C'est très efficace faut avouer. Je n'arrive jamais à différencier le riche du pauvre dans la vie de tous les jours, et heureusement que grâce à l'Etat, l'égalité des chances est parfaite. :rolleyes
hein ? rapport ?
Au fait, pourquoi c'est mal une société ou la norme est social ? Ou pourquoi c'est bien une société où la loi est distante ?
Parce qu'une norme sociale et une loi juridique ça marche pas du tout pareil. Une norme morale c'est hyper contraignant. Alors bien sûr, comme elle est incorporée, en général elle ne pèse pas, mais dès lors que tu sors de la norme, tu sens tout son poids. Mais ça c'est une évidence dès que tu as vécu un peu dans un village de 35 pélos : tout le monde connaît tout le monde, et tout le monde connaît les faits et gestes des autres. Ça n'empêche pas les amitiés évidemment, mais le climat n'est pas du tout libéral, justement. Pas pour rien que, pour les jeunes homosexuels par exemple, le passage à la grande ville pendant les études soit aussi l'occasion d'une sexualité très différente (et dangereuse, souvent, d'ailleurs, mais c'est un autre sujet) : l'anonymat et le lien beaucoup plus formel entre les individus (qui ne se connaissent pas) autorise une liberté plus grande. Autre exemple : quand, humble pécore, vous entrez dans un magasin de luxe (les Pinçon décrivent ça très bien, par exemple dans Voyage en Haute Bourgeoisie, en reprenant le concept d'hexis corporel de Bourdieu, puisque tu en parles plus bas).
Une liberté qui a du sens pour toi. Pas pour moi. Je me contrefous d'avoir objectivement moins de chances de réussir à l'école, de gagner un procès, de choper une bombasse comparé à un riche avocat d'affaires.
Ce n'est pas du tout la question.
Premièrement, conviction tombée du ciel.
Allez, la nouvelle martingale d'Etienne : la régression à l'infini... je l'ai déjà dit mais tu devrais t'appliquer à considérer que ce que disent tes interlocuteurs ont du sens plutôt que de chercher systématiquement une faille sans jamais comprendre ce qu'on te dit. D'abord la conviction ne tient pas sur rien puisque j'ai indiqué des résultats d'anthropologie (il faut que je détaille ?), ce qui suffit pour la rendre au moins compréhensible. Maintenant si tu n'es pas convaincu, bon bah c'est ton problème ; j'explique simplement mes prémisses.
Deuxièmement, une liberté civile plus grande signifie une limitation de la liberté naturelle pratique de certains - on va dire les riches - à qui on a pas demander leur avis. Bien qu'ils soient une partie intégrante de l'arrangement non ? Curieux comme arrangement non ?
Non, pas de certains, de tout le monde. Et bien sûr qu'ils donnent leur avis (qui dirait le contraire, en France, aujourd'hui ?). Et donc du coup le paradoxe s'évanouit. C'est un arbitrage.
Quel compromis dans le cas de l'Etat français ? Qui a signé quoi ? Quand ? J'ai rien signé moi. Et je ne suis pas le seul. Pourquoi je ne peux pas rompre ce "compromis" ?
Parce que la collectivité estime qu'il serait nuisible de pouvoir rompre ce compromis. On ne peut pas laisser quelqu'un le rompre parce que ça détruirait la liberté des autres de ne pas le rompre. Entre deux libertés, on en choisit une, on préfère la liberté civile à la liberté naturelle si tu veux. Alors c'est peut-être triste, mais ne vient pas ensuite critiquer les gens qui veulent changer de sexe, c'est exactement le même type de problématique.
Décision vague qui repose sur un ancestral engagement fictif qui donne aux hommes de l'Etat associé tout pouvoir ? C'est du solide ton truc.
Hein ? Chez Hobbes l'état de nature est une fiction, si c'est de ça dont tu parles.
Puis c'est marrant, quand défendre la minorité - des retraités corses - permet de faire triompher tes idées au détriment de l'avis de la majorité, tu te gênes pas. Tu devrais y penser la prochaine fois que tu entends quelqu'un défendre les riches, cette minorité aussi a des droits. Comme celui de ne pas être séquestrée et volée.
Mais n'importe quoi, les Corses sont eux-mêmes une minorité. Je ne défends pas les riches non plus, comme tu as dû d'en apercevoir, pourtant c'est une minorité. Bref, si la liberté de quelques uns (ou même de la majorité) implique de détruire la liberté d'autres, il peut être opportun de la supprimer. C'est un arbitrage qu'on ne peut pas faire a priori, ne t'en déplaise. Et personnellement, j'aurais tendance à considérer qu'est légitime à décider tous ceux qui se sentent concernés (qui sont "intéressés" mais en un autre sens que l'intérêt dont tu te revendiques).
Zhatan a écrit : Ce genre de réflexion est vraiment très pauvre, pour ne pas dire plus.
Elle n'est pas pauvre, elle est simple. Mais je sais que t'es branché MondeDiplo, Bourdieu, tout ça tout ça. Donc oui, t'aime bien la masturbation intellectuelle qui éclabousse ton auditoire. Faut bien trouver un moyen de cacher le vide.
Tiens, un nouveau mot de vocabulaire : attaque ad hominem.
Tu es vraiment d'une bassesse innommable. En plus de n'être pas foutu de considérer ton interlocuteur, tu es farci de cliché. J'ai beaucoup lu Bourdieu il y a plusieurs années maintenant et je l'ai "critiqué" (si je peux me permettre, voir mon blog par exemple) quoiqu'il soit beaucoup plus intéressant que ta petite personne ; mais c'est la différence entre toi et moi : je suis capable de lire autre chose que ceux qui me font plaisir et je suis même capable d'esprit critique. Ta pensée n'est pas simple, elle est simpliste et creuse. Tu préfères te voir comme le croisé d'une cause juste, tu n'es qu'un petit roquet incapable de la moindre remise en question. Ta certitude de détenir la vérité fait peine à voir. Quant au monde diplomatique, c'est un journal qui a le mérite de faire son boulot, contrairement à d'autres. Maintenant si tu pouvais éviter ce genre de remarque à l'avenir, ça ne te grandis pas et tu ne fais que montrer que tu es incapable de faire une lecture suivie d'une phrase de plus de quatre mots : ça sonne vraiment comme "moi quand les phrases sont trop longues, j'arrête de lire, trololo".
La liberté dans le respect des droits naturel de chacun.
Ça veut dire quoi "la liberté" ? Et je t'ai déjà montré que le concept de liberté était en lui-même paradoxal, pour ne pas dire contradictoire. La flemme de redire ce que j'avais dit à l'époque. De toute façon tu ne lis pas, tu plaques tes petites certitudes de médiocre.
Curieusement, le travail des enfants est plutôt le fait des Etats forts.
Oui, oui, bien sûr.
(mais ah bon, l'Etat peut être un instrument d'oppression ? Mais merci beaucoup mon choupinet, la prochaine fois tu penseras à caser la référence à la route de la servitude, tu sais le livre que tu as lu avec les deux yeux crevés).

