
Y'a eu une tripotée de blagues et d'images sur Jobs, celle là étant une des plus drôle et des plus critique à la fois que j'ai pu voir.

sff9 a écrit :Oh, ça va aller les Apple-haters, là. Je vois pas le rapport entre un iPhone et une bagnole, perso.
P.S. Félicitations Mornip pour ton 2^10 ème message !
San999 a écrit :Je viens de lire que le CERN a peut-être prouvé que des particules nommées neutrinos se déplacent plus vite que la lumière. Mais c'est encore à l'étude, pour certifier cela.
Acillatem a écrit :Bah en occident, les gens font croire à leurs enfants qu'un vieillard travèrse le monde sur un traineau pour distribuer des cadeaux aux plus méritant après avoir exploité des milliers d'efles/lutin jamais payés, ça doit les faire marrer en corée du Nord, enfin s'ils ont le droit de rire.
"Il vend de tout : voitures, stylos, carabines, crème d'avoine, cigarettes, pneus, savon, café, etc (…) Le Père Noël est le VRP mondial du capitalisme", écrit Jean-Jacques Delfour dans une tribune de Libération intitulée "Pourquoi je hais le Père Noël". "La triade chrétienne, constituée par l'amour divin, le distributeur universel (le Christ) et la masse des pécheurs est remplacée par une autre triade : le capitalisme (placé en position divine), le promoteur universel (le Père Noël) et la multitude de consommateurs. Le cadeau de Noël, c'est de l'amour converti en marchandise",
San999 a écrit :
PS: C'est là que je regrette la mauvaise utilisation de ce topic-ci, car franchement, ce sujet mériterait son propre topic. Parce que d'ici quelques mois, tout ce que l'on a dit, sera complètement perdu au milieu de deux-cent pages que personne ne lira jamais.
Lord Kitetsu a écrit :Sinon, qu'ils y viennent, j'en ai toujours rêvé
.
(Et puis, on voit dans Walking Dead que ça ne résout pas le problème, vu le comportement de Merle avec T-Dog. Comprendront ceux qui pourront.)Lord Kitetsu a écrit :... et qu'on soit tous ensemble contre une seule et même cause, ça me ferait kiffer.Ca c'est de l'utopie, peu importe les circonstances, je ne pense pas que l'espèce humaine dans son entièrté fera un jour front commun(guerre des ressources à petite et grande échelle, collabos, etc) c'est tout bonnement impossible jusqu'à ce qu'il n'en reste que très peu, genre moins d'1 million peut-être(et encore). Comme tu l'as dit, il y a trop d'opinions/pensées différentes pour s'unifier vraiment. Après, qui vivra verra comme on dit. C'est vrai que ça serait génial en tout cas.
Lord Kitetsu a écrit :Non, mais rien à foutre, tu mourras dans les premiers, tant pis pour toi. T'avais qu'à être préparé.Qui te dit que je ne le suis pas? J'ai déjà ma cotte-de-maille prête à côté de ma tronçonneuse et de plusieurs armes blanches capables de pourfendre du crâne tout en étant maniables (genre haches, par exemple). ... Bon, ok, c'est pas vrai. Mais j'y ai au moins pensé.
San999 a écrit :on ne se traite déjà pas correctement entre êtres humains, alors les animaux...
San999 a écrit :Sinon, on a beau dire qu'on est des affreux, nous sommes la seule espèce à se soucier du sort d'individus d'autres espèces.
San999 a écrit :C'est sûr, il y a des choses qu'on doit améliorer, surtout au niveau de l'élevage des animaux. Mais il est hors de question pour moi de laisser des gens crever du cancer ou autre pour épargner des souffrances animales.
San999 a écrit :On est des animaux comme les autres, on est même une espèce sociale. C'est normal qu'on privilégie les membres de notre propre espèce. Alors, on doit faire le maximum pour éviter les morts et les souffrances inutiles chez les autres espèces, mais pas au prix de notre propre bien-être (bien-être j'ai dit, pas luxe, caprice ou autres trucs égoïstes dispensables).
je_suis_ton_père a écrit :Bon, j'ai regardé le film en entier. Un peu choqué, c'est clair que les images sont dures, mais au final le mec a raison, on sait tous que les conditions de vie des animaux dans les élevages sont parfaitement invivables (même si je m'attendais peut-être pas à tant de saloperies).
je_suis_ton_père a écrit :Juste une réserve à émettre : à un moment il est dit que les expérimentations sur les animaux n'apportent rien, qu'elles sont inutiles. Cela, c'est parfaitement faux.
Kirawea a écrit :Perso plus grand chose ne me surprend depuis qu'on m'a expliqué qu'à une époque des exploitants au Groenland utilisaient des phoques vivants comme combustible pour leurs chaudières en les acheminants dedans via des passerelles comme des lemmings. La graisse de phoque, c'est calorifique. On est tellement supérieurs aux autres espèces vivantes qu'on peut bien tout se permettre, hein !
San999 a écrit :Oui, on est parfois des gros connards, chez l'espèce humaine.
Est ce normal de privilégier les membres de notre espèce ? L'antispécisme a t il une raison d'être ? Où se trouve la limite entre le bien-être et le caprice (la mettrons nous tous au même endroit ?) ? C'est des questions que je me pose... Peut être que quand j'aurai fini d'y réfléchir je reviendrai sur les certitudes que j'avais au départ, mais pour le moment je me pose des questions que je n'avais jamais envisagées aussi sérieusement.
C'est exactement pour ça que je n'ai jamais fait de la cause animale une de mes priorités.
Mais ai-je raison de chercher à établir des "priorités" ? Est ce qu'il faut forcément commencer par traiter décemment les humains pour espérer être capable d'avoir du respect pour les animaux ? Est ce qu'on sera capable de faire preuve d'empathie pour tous les humains tant qu'on ne saura pas le faire envers les animaux (c'est un peu ce que dit Kundera)?
Lord Kitetsu a écrit :J'pars du principe que si un jour des extra-terrestres arrivent, ils se rendront bien compte qu'on est pas gouverné uniquement par l'instinct. Qu'on a de l'art, de la philosophie, de la musique, une pensée propre et individuelle pour chaque personne (même si influencée par d'autre), et que s''ils sont un tant soit peu pas trop con, ben ils y réfléchiront à deux fois avant de ne pas au moins tenter le dialogue.
Sinon, qu'ils y viennent, j'en ai toujours rêvé
Celiel a écrit : Est ce normal de privilégier les membres de notre espèce ? L'antispécisme a t il une raison d'être ? Où se trouve la limite entre le bien-être et le caprice (la mettrons nous tous au même endroit ?) ? C'est des questions que je me pose... Peut être que quand j'aurai fini d'y réfléchir je reviendrai sur les certitudes que j'avais au départ, mais pour le moment je me pose des questions que je n'avais jamais envisagées aussi sérieusement.
Zhatan a écrit : Donc si c'est absolument nécessaire on fait souffrir le rat, mais on peut aussi l'anésthésier, par exemple. La question se pose un peu moins pour la drosophile, qui ne doit pas sentir grand chose. Par exemple une tique ne se rendrait même pas compte qu'on la coupe en deux, tant elle n'est pas réceptive à ce genre de signaux.
Zhatan a écrit : Mais je pense que leur éviter la souffrance pour qu'on n'ait pas, nous, à souffrir, est un raisonnement un peu étrange.
On peut considérer par contre que notre chance est d'être né humain, et qu'on n'a pas à traiter dans le fond une espèce différemment parce qu'elle n'a pas eu la chance de naître humaine
Acillatem a écrit : Le cinéma (ou l'art) sert-il? Cela à l'air simple comme ça, on voit un film sur les animaux et du coup on pense à eux, demain je verrais un film sur les abeilles et je me rapellerais qu'elles vont bientôt disparaîtrent, à moins que l'art soit un déculpabilisateur inconscient.
C'est marrant mais j'aimerais bien qu'un jour, ils arrivent et ne nous calculent même pas et qu'ils aillent directement communiquer avec les dauphins ou que sais-je? Je suis toujours fasciné (pour revenir au débat sur les animaux) par la façon dont l'homme se place au-dessus de tout les autres être vivants, l'homme a (en majorité) se besoin fondamental de se sentir superieur à la nature par ses actes et ses créations, en faite je suis d'accord avec vous (+1 Zhatan), mais j'emettrais une petite réserve : Ne sommes-nous pas en plein dans le processus anti-animal avec ce débat? J'ai l'impression qu'il y un concensus humain sur cette question de la supériorité, c'est à ce niveau-là que les questions devraient se poser.

Bon c'est peut-être facile de rabaisser le débat à de grande questions existentielles, donc pour revenir au sujet, l'Homme ne grandit pas (enfin plus) dans la nature, ses comportements semblent malheuresement à priori rationnels. Et un autre débat intéréssant serait : le cinéma (ou l'art) sert-il? Cela à l'air simple comme ça, on voit un film sur les animaux et du coup on pense à eux, demain je verrais un film sur les abeilles et je me rapellerais qu'elles vont bientôt disparaîtrent, à moins que l'art soit un déculpabilisateur inconscient. (merde encore HS désolé.)
moi-même a écrit :Comme toujours, je manque de répartie lorsqu'on me sert ce genre d'assertions mais ce n'est pas parce qu'elle est à l'emporte-pièce qu'il faut faire crédit à ce genre de fausse monnaie. La sentence est trop lourde de tout un tas de présuppositions, ce qui permet de l'asséner massivement sans possibilité immédiate de répondre, c'est commode mais un peu malhonnête si tu veux mon avis.
D'autant que tu prétends qu'il ne faut pas utiliser de termes dont on ne connaît pas la définition. Il faudrait donc déjà savoir ce que tu entends par « servir » – et accessoirement par « philosophie » mais on s'en passera et on dira que nous savons tous les deux ce que ce mot veut dire. Si on considère l'acception purement instrumentale du mot alors effectivement la philosophie ne sert à rien, on ne fait pas de jeux vidéos avec, on ne construit pas de chaises, on ne va pas plus vite d'un endroit à l'autre de la France ou du monde ; on notera que la musique ne sert pas plus, les arts pas davantage, sans parler de toutes les activités du quotidien : la cuisine (quand on peut manger des pâtes crues, pourquoi les faire cuire ? Ça ne sert à rien). Le simple fait que tu t'intéresses à la philo, en tout cas dans son aspect épistémologique (je ne connais pas tes autres centres d'intérêts à ce niveau), et surtout concernant Wittgenstein, tend à démontrer que la philo ça sert et que ça te sert.
Derrière le mot « servir », il me semble qu'il y a deux choses : l'utilité pratique et matérielle, l'utilité sociale.
Si on vivait dans un pur monde d'objets peut-être la philo ne servirait-elle pas, mais tout objet est en relation, il n'y a pas d'objet en soi (ce qui est déjà une conception philosophique qu'il faudrait éclaircir), il n'y a pas un monde qui se présente à nous sans interprétation, sans lecture, il y a un certain nombre de qualités que l'on choisit ou non de rendre pertinente dans telle ou telle situation. Les méthodes d'interprétations, les choix d'interprétations, les façons de faire et de se référer sont parties liées avec des choix philosophiques, éventuellement dilués dans notre répertoire commun de références, peut-être intériorisées ; mais le simple fait que tu utilises le verbe « servir » dans ta question, et le sens même de ta question, est un lointain héritage – détourné, voire dévoyé – de l'utilitarisme. Tous les concepts, toutes les notions que tu utilises en appellent d'autres, appellent ce répertoire assez vaste dont on n'a pas conscience et donc des conceptions philosophiques ou en tout cas qui peuvent être discutées philosophiquement [voir la technique et la science comme idéologie, par exemple].
Au passage dans ta conception, la sociologie ne « sert » pas davantage que la philosophie puisque les acteurs n'ont que rarement une connaissance sociologique, et de toute façon dès qu'ils s'éloignent de leurs domaines de compétences privilégiés ils deviennent incompétents et les données sont beaucoup trop abondantes pour qu'ils en aient connaissance ; dans toutes les situations on se réfère donc à des « préjugés », qui sont des « second best » pour appréhender le monde, sans quoi on ne ferait justement que calculer (et d'ailleurs fort peu et fort mal) or ce n'est pas le cas. Mais ces préjugés sont de toute nature selon la situation dans laquelle on se trouve : combien d'études de genre pour la bouillie féministe que peut ressortir à l'occasion un féministe convaincu ? Évidemment la connaissance des faits, des relations sociales est partielle mais elle suffit parce que les acteurs ne sont pas dans une logique de connaissance mais d'action – je ne prétends pas évidemment que la connaissance ne sert à rien. Il suffit donc que les acteurs aient une « vague » connaissance des faits pour agir en conséquence, bien entendu plus on est proche des militants au sujet d'un problème particulier plus la connaissance sera élevée, mais pour toute la masse des gens nécessaire pour lancer un mouvement quelconque (un projet de loi par exemple) la connaissance de la domination masculine sera au mieux lacunaire, mais elle suffit. Il n'y a donc pas besoin qu'une activité intellectuelle soit pratiquée dans les règles de l'art pour qu'elle serve à la pratique ; heureusement, sinon tu peux arrêter de faire de la sociologie, ça ne servira à personne. Tout cela c'est simplement un mécanisme de diffusion du savoir, un savoir diffus qui irrigue la société, pas également, pas avec la même réception en fonction des intérêts, des enjeux en présence, mais qui l'irrigue tout de même. Au passage le succès d'une opération de dénonciation quelconque tient davantage à sa diffusion, c'est-à-dire à l'efficacité de la communication, qu'à la connaissance en profondeur de tous les problèmes soulevés. Encore une fois heureusement, on ne pourrait pas parler de grand chose sinon. Ce qui n'empêche pas de se tenir informé. Il y aurait fort à parier que ce sont les situations de conflits qui donnent le plus l'occasion de savoir des choses sur un sujet précis, pour la simple et bonne raison qu'on a besoin de fourbir de nouveaux arguments contre ses « adversaires » (que ce soit pour la légalisation du cannabis, pour l'euthanasie ou je ne sais quoi).
Mais évidemment la connaissance des faits, le savoir plus généralement, ne donne jamais son avis par elle-même, c'est l'idée de Hume selon laquelle « des prémisses tous à l'indicatif ne peuvent aboutir à des conclusions à l'impératif », ou encore que le descriptif ne saurait donner une indication normative sur la marche à suivre. Or cet aspect normatif des choses dépend aussi de conceptions, mais qui ne sont pas, pour le coup, descriptives, mais bien interprétatives, et donc – on pourrait discuter – philosophique. Encore une fois il est fort possible de n'avoir qu'une très vague idée des valeurs auxquelles on se réfère lorsque l'on parle, mais ça n'est pas le problème. Les conceptions sont tout de même philosophiques, ou en tout cas portent en germe des développements philosophiques, de la même façon qu'un propos de comptoir sur le fait que les femmes sont des victimes présuppose des développements sociologiques (sans quoi ce n'est qu'élucubrations vaines).
Donc à quoi sert la philosophie je ne sais pas, mais qu'elle ne serve à rien, je crois que c'est un peu fort de café et pour tout dire un peu rapide. Soit dit en passant, on pourrait poser la question à n'importe quelle occupation : à quoi sert "ton" métier d'ingénieur ? A rien probablement, parce que ce à quoi ça sert doit être en toute dernière approximation être « posé » et sans doute « posé » dans l'ordre du non dit et du non discours, un peu comme la conception de l'utilité qui sous-tend ton verbe « servir ». C'est aussi pourquoi ces idéaux de fondations sont à mon sens vains s'ils ne cherchent qu'à fonder absolument, la recherche de Husserl entre autre chose est intéressante mais vouée à l'échec, comme tu ne manqueras de t'en rendre compte avec dépit, je pense. En d'autre terme ce n'est pas parce qu'on prétend se passer de quelque chose en général et de la philosophie en particulier que l'on s'en passe effectivement. Et en l'occurrence, tu ne t'en passes pas, à mon humble avis.
Dans les expérimentations animales, il y a beaucoup de règlementations, et l'une des principales est la règle des 3 R :
Réduire : le nombre d'animaux étudiés
Raffiner : améliorer les techniques utilisées
Remplacer : les méthodes animales par d'autres, comme les expérimentations in vivo.
Bien sur, il a des limites, mais la règle interdit la souffrance inutile des animaux.
Je suis bien d'accord, c'est plutot étrange, malheureusement comment faire autrement?
La majorité des médicaments, vaccins, est étudiée sur les animaux avant les essais cliniques sur les humains. ça a permis de sauver énormément de gens, aussi bien par l'élaboration de traitements, mais aussi par l'éviction d'une substance invalidante directement, ou une substance tératogène (létale ou provoquant des malformations très handicapantes voire mortelles au foetus). Déjà que pour rassembler des volontaires pour participer aux essais cliniques est difficile, alors que la subtance a été étudiée et considérée comme non mortelle ou invalidante, s'il n'y avait plus la phase pré-clinique (étude sur les animaux), comment les scientifiques produiraient nos médicaments?
Zhatan a écrit :D'abord la nature ce n'est pas le royaume de la cruauté, y-a-t-il un seul animal qui soit cruel ? On peut en douter. Mais bon à la limite de l'extérieur on peut considérer que la nature est sans pitié (personnellement je dirais que ce genre de question n'intéresse pas la nature).
Mais surtout la nature n'est pas du tout le lieu du plus fort. Il y a des tas d'animaux qui ne font qu'être tué, parfois en quantité invraisemblables et qui pourtant continuent à se perpétrer, il y a des animaux qui n'ont pas besoin de tuer pour se développer, il y a des animaux faibles, il y a des animaux incapables de se mouvoir, il y a des animaux qui coopèrent...
Il ne faut jamais oublier qu'une lutte ne sélectionne jamais que les plus aptes à se maintenir dans la lutte, rien de plus, et dans la "lutte" pour la vie ceux qui sont sélectionnés c'est ceux qui ont suffisamment de cette propriété qu'on pourrait appeler "reproductibilité", et en fait plus simplement : ceux qui sont les plus aptes à survivre (au niveau de l'espèce, donc au niveau de l'individu : à se reproduire), et rien d'autres. A ce titre la nature n'est pas cruelle, elle accepte les monstres par exemple, cependant ceux-ci ont peu de chance de transmettre leurs gènes, mais si ils parviennent... soit ! La nature n'est pas sectaire.
). Que ce soit la survie du "plus fort" ou du "plus apte à se reproduire", il faut être capable de se protéger d'animaux qui peuvent te décrocher la tête en un coup de patte.résumer les collectifs humains à des procédures de domination, je pense que c'est un peu court.
Pas vraiment d'accord pour dire que les humains sont les seuls à se préoccuper des autres, c'est un peu comme dire qu'ils sont les seuls à savoir compter et qu'à ce titre ils sont plus dignes que les autres. Ce serait un peu comme dire qu'un aveugle est moins digne parce qu'il ne peut pas voir, ni l'animal ni l'aveugle n'y peut rien. Et puis à ce compte-là on pourrait aussi bien dire que l'humain est le seul à ne pas se préoccuper des autres espèces dans la majorité des cas.
J'ajouterais que si on avait à tuer soi-même sa nourriture, on serait juste insensible à cet acte. Pas mal d'entre vous doivent avoir un grand-père qui cassait le cou des lapins sans sourciller et sans même se dire que c'était cruel. Ce qui n'empêche pas de "respecter" les bêtes par ailleurs.
Mais je pense que leur éviter la souffrance pour qu'on n'ait pas, nous, à souffrir, est un raisonnement un peu étrange.
Acillatem a écrit :Je suis toujours fasciné (pour revenir au débat sur les animaux) par la façon dont l'homme se place au-dessus de tout les autres être vivants, l'homme a (en majorité) se besoin fondamental de se sentir superieur à la nature par ses actes et ses créations, en faite je suis d'accord avec vous (+1 Zhatan), mais j'emettrais une petite réserve : Ne sommes-nous pas en plein dans le processus anti-animal avec ce débat? J'ai l'impression qu'il y un concensus humain sur cette question de la supériorité, c'est à ce niveau-là que les questions devraient se poser.
Bon c'est peut-être facile de rabaisser le débat à de grande questions existentielles, donc pour revenir au sujet, l'Homme ne grandit pas (enfin plus) dans la nature, ses comportements semblent malheuresement à priori rationnels. Et un autre débat intéréssant serait : le cinéma (ou l'art) sert-il? Cela à l'air simple comme ça, on voit un film sur les animaux et du coup on pense à eux, demain je verrais un film sur les abeilles et je me rapellerais qu'elles vont bientôt disparaîtrent, à moins que l'art soit un déculpabilisateur inconscient. (merde encore HS désolé.)
Akari a écrit :Je suis d'accord pour dire qu'il n'y a pas vraiment de forme de cruauté de la part des animaux, après tout pour être inhumain, il faut d'abord être (avoir été) humain. Je pense que les animaux n'ont pas de conscience propre, leurs actions sont dictées par leur instinct. C'est là que se différencie l'Homme, et c'est par cette conscience qu'il a acquis - je ne sais pas vraiment comment à vrai dire - qu'il est capable "d'utiliser" les autres espèces afin de vivre et d'améliorer sa qualité de vie. Les animaux n'ayant pas cette conscience, ils ne peuvent donc pas utiliser les autres pour faire de même.
Zhatan a écrit :Savez-vous que pour la tiquer (encore elle !) il n'y a qu'une sorte de mammifère ? Elle réagit à l'acide butyrique présent dans la transpiration de tous les mamifères, c'est-à-dire que pour elle tomber de sa branche sur une souris ou un cerf ça ne fait aucune différence. Marrant, non ?
Une tique de l'espace pourrait donc converser avec un renard en pensant qu'il n'y a qu'un type de mammifère. Bon évidemment on se demande comment un truc aussi élémentaire pourrait utiliser des vaisseaux spatiaux.
Il parait que les chats qui jouent avec leurs proies à moitié morte, c'est assez sadique, mais je n'ai pas de chat, je ne fait que répéter ce qu'on m'a dit... Cela peut il être considéré comme de la cruauté ?
Ta parenthèse m'a tuée ! Je ne peux qu'être d'accord. Je ne cherche pas à démontrer que la nature est cruelle ou violente, ce sont effectivement des notions humaines, mais j'ai pris ça comme point de départ parce que ça correspond au point de vue humain et ça me semblait un cadre important. On ne peut pas parler du traitement des animaux sans évoquer la souffrance et la cruauté telles que nous les définissons. Si tu préfères, la souffrance et la douleur, existent dans la nature. Je voulais commencer par ça pour placer les limites de ce que je condamne : je ne condamne pas un animal qui en tue un autre pour se nourrir, ce n'est pas une invention de l'humain pour son confort.
Bah, tu peux me la faire à l'envers autant que tu veux, dans la relation alimentaire, la force ça aide quand même. Tu parles toi même tu lutte, avec ou sans guillemets ça veut dire ce que ça veut dire. Là encore c'est un cadre que je pose, car je pense que les animaux entre eux, soit ils s'ignorent soit ils se mangent, mais ils doivent rarement interagir pour leurs loisirs (enfin, je dis ça mais j'en sais fichtrement rien). Que ce soit la survie du "plus fort" ou du "plus apte à se reproduire", il faut être capable de se protéger d'animaux qui peuvent te décrocher la tête en un coup de patte.
C'est vrai que c'est un raccourcis, mais est ce complètement faux ? Ose me dire que les populations qui vivent dans des élevages intensifs ne sont pas asservies. Quels sont les animaux, aujourd'hui, sur lesquels on peut dire que la présence des humains n'a aucune influence ? Les animaux qui vivent chez nous ? Les animaux qui meurent chez nous ? Les animaux dont on a grignoté le territoire sauvage ?
Justement, ça fait partie des choses auxquelles j'ai pensé en regardant le film : on sait si peu sur les autres animaux, on ne peut pas communiquer avec eux comme on le fait entre nous, on a beau les observer, on ne peut pas vraiment affirmer quoi que ce soit quant à leur 'niveau" de conscience. D'ailleurs, on a tous entendu ces histoires dans des zoos ou réserves où un bébé d'une espèce quelconque dont les parents sont morts est recueilli par une maman d'un autre espèce.
Comme dit plus haut, savons nous vraiment quelle conscience de quoi les animaux ont ? N'appréhendent ils pas le monde qui les entoure ? Où s'arrête l'instinct et où commence la conscience ? Je ne dis pas que tu as tort, mais je ne peux pas affirmer que je suis d'accord. Ce qu'on sait avec certitude, c'est qu'ils souffrent comme nous. Et puis, quelle marge de manœuvre laissons nous aux animaux ? Et s'ils avaient les mêmes conscience et liberté de choix que nous, voudraient ils forcément suivre notre exemple ?
Complètement. C'est pour ça que j'ai essayé d'insister sur la façon dont on occulte le processus (pour la grande majorité des consommateurs en tout cas). Qu'une chose soit claire, je ne critique pas le fait de tuer pour manger, ton exemple est très bien pour ça : je préfère être le poulet qui se fait tordre le cou par le grand-père, que le poulet qui se fait couper le bec, vit dans une cage surpeuplée et se vide de son sang pendu à une chaîne de production.
Je ne suis pas sure d'avoir compris cette phrase. Tu veux dire que ceux qui veulent éviter la souffrance aux animaux sont avant tout motivés par la paix de leur propre conscience ? Euh, peut être, mais bon, à ce moment là tout combat est égoïste. Mais j'ai peut être mal compris.
Acillatem wrote:Je suis toujours fasciné (pour revenir au débat sur les animaux) par la façon dont l'homme se place au-dessus de tout les autres être vivants, l'homme a (en majorité) se besoin fondamental de se sentir superieur à la nature par ses actes et ses créations, en faite je suis d'accord avec vous (+1 Zhatan), mais j'emettrais une petite réserve : Ne sommes-nous pas en plein dans le processus anti-animal avec ce débat? J'ai l'impression qu'il y un concensus humain sur cette question de la supériorité, c'est à ce niveau-là que les questions devraient se poser.
C'est fort ce que tu dis. Je trouve aussi qu'il y a un consensus sur la prétendue supériorité des humains par rapport aux autres espèces (c'est ce que déplorait Kirawea dans son message) et je trouve aussi qu'il est injustifié. Je pense qu'on aurait pleins de choses à apprendre des animaux, si on vivait vraiment avec eux au lieu de chercher à les contenir pour notre usage. Par contre, le processus anti-animal de ce débat, je ne vois pas bien où tu veux en venir. On discute quoi.
Dans l'ensemble, je n'ai vraiment rien à redire à tout ça, je suis d'accord avec toi (c'est qque chose que j'aime bien dans tes messages, c'est que tu ramènes toujours la pensée à un système encore plus libre que ce à quoi je peux m'attendre - enfin, c'est l'impression que j'ai)
Kirawea a écrit :Perso plus grand chose ne me surprend depuis qu'on m'a expliqué qu'à une époque des exploitants au Groenland utilisaient des phoques vivants comme combustible pour leurs chaudières en les acheminants dedans via des passerelles comme des lemmings. La graisse de phoque, c'est calorifique. On est tellement supérieurs aux autres espèces vivantes qu'on peut bien tout se permettre, hein !
Zhatan a écrit :Il parait que les chats qui jouent avec leurs proies à moitié morte, c'est assez sadique, mais je n'ai pas de chat, je ne fait que répéter ce qu'on m'a dit... Cela peut il être considéré comme de la cruauté ?
A mon avis non, un chat n'est pas sadique, je ne connais pas les raisons qu'il a de jouer avec une souris, mais pour qu'on puisse considérer que c'est cruel il faudrait qu'il prenne du plaisir à la voir souffrir, donc qu'il perçoive la souffrance de la souris d'une part mais pas seulement, qu'il soit capable de faire le lien entre son action et la souffrance de la souris, puis, enfin, qu'il fasse le lien entre son plaisir, le jeu et la souffrance. Franchement ça me paraît un peu trop humain comme façon de faire. Cela ne change rien à la souffrance éventuelle de la souris évidemment, et même éventuellement au plaisir du chat (s'il en éprouve). Mais cela m'étonnerait grandement que le plaisir du chat ait à voir avec la souffrance de la souris.
Hamozus a écrit :Perso plus grand chose ne me surprend depuis qu'on m'a expliqué qu'à une époque des exploitants au Groenland utilisaient des phoques vivants comme combustible pour leurs chaudières en les acheminants dedans via des passerelles comme des lemmings. La graisse de phoque, c'est calorifique. On est tellement supérieurs aux autres espèces vivantes qu'on peut bien tout se permettre, hein !
sff9 a écrit :Il parait que les chats qui jouent avec leurs proies à moitié morte, c'est assez sadique, mais je n'ai pas de chat, je ne fait que répéter ce qu'on m'a dit... Cela peut il être considéré comme de la cruauté ?
A mon avis non, un chat n'est pas sadique, je ne connais pas les raisons qu'il a de jouer avec une souris, mais pour qu'on puisse considérer que c'est cruel il faudrait qu'il prenne du plaisir à la voir souffrir, donc qu'il perçoive la souffrance de la souris d'une part mais pas seulement, qu'il soit capable de faire le lien entre son action et la souffrance de la souris, puis, enfin, qu'il fasse le lien entre son plaisir, le jeu et la souffrance. Franchement ça me paraît un peu trop humain comme façon de faire. Cela ne change rien à la souffrance éventuelle de la souris évidemment, et même éventuellement au plaisir du chat (s'il en éprouve). Mais cela m'étonnerait grandement que le plaisir du chat ait à voir avec la souffrance de la souris.
Il n'y a pas forcément besoin de force pour remporter une lutte (on peut penser aux concours par exemple). La force n'aide pas préférentiellement, une tique n'a pas besoin de force, un oursin non plus. De même il y a des tas d'animaux qui se font tuer par centaines sans pouvoir se défendre. Quand un fourmilier fait un festin, les fourmis ne doivent pas avoir beaucoup d'espoir je pense. Ce que je veux dire c'est que le mot "force" est mal employé à mon avis. Tout ce qu'on peut dire c'est que se reproduira dans un milieu d'autant mieux tout animal ayant des capacités à se reproduire dans ce milieu donné, ces capacités ont peut les regrouper sous le terme de "force" mais alors il faut savoir que cette force est relative au milieu (un requin blanc dans la Creuse il va faire la gueule, à l'inverse un tigre en mer du Nord, je connais des poissons qui vont rigoler) et à la reproduction (le plus apte des insectes aura sans doute de très mauvais résultats au concours de la fonction publique).
(...)
Pour qu'il y ait rapport de force il faut que la force s'exprime des deux côtés. Les populations dans les élevages ne sont pas asservies à mon sens, éventuellement elles sont traitées comme des objets, de façon froide et impersonnelle, mais asservie ? J'ai conscience que c'est du vocabulaire tout ça, mais dans ce domaine comme dans d'autres on a tendance à faire des glissements sémantiques donc je préfère préciser tout de suite. Par exemple sur la question de l'homosexualité, il y a toujours quelqu'un pour dire que c'est contre-nature, mais c'est ne pas savoir ce qu'on entend par "contre-nature", par "nature" (bien sûr, je n'exclue pas un débat avec quelqu'un qui serait contre l'homosexualité, mais la question du "contre-nature" ne tient plus une seconde). C'est pour ça que j'ergote, je préfère le faire tout de suite et qu'on s'entende sur des mots (comme force, je suis tout à fait prêt à l'entendre comme tu le fais, mais il faut être d'accord).
On sait quand même pas mal de choses, pas exemple sur la façon dont ils ont de percevoir leur environnement, les signaux auxquels ils réagissent... etc. Par exemple les choucas attaqueront un chat qui ont un des leurs dans la gueule, mais pas un chat tout seul, on sait comment il se comporte quand on agite un objet noir devant eux et ainsi de suite. Avec cela on peut bâtir des mondes animaux, très différents de ceux des humains. On sait que l'escargot perçoit le temps 6 fois plus lentement que nous par exemple, mais qu'un poisson combattant peut voir jusqu'à 30 images par secondes (contre 18 pour nous)... etc. Tout cela on peut le tester, le voir. Du coup pas sûr qu'ils souffrent comme nous justement (c'est important ça, pas la peine de prendre des pincettes pour tuer une huître, mais pour une vache...).
. Mais bon, je m'égare mais c'est pour dire qu'on prend en compte nos critères dans nos expérimentations, peut être qu'on laisse de coté des éléments pertinents (concernant la perception du monde des autres animaux) juste parce qu'on est pas capable de les envisager.A mon avis il faut considérer l'animal comme un être vivant qui aurait pu être un humain et à ce sens ne pas faire de différence ontologique, mais il faut considérer que tous les êtres vivants ne perçoivent pas le monde de la même façon (il y a des mondes différents pour la vache et l'homme si vous voulez), en fonction de cela on peut agir sur la souffrance, le stress... etc des animaux. Mais il ne faut pas le faire à partir de nos catégories humaines, d'abord parce qu'on risque d'être inefficace, ensuite parce qu'on retombe dans ce que dit Acillatem sur le prétendu point de vue supérieur des humains.
Non, mais je ne suis pas sûr qu'on puisse bâtir un argumentaire sur la "compassion", parce qu'il suffit de s'habituer dans ce cas là et la compassion disparaît, je pense que les éleveurs de fourure doivent en avoir vu d'autres. Un peu comme un médecin si vous voulez : au départ il vomit ses tripes lors d'une prise de sang, et à la fin il est prêt à se jeter dans un océan d'entrailles. Il faut prendre en compte la souffrance mais pas sur le mode compassionnel, d'abord parce que c'est moraliste, ensuite parce que ça tourne court assez vite. Et justement je m'interroge sur pourquoi on devrait prendre en compte la souffrance des animaux. Il y a bien sûr le point de vue utilitariste : je le vois quand j'achète des oeufs bios, la coquille est bien dure et calcaire, la dernière fois que j'ai fait des crêpes avec des oeufs de batterie j'avais à peine à presser la coquille contre le bord du saladier ; au-delà de ça, se pose la question de notre mode de consommation bien sûr. Mais on peut élever moins d'animaux en les traitant cruellement. Du coup je me demande si la souffrance des animaux n'est pas simplement due à notre façon de produire : si on s'arrêtte à la souffrance des bêtes, alors plus question de manger de la viande tous les jours. C'est parce que nous voulons en manger tous les jours que nous devons produire comme ça. Mais alors est-ce bien la souffrance des animaux le problème.
Dans l'ensemble, je n'ai vraiment rien à redire à tout ça, je suis d'accord avec toi (c'est qque chose que j'aime bien dans tes messages, c'est que tu ramènes toujours la pensée à un système encore plus libre que ce à quoi je peux m'attendre - enfin, c'est l'impression que j'ai)
TDS a écrit :On ne sera pas là pour y assister mais dans quelques dizaines de milliers d'années, l'homme et l'évolution du chimpanzé cohabiteront peut être sur terre de façon égale.À mon avis, il se passera ce qu'il s'est passé entre toutes les espèces d'hominidés en compétition jusqu'ici: L'une éliminera l'autre. Et comme les humains ont de l'avance sur les chimpanzées...
La terminologie a son importance, c'est juste un peu rébarbatif et je suis un peu flemmarde. C'est vrai que mon utilisation de la notion de "force" était floue, mais je pense que tu m'as comprise (j'avais failli faire la comparaison avec une course), et puis comme je l'ai dit, je voulais aller à l'essentiel de mon idée (j'avais bien conscience de faire des simplifications)...
Le mot d'asservissement n'est peut être pas très bien choisi, mais à partir du moment où certaines populations naissent, vivent et meurent dans un milieu exclusivement humain... Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais les humains ont tout pouvoir sur les animaux (tjs sur l'exemple des abattoirs), pouvoir de leur couper n'importe quelle partie du corps, de les mettre à mort, et les animaux (les individus) face à la mort, ils se débattent ! Je ne sais pas trop quel mot correspondrait mieux... Exploitation...
Le problème que je rencontre avec les sciences pointues, c'est que je suis à la merci des résultats de recherches de gens à qui je suis obligée de faire confiance parce qu'ils manipulent des notions qui me dépassent (attention, ça ne veut pas dire que je ne fais pas confiance à la science, mais que je conserve une distance respectueuse). Je dis ça, parce que c'est des connaissances qui atteignent une toute petite partie de la population (humaine), et dont je ne suis du coup pas sure qu'elles ont des conséquences directes sur nos pratiques (à moins qu'il y ait un bénéfice potentiel).
C'est bien qu'on s'interesse à la façon dont les autres animaux perçoivent le monde, mais est ce que ça nous dit tout ? Rien que sur nous mêmes les humains, qui somme capable de formuler nos sensations et nos sentiments, j'ai l'impression, limite plus on en sait moins on en sait. Après, là aussi, c'est un regard sur le monde un peu barré que j'ai du mal à expliquer, mais je me dis souvent que la science telle que nous la concevons se limite à ce que nous connaissons (bon, surtout en France, je crois que ds les pays anglo-saxons ils sont plus ouverts), par peur du ridicule, ou que sais je, et que du coup il y a pleins de domaines auxquels on ne s'intéresse pas (c'est le fourre tout "paranormal". Mais bon, je m'égare mais c'est pour dire qu'on prend en compte nos critères dans nos expérimentations, peut être qu'on laisse de coté des éléments pertinents (concernant la perception du monde des autres animaux) juste parce qu'on est pas capable de les envisager.
Ca m'arrange que tu parles de la consommation de viande, parce que c'est même pas meilleur pour notre santé de manger de la viande tous les jours, mais c'est tellement ancré dans notre mode de vie, que même quand on le sait, on n'en tient pas compte : quand j'ai abordé le sujet en famille, tout le monde m'a fait les gros yeux comme si je m'étais mise à parler un autre langage.
Je suis d'accord avec le "problème" de "l'argumentaire compassion" et je pense que c'est beaucoup ça qui décrédibilise le mouvement pour la cause des animaux. La question que je me pose est juste "de quel droit nous comportons nous comme si tout nous était du ?". On le fait juste parce qu'on en a les moyens, alors si une espèce alien plus "forte" (héhé) que nous nous envahissait, ben elle aurait bien raison de nous mettre dans des enclos, de nous saigner sur des crochets ou de nous bouillir vivants (si ça donne meilleur gout). Les machines elles ont bien raison de nous transformer en piles (ça c'est pour ceux qui savent qu'on est dans la matrice).
Dans l'ensemble, je n'ai vraiment rien à redire à tout ça, je suis d'accord avec toi (c'est qque chose que j'aime bien dans tes messages, c'est que tu ramènes toujours la pensée à un système encore plus libre que ce à quoi je peux m'attendre - enfin, c'est l'impression que j'ai)
On parle bien de la même vidéo ou une dizaine de chimpanzés se cachent dans les bois et approchent tout doucement pour assassiner le chimpanzé d'en face? Parce que cette vidéo prouve bien des choses:
-Le chimpanzé est capable de communication bien plus élaborée que "on baise?" "il y a un intrus" "elle est bonne ta banane, tu m'en passe?"... Le groupe de chimpanzés se sont regroupés, le chef a donné des ordres, les autres ont écouté attentivement et ont suivi les ordres stratégiques.
-Le chimpanzé est fuckinement intelligent, il a fait tout ce qui est dit précédemment, il a obtempéré et s'est camouflé discrètement jusqu'à la frappe finale et l'assassinat du chimpanzé d'en face.
À mon avis, il se passera ce qu'il s'est passé entre toutes les espèces d'hominidés en compétition jusqu'ici: L'une éliminera l'autre. Et comme les humains ont de l'avance sur les chimpanzées...
Bon déjà ça veut dire que l'intelligence c'est la docilité. Ensuite ce n'est pas parce qu'il a massacré son pote que ça le rend intelligent, même s'il la fait à plusieurs et de façon 'achement agressive.
Comment un essaim avec des milliers d'insectes peut-il se coordonner pour rester globalement groupé ? Alors que personne ne communique, ne faut-il pas supposer une intelligence de calcul énorme ? Bah c'est simple : l'insecte volète à peu près aléatoirement jusqu'à ce qu'il ait la moitié de son champ de vision vide, quand c'est le cas il revient subitement vers le centre.
Un ordinateur mettrait du temps à relier par le plus court chemin une trentaine de points. Un bourdon peut faire ça assez rapidement. Dire que le bourdon est 'achement intelligent et qu'il peut calculer plus vite qu'un ordinateur est clairement abusif.
De la même manière, suposer qu'il y a des Napoléon chez les chimpanzés me laisse quand même sceptique.
Je ne dis pas que les chimpanzés ne sont pas intelligents ou ne peuvent pas faire pas mal de choses mais de là à dire qu'ils sont capables de schémas extrêmement complexes comme ceux d'une embuscade. Rien ne dit que cette embuscade ou cette battue soit le fruit d'une longue réflexion (canard de feu pourra peut-être me contredire), ce n'est pas parce qu'on fait des trucs qui, à nous, nous paraisse intelligent que ça l'est forcément : exemple du bourdon encore une fois.
Enfin après... je mets juste en garde contre l'anthropologisation des animaux : ce n'est pas parce que le babouin éclate son bébé contre une pierre que c'est mauvais. Cela n'a absolument aucun sens pour le babouin de dire cela.
Zhatan a écrit :Oui, oui bien entendu. C'était pour souligner que ce n'est pas parce qu'on croit voir quelque chose qui ressemble à de l'intelligence ou à un comportement humain chez un animal que forcément cet animal est intelligent ou à un comportement qu'on peut immédiatement rapprocher de celui de l'homme. Les insectes pour autant que je le sache ne fonctionnent pas comme les ordinateurs que l'on connaît : il ne font pas de calculs, ne stockent pas leurs calculs, et d'une manière générale ne procèdent pas comme des ordinateurs pour résoudre des problèmes, c'est très clair dans la façon qu'ils ont de relier des points par le plus court chemin.
Zhatan a écrit :Mais surtout, je ne vois pas de quoi on peut tirer la conclusion suivant "il n'y a rien d'abusif à estimer qu'un grand singe puisse bâtir des raisonnemments assez semblables à ceux qu'on pourrait avoir". Aucun collectif, si petit soit-il, si peu d'hybrides (humain/non-humains) qu'il incorpore n'est comparable à même la plus complexe des organisations simiesque. Je dirais tout le contraire : "il est abusif de...". Bâtir un raisonnement stratégique est d'une extraordinaire complexité, déjà cela suppose une notion du temps et de la succession du temps qui à elle toute seule me paraît rhédibitoire.
Je me rappelle plus comment marcher le truc de trouver le chemin le plus court, mais c'est un peu le même principe, un genre d'algo très simple qui marche à tous les coups.
Tout ce que je veux dire, c'est qu'ils ont clairement les outils pour le faire. Je le redis, leur matériel génétique est très proche du nôtre, ils sont capables d'utiliser des outils et je crois qu'il est prouvé qu'ils peuvent communiquer des trucs assez complexes.Pour moi, il est beaucoup plus pertinent de rapporter le comportement d'un chimpanzé à celui d'un humain qu'à celui d'un insecte. Je ne pense pas que tu dises l'inverse, mais on pourrait presque comprendre ça dans ton message.
sff9 a écrit :Faire de mauvais actes, ce n'est pas être cruel... Ce n'est pas parce qu'ils butent un autre singe de manière organisée et gore qu'ils sont cruels. Mais bon, c'est clair que c'est assez improbable qu'ils soient complètement innocents et n'aient aucune conscience du mal qu'ils font, donc admettons.
Zhatan a écrit : [quote="je_suis_ton_père"] Tout ce que je veux dire, c'est qu'ils ont clairement les outils pour le faire. Je le redis, leur matériel génétique est très proche du nôtre, ils sont capables d'utiliser des outils et je crois qu'il est prouvé qu'ils peuvent communiquer des trucs assez complexes.Pour moi, il est beaucoup plus pertinent de rapporter le comportement d'un chimpanzé à celui d'un humain qu'à celui d'un insecte. Je ne pense pas que tu dises l'inverse, mais on pourrait presque comprendre ça dans ton message.
Zhatan a écrit : Ce que je dit c'est que ce n'est pas grave, mais qu'on essaye de faire passer des préoccupations humaines pour des préoccupations animales pour en tirer la conclusion que les animaux ne sont pas si différents, je pense qu'il faut faire l'inverse, considérer que les animaux (mais entre eux aussi évidemment, sinon ça n'a pas de sens) ont des mondes différents. Et ensuite on peut comparer les mondes animaux entre eux (y compris les mondes humains), c'est-à-dire comparer la façon dont les êtres vivants ont d'appréhender leur environnement. Comment les comparer ? Peut-être en considérant le nombre de qualités de l'environnement qui deviennent signifiantes (qui sont intégrées au monde de l'animal).
Plus les gènes qu'on possède sont communs à de lointains ancètres, plus ils codent pour une fonction vitale. Du genre, un organite dans une cellule (mitochondrie tout ça), les protéines des membranes cellulaires, la chaine respiratoire, bref. D'où ton 40% de gènes en commun avec les éponges. Mais ce n'est pas un animal, le chimpanzé est beaucoup plus proche (98%) de l'homme qu'un végétal. Dans l'arbre phylogénétique, la divergence plante/animal (homme, chimpanzé, insecte) s'est faite beaucoup plus tôt que celle homme/insecte puis homme/chimpanzé, d'où la comparaison de je_suis_ton_père.
Le fait qu'on possède plus de gènes communs avec les singes résultent , entre autre, de la ressemblance morphologique. Les éponges ou autres n'ont pas de membres, de squelettes (ou alors pas comme le notre), d'organes, etc.
Mais de toute façon, actuellement, les chercheurs n'ont pas trouvé de gènes pour l'intelligence, donc est ce qu'on peut vraiment comparer leurs gènes communs?
De plus, je crois savoir que les singes savent utiliser des outils humains, certains savent compter, mémoriser (j'avais vu une vidéo où un singe se débrouillait bien plus rapidement qu'un humain au jeu du Mémory. Mais en fait, on doit faire la différence entre intelligence et mémoire, donc je ne sais pas s'il faut prendre ça en compte). D'autres animaux se reconnaissent devant un miroir, preuve qu'ils ont conscience d'eux même. On m'a même parlé des éléphants qui avaient un comportement particulier par rapport à leurs morts.
Je ne suis pas très au courant, mais je pense que l'Homme ne compare le comportement animal qu'avec celui humain. En ne rapportant qu'à soit, on peut dire que l'Homme se sent supérieur de vouloir comparer les animaux à lui. Mais d'un autre coté, il fait ça car c'est ce qu'il connait de mieux, c'est sa référence. Il en sait trop peu sur les autres espèces pour pouvoir les comparer entre eux.
Zhatan a écrit :Euh bah de rien. Pourquoi désolée ? ^^
. Et elle se sent inférieur face au professeur zathan qui aime à sortir de grandes phrases 
Akari a écrit :
P.S : Je suis bien une fille, merci Monkey D!
San999 a écrit :T'es très intéressante Akari.
Tarocean a écrit :
T'es très intéressante Akari.
Monkey D a écrit :
T'es très intéressante Akari.
Akari a écrit :Eh bien.. Euh.. Comment dire.. J'ai conscience de la pauvreté de mes arguments, surtout comparé à certains, mais le débat m'interessait et je voulais participer en disant mon point de vue. J'ai ensuite cru que les remarques des commentaires suivants voulaient me faire comprendre que mes propos n'étant pas pertinents, je pouvais m'abstenir, d'où le fait que j'étais désolée. Bref!
Voilà.. Hum.. on peut maintenant oublier cet évênement embarassant pour moi et revenir au débat qui est beaucoup plus interessant!
P.S : Je suis bien une fille, merci Monkey D!
Tarocean a écrit :Mine de rien Monkey D c'est bien de lire le topic de présentation, ça te sert à ce que je vois ha ha ha ha
Tarocean a écrit :La dernière fois que j'étais passé sur le Chan, il m'avait obligé à jouer à Chicken Fight (ça remonte je sais) dans le cas contraire....il me bute.
Je cite la phrase exact "Taro inscrit toi ou je te bute!"
Moi : "Euh...ok"
Ô-Smoker a écrit :J'ai compris la règle du "tout" et "tous" en 4ème, et j'mettais des "tout" partout au lieu des tous, le fourretout quoi..... Je me suis trouvé cons surtout pour la règle de français la plus simple au monde...
Bref je vais pas faire la liste des plaintes contre les profs mais je considere qu'ils ne sont pas assez assidus dans leur métier, peut-etre qu'ils s'ennuient ce qui explique la perte de motivation et le retard sur les corrections et donc des corrections baclées mais le problème c'est qu'ils sont trop nombreux comme ca et qu'ils font porter le fardeau de leur lassitudes sur les épaules de générations d'élèves.
.LOL Zhatan, Salut man.
Je répondrais à tes "arguments" plus tard, mais il y a tant de choses à dire et surtout tant de choses à purger dans cette soupe d'arguments qui nous ait continuellement deversé par les profs pour justifier de leur condition de travail
Zhatan a écrit :Mais as-tu des statistiques, des preuves là-dessus ?
Je n'ai jamais redoublé, mais pour avoir quelques profs dans mon entourage, il n'y en a pas un qui reprend texto son cours d'une année sur l'autre.
Personnellement j'ai toujours eu des marges touffues, doit-on comparer nos expériences individuelles indéfiniment ?
Pour mon exemple, j'ai eu les mêmes cours d'une semaine sur l'autre mais je les reprenais, je les changeais, j'ajoutais des trucs, j'en virais. Bref...
Qu'un certain nombre de profs soient mauvais c'est évident, le contraire serait même étonnant. Mais il faudrait savoir pourquoi ils sont mauvais plutôt que faire une généralisation sur la base de deux ou trois impressions personnelles.
Liste que tu serais bien en peine d'établir d'ailleurs, elle ne serait que la collection de plaintes locales, pas forcément répétées, pas forcément justifiées (un peu comme le site VDM quoi, comment tu vérifies quoi que ce soit ?).
Les "profs", comme si c'était un archétype, des individus interchangeables qui sortent du même moules.
Bref, je ne suis absolument pas fan (c'est le moins qu'on puisse dire) des grandes généralisations qui brossent à grands traits un portrait forcément caricatural (et je dirais la même chose pour quelqu'un qui ne dirait que du bien "des profs".
Bon et quand bien même ce serait vrai, encore une fois il faudrait s'attaquer à l'origine des problèmes plutôt que de culpabiliser tous "les profs" qui "font mal leur boulot, sont des cons et en plus ont 5 mois de vacances".
LOL Zhatan, Salut man.
Je répondrais à tes "arguments" plus tard, mais il y a tant de choses à dire et surtout tant de choses à purger dans cette soupe d'arguments qui nous ait continuellement deversé par les profs pour justifier de leur condition de travail
Encore un argument multi-avancé.
Comment peut-on avoir des stats sur l'administration vu qu'elle fait barrage à tout controle, à toutes stats sur ses employés. Les profs sont à peine controlés et quand ils le sont, personne n'est au courant puisque rien n'est rendu public. Un bon prof ou un mauvais prof, on ne peut savoir qui ils sont puisque les controles des profs ne servent à rien. Parfois un prof est muté, ce qui peut vouloir dire et encore qu'il s'agit d'une sanction et les classes qui vont se retrouver avec ce prof muté, vont devoir se coltiner tout le reste de l'année ce mauvais prof. Ce qui subissent les vrais sanctions sont toujours les éleves.
Donc parler de stats, c'est impossible, l'administration ne le permet pas, ca n'empeche que meme s'il n'y a pas de chiffre, il y a de nombreux profs mauvais, qu'ils sont une minorité mais que cette minorité ne se situe pas entre 0 et 5% mais à des chiffres bien supérieur.
Et de toute façon meme s'il y a 25 ou 30% de mauvais profs, qui font du travail baclé, qui s'absentent pour gagner des jours de congés (ils n'ont pas de carences de jours) l'administration ne fait rien et ne fera rien, les eleves seront obligés de supporter l'enseignement de profs non compétents.
Dans le privé, une personne non compétente si elle est libérale elle perdra ses clients si elle est salarié elle sera licencié.
Ou, c'est que j'expliquai dans mon deuxième post. les profs débutants, les éleves-professeurs sont de bien meilleurs profs que les certifiés, les qualifiés. Les nouveaux profs veulent faire du mieux qu'ils peuvent, ils s'investissent véritablement, là où les anciens ont déjà appliqué toutes les combines possibles pour gagner du temps, parresser en classe en limitant leur travail à la lecture des livres pédagogiques. Livre des livres scolaires, tout le monde peut le faire.
J'ai connu de nombreux profs dont leur enseignement consisté juste à lire les pages d'un bouquin que j'avais sous les yeux. L'année suivante, meme bouquin, meme excercice.
Oui, je suis d'accord il faut s'attaquer à l'origine du probleme. Le problème vient tout d'abord de la sécurité de l'emploi qui amene une forme de paresse parce qu'aucune sanction, aucune perte d'emploi ne peut en découler. Quand on a un couteau sous la gorge, comme c'est le cas dans le privé, la motivation est obligatoire si on ne veut pas pointer au chomage, du coup le travail est fait avec plus de soin et lu et relu plusieurs fois pour ne pas commettre d'erreurs.
L'autre problème, c'est le temps de travail. Quand on accorde à des gens moins de 20h par semaine et de nombreuses semaines de congés, on se retrouve à faire aimer à ces personnes là, le temps de liberté. Ceci explique pourquoi les profs sont ceux qui ont le plus de jours d'absences par rapport aux autres professions malgré leur temps de travail deja réduit. Sans compter le fait que les profs choisssissent dans une certaine mesures leur emploi du temps, on fabrique des gens à paresser inconsciemment.
Autre probleme, l'absence de controle privé. Parce que laisser l'administration se controlait elle-meme, c'est une gageure. Sans compter le corporatisme et les pressions des syndicats qui font que les maigres sanctions, quand parfois la sanction est enfin confirmé, elles ne sont meme pas appliqués.
Le probleme c'est le systeme de l'education nationale. Je ne parle meme pas de l'université, faut pas tout rajouter, je ne parle pas non plus de l'enseignement dispensé. Il y aurait tant à dire. Mais de toute façon, les langues ont beau se plaindre, l'administration secondé par de nombreux français qui défendre les profs par principe fait qu'il ne peut jamais avoir aucune grosse réforme possible, meme pas un tout petit réajustement.
Apres qu'on ne s'etonne pas que la France fait partie des dernieres dans le classement de l'OCDE
elle sait très bien former de bons élèves, mais les mauvais sont plus mauvais qu'ailleurs
(ce qui tend à montrer que l’éducation nationale est une machine où les procédures, les façon de faire sont bien plus importantes que le savoir lui même, puisque la connaissance du système semble être une variable importante dans la réussite scolaire à moins bien sur que ces enfants soient plus intelligents que la moyenne mais j'ai un doute là).
Un autre problème qui se généralise de plus en plus, et qui est franchement scandaleux si on se place sur le plan de l’éthique (et du principe d'égalité qui est la raison d'être de l'éducation nationale), c’est le nombre de profs qui donnent des cours de soutient pour le compte d’organismes privés (ce qui étrange pour quiquonc croit en la soupe dogmatique que l’on nous sert depuis des années comme quoi les profs seraient surbookés).
PS : je n'arrive plus à poster dans la section spoil est-ce normal ?
baba a écrit :PS : je n'arrive plus à poster dans la section spoil est-ce normal ?
Et de manière générale se sont plutôt les systèmes privés qui sont générateurs d'inégalités. Parce qu'en plus des inégalités d'accès au capital culturel il y a des inégalités économiques qui viennent s'ajouter à cela. Aux Etats-Unis c'est flagrant et des études ont été menées à ce sujet.
Bon après, par exemple en primaire, les méthodes pédagogiques ont beaucoup évolué, justement en tenant compte des multiples travaux qui ont été réalisé.
Zhatan a écrit :
C'est contradictoire de dire qu'il n'y a pas de stats et ensuite estimer la proportion. S'il n'y a pas de stats tu ne te bases que sur ton expérience personnelle, qui peut être utile bien entendu, mais pas pour faire des généralisations comme tu le fais. En outre il existe de trèèès nombreux travaux sur les profs, sur l'école, sur l'échec scolaire, sur l'abstentéisme... etc. L'éducation nationale est très loin de ne pas être un sujet auquel on s'attaque. La mutation intervient en général à la demande du prof.
Invoquer le privé n'est pas un argument, le privé n'est pas toujours la panacée, rappelons qu'à une époque les trains arrivaient toujours à l'heure, et la SNCF était publique. Je ne dis pas que le privé n'a que de mauvais côté, mais faut pas croire que ça règlerait tout. Si tu parles des écoles privées, puisqu'on sélectionne, forcément les lycées privés sont meilleurs. Mais l'école républicaine est pour tous, même pour les moins bons.
Bah ça par exemple c'est faux. Les meilleurs profs sont les plus vieux, mais évidemment cela fait longtemps qu'ils ont demandé leur mutation en dehors des lycées (pour faire une grosse généralisation) "qui craignent", donc ces lycées se retrouvent avec de jeunes profs, dynamiques peut-être, mais qui déchantent assez vite. Ce qui fait que les lycées de "banlieues" (autre généralisation), disons, des zones les plus difficiles, sont aussi ceux qui ont les équipes les plus jeunes.
Quant à l'expérience personnelle, ça reste une expérience personnelle, et à ce niveau on ne peut rien en déduire.
C'est un point de vue. Il peut y avoir sécurité de l'emploi et sanctions. Je suis d'accord que ça serait pas mal que l'on puisse plus surveiller les professeurs. A cet égard, faire noter les profs par les élèves ne me paraîtrait pas scandaleux. Quand on a un couteau sous la gorge on est juste précaire : les profs vacataires se retrouvent vite démotivés, ne peuvent pas avoir de projet de classe et font souvent de la figuration parce qu'on leur demande de faire un remplacement de deux semaines. Faut arrêter d'idéaliser le privé, le stress au travail ça existe aussi dans le privé, et ça ne fait pas forcément faire du meilleur travail. Ou alors faut m'expliquer ce que concrètement tu entends par "privé". Mais en-soi ce n'est pas une solution.
Congés qui diminuent sans que personne ne se soit plaint, au passage![]()
Par contre les programmes, les méthodes de formation...
Je ne sais pas si tu te rends compte de "on se retrouve à faire aimer à ces personnes là, le temps de liberté", comme si on vivait pour son travail et qu'on devait exécrer le reste. Du coup je ne vois pas ce que tu veux dire par là.
Encore une fois, comme si l'administration était une et indivisible. C'est un peu comme si tu disais qu'il fallait des juges privés pour juger les fonctionnaires, ça ne veut pas dire grand chose. Ce ne sont pas des profs (des anciens profs souvent, certes) qui contrôlent les profs, il n'y a pas nécessairement de conflits d'intérêts.
Nan mais c'est absurde, est-ce que tu as vu dans le détail la dernière réforme ? C'est un non-sens absolu. Le jour où on fera une réforme dans l'intérêt des profs et des élèves je suis à peu près certain qu'il y aura beaucoup moins de manifestations.
Normal, elle sait très bien former de bons élèves, mais les mauvais sont plus mauvais qu'ailleurs. On a plus de profs dans le secondaire que dans le primaire, ce qui est à contre-courant de tous les autres pays de l'OCDE (en soi ce n'est pas forcément un mal, bien sûr, mais en l'occurrence c'est curieux).
Raydan a écrit :
La douceur quand on est dirigeant ca n'a jamais mené nulle part sauf dans le mur avec les conséquences sociales que l'on sait.
Mandrill a écrit :
La douceur quand on est dirigeant ca n'a jamais mené nulle part sauf dans le mur avec les conséquences sociales que l'on sait.
Mais le niveau de leurs étudiants et largement supérieur aux nôtres, si la raison d’être de l’éducation nationale n’est plus de réduire les inégalités (c’est à dire réduire l’écart entre les bons est mauvais élèves) mais de produire de bons éléments (et c’est ce que tu semblais dire dans ton post précédant : « elle sait très bien former de bons élèves, mais les mauvais sont plus mauvais qu'ailleurs ») autant arrêter tout de suite avec l’école publique puisque dans cette fonction elle est bien moins efficiente que l’école privé à l’américaine (qui effectue sa sélection par rapport au capital économique)
Mais au fond je suis d’accord avec toi pour dire que le problème vient plus du système éducatif (qui est très rigide en France, notamment en raison du principe d’égalité) que des profs eux même (mais ce n’est pas qu’une question de moyens, le temps de travail effectif des profs est, entre autre, un vrais problème que l’on ne peut pas éluder en disant « moi je connais des profs qui bossent leurs cours d’une année sur l’autre »). Ce que je condamne c’est plus le corporatisme qui caractérise ce personnel éducatif et qui confisque les problématiques dans l’optique d’assurer la continuité d’un système qui les favorise (que se soit sur le plan professionnel que sur celui de la situation de leurs enfants).
Les responsabilités sont doubles ici, elle concerne l’Etat qui à la charge du système mais aussi les profs qui sont les acteurs du système et qui ont le devoir de penser l’école de demain (or dés qu’il est question de réforme on voit que leur attitude est clairement conservatrice et je crois que c’est ce qui ne passe pas dans l’opinion publique puis que pour la majorité des citoyens il y a quand même un problème avec l’école publique).
Tellement évolué que la plupart des membres de ma génération (dont moi) ne savent pas écrire correctement
Oui je me base sur mon expérience personnelle parce que des stats sont non disponibles et les études faites, si les chiffres ou les résultats déplaisent à l'administration ils font l'objet de critique sur la méthode ou alors sur l'auteur, ce qui fait que l'administration n'acceptent pas la moindre stat ou étude qui la critique oui qui la nuit.
Donc oui mon expérience personnelle, expérience de plus de 20 ans, j'estime que ce n'est pas une simple observation sans interet vu le temps d'observation au coeur meme du systeme de l'éducation nationnale. Pour moi cette experience personnelle vaut tous les beaux discours de profs qui se protégent les uns les autres, qui essaient de couvrir leur profession de tout reproches comme s'il n'y avait aucun reproche à leur faire.
Les absences de profs, j'en ai jamais vu autant ailleurs. Les profs qui ne corrigent pas les copies alors qu'ils avaient les vacances pour le faire, les vacances sont des jours payés donc des jours de travail à exécuter hors de l'établissement, j'en ai vu plus qu'il en faut chaque année. Les copies sont parfois rendues 3 semaines apres les vacances, ce qui fait au total 5 semaines de retard pour une correction fait à la va-vite.
Ne me dis pas que les profs ne corrigent pas comme s'ils avaient le feu au fesses. Le but du jeu c'est de se débarrasser des copies le plus vite possible. Le problème c'est que ca se voit. Les élèves derriere n'ont pas eu une correction satisfaisante de leur devoir, résultat ils repetent les memes erreurs encore et encore.
Le public est une vraie plaie. C'est la course à en faire moins, meme si personne ne veut l'admettre. j'ai travaillé une période dans le public, c'est encore une expérience personnelle, c'est encore comme par hazard ma propre expérience qui est faussée, n'est-ce pas?
Les profs vieux ne font pas tous du bons boulot. Je dirais qu'il y en a la moitié qui travaillent bien, l'autre non. Ils ne préparent plus rien depuis des années. Ils ont leur cours fait il y a bien longtemps avec les livres scolaires qui vont bien. Le travail est donc minimal. La structure de leurs cours à l'année est parfaitement apprise par coeur au cours de leurs nombreuses années, l'actualité et ses evenements viennent parfois dérangée cette mécanique bien huilée, ce qui n' a rien d'extravagant ou qui necessite un travail supplémentaire à etayer ses propos par des exemples concrets sur l'actualité.
Les éleves ne peuvent pas plus noter leur professeurs que les professeurs ne peuvent se noter entre eux ou par le rectorat qui est affilié au prof. Le controle de l'enseignant doit se faire par des auditeurs privés, des inspecteurs d'ecole privés ou d'intervenants exterieurs comme il y en a beaucoup dans les facs et instituts divers.
Pour ce qui est de la précarité du travail, aux USA les profs signent des baux, leur contrat dure une période de 3 ou 5 ans. Apres des notes satisfaisante de la part d'auditeurs externes, ils sont renouvellés. En France, le statut de travailleur à durée indeterminée dès le premier jour de leur prise de fonction est une aberration. Un mauvais prof fera une aussi bonne carriere qu'un tres bon prof, tout simplement parce que dans l'éducation nationale il n'y a pas de bons et de mauvais profs, il n'y a que des bons et des mauvais eleves. A cause de qui?

Je veux dire par là qu'en accordant toujours plus de temps libre au prof, on leur fait davantage aimer les loisirs que le travail. De plus en choississant leur emplois du temps, les profs se donnent encore une possibilité supplémentaire de ce créer de longs congés par semaine ou se créer des jours en plein milieu de semaine. Ce qui a pour conséquence c'est que les profs pensent plus à leur jour de repos, de vacances, de RTT qu'à leur jour de travail. Quand tu sais que tu es presque en congé tu as tendance à raboter pour finir plus vite, rarement tu vas trainer davantage en partant en retard pour tout finir impécable. Surtout dans le public ou tu sais que tu pourras reprendre les choses comme tu les avais laissé sans problemes délicat à gérer. Il n'y a pas de contrainte de temps dans le public, c'est un des maux de l'administration. On peut remettre le travail au lendemain sans souci. Voilà pourquoi les profs ont parfois des semaines de retards pour corriger des copies.
Il y a conflit d'interet. On sait tres bien que moralement c'est tres difficile pour un collègue, meme s'il est à la retraite, de juger son confrere et plus encore de le sanctionner. Un mauvais prof, régulierement absent, qui corrige mal, qui se fait chahuté, qui arrive en retard, part en avance, a du retard sur le programme, aura la note minimum, un 10 sur 20 mais jamais en dessous.
De toute façon, un bon prof ce n'est pas ca, ce sont des profs qui font aimer la matière et franchement dans l'éducation nationale, ils sont tres tres rares.
Par année scolaire, il y a environ une dizaine de cours dispensés, il n'y a souvent qu'un ou deux profs qui sont appréciés.
La raison est simple, les profs font leur jobs sans plaisir, ils ne transmettent pas du tout le plaisir de leur matière.
Les cours sont vus par les eleves, plus comme des heures subies que des heures de plaisir.
Et ce n'est pas dû à la matière, toute les matières sont en fait interressante et enrichissante, le problème vient de ce qui les dispense.
Des réformes dans l'interet des profs !!!?? Mais LOL manquerait plus que ca!
Il n'y en a pas deja assez eu de ses réformes là !? Ils sont deja pas assez cajolés !?
C'est bien simple ils en ont jamais assez.
Des vrais réformes ce sont des réformes qui seraient difficiles pour eux, un contrat à durée limité, des heures de travails supplémentaires à l'ecole, des vacances supprimées remplacés par des cours gratuit à l'etablissement pour les éleves qui ont du retard scolaire ou qui ne peuvent pas partir en vacances.
Ce qui arrangerait aussi les parents qui verraient leur gosses "gardaient" plutot que libres pendant ses vacances avec les risques que l'ont sait.
Les réformes il faut bien comprendre ne peuvent plus etre au bénéfice des profs parce qu'elles sont alors au détriment des élèves. C'est exactement pareil que dans le privé.
Par exemple, si ca profite au bailleur, ca nuit au locataire. Si ca profite au locataire, ca nuit au bailleur.
L'ecole c'est la meme chose, si ca profite à l'eleve ca nuit au professeur. Il n'y a pas de solutions qui peut convenir aux deux. S'il y en a qui doivent faire des sacrifices ce sont les profs qui ont été trop choyée durant les 30 glorieuses (les 30 années apres la 2eme guerre mondiale) sauf qu'aujourd'hui on vit depuis les années 90 nos 30 périeuses. Il faut revenir en arriere si on ne veut pas s'écraser dans le mur.
Possible. Mais si l'administration connaissant cela n'a jamais rien fait depuis tant d'années, c'est la preuve de la paralysie de l'admnistration. L'education nationale est incapable de gerer le moindre probleme. Au contraire elle les empile et demande plus de moyens. Ce n'est pas une histoire de moyens mais de volonté. Volonté à vouloir reprendre les choses qui ne vont pas quitte à faire mal. C'est ca diriger.
La douceur quand on est dirigeant ca n'a jamais mené nulle part sauf dans le mur avec les conséquences sociales que l'on sait. Avec l'éducation nationale, les conséquences sociales elles sont pour les élèves, pas les profs.
Pour finir je ne suis pas revenu pour me lancer dans des débats sans fin où il n'y a pas de vainqueurs. S'il y a bien un truc que j'ai appris et qui a changé chez moi, c'est cette notion de défaite ou de victoire. Qu'importe si mes arguments sont réfutés, qu'importe si ce qui me parait couler de sens est haché menu par ceux qui pensent le contraire, je n'essaierai pas de te convaincre du contraire, tu as ton opinion qui est aussi ancrée que la mienne, je comprends donc ton point de vu, je ne l'accepte pas mais je l'ai écouté et compris.
La douceur n'a pas disparus pour tout le monde ces 5 dernières années (certains ont droit à des débats éthiques pendant que d'autres payent les conséquences de leurs conneries ...)
Zhatan a écrit :
Mais ça ne veut RIEN dire, l'administration c'est quoi ? L'administration n'est qu'une exécutante, elle n'a pas le pouvoir de changer les règles (programmes, nombres de profs, carte scolaire...). Et en même temps ça fait oublier que l'administration se sont aussi des hommes et des femmes qui ont une vision différente de la tienne, et si tu parles de l'administration, les profs n'en font pas partie, donc il n'y a absolument aucune raison a priori pour que l'administration soit complaisante avec les profs.
Tu n'as pas dû lire les travaux dont tu parles, les administrations font remonter régulièrement les problèmes. Les profs lisent les travaux, et même si ça prend du temps, tentent de s'adapter aux nouvelles conditions. Je ne dis pas que ça réussit tout le temps ou quoi que ce soit, simplement les profs sont des acteurs dans une position qu'ils ne maîtrisent que partiellement.
Donc les profs sont de mauvaises foi mais pas toi ?
C'est pour ça que je n'aime pas parler d'expériences personnelles. C'est parole contre parole.
Donc ce n'est pas dû au public en-soi. Je ne sais pas si ton expérience est fausse, mais vaut-elle plus que l'expérience de milliers de profs et d'élèves ? C'est parole contre parole si on discute comme ça. Et il serait quand même assez incroyable que toute l'éducation nationale soit liguée pour en faire le moins possible.
Bah ça par exemple c'est faux. Les meilleurs profs sont les plus vieux, mais évidemment cela fait longtemps qu'ils ont demandé leur mutation en dehors des lycées (pour faire une grosse généralisation) "qui craignent", donc ces lycées se retrouvent avec de jeunes profs, dynamiques peut-être, mais qui déchantent assez vite. Ce qui fait que les lycées de "banlieues" (autre généralisation), disons, des zones les plus difficiles, sont aussi ceux qui ont les équipes les plus jeunes.
Quant à l'expérience personnelle, ça reste une expérience personnelle, et à ce niveau on ne peut rien en déduire.
Dans les Facs ? Lol. Personne n'est jamais inspecté dans les facs. Quant à l'école états-unienne, on sait ce qu'elle vaut... Ensuite l'avancement d'un prof est déterminé par la note donnée par le proviseur et le rectorat. C'est absurde de dire qu'il faut absolument noter par des gens du privé. Ce n'est pas parce que tu es fonctionnaire que tu ne peux pas juger un autre fonctionnaire. Sinon il faut aussi des juges spéciaux pour l'administration, qui ne soient pas rémunérés par l'Etat.
Mais et alors ? Si tenté que ça soit vrai, on peut faire la part des choses aussi. Je connais des tas de gens qui ne raffolent pas de leur boulot, qui en ont marre, et qui font bien leur travail. Tout en préférant le WE, ça n'a pas de sens. Les profs ne choisissent leur emploi du temps que dans une certaine mesure, ils ne sont pas tout seul dans un établissement, et les élèves ne peuvent pas faire 12h de cours par jour. C'est absurde de dire : "rendons pire les conditions de travail des profs, ça les obligera à travailler".
Pareil : "tu as tendance à raboter pour finir plus vite", ouais enfin les profs ont un emploi du temps, donc au pire ça concerne la dernière minute de leur dernière heure de cours. Donc ça fait 1 minute sur 18h de présence devant les élèves (ce qui n'est pas tout à fait exact en fait, mais bon).
On ne peut pas remettre le travail au lendemain : inspection, programme, bac... Pour les copies ok, mais encore une fois, rien ne dit que c'est une généralité.
Tous ces exemples me font penser que tu ne connais pas tant que ça le monde de l'enseignement : les profs ne sont pas notés par d'autres profs, ils ont bien sûr des promotions en fonction de l'inspection et du proviseur (on peut bien sûr discuter sur le nombre d'inspections et sur les méthodes pour réussir une inspection), ils n'ont pas de RTT (!). Ce qui me permet de critiquer la prétention à avoir un point de vue absolument véridique sur la situation.
Mais c'est faux. Comme si d'emblée on aimait tous ses semblables. J'ajoute que les inspecteurs ont une fonction, ils doivent noter les profs, cette fonction s'impose à eux. C'est ce que j'ai dit : il peut y avoir des complaisances, mais un prof visiblement mauvais avancera moins vite.
D'où l'intérêt de faire noter les élèves (anonymement évidemment), après tout ils sont sans doute les plus à même de savoir si ça leur convient ou pas. Et là le prof ne peut pas ruser pour la seule inspection qu'il aura dans l'année. On remarquera toutefois que le nombre d'inspecteur ne permet pas un contrôle trop fréquent.
Par année scolaire, il y a environ une dizaine de cours dispensés, il n'y a souvent qu'un ou deux profs qui sont appréciés.
La raison est simple, les profs font leur jobs sans plaisir, ils ne transmettent pas du tout le plaisir de leur matière.
Les cours sont vus par les eleves, plus comme des heures subies que des heures de plaisir.
Tout ça se discute, oui. Même si le CDD, je suis un peu sceptique, surtout si le seul contrôle c'est l'inspecteur. Et la tendance est à payer des intervenants extérieurs (moi par exemple) non qualifiés (mais de toute façon les profs ne le sont pas non plus), en dépit du bon sens évidemment, même si je fais ce que je peux.
Ce qui arrangerait aussi les parents qui verraient leur gosses "gardaient" plutot que libres pendant ses vacances avec les risques que l'ont sait.
Déjà non, c'est pas pareil. Et ensuite même dans ton exemple c'est pas sûr du tout.
Des profs qui ont envie de venir, c'est des profs plus disponibles et qui font mieux leur travail. Oh ! ça profite aux deux !
En fait, on dit les trentes piteuses, parfois. Mais ce serait franchement à relativiser.
Et on ne revient pas en arrière, le monde n'est pas celui d'avant la guerre, les élèves ont changé, il faut inventer de nouvelles solutions.
Non, là c'est ton point de vue. Les meilleurs profs ne sont pas les plus vieux. J'ai eu beaucoup de profs agés, ils ne m'ont pas fait aimé la matière qu'ils enseignaient. Ils sont plus aptes, plus capables de diriger une classe mais ils sont aussi plus severe et moins tolérants avec les élèves difficiles.
Un jeune prof fait bien plus d'efforts.
Il ne s'agit pas apres de faire celui qui n'a rien vu ou de tout oublié ou de se laisser avaler par les discours populistes d'une profession que tu apprécies (parce que toi-meme tu veux peut-etre en faire partie).
Une chose est sure Zlatan, c'est que plus tu donnes des jours de congés à quelqu'un, plus il en veut encore. Moins il a d'heures, moins il veut d'heures. Ca tire toujours dans le sens du pire, jamais ca tire dans le bon sens. Plus on donne d'argent, plus ils en réclament. C'est le systeme.
Le privé à comme gros défaut sa précarité mais c'est ca justement qui fait son efficacité, les gens réclament moins et travaillent davantage.
Et concernant leurs heures par semaine. Je ne vois pas pourquoi les profs ont moins de 20 heures par semaine et trouvent le temps d'aller chez acadomia ou au domicile personnelle des parents des eleves pour leur dispenser des cours supplémentaires payant. Sans compter qu'ils ont aussi le temps de faire des activités annexes, demande à tes amis profs s'ils ne font que leur travail. Ils ont le temps de faire leur courses plusieurs fois par semaine quand ceux du privé ne peuvent les faire qu'une fois le samedi matin et n'ont pas la possibilité d'activités de loisirs. C'est donc bien que les profs ont beaucoup de temps à eux, que le travail de correction ajouter à leur travail à l'etablissement est bien en-deça des 35heures hebdomadaires.
Oui, ils n'ont pas de RTT et je savais que si je ne mettais pas l'explication précise tu allais faire un amalgame dessus. Dans l'éducation nationale il n'y a pas que les profs il y aussi tout le service administratif, les secretaires de lycées, les pions etc.. ils ne sont pas profs pour autant ils bénéficient eux aussi des vacances et ont pour certains d'entre eux des RTT, c'est le cas des secretaires qui travaillent 35heures par semaines et qui bénéficient donc des RTT en plus des vacances scolaires quand l'etablissement est fermé.
La solution c'est l'audit externe. Les notes des eleves sur les profs souleveraient bien trop de questions et de contestations de la part des profs eux-memes. C'est inapplicable. De la meme maniere, demander à des collegues, des personnes qui exercent le meme boulot de se noter, c'est completement biaisé. C'est comme mettre le loup dans la bergerie, on sait tres bien le résultat, il n'y aura que des rapports de complaisance.
Les inpecteurs académiques ne sont pas assez nombreux et surtout leur arsenal de sanction n'existe pas, c'est le rectorat qui decide et vu que le rectorat se trouve souvent à rechercher des remplacants pour les profs "malades", le rectorat evite de sanctionner les profs pour ne pas rajouter de difficultés à ses propres difficultés de remplacement.
Sans compter que les inspecteur font une petite inspection tres courte de quelques heures sur un prof, alors que moi qui était un éleve j'ai pu juger mes profs sur toute une année. Je pense donc voir mieux que beaucoup d'inspecteur la qualité d'un prof. Les profs mauvais ou pas, restent toujours dans l'établissement, ce sont les eleves mauvais que l'établissement fait dégager. Quelle justice !
Je ne veux pas empirer leur condition de travail, je veu les remettre bien à fond dans leur travail, s'y concentrer pleinement au lieu de ne penser qu'à bacler rapidement leur travail pour vite revenir à leur loisir, deuxieme activité ou motivation personnelle (sexuelle).
les bons établissement en général privé, sont dans ce cas. Les profs sont bons parce qu'ils arrivent à faire aimer leur matiere et les eleves comme les parents sont contents d'aller à l'ecole dans cet établissement.
je ne connais pas les colleges ni les lycées privées mais les prépas privés comme Henry IV, comme La fleche ou des grandes ecoles privées sont appréciés des eleves parce que les profs transmettent leur savoir avec plaisir.
Un bon prof c'est quelqu'un qui a su te faire aimer sa matière. C'est profs là se retrouvent en général dans les etablissement privés parce que ces établissements savent reconnaitre un bon prof d'un mauvais prof. C'est pourquoi il y a tant de mauvais professeurs dans le public (ils sont quand meme une minorité par rapport au bons) c'est parce qu'ils font leur métier sans passion et ca se voit, ca se ressend. Les corrections faitent à la va-vite sont un exemple de cela, les jours maladies aussi, les exercices sur des bouquins vieux de plusieurs années aussi, ce sont des profs qui ne se remettent pas en question. Qui n'évoluent pas et ne veulent pas s'adapter par rapport à l'eleve pour faire aimer leur matiere.
les dégradations de batiments publics, les casses et les vols hors de l'établissement sans parler des violences entre eleves.
Les acquis sont normals en période de croissance mais en période de crise ces acquis se transforment en vrai boulet et pour certains ces acquis sont meme nuisibles à la profession mais aussi aux eleves.
) on réagit violemment.Zhatan a écrit :
Tu dis qu'il n'y a pas de chiffres, pas de statistiques, ce qui te permet de dire n'importe quoi puisque de toute façon c'est de la faute de l'administration qui cache tout. Et bien va voir les travaux qui ont été faits sur l'école et après on en reparle, t'es gentil. Il y a des travaux, qui sont bien plus documentés que tes propos. Sinon on peut dire n'importe quoi et justifier ensuite en disant : de toute façon on ne peut pas vérifier, un consortium de l'ombre empêche toutes les informations de sortir.
D'ailleurs pour ce que j'en sais tu pourrais avoir un ressentiment particulier contre l'école et plutôt que de te remettre en question tu mettrais tes problèmes sur le compte de l'école. On revient à ce que je disais, il n'y a aucune raison que tu ais davantage raison qu'un prof, si on prend simplement vos paroles sans arguments.
je me base sur les dire d'une sociologue de l'éducation (mais elle n'est pas la seule à le dire) : Sociologie de l'école (1999), le plus simple et synthétique. Evidemment il y a des dizaines d'ouvrages et d'articles sur la question. Évidemment il faut reconnaître que la statistique et les études sur le sujet existent.
Point de vocabulaire : le ministère de l'éducation ? soit tu parles du ministère en tant qu'il a un ministre a sa tête mais à ce moment là il ne fait pas partie de l'administration, soit tu parles du ministère sans le ministre, c'est-à-dire les secrétaires, les employés et ainsi de suite et dans ce cas c'est une administration, elle ne prend pas d'initiative puisqu'elle administre justement. En fait ce n'est pas qu'elle ne prend pas d'initiative, c'est qu'elle ne peut pas changer les ordres. C'est une courroie de transmission.
Il faut probablement réformer l'école, c'est même certain, mais encore faut-il avoir l'honnêteté de ne pas rejeter la faute sur les profs, qui ne sont que les acteurs faisant (ou ne faisant pas) ce qu'ils peuvent dans un système qu'ils ne maîtrisent pas et de voir les véritables dysfonctionnement d'un système tout entier (et y compris des profs si on veut). Bref, ne pas chercher à désigner un coupable, ce qui est absurde, mais à trouver ce qui ne fonctionne pas.
Ce que tu dis est , déjà tu évites de voir les problèmes du privé pour le parer de toutes les vertus (et quelles vertus !), c'est commode mais malhonnête. Ensuite tu prends les gens pour des machines qui doivent produire : l'ouverture d'esprit, l'épanouissement (y compris dans le travail !) ça te dit quelque chose ? Alors évidemment tu peux vouloir un système absurde où les gens ne fassent que travailler, mais j'aimerais biens savoir à quelles fins tu destines ce travail, à mon avis ça va être assez rigolo à entendre.
Le privé n'est pas en soi meilleur que le public : j'en veux pour preuve la SNCF, les chemins de fers britanniques, le système de santé et d'éducation américain. Savais-tu que 14% du PIB des USA était consacré à la santé ? Contre seulement 8% en France. Et pourtant notre système de santé est un des meilleurs au monde (premier ou deuxième, ça dépend). Et pourtant la moitié des dépenses de santé sont le fait du privé (environ 7% des dépenses de santé sont le fait de l'Etat aux USA, ce qui est certes surprenant, mais ce qui veut bien dire que le public efficace ça existe).
Me dire que je ne connais pas le système éducatif américain alors que soi-même on n'y connaît pas grand chose est assez fort de café. Cela étant ce n'est pas une école de la performance, c'est une école où les inégalités sociales, culturelles et économiques sont plus fortes qu'ailleurs. Le mythe du self-made man qui arrive à l'université depuis South Side est ce qu'il est : un mythe. Je ne dis pas que ça n'arrive pas, mais cela arrive beaucoup moins et beaucoup moins facilement qu'en France. Il n'y a pas qu'une seule étude qui le montrent, en outre.
Et qui dit que l'audit externe ferait bien son travail ?
Tu dis que tu as été un élève qui pouvait juger mais tu ne veux pas que les élèves notent leurs profs ? Je n'ai pas dit qu'ils devaient noter seuls, le proviseur et l'inspecteur ont leur mot à dire. L'inspecteur n'est pas prof par définition, et en plus être prof ça ne veut pas dire "devenir l'ami de toute l'éducation nationale", a fortiori quand tu ne connais pas les gens que tu inspectes. Il a peut-être été prof, mais en même temps on peut se dire que du coup il sait ce qui est faisable et ce qui n'est pas faisable en cours, ce qu'on peut demander à un prof et ce qu'on ne peut pas exiger de lui.
Je ne dis pas qu'on ne devrait jamais virer les profs, mais les précariser on voit bien ce que ça donne avec les vacataires.
Tu as bien appris ta leçon. Idem pour ton dernier paragraphe. Quant aux questions de fond, je dirais que tu te limites en fait à la surface, à l'écume des choses. Tu es par exemple incapable de me répondre sur ce que j'ai dit sur la dégradation des conditions d'enseignement, ou sur la dernière réforme bidonnante qui a été faite et pour laquelle les profs (mais aussi les parents d'élèves et également les élèves) on réagit violemment.
Ce qui n'empêche pas de former les inspecteurs. Par contre tu sous-estimes la fonction, c'est un peu comme la Police des Polices, c'est pas parce qu'elle a à faire à des collègues qu'elle juge mal, et en général dans un commissariat quand arrive un bœuf-carottes ça ne rigole pas trop. Un conflit d'intérêt ce n'est pas ça. Il y aurait évidemment un problème si un inspecteur jugeait un ami, mais on n'est pas obligé que cela se passe comme ça. Et le devoir d'un fonctionnaire serait de dire quand c'est le cas. Enfin CDI ça n'est pas forcément synonyme d'invirable.
Quant à la méthode de notation des profs : en cas de cabale de la part d'élèves facétieux : il suffit de voir que la courbe des notes n'est pas en cloche. On peut mettre en place un système avec plusieurs alertes, du genre : si au moins la moitié des classes se plaint, alors le prof est inspecté, voire suivi par un inspecteur pendant quelques semaines. Et si vraiment ça ne va pas on prend des mesures (concrètement je ne sais pas comment ça pourrait se manifester). Cela permet plusieurs choses : de mettre des profs adaptés en face de chaque classe (en tenant compte des souhaits du professeur évidemment), cela permet de détecter les problèmes, de rendre une fierté à l'enseignant et ainsi de suite... après évidemment, cela peut ne pas marcher, mais à Lausanne, à l'université, ça se passe comme ça. Bon évidemment c'est à l'université, c'est en Suisse... etc. Mais bon... à voir?


Attends les études que tu cites sont au profit de qui? Des profs ou des élèves? C'est la question que je t'ai posé tout a l'heure, les mesures que demandent les professeurs c'est pour eux-meme ou pour les élèves? Quand on demande à etre augmenter, je ne crois pas que l'enseignement sera meilleur. Quand on demande plus de profs, ce n'est pas pour travailler plus mais se décharger plus.
Et enfin les chiffres dont je parle ce sont les chiffres de l'OCDE que l'education nationale ne veut pas entendre. Les profs français travaillent moins que tous les autres profs européens, ils ont le moins d'heures et le plus de vacances. Très loin de la moyenne européenne. Mais bien sur ces deux points qui sont de vrais points noirs et qui expliquent les mauvais résultat des éleves dans les classement scientifiques et literraires (langues par exemple) ne sont pas corrélatifs?
Le temps de travail a tellement été rogné par les syndicats des professeurs années apres années que l'education nationale française se retrouve à etre l'une des plus nombreuses en terme d'effectifs mondials par rapport à sa population et malgré cela ce n'est pas assez selon les profs français.
Ce discours là, ces chiffres là les profs ne veulent pas les entendre. Dans d'autres pays comme l'Allemagne par exemple il y a environ 30 millions d'habitants supplémentaires et autant de profs qu'en France, une explication?
La différence c'est la qualité d'enseignement sachant qu'en plus les profs allemands travaillent plus que les français et ont moins de jours de vacances, sans compter qu'ils ne font pas greve chaque année malgré leur conditions plus difficile.
La mentalité des profs français c'est un problème que bien sur les stats et toutes les études que tu veux ne peuvent pas mettre en exergue.
Les stats sur les absences, tu peux m'expliquer?
Pourquoi il y a plus de congés maladie qu'ailleurs? des grippes d'un jour qui tombe les lundis comme par hazard ou les vendredi.
Et les ponts, en plus des vacances, il y a les ponts, il y a les graves, il y a les maladies, les accidents divers, les jours de solidarités pour des collegues qui ont subis une aggression, etc..
Les élèves passent au second plan, l'important ce sont leur propre conditions autrement dit leur salaire, le nombre d'heures de travail et les jours de congés. Relevé le niveau d'enseignement c'est un sujet qui est passé bien après ces 3 points depuis des decennies.
Pour relever le niveau il n'y a pas 36 façons, il faut travailler davantage, il faut qu'ils s'investissent davantage, il faut qu'ils soient plus controler mais aussi sanctionner et la sanction ne doit pas etre qu'un avertissement mais une vraie sanction. Sans santion, pas de moyens de pression et donc pas de résultat.
Les perdants? les élèves et leurs parents qui se retrouvent à devoir faire la leçon et les exercices de leurs progénitures en plus de leur boulot personnel car l'enseignement est défecteueux et insuffisant.
Si parce que j'ai un oeil exterieur, je ne fais pas partit du systeme. Si je le critique c'est bien parce qu'il y a des points qui ne vont pas. Je ne critique pas par exemple les administratifs, je critique les enseignants.
Les profs à l'inverse vont tout mettre sur le dos des collèges difficiles ou du manque de moyens pour s'absoudre de toutes responsabilités et ainsi s'eviter toute perte d'acquis social.
Tu crois que les profs sont dignes de parler en leur nom? sont honnetes dans leurs objections?
Est-ce la faute des eleves si les colleges sont difficiles ou des profs?
pourquoi toujours les eleves? pourquoi il y a toujours de mauvais eleves et jamais de mauvais profs? pourquoi les mauvais eleves sont sanctionné et pas les mauvais profs?
pourquoi l'administration regarde mais n'agit jamais quand les parents l'interpelle, je pense par exemple à des agressions entre eleves ou harcelement (le cas par exemple d'une petite fille décédé l'an dernier devant son collège juste avant les grandes vacances par le frere d'une eleve de sa classe, l'administration était avertie.
Meme chose pour des eleves qui se suicident où les profs ne voient rien. Ok, ils ne sont pas responsables, ce n'est pas un reproche mais quand ils sont avertis, oui. Malgré tout qu'elles sont les conséquences pour les profs, aucune. pour les parents, des conséquences irréversibles.
Les études qui sont bien sont mises en avant, les études qui sont critiques sont censurés ou contestés. Soit c'est l'auteur qui n'est pas recevable soit ce sont ses méthodes.
Cherche des études critiques, j'en ai cherché, elles sont toutes rejetées par les profs. Meme chose pour les absences, il y a un site qui indique l'absence des profs, completement rejeté par les profs.
tout ce qui nuit à leur profession est rejeté, c'est ce que je te dis depuis le début, il n'y a que les expériences personnelles qui restent puisque les études critiques ne sont pas officiellement reconnues et donc rejetées.
Si on additionne toutes les personnes qui critiques les profs croient moi qu'il y a un pourcentage sensible par rapport à la population française mais ces gens là ne sont pas écoutés, l'administration ne veut rien revoir. Par contre quand les profs manifestent alors là ils sont écoutés. Aucune justice. Ce sont ceux qui sont juges et parties qui sont écoutés et ce sont ceux qui dénoncent qui ne sont pas écoutés. Logique.
Ca me parait évident quand je parle de l'éducation nationale, quand je parle de l'administration, quand je parle du ministere. Si je voulais parler du ministre, j'aurais dit le ministre. Le ministere n'est pas qu'un exécutant, c'est lui qui lance les initiatives, proposent les réformes, signent les circulaires, mais le ministere n'ose lancé aucune véritable réforme.
On a l'impression qu'il faut qu'il n'y ait plus d'argent dans les caisses, que le AAA deviennent BBB pour qu'enfin de vraies réformes économiques soient appliquées alors que ca fait longtemps que des gens comme moi les proposent.
Ce n'est pas quand la France sera en faillite qu'il faudra réduire le temps de vacances des profs, augmenter leur heures travaillées parce qu'ils sera deja trop tard et qu'il faudra en licencier un nombre conséquent pour rééquilibrer les comptes du budget.
S'il faut toujours etre dans le mur pour faire des vraies réformes alors le mur il a interet d'etre costaud parce qu'on va taper vraiment tres fort
Je rejete la faute sur les profs Zlatan pas par plaisir mais parce que ce sont les responsables et eux le nie. Forcément, ils ont cherché la faute tout autour d'eux, on a fait le tour, on a fait ce qu'il était possible autour, maintenant c'est à leur tour de faire les efforts et ne pas s'en soustraire.
Ce qui fonctionne pas je l'ai dis Zltan, c'est l'efficacité et le gout de la matière.
Les profs en ayant un CDI n'ont pas à faire d'efforts plus que cela puisqu'ils se savent en sécurité. Ils peuvent donc paresser, ils peuvent remettre le travail au lendemain, ils peuvent travaillés à leur rythme sans crainte de sanction. Avec le risque de perte d'emploi, licenciement ou non renouvellement de leur contrat, les profs feraient plus d'efforts vis à vis des eleves pour qu'ils obtiennent de meilleurs résultat. Leur cours seraient plus pédagogique, ils s'interresseraient davantage à tous les eleves car le moindre eleve en echec serait un point noir sur leur tableau annuel.
Le gout de la matière aussi. Il faudrait que les profs se vouent completement à faire aimer ce qu'ils enseignent à leurs eleves. Moi quand je vois l'urbanisme, le droit civil etc de la maniere dont c'est enseigné, c'est à dire tres théorique, tres rébarbatif alors que c'est génial quand on l'applique, je vois bien que les profs ne savent pas du tout enseigner leur matiere. Moi je m'y prendrais plus concretement, ce n'est qu'un exemple. Mais les bons profs ce sont ceux qui savent amener les eleves dans leur passion. C'est pas plus compliqué que cela malhreusement ce n'est vraiement pas le cas pour la plupart d'entre eux.
Les eleves ont l'impression d'etre des machines à devoir, des pions qui sont controlés constamment par des examens notés tandis que leurs propres enseignants ne sont jamais notés alors qu'ils voient tres bien que ces profs n'en ont rien à faire d'eux s'ils ne réussissent pas ou ne comprennent pas.
Un commercial par exemple, va faire en sorte de bien se faire comprendre de son client. A la fin de la journée il aura vu 20 clients par exemple (dans une boite de vente d'ordinateurs) et il aura cherché à tous les convaincre. Ok, il les a pris séparemment mais crois moi que s'il pouvait prendre ses 20 clients à la fois il serait plus heureux. Il n'aurait pas a répéter 20 fois les memes choses et il se consacrerait à aller plus au fond des choses tout en étant d'une extreme sympathie et précision. Les profs il faut qu'ils regardent un peu du coté du privé sur les méthodes relationnelles, sur les méthodes pédagogiques pour se faire comprendre rapidement et agréablement.
Les commerciaux savent sortir les mots qui font mouches, vont d'abord aux points essentiels, aux points d'accroches avant d'aller plus profondément dans le sujet.
Les profs ils parlent d'un sujet en commencant par les choses barbantes et en enchainant. Les eleves ne sont pas accrochés des la premiere minute de cours. L'échec d'écoute des eleves est logique.
Les formations pédagogiques sont suffisantes et de toute façon il faut bien à un moment apprendre sur le tas. Toutes les lecons apprises, toute la théorie ne remplacera jamais l'experience en milieu réel.
Sans compter que les inspecteur font une petite inspection tres courte de quelques heures sur un prof, alors que moi qui était un éleve j'ai pu juger mes profs sur toute une année. Je pense donc voir mieux que beaucoup d'inspecteur la qualité d'un prof
Raydan a écrit :Mon expérience, tu ne dois pas la prendre à la legere simplement du fait qu'elle est personnelle. Une experience de 20 ans au coeur du systeme, ca permet de voir tous les défauts. Il ne s'agit pas apres de faire celui qui n'a rien vu ou de tout oublié ou de se laisser avaler par les discours populistes d'une profession que tu apprécies (parce que toi-meme tu veux peut-etre en faire partie).
Raydan a écrit :Les vacances sont des congés payés.
Raydan a écrit :Comme j'ai dis, il n'y a pas de sources vu que l'administration fait barrage à toutes études nuisibles. Les seules études qu'elles autorisent sont les études qui montrent que les profs français gagnent moins que dans certains 'autres pays, que les profs français ont tant d'eleves par classe alors que dans certaines autres pays ce n'est pas le cas. Toutes les études qui vont bien sont acceptées et rendu publique par l'administration (l'éducation nationale pour te préciser) tandis que toutes celles qui montrent les défauts que je présente sont contestées voire meme censurées donc forcément je ne peux m'appuyer sur aucune source.

Raydan a écrit :les bons établissement en général privé, sont dans ce cas. Les profs sont bons parce qu'ils arrivent à faire aimer leur matiere et les eleves comme les parents sont contents d'aller à l'ecole dans cet établissement.
Zhatan a écrit :Personne n'est jamais inspecté dans les facs.
Zhatan a écrit :Pour les copies ok, mais encore une fois, rien ne dit que c'est une généralité.
Raydan a écrit :Seima, écoute, tu n'as jamais travaillé dans le privé, tu n'as jamais travaillé dans un autre service administratif. Tu ne connais pas non plus le travail à l'étranger, donc tu ne peux pas parler.
Oui je sais tres bien ce qu'il faut faire, je l'ai dis dans mes quote. Je sais ce qu'il faut améliorer, ce qu'il faut changer, ce qu'il faudrait aussi faire sans rien changer, juste en changeant les méthodes de travail.