Moi vous savez, les sondages... ^^
Et je le redis, mais les homosexuels ne veulent pas se marier. Donc créer une institution nouvelle pour une minorité de minorité. Pas sûr que le gouvernement daigne faire l'effort.
Ça tombe bien, il n'a pas à le faire

L'argument du choix est inacceptable, même en admettant que "choix" il y ait vraiment. Cela voudrait dire que l'état aurait le droit de dicter quels choix doivent prendre les citoyens.
Il ne le fait jamais l'Etat ? La vaccination, t'es obligé, on considère que pour ton bien et le bien collectif tu dois te vacciner, le choix ne t'est pas laissé, alors que ça pourrait être un choix. En plus là il ne s'agirait pas de dicter les choix mais de dire qu'il faut assumer la marginalité effective ; de plus qu'on n'a pas à accorder n'importe quel droit sous prétexte qu'on le réclame (argument de kanzenda en outre). Résumé : soit on choisit le mariage hétéro soit on ne demande pas le mariage, en somme.
Ou alors qu'ils pourraient renoncer à soutenir ou défendre, ceux qui prennent une décision les mettant dans un groupe discriminé (religion). Une femme qui choisit un métier masculin sait qu'elle risque la discrimination, donc on ne la défend pas, car c'est son choix.
Bah non, mais on pourrait considérer qu'une femme n'a pas le droit à des horaires aménagées parce qu'elle est une femme, choisirait-elle un travail masculin. Ici, on ne dit pas qu'il ne faut pas défendre les homos, mais qu'il n'y a pas à accorder des droits pour faciliter quelque chose qui est totalement artificiel (argument de baba), à savoir qui ne va pas de soi du tout, qui "force les choses". Ce à quoi on ne peut pas rétorquer par "dans d'autres sociétés..." parce qu'il ne s'agit pas d'autres sociétés mais de la nôtre, et que dans la nôtre ce ne serait pas "naturel" (dans le sens où la culture est une seconde nature), argument de kanzenda encore une fois.
Et plein d'autres choses du genre. C'est totalement irrecevable comme argument. Pour interdire un certain choix, il faut que celui-ci soit nuisible.
On peut considérer que c'est nuisible dans tous les cas. Pour la bonne marche de la société, pour l'institution familiale ou que sais-je encore.
L'argument de l'amour...? What?
Le fait qu'on se marierait par amour, on s'en fout en fait, ça ne peut pas être une définition du mariage. Je vois pas trop comment le juge ou le maire mesurerait ça. Il s'agit de politique (voire de droit), pas de juger au doigt mouillé et à la louche si oui ou non on va accorder tel ou tel rabais sur tel ou tel produit. Les gens se marient pour des raisons X ou Y, mais les raisons des gens ne peuvent pas rentrer dans les considérations qui feront voter le mariage. Les gens peuvent avoir mille raisons de se marier. En plus ça impliquerait qu'il y ait des bonnes ou de mauvaises raisons. C'est comme si on prenait en compte la conviction personnelle des contre ou les arguments religieux des contre. On fait de la politique, pas un espèce de vague sondage pour connaître le ressenti des gens.
On accorde à certains de se marier avec qui ils désirent et à d'autres, s'ils veulent se marier, ils doivent alors se forcer à choisir quelqu'un qui ne les intéresse pas.
Voir plus haut.
L'égalité, c'est pas que tout le monde puisse faire ce qu'il a envie. L'égalité n'est pas une catégorie émotionnelle.
Là où les hétérosexuels peuvent actuellement se marier pour des raisons pratiques, financières ou d'amour, les homosexuels ne peuvent se marier que pour des raisons pratiques ou financières.
Voir plus haut.
Et je persiste sur l'égalité de traitement des couples.
Et la différence entre les couples mariés et non mariés, on y pense ? Les couples ne sont pas traités également. Tu me diras que c'est un choix des couples que de se marier ou pas, mais alors tu m'opposes l'argument du choix alors que tu le refusais avant (après tout, les couples n'ont qu'à se marier pour avoir les mêmes droits que les couples mariés). C'est ça que j'appelle des contradictions et des obstacles.
Les couples de fait. Il n'y a pas que ce que reconnaît le juridique qui est digne d'être pris en compte. Sinon, il suffit de nier l'existence de quelque chose juridiquement et cela n'a plus de valeur pour le débat politique ? Certains couples peuvent accéder à certains droits et à une officialisation et pas d'autres.
Je suis allé un peu vite en besogne, mais n'empêche que (cf plus haut) l'amour ne peut pas être pris en compte comme ça. Un sentiment n'est pas en soi un argument. Pour la dernière phrase, j'avoue qu'elle me pose question, j'ai un peu de mal à saisir ce qui me chiffonne, mais j'ai au moins l'impression que c'est galvauder le terme "d'égalité". Disons que ça me ferait le même effet si on me disait qu'on devait être égaux dans la prise de la pillule et que les hommes devraient pouvoir la prendre, que c'est une question d'égalité. Je caricature mais c'est l'effet que ça me fait. Donc je n'ai pas grand chose à répondre sur cette phrase précise (sur le reste si

).
Et vu ton analogie, tu considères qu'il sera plus facile de convaincre dans un débat que le mariage tel qu'il est, favorise le sexisme et que le mariage homosexuel diminuerait celui-ci, que de convaincre qu'il y a inégalité de traitement?
Euh... non. Que l'on peut aller plus loin avec ma conception que la tienne et qu'on peut inscrire ça dans une lutte contre le sexisme. On ne peut pas aller bien loin avec l'argument du "mariage pour tous" (et c'est surtout ça que je vise d'ailleurs) qui est une expression fautive à mon avis.
Tu plaisantes? Moi, ton argument me convainc (même si contrairement à toi, je ne considère pas qu'il est exclusif), mais moi, je suis déjà sensibilisé à ce genre de question. Tu risques pas d'aller bien loin avec ça avec d'autres personnes.
Pour reprendre l'analogie, ce sera peut être plus facile d'aller au bout du jardin pour le boiteux (le mariage sera probablement voté) que d'aller en haut de la montagne pour le gaillard. Sauf que le gaillard il sera allé au sommet de la montagne quoi...
L'argument de l'égalité, plus qu'un argument de boiteux c'est un argument de myope en fait ^^
Bon et puis comme j'ai l'impression d'être un contre, je redonne ma position : le mariage homo pour couper les ponts avec le modèle patriarcal d'une femme et d'un homme qui se marient pour procréer. Le mariage homo serait un droit qui détacherait définitivement le mariage de ses vieilles racines patriarcales (et c'est pourquoi je ne pense pas qu'il y ait à créer une nouvelle institution comme le préconise Waweed). Pas un droit qui accorderait aux homosexuels la possibilité de se marier (en plus on a l'impression en disant cela qu'on ne l'accorde qu'aux homos, plus j'y réfléchis plus je trouve l'élément de langage mauvais, malheureusement je n'arrive pas trop à le formuler).
Je ne sais pas, il y a une différence de souffle quoi. Dans un cas on regarde son petit confort, dans l'autre on va vers autre chose. Et il me semble que la politique c'est ça. Pas l'espèce de complainte d'injustice, d'autant que ça prête le flan à la critique de toute part, alors que ma position peut être combattue évidemment, mais au moins elle est claire et n'est pas obligée de tomber dans les espèces de jérémiades contre ces salauds d'homophobes qui empêchent l'amour entre deux hommes de se concrétiser. Bref, le particularisme ça me fait suer.
Et au passage : on ne peut pas attaquer sur l'argument de l'amour puisque ce n'est pas le critère ; l'argument du choix ne peut pas valoir comme contre-argument puisqu'il s'agit justement de permettre ce choix et de l'inscrire dans la loi ; donc bien sûr l'argument du choix peut être opposé mais il ne contre pas. Plus de souffle quoi...
Si moi je me suis marié il y a 10ans, que dans mes convictions personnelles ( pas religieuses, juste personnelles ), je ne veux pas que mon union soit assimilés à celui des homosexuels, c'est assez recevable je pense. Même si c'est pas très consensuel.
Et si mon mariage, je n'ai pas envie qu'il soit assimilé à celui de noirs ? Ai-je le droit de demander un mariage "blanc" ?
Il ne faut pas seulement penser aux homosexuels, mais à tout le monde. Pas par altruisme. Mais parce que c'est la seule manière de régler le problème de façon durable, en toute "dignité" et sans imposer quoique ce soit, à qui que ce soit.
Bah, au bout d'un moment la politique c'est choisir, quand même.
Aujourd'hui, la France ( et l'opinion en règle général ) est divisé en deux : Les pour et les contre. Si tu satisfaits les pour, mais que tu te mets à dos les contre, le problème ne sera jamais désamorcé et ça ne fera que faire monter la haine des contre à l'égard des homosexuels. Je ne pense pas qu'ils aient besoin de ça.
Je pense pas qu'il y ait plus de haine au Portugal qu'avant la loi, ceci dit.
Puis, c'est triste mais les gens ont le droit d'être raciste, homophobes... Ce n'est pas un crime, ni un délit, même si c'est moralement condamnable. On doit malheureusement composé avec leur avis à eux, puisqu'ils sont aussi concernés par le mariage sous sa forme actuelle puisqu'eux même unis de cette façon.
C'est quand même étrange de refuser un droit sous prétexte que ce droit énerveraient les racistes. Si ça devait augmenter les persécutions d'homosexuels je ne dis pas, mais on ne va pas commencer à se demander quelle sensibilité ça froisserait. Ce serait un espèce de calcul démagogique assez dégueulasse.