C'est ce que je voulais dire. Et effectivement, il y a toutes sortes de recherches pour trouver les gènes de l'homosexualité. Il y a également eu une recherche sur le gène de la fidélité. (Amusant, d'ailleurs, on l'a surtout cherché chez les hommes. En tout cas, c'est la bonne excuse: "Excuse-moi chérie d'avoir couché avec la voisine, mais je ne peux pas lutter contre mes gènes." lol) Et il y a plein d'autres recherches de ce type. Je sais bien que toute société a son propre système de valeurs. Je n'ai pas parlé de rationalité. Et je n'ai même pas essayé de faire passer nos sociétés pour moins bonnes que d'autres. Juste que j'allais pas dire que c'était l'humanité en général, alors que c'est spécifique à chez nous. Et quand je parle de volonté de rendre concret, je parle d'une volonté d'inscrire les choses dans la matière et dans le mesurable. La famille n'est ainsi, dans nos systèmes de valeurs, plus quelque chose de construit socialement, mais quelque chose de défini par une matière concrète, que sont les gènes. De même, la personnalité des gens est inscrite dans cette même matière. Oui, il y a d'autres problèmes dans d'autres systèmes, mais encore une fois, j'ai voulu parlé de ce problème-là, pas pour nous comparer à d'autres systèmes, mais simplement pour montrer les problèmes que posent la "concrétisation" à outrance et les abus qu'elle peut causer, malgré la forte valorisation de celle-ci.
Oui, oui. Mais il me semble que tout mettre dans le concret et le mesurable c'est consubstantiel à toute société. Je veux dire que, comme tu disais "notre société", ça me paraît être tout à fait commun : les Indiens de Colombie ont fait des expériences en mettant des cadavres d'Espagnols dans de l'eau pour voir s'ils avaient une âme et si leur corps se corrompait bien. C'est pour ça que j'ai voulu corriger.
Et il me semble au contraire que les gens ne font pas aveuglément confiance à la science, quelle qu'elle soit : sondages, alerte pour telle ou telle maladie qui tombe à l'eau, précaution qui passe à la trappe... etc. Ce n'est pas parce que quelque chose se présente sous l'apparence de la vérité que les gens le gobent. C'est pourquoi Allègre a peu d'audience par exemple, alors que beaucoup de gens ne voient pas les failles dans son discours anti-environnementaliste.
Ceci était un post garanti «café du commerce» (que des impressions, aucune source)
loul
Peut-être que les scientifiques qui travaillent sur les tests d'intelligence les relativisent, mais je ne crois pas que ce soit très clair dans l'esprit de la plupart des gens. Et peut-être qu'on ne mesure plus les crânes et tout ça, mais avec les études sur la génétique ça va encore plus loin : j'ai l'impression que l'idée répandue est que la génétique peut tout expliquer (cf d'ailleurs les études sur l'homosexualité dont avait parlé San999), et en plus c'est encore plus flou pour le profane (seul un expert peut contredire un autre expert).
Qui croit vraiment aux tests de QI ? On en fait des jeux télévisuels. Les gens sont conscients que les tests qu'on trouve sur internet sont plutôt moisis. Que Nicolas Sarkozy glisse un mot sur la génétique de l'homosexualité cela ne prêche que pour les convertis à mon avis et lui-même ne le fait que électoralement parlant.
C'est ce que je voulais dire. Et effectivement, il y a toutes sortes de recherches pour trouver les gènes de l'homosexualité. Il y a également eu une recherche sur le gène de la fidélité. (Amusant, d'ailleurs, on l'a surtout cherché chez les hommes. En tout cas, c'est la bonne excuse: "Excuse-moi chérie d'avoir couché avec la voisine, mais je ne peux pas lutter contre mes gènes." lol) Et il y a plein d'autres recherches de ce type.
Les chercheurs eux-mêmes ne sont pas forcément objectifs lorsqu'ils font leurs expériences. En outre le lobby qui appuie le plus les recherches génétiques sur l'homosexualité c'est justement le lobby gay aux USA. Car si l'homosexualité est génétique alors que reprocher aux homosexuels ?
Un ami m'a parlé d'un livre très intéressant d'un auteur américain contemporain (je n'ai plus le nom de l'auteur en tête, surement Daniel Dennett mais je ne voudrais pas dire de conneries). Bref, l'auteur pense, argument scientifique à l'appui, que nous ne sommes pas libres dans nos actions, nous sommes en quelque sorte soumis à notre corps, ce que nous pensons être une liberté de choisir n'est en faite qu'une réponse du cerveau à un stimuli donné. Bref, il n'a y pas d'âme ni tout le tralala, nous ne sommes que des morceaux de chair, rien de plus, avec une conscience réflexive, mais au final çà ne change rien, nos actions sont conditionnées par notre génome et notre environnement. Bref, notre volonté est elle libre, ou est elle déterminée? Ce n'est peut être pas aussi radical que ce que je viens de dire, mon ami m'a fait un très court résumé, sans nuances. Mais cette idée me tient à coeur, car selon moi, notre volonté n'est pas libre du tout. Qu'en pensez vous?
Peut-être. Mais de deux choses l'une : ou c'est la vérité et ça ne se discute pas, ou c'est une assertion qui se discute et alors on ne peut pas vraiment s'appuyer sur un livre qui dit avoir des arguments scientifiques.
Mais que notre conscience soit libre ou non... qu'est-ce que cela change ? Soit elle est libre et c'est très bien, soit on a seulement l'illusion de la liberté et cela ne change rien à nos actions.
La seule façon de prouver la liberté de l'homme ça serait de tout connaître sur les mécanismes qui font agir l'homme et que malgré tout quelqu'un fasse quelque chose d'imprévisible. Mais bon... c'est compliqué...
Enfin, nous ne sommes certainement pas entièrement libre, mais je pense surtout que l'opposition n'est pas binaire : il n'y a pas de volonté qui n'a pas des raisons de faire ce qu'elle fait, on peut voir cela comme une absence de liberté, ou on peut voir ça comme la marque de la rationalité (limitée si on veut, et dans le sens qu'il "raisonne"

de l'homme. Mais quelqu'un de complètement irrationnel serait-il libre pour autant ?
Quelqu'un de complètement libre, en tout cas si on retient le sens de liberté que tu prends (il me semble), ce serait quelqu'un qui n'a aucune raison de préférer quoi que ce soit. Et donc il choisit au hasard. Pour moi ce n'est pas parce qu'on a toutes les raisons du monde qu'on n'est pas libre. On peut faire son devoir librement, on peut se conformer librement. En bref la condition de possibilité de la liberté c'est simplement la conscience de ce qu'on est (c'est à dire de comment on est devenu) et la conscience de nos possibilités.
Voilà, pour avoir mon avis comme ça...