Osheridan a écrit :Où est ce que j'ai parlé que les historiens valident l'histoire récente? Où est-ce que j'ai dis que que les historiens ne valident pas telle ou telle version de l'histoire? Et qu'est ce que t'en sait qu'ils ne sont pas objectifs et qu'ils agissent en juges?
J'ai dis que les historiens, l'ensemble pas la totalité valide une version. J'ai jamais dis qu'ils choississent parmi plusieurs versions et votent pour la meilleure. Non ils se basent sur les travaux des uns et des autres, se reunissent discutent et arrivent à une version, la version qui sera officielle. Apres il y en a toujours qui sont pas totalement d'accord par manque de preuves, par des récits oraux et non écrits qui peuvent changer certains evenements dans la perception qu'en aura le public, mais dans l'ensemble ils s'accordent. C'est un peu leur boulot aussi.
Pour la validation, je te laisse relire tes propres messages..
Et ils s'accordent forcément sur les grandes lignes (peu ou prou), mais dans les détails il n'y a aucun accord, point barre.
Et je ne parle pas de petits détails, si tu regardes ne serait-ce que le nombre des victimes de tel ou tel conflit, le chiffre varie souvent du simple au décuple, même pour des conflits récents et médiatisés.
Osheridan a écrit :Et pour l'objectivité, c'est un peu leur boulot aussi de l'etre. S'ils ne le sont pas ils risquent pas d'avoir d'envergure internationale et d'etre reconnu de la profession. Un historien non objectif c'est un peu comme du journalisme à charge, bref on n'en parlera parce que sa version a un discours voire une version differente des autres mais jamais elle n'aboutira comme version officielle s'il est seul, s'il est un historien non objectif. Sauf pour les pays totalitaires mais là j'avais espéré ne pas devoir l'ecrire mais avec toi je dois tout ecrire parce que tu recherches ce que j'ai pas ecris et tu n'entends pas les non-dits
C'est leur boulot, et alors ? Personne n'est objectif, et il y a cinquante milles façon de faire parler un fait. Et on peut très bien être un grand spécialiste d'une certaine période, et être reconnu internationalement comme tel, tout en gardant une certaine subjectivité, pour ne pas dire une subjectivité certaine.
Et tu fais également erreur en croyant que seuls les régimes totalitaires cherchent à modifier leur histoire. Aucun régime n'y réchappe, il suffit de regarder la France et sa volonté de plus en plus grande de légiférer sur tel et tel événement historique, instaurant de fait une histoire officielle à ce sujet. Si les historiens se reconnaissaient dans ce que tu dis ils seraient pour ce genre d'ignominie, mais il se trouve qu'ils y sont farouchement opposés

Quant aux non-dits, si ça se trouve on pense la même chose au final mais à trop simplifier les choses on tombe dans la démagogie de bas étage et je préfère pinailler et passer pour un gros lourd plutôt que de laisser passer des généralisations bancales.
Osheridan a écrit :Encore Où est ce que j'ai dis que les historien ne pouvaient pas faire une version sur l'histoire en cours, sur le présent? Nulle part. Alors stop ce type d'argumentaire.
Pour ce qui est de l'histoire en marche, celle qu'on vit au présent. Comme l'election de Barack Obama, la guerre en afghanistan ou celle en Irak etc.. Les historiens peuvent quand meme deja se pencher dessus en attendant que les evenements se terminent. Une version peut etre ecrite sur les premiers jours, premiers mois quitte à etre modifiés plus tard si des renseignements parvenus beaucoup plus tard conteste ou invalide un "détail" de l'histoire.
Pour ce qui est de la reconnaissance d'un meme héros par les deux camps en conflit, ca arrive bien plus souvent que tu le crois. Exemple : Geronimo et Sitting bull chez les indiens qui sont des héros pour le peuple américain. Alors qu'ils ont tué pleins de "blancs". Jeanne d'arc l'est autant pour les français que pour les anglais.
C'est moi qui l'ai dit, j'ai pas le droit de dire des choses ?
Bien sûr qu'on peut essayer d'analyser le présent, mais ce n'est pas de l'Histoire avec un grand H pour moi. Non seulement l'historien n'a pas tous les faits sous la main, mais en plus il est sous le joug de la propagande de part et d'autre (et non, la propagande n'est pas l'affaire des seuls pays totalitaires...).
Pour ce qui est de la reconnaissance des héros par les deux camps, il me semble avoir précisé pour la période récente, ou sinon je m'en excuse. En effet il fut un temps où on respectait un minimum ses ennemis mais ça se fait de moins en moins. Maintenant l'exemple standard serait plutôt Ben Laden, héros pour les uns et méchant terroriste pour les autres. Cela vient surtout du fait que les guerres sont unilatérales à présent, mais ce n'est pas le sujet du débat...
Osheridan a écrit :Une bonne cinquantaine d'années voire une bonne centaine d'années. Bref pour toi il faut plusieurs générations d'historiens pour valider une version officielle sans te poser la question qu'on peut écrire une version et la modifier au cours du temps comme je l'ai ecris plus haut. Le but parfois c'est pas de garantir la VRAIE version, celle qu'on ne saura peut etre jamais mais d'avoir une version, la plus fidele possible tout en sachant que des erreurs ou des oublis peuvent etre fait par manque d'informations.
Et plus le temps passe, plus les preuves s'echappent. Comme l'archéologie. Des centaines d'années se sont écoulés depuis les création des pyramides d'Egypte et les historiens sont pas capables d'etablir la vraie version sur la maniere dont ils les ont construites parce que leurs cousins, les archéologues tournent dans le potage.
Non, selon moi il n'y a jamais eu de version officielle et il n'y en aura jamais (je l'espère). Il y a des consensus, mais le simple fait de parler de version officielle sous-entend une volonté politique et donc un biais.
Sinon on est d'accord sur le reste de ce paragraphe, qui pour moi vient contredire ce que tu disais précédemment, à savoir le fait qu'il y ait des historiens tellement objectifs qu'ils pouvaient se permettre d'écrire une Histoire "officielle". Or, s'il y a une chose qui est sûre c'est que l'Histoire n'est pas figée et que des nouveaux éléments ou des nouvelles approches permettent régulièrement de remettre en cause les travaux antérieurs (et pas qu'un peu).