Pour une fois que je suis tout d'accord avec baba

Surtout sur ton dernier paragraphe : l'intégration ce n'est pas une question de nationalité. Un SDF n'est pas quelqu'un "d'intégré", par exemple.
Je vais essayer d'expliquer le problème, voire de le simplifier au maximum. A un moment, la France avait besoin de main d'oeuvre pas cher, elle a donc pris des immigrés (de ses colonies ou pas d'ailleurs), ces gens étaient nombreux et on les a parqués dans des endroits à l'abris des bons français, des cités, endroit où le communautarisme s'est développé de façon extraordinaire. Ces gens là, entourés uniquement de Noirs et d'Arabes n'ont pas développé de culture française et ne se sont pas intégrés (oui, je sais, c'est très très très très simplifié, mais j'essaie de clarifier la situation). Ils ont donc transmis à leurs enfants le fait qu'ils étaient [insérer religion ou nationalité d'origine ici], et aujourd'hui, on peut entendre dans des écoles laïques et républicaines "sale français". De plus, ces gens ayant gardé énormément de leur culture originelle, notamment chez les gens venant de pays musulmans, on peut voir des attentats contre des journaux représentant le visage de mahomet ou des filles brulées vives pour avoir couché.
Tout ça est très simplifié, bien entendu, mais je dis tout ça pour dire que si ces gens là avaient fait un effort d'intégration et si la France voulait vraiment les intégrer (plutôt que de les considérer comme de la main d'oeuvre pas cher), ils n'auraient pas transmis de "haine sous entendue" à leurs enfants. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai aimé cette campagne, car enfin, le terme de Nation est revenu sur le tapis, et la Nation française a été valorisée.
Pas du tout, les cités étaient des modèles d'habitation au début, mais au fur et à mesure qu'elles devenaient plus vétustes et ne correspondaient plus aux aspirations des nouvelles classes moyennes, celles-ci se sont déplacé, n'est donc resté qu'une population populaire qui n'avait pas les moyens d'aller habiter dans un pavillon. Parmi ces gens, évidemment une forte proportion d'immigré par rapport à d'autres quartiers. Cela s'explique par le fait que la main d'oeuvre qu'on faisait venir (immigration de travail jusqu'en 1974) ce n'était pas des dentistes, mais bien davantage des ouvriers et notamment dans le BTP (avec les mythes qui vont avec comme le carreleur portugais). Je me permets de tiquer sur le "entourés uniquement de Noirs et d'Arabes" (mais aussi sur le "venant de pays musulmans"

puisque tu mélanges une couleur de peau et une ethnie, et qu'en outre tu compares une couleur de peau, une ethnie et une nation. Il peut exister des Arabes français, rappelons-le. En outre il n'existe pas de quartiers en France où la population étrangère dépasse 50% (il faut aller voir dans certaines barres de la Courneuve pour plafonner à 40%), aux 4000 c'est 30% environ.
En revanche il y a une réalité patente c'est la pauvreté ou en tout cas l'extrême modestie des gens qui vivent dans ces quartiers : aux 4000 l'immense majorité des foyers vivent avec moins de 15 000 euros annuels, autant dire pas grand chose. Les populations sont essentiellement ouvrières et d'employés, les plus touchées par le chômage et la pauvreté (encore qu'il faudrait nuancer). Les populations sont en outre très jeunes. Tout ça fait exploser le chômage par simple effet de structure.
Dans ces conditions l'intégration est difficile bien entendu. Mais on voit que le principal problème n'est pas la couleur de peau ou l'origine différente. Dans la mesure où ces populations ne sont pas intégrées elles se construisent par syncrétisme avec ce qu'elles ont, et notamment les cultures d'origine. J'ajouterais que ce n'est pas parce qu'on fait Ramadan qu'on est un dangereux intégriste, qu'on est même musulman (et oui) ou qu'on est forcé.
Mais n'oublions pas que plus on s'éloigne en génération moins les gens sont croyants, comme les Français à partir de la troisième génération. Donc là encore, l'islam n'est pas un problème.
Donc l'intégration est une chose extrêmement importante qui a été tant oubliée en France qu'on trouve anormal que des gens ne parlant pas français se fassent expulser, alors que parler la langue d'un pays pour y vivre est chose normale, mais ce n'est qu'un exemple des choses qui me choquent, genre que des gens veuillent instaurer de la bouffe hallal dans les cantines parce que c'est normal, il y a plus de musulmans, donc ils priment.
Mais ces problèmes ont été construits. Il y a toujours eu des gens qui ne parlaient pas Français. Combien de personnes ont un grand-père qui parle petit-nègre, créole, espagnol, en tout état de cause à peine français et qui pourtant vit en France, n'a jamais rechigné à la tâche et ainsi de suite. Pareil pour la bouffe hallal : concrètement ça dérange qui ? Et qui ça dérange d'avoir du poisson tous les vendredis dans la plupart des cantines ? Qu'on n'empêche pas les gens de manger du porc c'est une chose, mais si la majorité de la population est musulmane à quoi ça sert de proposer jambon et côtes de porc à la cantine ? (les cantines doivent proposer deux viandes, donc il y a la place pour une viande halal et une autre viande pas halal, pas forcément du porc).
Dans un lycée technique où j'étais, les élèves musulmans montaient au troisième étage et priaient ensemble, les profs le savaient, c'était un secret de polichinelle, mais tout le monde s'en foutait. Le pire dans tout ça, c'est que si tu ose dire que tu n'es pas d'accord avec une des choses que j'ai cité en exemple, tu passe pour un gros raciste.
Je m'égare beaucoup; je voulais dire que le problème du racisme anti blanc et anti français vient entre autre l'intégration, et que donc, je serais pas contre la simili-propagande à l'école pour faire comprendre aux enfants (qui sont de toutes nationalité à l'école) que la France, c'est génial. A coté de ça, contre la délinquance, rétablir le service militaire serait pas mal, ou au moins, mettre à l'armée les condamnés de moins de 25 ans par exemple, à l'armée plutôt qu'en prison.
Je m'égare beaucoup; je voulais dire que le problème du racisme anti blanc et anti français vient entre autre l'intégration, et que donc, je serais pas contre la simili-propagande à l'école pour faire comprendre aux enfants (qui sont de toutes nationalité à l'école) que la France, c'est génial.
Oui enfin si tu apprends des trucs à l'école et que ça n'a rien à voir avec ce que vivent les gens, il y a peu de chance que ça rentre dans la tête de qui que ce soit.
PS : concernant le virilisme, c'est un des moyens pour les dominés socialement et économiquement de se rattacher à des valeurs et d'exister. Le retour du virilisme dans les milieux ouvriers et notamment dans les cités donnent un bon indice de l'état d'esprit dans ces milieux, écrasés par la conjoncture économique.
Bref! On se retrouve avec des gens qui n'ont aucun véritable sentiment d'attache à une culture ou une autre. Du coup, ils se créent leur propre culture, une version fantasmée d'un ailleurs. Un moyen de se créer un sentiment d'appartenance. Et donc, le meilleur moyen de protéger ce sentiment d'appartenance, c'est cet esprit communautaire agressif envers tout ce qui lui est extérieur.
Là je ne suis pas d'accord du tout : ils ont une culture, et elle est nourrie de culture française et étrangères, mais ils ont bien une culture, souvent une culture de rue. Notamment la place de la parole y est très très importante, au moins dans les groupes d'adolescents. C'est une culture de dominés économiquement qui permet de se créer une identité en résistance à la domination, et qui permet localement de retourner l'équilibre. Mais ce n'est pas qu'une culture construite en réaction, elle est positivement une culture.
Ensuite concernant les migrants : sauf que les Polonais, les italiens (rital au départ ce n'est pas spécialement amical), les espagnols ont été taxé de tous les noms et se sont bien installés. Les Napolitains qui débarquaient à Marseille n'étaient pas très bien accueillis.
A l'inverse l'ouvrier marocain a été bien intégré dans la mesure où la division principale qui prévalait jusque dans les années 80 (et l'émergence du FN qui a restructuré la vision du monde social autour de la notion d'étranger/français et non plus pauvres/riches) c'était, en gros, prolétaire/patron. Il y avait des ouvriers étrangers, mais il y avait surtout des ouvriers et des patrons. Bien sûr ça n'empêche pas le racisme ou en tout cas la création de groupes, mais il existait des principes de vision du monde qui laissaient largement de côté la distinction étrangers/français.