d' € annuel au contribuable et que l'on se permet de paralyser la France pour une simple renégociation collective (les droits des cheminots ne sont pas en danger actuellement ... il cherche juste à gratter toujours un peu plus) on peut parler de privilège et de comportement de privilégié.
Parce que la vois-tu, le principe d'égalité est quelque peu mis à mal puisque d'une part la retraite des cheminots est financée par le travail des autres, "autres" qui n'ont d'autre part pas les même droits à la retraite que ces derniers.
Cette solidarité contrainte par la capacité de nuisance des cheminot s'apparente plus un racket du citoyen (et non des méchants patrons comme voudrait nous le faire croire SUD et FO) qu'à une véritable solidarité (qui par définition doit être consentie).
Quant on "lutte" en prenant en otages le reste des travailleurs, il ne faut peut être pas s'étonner que lesdits travailleurs l'aient mauvaise à l'encontre de ceux qui les utilises comme moyen de pression contre leur direction et le gouvernement, sachant de plus que ce sont ces travailleurs "ordinaires" qui vont au final payer l'addition de cette négociation (double effet kisskool en somme).
Enfin bref, des gauchistes qui utilisent des méthodes de gauchistes, soutenus par des gauchistes et désapprouvé par l'immense majorité de la population française ... Rien de bien novateur donc chez nos révolutionnaires des chemins de fer.
Sauf que les besoins évolues ... certaines lignes sont rentables donc autant en profiter en faisant jouer la concurrence ce qui permettra à l'Etat de louer son réseau via des systèmes de redevance (et donc de le rentabiliser ce qui n'est absolument pas le cas actuellement) et de tirer les prix vers le bas et donc de revenir à des tarifs raisonnable notamment pour les trains grandes lignes (c'est par exemple la concurrence qui a permis la démocratisation du transport aérien et ... la rentabilité des aéroports provinciaux jadis géré en régie par l'Etat et les collectivités territoriales).
Oui enfin c'est justement la dissociation de l'infrastructure et du matériel roulant qui cause les déficits puisque les RFF facturent un péage à la SNCF au lieu simplement que les bénéfices soient mutualisés. Bien entendu, les lignes les moins rentables sont abandonnées (progressivement, on n'est pas des bêtes) parce que cela coûterait trop cher. Je ne vois pas du tout en quoi la concurrence rendrait les prix raisonnables. Tant qu'il y a une obligation de service public, la SNCF est forcément désavantagée par rapport à ses concurrents puisqu'elle doit s'occuper même des lignes pas rentables (et payer les péages pour celles-ci aussi), et comme elle doit compenser les coûts ailleurs que sur les lignes rentables, et bien ses tarifs sont forcément plus élevés.
Je suis d'accord qu'on pourrait sans doute faire autrement : mais il faut aller voir concrètement comment se passe la libéralisation du chemin de fer et ne pas se bercer d'illusion sur la magie de la concurrence (par exemple, l'Etat a obligé la SNCF à construire des lignes de TGV... sans qu'il les finance). Surtout, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre : si on veut une couverture dense du réseau ferroviaire, et si on veut que le train soit un moyen de transport également pour ceux qui n'empruntent pas les grandes lignes, bah je suis vraiment pas sûr que la concurrence soit compatible. Et puis concernant les salariés, on sait très bien ce que ça fait, la concurrence.
Notons toutefois que la SCNF est déjà en concurrence : avec le covoiturage, l'avion... etc.
Les tarifs seront bien plus raisonnables puisque la SNCF ne sera tout simplement plus en situation de monopole ... Comme pour le transport aérien en somme (transporteur aérien qui payent des redevance pour l'utilisation des infrastructures aéroportuaires soit dit en passant).
Je trouve assez hallucinant, par exemple, qu'un Brest-Paris coûte de 2 à 3 fois moins cher en avion qu'en train alors que le transport aérien est beaucoup plus coûteux en termes de frais d'exploitation (une cellule d'avion est plus cher à la maintenance et doit être remplacé plus souvent, le frais de gazoil sont supérieur et un avion n'a pas la même capacité d'emport qu'un TGV).
Il y a un sérieux problème avec la SNCF c'est indéniable.
L'Etat n'a jamais forcé la SNCF à réaliser de nouvelles lignes puisqu'elle n'est pas propriétaire du réseau (ne pas confondre la SNCF et SNCF-réseau anciennement Réseau Ferré de France) et les nouvelles lignes sont majoritairement financées par des partenariat publics privés actuellement (voir la LGV Bretagne par exemple).
Après rien n'empêche (ce qui se fait sur certaines lignes de TER) de continuer à subventionner, via les régions notamment, certaines lignes moins rentables pour assurer un service public de continuité territoriales ... Considérer le réseau comme un bloc compact et le soumettre au même régime sans prendre en considération les besoins spécifiques liés à chaque lignes et complètement illogique (la cohérence économique est indispensable à un service public efficient et donc pérens sur du long terme).
Dans ce cas, pourquoi pas. Mais l'avantage de prendre le réseau comme un bloc c'est que ça permet aux lignes rentables de payer pour les lignes moins rentables. Cela permet de ne pas suspendre le maintien de certaines lignes à l'arbitraire d'un conseil général puisque par exemple les lignes que l'on maintient peuvent être choisies démocratiquement et pas en fonction des impératifs budgétaires qui n'ont rien à voir. Mais évidemment, c'est absolument impossible si tu mets la SNCF en concurrence avec d'autres entreprises sur les grandes lignes : elle devra supporter les coûts des lignes non rentables (même avec des subventions), donc elle sera non compétitive. A moins qu'on autorise la concurrence non pas ligne par ligne mais zone par zone, ce qui obligerait les compagnies privées à offrir un service non seulement sur les grandes lignes mais aussi sur les petites. Mais on voit assez vite les problèmes que ça peut poser : le but du privé c'est de faire de la thune, pas de l'humanitaire. Je ne suis vraiment pas sûr que les deux soient compatibles. (sans compter que si tu introduis de la concurrence, tu vas forcément en introduire au niveau des salariés). [la réponse reste ouverte, cependant, je reconnais]
C'est pour ça qu'il faut faire le distinguo entre le réseau Grande-Ligne ouvert à la concurrence et le réseau TER géré par les Région dont la gestion pourra être déléguée soit à la SNCF soit à un autre opérateur (charge à ce dernier de trouver un équilibre de gestion entre les lignes rentables et les lignes non rentable et de négocier des subventions ... comme ce qui se fait pour les aéroports en fait).