Beh même si j'y ai pas beaucoup réfléchi, je ne pense pas que je me sentirai profondément différent si j'étais né ou si je devenais belge ou allemand par exemple. Bien sûr qu'il y a des différences culturelles, plus ou moins importantes, mais ça reste des différences inscrites dans une période donnée pour un temps donné et qui seront amenées à évoluer.
Alors, je me suis peut être trop partiellement expliqué, je vais donc développer. Il y a d'un côté le rationnel/objectif, c'est à dire des choses sur lesquelles on peut mettre le nom (les valeurs, comme l'égalité, la fraternité... la culture (la langue, la façon de s'habiller, de se comporter...)...) et une autre chose qui, sans être irrationnelle ne sont pas rationnelle pour autant, c'est à dire l'attachement pour sa nation.
Et même si je suis assez d'accord pour dire qu'on est assez proche d'autres pays comme l'Allemagne, les USA etc, il se trouve que ces pays ont un fort patriotisme, c'est à dire qu'ils sont avant toute chose américain/allemand... La nation n'existe que parce qu'on le décide, et si nous commençons à décider que nous n'avons plus besoin de notre Nation, nous nous ferons "envahir" par ceux qui seront attachés à la leur, sans être sûr que nous partagions les mêmes valeurs. En tous cas, c'est mon opinion, et c'est la raison pour laquelle j'estime que la Nation française doit dominer culturellement et idéologiquement l'Europe afin que nous soyons assurés que, lorsque les Nations n'existeront plus, ce soient nos valeurs qui dirige cette nouvelle Nation géante.
Et ce ne sont pas ces quelques spécificités culturelles qui font mon identité non plus. Pareil pour les valeurs quoi : tu trouveras des défenseurs de la laïcité, de la démocratie, etc. partout dans le monde.
Autant, de la démocratie je veux bien, autant la laïcité, non, c'est une spécificité purement française qui est souvent moquée au nom de la liberté individuelle, on a d'ailleurs vu qu'au moment de la polémique sur le burkini (qui est un putain de scandale à mon avis, une prison de tissu), les français se sont pas privés pour affirmer que c'était de l'ordre de la liberté individuelle.
A l'heure actuelle je suis persuadé qu'on a bien plus en commun avec n'importe quelle personne de notre génération dans une nation occidentalisée qu'avec nos arrière-grands-parents - en tous cas en terme de culture.
A peu près d'accord avec ça d'un point de vue culturel, pas vraiment d'un point de vue historique, nous sommes les héritiers de Saint-Louis, pas de George Washington, nous ne sommes pas attachés à une constitution obsolète mais à des valeurs que nous adaptons à notre époque.
Je voulais écrire des conneries sur la baguette, le pinard, le fromage, les bérets et les accordéons, les manifestations et les râleries comme symbole de l'identité nationale, mais je m'abstiens finalement. Je rejoins quand même Lord Kitetsu dans l'idée que tout ça c'est plutôt du vent. A la limite j'avais bien aimé ce que Mélenchon disait sur la révolution française (par rapport aux conneries de Sarko sur nos ancêtres les gaulois), mais je ne saurai plus l'expliquer comme lui.
L'effet Sarko est particulièrement violent, il dit un truc pas con mais il le dit de façon tellement débile qu'il discrédite toute cette thèse. Dire que lorsqu'on devient français, on devient l'héritier de l'Histoire de France, c'est le principe de l'universalité de la France par l'assimilation. Qu'on soit fils d'immigrés ou français depuis 15 générations, on est l'Héritier de la même Histoire, pas de celles de ses parents ou de ses grands parents (ou alors je suis dans la merde, j'ai quatre origines différentes sur trois continents différents).
Ensuite, je trouve tout ça un peu vain, en effet. Les gens intelligents sont capables de comprendre que certaines valeurs sont bonnes à garder. La laïcité, le respect, l'égalité des personnes, l'ouverture d'esprit. Tu parles des trucs mauvais de la culture d'autre pays, mais tu parles pas des bons trucs. Je m'y connais pas vraiment, mais j'suis sûr qu'il y a plein de valeur dans d'autres pays pas occidentaux qui sont de très bonnes valeurs qui seraient une belle addition à la nation française. Mais ça ne changerait pas l'humain.
Deux choses :
- J'ai toujours dit que les bons apports de culture extérieurs étaient bons à prendre et je n'ai jamais prétendu que nous autres français formions un peuple parfait. Nous sommes une belle bande de râleurs et nous avons d'autres caractères culturels que nous devrions changer.
- Tu parles des gens comme s'ils existaient indépendamment de tout mais c'est pas le cas, ils viennent de quelque part, leur façon de penser est nécessairement influencée par leur culture (leurs parents, leur pays, leurs amis, les films qu'ils regardent...) et ça change grandement d'un pays à l'autre (même occidental).
On est tous capable de tellement de merde et de tellement de beautés, faut pas limiter son esprit à la vision d'une nation.
J'ai pas compris.
Mais tu parles à un mec qui conchie les sports en général parce qu'il comprends pas comment on peut supporter une équipe pour une équipe alors que ce sont les joueurs qui font l'équipe.
Ce n'est qu'un prétexte d'union, ce qui me va très bien (après je pense comme toi là dessus, je m'en branle à peu près).
Quand j'avais parlé des droits de l'homme comme une valeur française pour défendre les réfugiés, t'avais que c'était en fait pas tant que ça dans les valeurs françaises. Là, tu nous ça comme élément de l'identité française. C'est pas un peu contradictoire?
J'ai parlé des droits de l'Homme
ET du citoyen, nuance.
Après, honnêtement, je suis pas opposé aux droits de l'Homme, je dis juste que si on doit intervenir à l'étranger, il faut le faire pour défendre nos intérêts, pas pour autre chose. Pareil pour la crise des migrants, je pense qu'accueillir des migrants alors qu'on a des millions de pauvres, de sdf et co, c'est indécent. Charité bien ordonnée commence par soi même. Rousseau le dit mieux que moi :
Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin de leur pays des devoirs qu'ils dédaignent accomplir chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins.
Et puis, je peux me tromper, mais t'es pas du genre à utiliser droit-de-l'hommiste comme une insulte un peu équivalente à bobo neuneu?
Je peux me tromper mais je ne crois pas avoir utilisé l'expression bobo depuis longtemps et encore moins droits de l'hommiste, on a le droit de penser de cette façon et j'ai pas à ajouter un "-iste" pour faire comme si c'était mal de penser différemment.
La différence est trop subtile d'après moi pour que je ne trouve pas cela contradictoire de penser cependant que les droits de l'homme font partie de l'identité française, mais TDS serait sans doute parfaitement capable d'en présenter un raisonnement cohérent d'après lui.
Je réitère : j'ai parlé de droits de l'Homme et du citoyen, pas des droits de l'homme tout court comme un concept qui s'appliquerait à l'intégralité des habitants du monde. Ce concept de droits de l'Homme ne s'appliqeu qu'à mes concitoyens pour deux raisons :
1) Qui suis-je pour aller imposer à d'autres Nations des droits avec lesquelles ils ne sont pas d'accord?
2) Cf plus haut : je m'occupe d'abord des droits des miens (mes concitoyens) avant de m'occuper de ceux des autres.
Et vu qu'on a pratiqué l'esclavage, c'est dans notre culture ? 
Tu as, je maintiens, une drôle de définition de la culture.
Ce que je voulais dire, c'est qu'on n'a pas de précédent historique qui justifierait de faire de l'Humanitaire. Uniquement les valeurs personnelles des uns des autres (qui peuvent former une majorité et créer un précédent).