EastBlue.net
#292 629
J'ai pas ouvert le topic pour pondre 9 pages de sociologie à la gloire de l'adoption gay... mais bref faites en ce que vous voulez.

On avait compris que tu voulais donner ton avis et que les autres s'inclinent. :rolleyes
#292 630
Moi j'ai compris que t'es soit juste un troll, soit juste con ou un con de troll. Tu demandes pourquoi j'ai céé le topic je te réponds. Suffit de voir le titre. San a ramené sa fraise ici non pas pour le sujet en lui même mais parce que j'avais fait une remarque sur l'adoption qui lui a pas plu. Après effet boules de neige. Cela dit même dévié un sujet peut etre intéressant...
Mais bon le net est bourré de justiciers d'opérettes au service de la bienséance... Sur ce je vous laisse entre bons débatteurs aux idées pleines de bon sens. Bon prosélytisme entre vous.
#292 631
Putain, j'allais écrire un message de paix et d'amour, et voilà quoi !!!
Moi, je dis il y a des personnes, pourtant raisonnables, qui ont oublié comment ça se passait avec un certain O. (qui est devenu G., puis R., mais qui était en fait D.). Résultat des courses, on en arrive à l'insulte, au braquage définitif, et à probablement l'artillerie lourde sortie par ceux qui ont le monopole de la violence sur EB.
#292 632
Très raccord au topic le peace and love donc te gêne pas Pacc' xD
#292 634
gégé yokko a écrit :Très raccord au topic le peace and love donc te gêne pas Pacc' xD

Et ouais, mais là à force de vous chauffer, vous êtes sur Tatooine maintenant, je peux plus vous joindre !!
#292 636
gégé yokko a écrit :Tiens je réitière : le beauf t'emmerde toi ta sociologie et ta culture que t'étales comme de la confiture sur une tartine.
Au moins, j'ai quelque chose à étaler sur ma tartine.
gégé yokko a écrit :ton style me gave, ça fait trop fils de bonne famille
Mère femme de ménage et père maçon. C'est sûr, j'suis trop un bourgeois.
Et t'inquiètes, Zhatan et moi, on est déjà fiancés. On t'enverra la carte d'invitation pour notre mariage en Afrique du Sud (seul pays où un homme et un hermaphrodite peuvent se marier), où on en profitera pour aller en Namibie, juste à côté, pour adopter l'orphelin dont tu seras le parrain.
#292 638
pacclerouge a écrit :
"gégé a écrit :Très raccord au topic le peace and love donc te gêne pas Pacc' xD

Et ouais, mais là à force de vous chauffer, vous êtes sur Tatooine maintenant, je peux plus vous joindre !!

Tantouine plutôt xD
#292 640
Moi j'ai compris que t'es soit juste un troll, soit juste con ou un con de troll. Tu demandes pourquoi j'ai céé le topic je te réponds. Suffit de voir le titre.

Et toi tu ne sais pas lire, je n'ai pas demandé pourquoi tu avais crée le topic, je me suis demandé pourquoi tu créais un topic si tu ne voulais pas de discussion.
En outre concernant le mariage tout le monde était d'accord et il se trouve que la question de l'adoption (ou des enfants) vient assez vite dès lors qu'on parle de mariage homosexuel. Et si on veut chipoter, mais c'est pas mon genre, le titre du topic est "quand philippe épouse maurice", donc la question du mariage est déjà réglée dans le titre, c'est ce qui se passe après qui est en question.
Et t'inquiètes, Zhatan et moi, on est déjà fiancés. On t'enverra la carte d'invitation pour notre mariage en Afrique du Sud (seul pays où un homme et un hermaphrodite peuvent se marier), où on en profitera pour aller en Namibie, juste à côté, pour adopter l'orphelin dont tu seras le parrain.

Et un phénix, ça marche au fait ? c'est toi qui a fait les papiers alors...
#292 642
gégé yokko a écrit :
"gégé a écrit :Très raccord au topic le peace and love donc te gêne pas Pacc' xD

Et ouais, mais là à force de vous chauffer, vous êtes sur Tatooine maintenant, je peux plus vous joindre !!

Tantouine plutôt xD
Ah ben voilà le but de ce topic, faire ressortir ton côté obscur, mon gégé !
#292 643
Zhatan a écrit :
Et t'inquiètes, Zhatan et moi, on est déjà fiancés. On t'enverra la carte d'invitation pour notre mariage en Afrique du Sud (seul pays où un homme et un hermaphrodite peuvent se marier), où on en profitera pour aller en Namibie, juste à côté, pour adopter l'orphelin dont tu seras le parrain.
Et un phénix, ça marche au fait ? c'est toi qui a fait les papiers alors...
Mais oui, t'inquiètes, mon petit canard en sucrette salée. ;)
#292 655
Bloavez Mad à tous !
Ce qui me fait marrer dans ce débat c'est que le seul argument (outre le "c'est "moderne" donc c'est bien";) des "pros" c'est : les "antis" n'ont pas d'argument pour s'opposer à notre revendication supposée progressiste donc c'est que l'on doit être dans le vrais et que les antis sont des vilains réac.
Mais franchement si on demandait aux pros de donner des arguments pour justifier cette réforme et bien l'on tournerait vite en rond ...
Je tiens à préciser que sur le fond et bien je n'ai aucune opinion sur le sujet ... enfin si, comme pacc, j'aimerai bien que nos politiques passent (rapidement si possible) à autre chose !
Ah wai, je pensais (naivement) que je n'étais pas homophobe mais apparement, selon san, je ne suis pas autorisé à emettre un tel jugement sur ma personne ... je m'en vais donc de ce pas chercher un ami homosexuel, histoire de savoir si oui ou non je suis une "bonne" personne.
#292 656
Mouais, ce que tu dis est discutable. Personnellement, j'ai des arguments.
#292 657
Je peut me tromper évidemment, mais je n'ai pas vu un seul argument de fond (a part peut être l'argument du relativisme culturel qui est loin d'être satisfaisant) tout au long de ces 12 pages de "débat".
En revanche il me semble avoir repéré un joli sophisme (pour caricaturer : une proposition juste : les préjugés hérités de la tradition judéo-chrétienne s'opposent au principe d'égalité en l'espèce et une proposition fausse : le principe d'égalité implique que l'on prenne le contre pied du contenu de ces préjugés) et une pétition de principe (puisque les idées nouvelles s'opposent au préjugés hérités de la tradition judéo chrétienne, elles ne peuvent prendre elles même la forme de préjugés).
Dans tout les cas, ce sophisme et cette pétition de principe constitue des arguments d'autorité et non pas des arguments de fond.
#292 658
Si tu le dis...
Dans mon cas, j'y suis favorable pour deux raisons, l'une négative : qui cela gêne-t-il ? L'autre positive : cela contribue à abolir le "patriarcat" puisqu'on tend à diminuer la dichotomie hommes-femmes dans une institution à haute valeur symbolique et notamment du point de vue de l'hétéronormativité (le symbolisme, je veux dire) ; je suis résolument contre l'interprétation égalitariste : ce n'est pas du tout une question d'égalité (d'ailleurs faudrait que je réponde à San...).
Quant aux enfants, idem, mais cela pose des problèmes spécifiques puisqu'il faut bien les trouver les enfants, autant pour des lesbiennes ça ne pose pas énormément de soucis (bien qu'il y a le problème du choix du père quand même, ou alors il faudrait faire ça anonymement) autant pour les hommes... il faudrait recourir à des mères porteuses et ne serait-ce que psychologiquement j'imagine que ce n'est pas simple (je ne sais pas, je n'ai rien lu là-dessus, mais j'imagine). L'adoption pallie un peu le manque pour les hommes, mais elle est complexe et il n'y a pas tant d'enfants que ça.
édit :
et d'ailleurs :
J'ai bien dit pourtant que j'adhérais à sa première proposition, hein. J'ai compris. Ce que je ne comprends pas, c'est l'opposition qu'il fait (et toi aussi, apparemment) avec la dénonciation d'une injustice réelle faite à un groupe. Faire les deux, c'est pas impossible.

Bah... ce n'est pas une injustice ! Chacun a le droit de se marier, simplement le mariage unit un homme et une femme. Ce que l'on veut c'est un nouveau droit, une extension du mariage pour qu'on puisse se marier avec une personne du même sexe. Cela n'a rien à voir avec une injustice.
Que les femmes n'aient pas le droit de vote c'est injuste parce qu'on exclut des gens d'un droit, mais là on n'interdit pas les gens de se marier, simplement le mariage ne se fait qu'entre deux personnes de sexe différent. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, mais en gros un homosexuel a exactement les mêmes droits qu'un hétérosexuel (lequel ne peut pas davantage se marier avec une personne du même sexe, contrairement au vote des femmes). Et si d'ailleurs on autorisait le mariage homosexuel, un hétérosexuel gagnerait ce droit en même temps.
#292 659
baba a écrit :Bloavez Mad à tous !
Ce qui me fait marrer dans ce débat c'est que le seul argument (outre le "c'est "moderne" donc c'est bien";) des "pros" c'est : les "antis" n'ont pas d'argument pour s'opposer à notre revendication supposée progressiste donc c'est que l'on doit être dans le vrais et que les antis sont des vilains réac.
Mais franchement si on demandait aux pros de donner des arguments pour justifier cette réforme et bien l'on tournerait vite en rond ...
Le problème, dans ce genre de cas, c'est que si tu veux interdire quelque chose (ou garder la non-autorisation, en l'occurrence), c'est que tu estimes que la chose en question est nocive pour raison xy. Quand quelque chose n'est pas nocif, il n'y a pas de raison de ne pas l'autoriser. À partir de ce point de vue-là, il appartient surtout de montrer si une chose est nocive ou non. C'est pour cela que le débat se porte avant tout sur ce point et que lorsque je débats sur le sujet, j'essaie surtout de montrer que le mariage homosexuel et l'adoption par des couples homosexuels ne sont pas nocifs. Je n'invoque pas de raisons "pour" au sens où tu sembles l'entendre, tout simplement parce que c'est comme de donner des raisons pour le mariage hétérosexuel. Les deux se valent et sont neutres, à mon avis. Ce n'est pas quelque chose d'indispensable à la société. Les couples et les familles se forment depuis un petit moment en dehors du cadre du mariage, sans que cela pose de problème. Cela relève plus du choix de vie et de la croyance personnels (même si ce choix de vie et cette croyance sont partagés par une majorité). Mais à partir du moment où un droit est accessible à l'un, je ne vois pas pourquoi l'interdire à l'autre. Ou alors, on abroge le mariage complètement y compris pour les hétéros, mais je crois que cela déplairait à pas mal de monde... L'adoption également, je ne vois pas trop ce que je pourrais dire comme argument "pour", tout comme je ne vois pas d'argument "pour" la famille avec des parents hétérosexuels. Je me vois mal argumenter pour démontrer quels sont les avantages de la famille avec des parents homosexuels, cela n'a pas de sens. Tout ce que je peux démontrer c'est que cette famille n'est pas moins valide que la famille avec des parents hétérosexuels, et que par conséquent interdire son existence n'a pas de sens.
Après, pour ce qui est des arguments qui seraient réellement "pour", Zhatan en a invoqués, mais je ne vais pas les reprendre à mon compte: Ce serait impoli.
baba a écrit :Ah wai, je pensais (naivement) que je n'étais pas homophobe mais apparement, selon san, je ne suis pas autorisé à emettre un tel jugement sur ma personne ... je m'en vais donc de ce pas chercher un ami homosexuel, histoire de savoir si oui ou non je suis une "bonne" personne.
J'espère que tu le fais exprès? Ce que je voulais dire, c'est évidemment que le fait d'avoir des "amis" homosexuels ne signifie pas que tu n'as as de croyances homophobes. Avoir des amis homosexuels implique seulement que tu n'as pas de haine envers eux. Mais c'est tout. Ou alors, tu estimes que la fille qui me dit: "T'es bi, alors tu commets un pêché devant Dieu, mais je t'aime bien quand même, je veux juste que tu changes, car ce serait mieux pour le salut de ton âme, viens dans mon groupe de jeunes cathos", ne fait pas preuve d'homophobie. (En fait, elle ne m'a jamais dit texto que je commettais un pêché, mais elle a dit que la Bible disait clairement que l'homosexualité était un pêché et m'a effectivement plusieurs fois invité à son groupe de jeunes cathos (ces invitations en soit ne voudraient rien dire, si cela n'avait pas bizarrement commencé uniquement après notre première discussion sur l'homosexualité et le transsexualisme).)
baba a écrit :En revanche il me semble avoir repéré un joli sophisme (pour caricaturer : une proposition juste : les préjugés hérités de la tradition judéo-chrétienne s'opposent au principe d'égalité en l'espèce et une proposition fausse : le principe d'égalité implique que l'on prenne le contre pied du contenu de ces préjugés) et une pétition de principe (puisque les idées nouvelles s'opposent au préjugés hérités de la tradition judéo chrétienne, elles ne peuvent prendre elles même la forme de préjugés).
J'ai effectivement parlé religion, mais je ne me rappelle pas avoir dit ça. :neutral
Zhatan a écrit :
J'ai bien dit pourtant que j'adhérais à sa première proposition, hein. J'ai compris. Ce que je ne comprends pas, c'est l'opposition qu'il fait (et toi aussi, apparemment) avec la dénonciation d'une injustice réelle faite à un groupe. Faire les deux, c'est pas impossible.

Bah... ce n'est pas une injustice ! Chacun a le droit de se marier, simplement le mariage unit un homme et une femme. Ce que l'on veut c'est un nouveau droit, une extension du mariage pour qu'on puisse se marier avec une personne du même sexe. Cela n'a rien à voir avec une injustice.
Que les femmes n'aient pas le droit de vote c'est injuste parce qu'on exclut des gens d'un droit, mais là on n'interdit pas les gens de se marier, simplement le mariage ne se fait qu'entre deux personnes de sexe différent. Je ne sais pas trop comment expliquer cela, mais en gros un homosexuel a exactement les mêmes droits qu'un hétérosexuel (lequel ne peut pas davantage se marier avec une personne du même sexe, contrairement au vote des femmes). Et si d'ailleurs on autorisait le mariage homosexuel, un hétérosexuel gagnerait ce droit en même temps.
T'as déjà dit ça et je t'ai déjà répondu. J'ai évoqué le fait que là où avec la situation actuelle, un hétéro peut épouser une personne qu'il aime et qui pourra le satisfaire sexuellement, ce n'est pas le cas des homosexuels. Du coup, dans ce cas, un homosexuel croyant au mariage se retrouve dans la situation où soit il choisit d'épouser quelqu'un qu'il n'aime pas, soit il est forcé de vivre dans le célibat légal. Vient pas me parler des pédophiles ou des zoophiles, merci! Sinon, on va tourner en rond, vu que j'ai déjà répondu à ça.
#292 660
Sauf que j'ai déjà évoqué le fait que là où avec la situation actuelle, un hétéro peut épouser une personne qu'il aime et qui pourra le satisfaire sexuellement, ce n'est pas le cas des homosexuels.

Bah oui d'accord mais le mariage n'est pas défini par l'amour dans le code civil et nul part n'est marqué que c'est un droit pour chacun de pouvoir se marier avec la personne qu'il aime (auquel cas ce serait une injustice). De même, des homosexuels ne peuvent pas, de fait, avoir d'enfants "naturels", mais ce n'est pas une injustice, c'est comme ça. Sauf que dans un cas on peut y faire quelque chose (le cas du mariage évidemment), dans l'autre non. On n'interdit pas, par exemple, à des homosexuels de s'aimer.
En gros le mariage est une institution qui donne un certain nombre d'avantage, il n'est dit nul part qu'il s'agit d'un contrat permettant à deux personnes de prouver leur amour. Donc attaquer le mariage sur le fait que deux personnes ne peuvent pas prouver leur amour n'a pas vraiment de sens. Que les gens s'en servent comme preuve d'amour certes, mais ce n'est pas son "but".
#292 661
Je n'avais effectivement pas pensé de cette façon. Cependant, si on prend le côté juridique, alors désolé, mais le principe d'égalité reste bafoué. Le mariage fournit certains droits et devoirs, droit auxquels peuvent accéder les couples hétérosexuels le désirant, mais pas les couples homosexuels. Après, il y a le PACS, mais je ne me suis jamais plus renseigné que ça, sur les différences qu'il y a entre PACS et mariage, mais je suppose que s'ils sont distingués, c'est qu'il y a des différences.
#292 662
Dans ce cas, il s'agit d'accorder un droit à un groupe de personne, non pas à une personne en particulier. Mais il me semble que le droit au mariage est individuel, même si évidemment cela donne des avantages au couple entier. D'ailleurs dans l'argumentaire, ce ne sont pas les avantages du mariage qui sont visés. Et on demande bien le droit au mariage pour tous, pas pour tous les couples.
#292 663
Dans mon cas, j'y suis favorable pour deux raisons, l'une négative : qui cela gêne-t-il ? L'autre positive : cela contribue à abolir le "patriarcat" puisqu'on tend à diminuer la dichotomie hommes-femmes dans une institution à haute valeur symbolique et notamment du point de vue de l'hétéronormativité (le symbolisme, je veux dire) ; je suis résolument contre l'interprétation égalitariste : ce n'est pas du tout une question d'égalité (d'ailleurs faudrait que je réponde à San...).
Quant aux enfants, idem, mais cela pose des problèmes spécifiques puisqu'il faut bien les trouver les enfants, autant pour des lesbiennes ça ne pose pas énormément de soucis (bien qu'il y a le problème du choix du père quand même, ou alors il faudrait faire ça anonymement) autant pour les hommes... il faudrait recourir à des mères porteuses et ne serait-ce que psychologiquement j'imagine que ce n'est pas simple (je ne sais pas, je n'ai rien lu là-dessus, mais j'imagine). L'adoption pallie un peu le manque pour les hommes, mais elle est complexe et il n'y a pas tant d'enfants que ça.

Pour la raison "Qui cela gêne-t-il", je me permet de faire un raccourcis et affirmer que la raison première du débat c'est l'adoption (et in extenso le partage de l'autorité parentale) chez les couples homos et là oui ça peut géner.
En effet, si on met de côté la question du "transmission au patrimoine génétique" qui promet un débat encore plus houleu dans un avenir proche, la question de l'éducation (et donc grosso modo la transmission d'un patronime et d'un patrimoine culturel et économique) d'un enfant par un couple homosexuel peut poser problème (à tord ou à raison peut importe) à certains concitoyens.
Partons du principe que la vie en société est largement artificielle, cela ne veut pas dire que cet artificiel est le résultat d'une volonté humaine et que, donc, l'on pourrait modifier notre environnement culturel à loisir au moyen de notre seule raison-consciente. Il en résulte que l'argument du relativisme culturel est inopérant car la gref d'un élément identifié d'un système de valeur à un autre peut potentiellement provoquer un rejet ou une mutation puisque l'élément greffé n'a de sens qu'au sein du système dans lequel il a été identifié.
Je ne suis pas clair du tout désolé ( :confused ) mais en gros ce que je veux dire c'est qu'il ne suffit pas d'affirmer que dans certains ensembles culturels l'éducation d'enfant par des homosexuels n'a pas posé de problème pour dire que le constat sera le même dans notre propre système de valeurs.
De plus, puisque l'on a pas la maitrisse totale de l'ensemble de notre système, je pense que l'on ne peut pas (ou que l'on peut qu'imparfaitement) prédire les effets futurs d'une législation ... donc les craintes de Gégé sont, selon moi, en partie fondée (ce qui ne veux pas dire qu'elles vont se réaliser) et par conséquent je pense que d'un point de vue de l'intêrèt général certain peuvent emettre des doutes quant aux conséquences à long ou moyen terme d'une telle réforme.
Pour ton deuxième argument ... j'avoue que tu m'as largué (j'y connait rien en socio aussi ... ) :lol
#292 664
San999 a écrit :
Ah wai, je pensais (naivement) que je n'étais pas homophobe mais apparement, selon san, je ne suis pas autorisé à emettre un tel jugement sur ma personne ... je m'en vais donc de ce pas chercher un ami homosexuel, histoire de savoir si oui ou non je suis une "bonne" personne.

J'espère que tu le fais exprès? Ce que je voulais dire, c'est évidemment que le fait d'avoir des "amis" homosexuels ne signifie pas que tu n'as as de croyances homophobes. Avoir des amis homosexuels implique seulement que tu n'as pas de haine envers eux. Mais c'est tout. Ou alors, tu estimes que la fille qui me dit: "T'es bi, alors tu commets un pêché devant Dieu, mais je t'aime bien quand même, je veux juste que tu changes, car ce serait mieux pour le salut de ton âme, viens dans mon groupe de jeunes cathos", ne fait pas preuve d'homophobie. (En fait, elle ne m'a jamais dit texto que je commettais un pêché, mais elle a dit que la Bible disait clairement que l'homosexualité était un pêché et m'a effectivement plusieurs fois invité à son groupe de jeunes cathos (ces invitations en soit ne voudraient rien dire, si cela n'avait pas bizarrement commencé uniquement après notre première discussion sur l'homosexualité et le transsexualisme)
Dans ce cas là, j'aimerais bien que tu me définisses l'homophobie ... parce que j'ai du mal à comprendre comment l'on peut apprécier un homosexuel tout en étant homophobe ... m'enfin bon, c'est surement mon bon sens paysan qui me joeu un vilain tour
#292 665
Pour ton deuxième argument ... j'avoue que tu m'as largué (j'y connait rien en socio aussi ... )

C'est quand j'essaye d'être synthétique :(
En gros ça veut dire que c'est un coup de marteau de plus sur la séparation absolue que l'on fait entre les hommes et les femmes dans notre société. C'est une ligne de partage de deux types d'humains qui me paraît se justifier de moins en moins (d'autant que c'est au désavantage des femmes la plupart du temps). Et il serait hautement symbolique que le mariage ne soit plus réservé à un homme ET une femme.
Pour le premier, on a déjà répondu, mais :
Je ne suis pas clair du tout désolé ( ) mais en gros ce que je veux dire c'est qu'il ne suffit pas d'affirmer que dans certains ensembles culturels l'éducation d'enfant par des homosexuels n'a pas posé de problème pour dire que le constat sera le même dans notre propre système de valeurs.

Non, mais ça veut au moins dire qu'on ne peut pas, dans l'absolu, dire que ça ne marchera pas. Ce qui contre quand même pas mal d'arguments ;)
Donc l'argument du relativisme culturel marche au contraire, parce que son but est de dénaturaliser les objections, c'est-à-dire non pas de dire qu'il faut faire comme ça mais qu'il n'y a pas de raisons a priori de ne pas faire comme ça (après dans le détail ça se discute, c'est ce qu'on fait depuis moult pages). L'argument relativisme oblige à un débat pour pouvoir conclure que ce serait nocif dans nos sociétés, sans lui on peut se contenter d'un : c'est évident, faut un homme et une femme.
Dans ce cas là, j'aimerais bien que tu me définisses l'homophobie ... parce que j'ai du mal à comprendre comment l'on peut apprécier un homosexuel tout en étant homophobe ... m'enfin bon, c'est surement mon bon sens paysan qui me joeu un vilain tour

Figure-toi qu'on peut être misogyne et apprécier une femme, ou même être une femme soi-même :p
#292 666

Je ne suis pas clair du tout désolé ( ) mais en gros ce que je veux dire c'est qu'il ne suffit pas d'affirmer que dans certains ensembles culturels l'éducation d'enfant par des homosexuels n'a pas posé de problème pour dire que le constat sera le même dans notre propre système de valeurs.

Non, mais ça veut au moins dire qu'on ne peut pas, dans l'absolu, dire que ça ne marchera pas. Ce qui contre quand même pas mal d'arguments ;)
Donc l'argument du relativisme culturel marche au contraire, parce que son but est de dénaturaliser les objections, c'est-à-dire non pas de dire qu'il faut faire comme ça mais qu'il n'y a pas de raisons a priori de ne pas faire comme ça (après dans le détail ça se discute, c'est ce qu'on fait depuis moult pages). L'argument relativisme oblige à un débat pour pouvoir conclure que ce serait nocif dans nos sociétés, sans lui on peut se contenter d'un : c'est évident, faut un homme et une femme.
Cela ne change rien au fait, que la réforme actuelle peut légitimement géner des citoyens (il aurait ptét fallut prendre en compte la deuxième partie de mon paragraphe dans lequel je tirer les consèquences de l'absence de pertinence de l'argument relativiste)
#292 667
Je vois deux arguments souvent invoqués à ce sujet. Premièrement, un enfant aurait besoin d'un modèle masculin et d'un modèle féminin. Or, cette vision ne disqualifie pas seulement les familles homoparentales, mais également monoparentales. Est-ce qu'on peut vraiment considérer que les gens ayant grandi uniquement avec un parent ont un déséquilibre quelconque? Je ne crois pas non. Deuxièmement, la discrimination qu'un enfant subirait. Dans ce cas, cela reviendrait à disqualifier toutes les minorités en tant que parents viables et pas uniquement les homosexuels. Si tu vois d'autres arguments concernant un éventuel déséquilibre pour l'enfant, dis-moi. Mais ces deux-là me semblent les principaux évoqués.
#292 668
Je suppose que tu parles de ça :
De plus, puisque l'on a pas la maitrisse totale de l'ensemble de notre système, je pense que l'on ne peut pas (ou que l'on peut qu'imparfaitement) prédire les effets futurs d'une législation ... donc les craintes de Gégé sont, selon moi, en partie fondée (ce qui ne veux pas dire qu'elles vont se réaliser) et par conséquent je pense que d'un point de vue de l'intêrèt général certain peuvent emettre des doutes quant aux conséquences à long ou moyen terme d'une telle réforme.

Si on ne peut pas prévoir alors l'argument contre (parce qu'on ne sait pas) ne marche pas davantage. Il faut donc bien discuter, c'est ce que je disais.
Ou alors tu parles de ça :
Il en résulte que l'argument du relativisme culturel est inopérant car la gref d'un élément identifié d'un système de valeur à un autre peut potentiellement provoquer un rejet ou une mutation puisque l'élément greffé n'a de sens qu'au sein du système dans lequel il a été identifié.

Mais dans ce cas on peut le dire de TOUTES les lois (et on le fait, en réalité). Si la question se pose, c'est déjà qu'elle fait sens dans notre société. Il est clair qu'une telle proposition au XIXe siècle n'aurait pas eu de sens, mais on n'est plus au XIXe siècle. Je ne vois pas en quoi c'est un argument contre, "peut potentiellement" ouais d'accord, mais on n'en sait rien a priori, il faut donc discuter... etc.
#292 669
Franchement san, je n'ai pas spécialement envie de rentrer dans votre rhétorique (surtout que je ne suis pas spécialement opposé au mariage pour tous ... je m'en fout en fait) ... j'étais juste passé pour dire que les "pros" n'avaient pas plus d'argument de fond que les "antis", mais c'est vrais que la démarche n'était pas vraiment constructive.
Si tu veux mon opinion perso sur le sujet, je pense que cette question est avant tout une question morale et que puisque il est impossible de définir objectivement le juste une décison rapide et discrétionnaire du législateur serait la bienvenue ... voilà pour moi.
#292 671
baba a écrit :Franchement san, je n'ai pas spécialement envie de rentrer dans votre rhétorique (surtout que je ne suis pas spécialement opposé au mariage pour tous ... je m'en fout en fait) ...
Il faut bien comparer avec ce qu'on l'a et mes comparaisons me semble adéquates. Je compare un système parental unisexe présent dans notre société à un autre système parental unisexe et je compare une minorité discriminées à d'autres minorités discriminées. À moins de juger qu'aucune comparaison dans aucun domaine n'est valide...
Ah! Au fait, Zhatan, j'ai oublié de répondre à ça:
Zhatan a écrit :Dans ce cas, il s'agit d'accorder un droit à un groupe de personne, non pas à une personne en particulier. Mais il me semble que le droit au mariage est individuel, même si évidemment cela donne des avantages au couple entier. D'ailleurs dans l'argumentaire, ce ne sont pas les avantages du mariage qui sont visés. Et on demande bien le droit au mariage pour tous, pas pour tous les couples.
Par défaut, même si on parle de droit individuel, le mariage inclut nécessairement les droits du couple. C'est inhérent. D'autant que là, on parle justement du droit des couples homosexuels à adopter.
#292 684
Zhatan a écrit :Et puis je vais "défendre" pac, voilà, tiens :
Il n'en parle pas parce qu'il n'existe peut-être pas en tant que tel :D

pacclerouge a écrit :Par contre, je vais être un poil plus méchant que lui.
Tu vois, cette phrase, pour moi, elle ne veut rien dire.

La pensée de masse n'existe pas ? ça ne veut rien dire ? Bon, je vois pas trop quoi répondre. ça n'a rien de méchant contrairement à ce pacclerouge annonce mais ça me bloque. Je suis quand même pas censé expliquer ce qu'est la pensée de masse ? Enfin on vit quand même dans un monde où mondialisation et production et consommation de masse sont les maîtres de notre destiné. Je ne dis pas qu'il n'y a qu'une seule pensée. Masse ce n'est pas l'unité, car il peut exister plusieurs masses, et je dis pas non plus qu'on ne peut pas être en dehors de ces masses sinon où existe le marginal bien que lui même est situé dans une masse un peu plus petite. Selon vous il existe une pensée unique à chaque individu pris sur un sujet alors ? Difficile à croire pour ma part.
Il y a pourtant un grand nombre d'êtres sur terre qui subissent une éducation pourtant elle de masse (que ce soit par l'éducation étatisée ou par le marché de consommation). Je ne peux vous rejoindre là-dedans. Libre à vous de penser que vous êtes tellement supérieur que rien a jamais influencé votre jugement d'aujourd'hui et surtout libre à vous de croire que votre pensée est unique et que personne n'a la même. Lorsque l'on parle de masse comme je le fais, on parle soit de la pensée de la majorité ou une qui existe au moins à forte proportion.
Mon explication est surement bancale, mais c'est dur d'expliquer cela je trouve.
Zhatan a écrit :
Je ne crois pas que pac confonde, il reproche juste à gégé de faire comme si ses petites observations quotidiennes pouvaient être généralisées et érigées en vérités intangibles. Et de prendre un ton condescendant à l'égard de gens dont c'est le métier de comprendre les phénomènes sociaux (ça ne dit bien sûr rien de ce qu'il faut faire ou penser, mais au moins on ne raisonne pas dans le vide). Le reproche fait à gégé c'est de rejeter en bloc un travail visant à l'établissement de faits au profit de la petite observation soit disant éclairée de tous les jours. Laquelle bien sûr ne fait qu'entrevoir une toute petite partie de la réalité, et en plus la fait apparaître selon nos préconceptions.

Au temps pour moi. J'ai un peu pris la remarque comme générale vu qu'il y avait si je me rappelle bien une mention comme "comme je le vois un peu partout depuis le début". Mais donc tout va bien, je ne remet absolument pas en cause le travail des universitaire. Il faut bien faire des études, après tout c'est grâce aux sociologues si aujourd'hui le travail est plus vivable qu'il a 100 ans. A eux et aux économistes, deux professions d'universitaires. On ne peut pas et tant mieux être tous manuels.
Zhatan a écrit :
Je ne sais pas s'il est si facile de se renseigner sur le mariage des gens, mais quand bien même ce serait vrai, il suffirait d'empêcher n'importe qui d'avoir accès à ce registre. Mais quand bien même, l'argument est quand même très étrange : on refuse un droit pour protéger des gens. C'est l'inverse qui devrait se passer : on accorde le droit et on fait tout pour que cela se fasse de la manière la plus sécurisante pour les gens. Depuis quand on recule devant la peur du racisme ou de l'homophobie ordinaire ? Si c'est le seul argument contre le mariage homosexuel, alors l'Etat doit se poser en garant de la liberté et de la vie paisible des individus et déployer les moyens qu'il faut pour assurer ce droit.

Un mariage c'est un acte public qui n'a en soit pas grand chose de privé. Le mariage change pas mal de choses dans la vie d'une personne au niveau de l'Etat en tout cas. Et l'acte de naissance est un acte qui est accessible par simple demande à la mairie. Changer cela, pourquoi pas. Mais il n'y a pas que ça. Lorsque l'on se marie la publication des bans est aussi une obligation. En soit même si l'acte ne sera plus accessible, les archives permettent tout de même à quelqu'un qui souhaite se renseigner d'obtenir facilement cette information. Il faudrait donc enlever cela aussi. En changeant tout on va vraiment finir par banaliser le mariage et le faire perdre toute sa teneur.
Et bien l'exemple facile est celui du voile. La raison de l'Etat laïque c'est surtout pour ne pas favoriser et donc faire une ségrégation contre une quelconque religion. Si on part de l'idée du laïque, ça serait plus d'autoriser la pratique pleine et entière de toute religion même sur un lieu public, si on se place sur le principe de liberté de culte. Mais cela entraîne en soit de forte discrimination. Le port du voile est en soit en vecteur de discrimination à toute personne contre cette pratique ou plus généralement contre la religion musulmane. Est-ce mal pour l'Etat de priver d'une liberté quand celle-ci est bon pour cette personne. Et oui, Il faut quand même voir que la base de notre pays est basé sur le principe d'égalité, de liberté et de fraternité. Mais ces mêmes principes peuvent se contredire par moment et il est du devoir de juristes de faire des choix. Pour prendre un exemple actuel, avec l'affaire Depardieu. Les hausses d'impôt pour les hauts revenus bafouent complètement le principe d'égalité devant l'impôt mais existe pour le soucis de fraternité des français entre eux. Il en est de même pour les libertés entre elles. La liberté de se marier pour tous, c'est jolie sur le papier, mais ça a des conséquences et il est du devoir du juriste de savoir si oui ou non cela est opportun. Si toutes les libertés étaient bonne à donner, il n'y aurait pas de débat possible.
Zhatan a écrit :
Quant au mariage, je doute vraiment qu'il soit ce que tu dis décris. En fait j'ai dû mal à comprendre la teneur de l'argumentation.

Je ne peux t'empêcher de douter et le bon réflexe est parfois de vérifier ce que l'on entend ou lit. Donc rien ne t'empêche d'aller vérifier si ce que je te dis est vrai ou non. Par contre, mon argumentation, si tu ne dis pas clairement quel point tu ne comprends pas, je ne peux pas tenter de te le réexpliquer.
En tous les cas, ce que je dis n'a rien d’archaïque comme j'ai pu l'entendre, car pour moi ça associe avec l'idée de dépassé, hors le droit positif est celui qui est aujourd'hui. Donc ma vision n'a rien d’archaïque en soit. Les fondements le sont surement, mais toute chose ancienne se base sur des fondements anciens, ce n'est pas pour cela qu'ils sont dépassés forcément.
Zhatan a écrit :
Mais est-ce le but de notre société, est-ce le but d'aucune société que de s'étendre ? Bien sûr on a pu penser qu'il fallait une démographie forte, mais y-a-t-il jamais eu dans aucune constitution l'obligation de faire croître le nombre de citoyens ? Et en quoi le mariage homosexuel est-il en contradiction ? Les couples homos ne vont pas empêcher les hétéros d'avoir des enfants.

Qui parle de rendre obligatoire la conception. C'est juste que c'est l'unique moyen de conservation de l'espèce. Les homosexuels n'empêche pas en soit aux hétéros d'avoir des enfants effectivement. Mais une société où la base serait le couple gay est en effet sûr de mourir dans le siècle qui suit. Mais là on s'éloigne beaucoup du sujet.
Zhatan a écrit :
Oui mais où est l'argument ? Si le couple homosexuel pour une raison ou une autre se trouve avoir des enfants, n'est-ce pas, de fait sinon en droit, une famille ?

En droit une famille ? A l'heure actuelle, non. La mère biologique ou le père reconnu seront bien parent de l'enfant mais le partenaire sera uniquement le concubin du père ou de la mère et n'aura à ce titre aucun droit sur l'enfant. J'espère que le juge permettrait tout de même au concubin survivant de garder l'enfant, surtout si celui-ci a passé du temps avec cet enfant (donc pas un nourrisson) car dans ce cas cela reste dans l'intérêt de l'enfant, dans la mesure où le survivant a les moyens affectifs et financier de subvenir aux besoins de l'enfant.
Après en fait, oui cela peut être une famille bien sûr. Mais là on est dans un sujet qui traite d'un domaine légal celui du mariage gay puis par extension vu la définition actuelle du mariage l'adoption homoparentale. Le droit ne peut venir contrôler ce qui existe en fait. Il tente de donner des définitions, car le droit aime ranger dans des cases, mais il ne peut tout régir. Que cela existe, il n'y a rien de choquant. Sous prétexte que je pense que l'adoption homoparentale ne soit pas une bonne solution, je ne vais pas en plus être pour l'instauration d'une police qui empêcherait un parent d'un enfant de devenir gay. Le fait reste maître de la situation.
Zhatan a écrit :
Là encore et alors ? Je ne comprends pas l'argument en fait. Une famille monoparentale c'est aussi minoritaire, ça existe pourtant.

Encore une fois, cela existe dans les faits. Le droit ne peut pas tout régir, mais une adoption par une personne célibataire est un vrai casse tête. Surtout pas réellement tenable dans la vie. A moins d'avoir gagner au loto et rester chez soit ou que l'enfant soit au final garder par une nourrisse puisqu'il faut bien à un moment donné travailler.
Ce qui existe en fait, n'est pas forcément bon à généraliser. Il ne faut pas que le droit soit là pour encourager les mauvaises situations. La situation de monoparentalité est rarement souhaité, elle est souvent le fait d'évènements tragiques.
Encore une fois heureusement qu'il n'y a pas une procédure de privation d'autorité parentale au parent survivant.
Zhatan a écrit :
Ah bon ? Qui en a quelque chose à faire ? Pour les parents seuls je peux comprendre, c'est souvent associé à un contexte pécunier difficile mais pour des couples non mariés...

Je me suis surement mal exprimé, il faut dire que le français est parfois confus dans ses termes. Lorsque je dis société ici, je veux dire la société, entité directrice comme l'Etat et non pas société, les éléments qui la composent, ni même l'entreprise d'ailleurs.
Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas pour rien que l'on créé des outils juridiques tels que le PACS ou le mariage afin de favoriser la mise en situation légale du couple. Le droit n'aime pas les choses égarés. Par exemple, le terme de concubinage est assez nouveau, c'est un peu le terme pour différencier les couples sans statuts juridiques spéciaux à l'inverse des partenaires ou des époux. Il y a une forte incitation au mariage par les nombreux avantages que cela procure par exemple.
Zhatan a écrit :
Pourtant le droit peut être "à la pointe" : peine de mort, vote des femmes. Ce n'est pas parce que le droit n'a pas été toujours un instrument du progressisme qu'il ne doit pas l'être. Le passé n'oblige pas le présent à ce qu'il me semble.

La peine de mort a été un peu influencé par la morale et surtout par le droit international. C'est un peu la condition pour entrer dans certaines organisations internationales ou régionales. Pour ce qui est du droit de vote des femmes, cela s'est fait assez naturellement au lendemain de la seconde guerre mondiale vu que les femmes ont été obligés de remplacer leur mari dans les usines. Un déclic général avait été fait. Et cela convenait à une majorité. La différence aujourd'hui c'est qu'il n'y a eu aucun fait marquant, aucune incitation internationale, la morale elle même peut s'y opposer plutôt que de l'encourager, même si celle-ci serait plus une morale chrétienne que républicaine. Non le droit n'a pas à être progressive, sinon ça serait une dictature, le droit c'est l'outil du peuple en démocratie, même si tout les experts seraient d'accord pour dire que cela marche que sur le papier il est néanmoins dans la définition de dire que le pouvoir appartient aux citoyens. Un droit qui irait contre la pensée actuelle serait donc un droit imposé. On peut facilement me dire que beaucoup de règle de droit ont été prise contre l'avis général comme par exemple le recul de l'âge de la retraite. C'est un peu là qu'on peut voir que le pouvoir échappe effectivement à celui qui le détient sur le papier. Mais l'intérêt général est parfois dur à comprendre et il est parfois judicieux d'aller contre l'avis de la population pour leur propre bien.
Ici le moyen politique est à peine déguisé : c'était un moyen électoral pour gagner des voix et aujourd'hui c'est une manœuvre politique pour oublier les vrais problèmes (un peu comme l'exil fiscal de Depardieu).
#292 686
kanzenda a écrit :La pensée de masse n'existe pas ? ça ne veut rien dire ? Bon, je vois pas trop quoi répondre. ça n'a rien de méchant contrairement à ce pacclerouge annonce mais ça me bloque. Je suis quand même pas censé expliquer ce qu'est la pensée de masse ? Enfin on vit quand même dans un monde où mondialisation et production et consommation de masse sont les maîtres de notre destiné. Je ne dis pas qu'il n'y a qu'une seule pensée. Masse ce n'est pas l'unité, car il peut exister plusieurs masses, et je dis pas non plus qu'on ne peut pas être en dehors de ces masses sinon où existe le marginal bien que lui même est situé dans une masse un peu plus petite. Selon vous il existe une pensée unique à chaque individu pris sur un sujet alors ? Difficile à croire pour ma part.

Le problème pour moi c'était la formulation de la phrase et pas que sur le "la pensée de masse", le reste aussi me paraissait suspect. Déjà "la masse" c'est problématique comme concept. Qu'est-ce que d'ailleurs la masse ? Comment tu la définis, comment tu la circonscris ?
Alors oui, je vois où tu veux en venir, mais je ne suis pas certain de vouloir initier ce vaste sujet (l'acteur ou la société) où in fine cela revient (presque) à croire ou non en Dieu. Mais disons que le compromis offert par le courant dispositionnaliste me paraît convaincant (même si je n'y adhère pas forcément). Quand bien même nous sommes soumis à différents déterminants sociaux, ou plus précisément, qu'un ensemble de dispositions (sur comment on pense entre autres) est incorporé par l'acteur au cours de ses différentes socialisations (famille, amis, école pour faire court). Il n'empêche que ce courant observe que les mêmes personnes étant issues des mêmes univers sociaux n'ont pas forcément les mêmes positions sur différents sujets. Pourquoi ? Parce que nous avons tous une histoire singulière, et que nous n'incorporons pas les mêmes dispositions dans les mêmes instances de socialisation. Certes, l'acteur est déterminé par le "social", même il n'en reste pas moins que pour restituer sa pensée, tu es obligé de ramener au parcours individuel de chacun, à la biographie toute particulière de toi ou moi.
Prends par exemple San et Zhatan (en toute amitié, hein). Ils ont peu ou prou les mêmes positions, et pourtant si l'on devait remonter comment intellectuellement ils en sont arrivés à ces positions, tu verrais des variations extrêmement importantes. Tu auras d'ailleurs remarqué que San fait bien plus référence à son expérience, tandis que Zhatan s'en tient plutôt à une dimension conceptuelle.
Voilà, pourquoi "la masse", c'est flou, et comme c'est flou, c'est tellement plus facile de lui attribuer les effets que tu veux, de lui donner toute la puissance que tu souhaites. Est-ce que c'est plus clair ?
#292 687
pacclerouge a écrit :
Voilà, pourquoi "la masse", c'est flou, et comme c'est flou, c'est tellement plus facile de lui attribuer les effets que tu veux, de lui donner toute la puissance que tu souhaites. Est-ce que c'est plus clair ?

Tu as été plus clair. Maintenant que chacun ait ses propres expérience... Oui, définitivement oui. La masse c'est pour moi une masse pour un sujet avec ses membres puis une autre pour un autre sujet. Il est évident que si deux personnes totalement d'accord sur un sujet ne le seront pas forcément sur un autre. Le chemin qui les a amené à croire en cela n'intéresse pas vraiment le résultat qui est la pensée de masse sur un sujet.
Mais prenons le sujet qui est celui du mariage gay. En réponse à ce nouveau droit, et cela n'avance que moi, mais je suis certain qu'une masse, conséquente ou non là n'est pas le problème, peut profiter de cela pour rejeter cette partie de la population. Oui il y a des masses de gens homophobes et qui sont au pouvoir de la matrice économique. Je reste sur le sujet de l'emploi car pour moi c'est le plus évident et le plus handicapant. Il est bien plus difficile de virer un gay que de le bloquer d'entrée car pour que cela soit constaté, il faudrait que sur un même poste il soit prouvé que le choix s'est basé sur ce critère. Cela arrive pour le racisme : "Mohamed, lui poubelle... Anh, aussi... Jean-Paul, voyons voir ses qualifications..." c'est une réalité, bien que ce sera surement et heureusement moins évident que le racisme puisque l'employeur va devoir avoir la volonté d'aller vérifier, mais s'il y a une chose en laquelle je crois pour l'être humain, c'est bien sa capacité a faire le mal quand il le souhaite.
Encore une fois ce que je dis ce n'est pas un argument pseudo-défenseur des gays pour refouler mon homophobie ! Contrairement à ce que Mad_Dog a insinué, mais bon puisque d'après lui on ignore nous même l'être au final que puis-je répondre là dessus ?
#292 688
kanzenda a écrit :La masse c'est pour moi une masse pour un sujet avec ses membres puis une autre pour un autre sujet. Il est évident que si deux personnes totalement d'accord sur un sujet ne le seront pas forcément sur un autre. Le chemin qui les a amené à croire en cela n'intéresse pas vraiment le résultat qui est la pensée de masse sur un sujet.

Je comprends mieux ce que tu entends.En fait, tu parles de "camp" pas forcément de "masse". Cela peut sembler du pinaillage, mais quand même...
kanzenda a écrit :Mais prenons le sujet qui est celui du mariage gay. En réponse à ce nouveau droit, et cela n'avance que moi, mais je suis certain qu'une masse, conséquente ou non là n'est pas le problème, peut profiter de cela pour rejeter cette partie de la population. Oui il y a des masses de gens homophobes et qui sont au pouvoir de la matrice économique.

Oui, mais là, hiérarchisons les priorités. Le problème fondamental des dominants économiques, c'est pas tant qu'ils intègrent des gays dans le monde du travail, mais plutôt qu'ils se comportent économiquement un peu moins comme des connards. Cela peut paraître HS par rapport à ton argument, mais j'ai l'impression (peut-être fausse) que tu concours à substituer la question sociétale à la question sociale, ce qui me paraît autrement plus problématique.
Après, pour les questions de discrimination, nous avons en France des syndicats, des délégués du personnel et des juges pour régler ces problèmes-là. Je ne suis toujours pas convaincu que ne pas adopter le mariage homosexuel serait un barrage plus efficace que celui d'augmenter les droits des salariés.
#292 689
Ne le prends pas mal, mais j'ai du mal à suivre l'argumentation. Je ne vois pas vraiment où tu veux en venir. Pour autant c'est agréable et tu argumentes, donc c'est avec plaisir que je réponds :D
Un mariage c'est un acte public qui n'a en soit pas grand chose de privé. Le mariage change pas mal de choses dans la vie d'une personne au niveau de l'Etat en tout cas. Et l'acte de naissance est un acte qui est accessible par simple demande à la mairie. Changer cela, pourquoi pas. Mais il n'y a pas que ça. Lorsque l'on se marie la publication des bans est aussi une obligation. En soit même si l'acte ne sera plus accessible, les archives permettent tout de même à quelqu'un qui souhaite se renseigner d'obtenir facilement cette information. Il faudrait donc enlever cela aussi. En changeant tout on va vraiment finir par banaliser le mariage et le faire perdre toute sa teneur.

Au bout d'un moment le RH ou l'entrepreneur, il s'occupe de rentabilité et de pertinence ou non de l'embauche de quelqu'un. Que par un biais de discrimination statistique ("statistiquement les arabes sont des fainéants donc comme j'ai pas toutes les informations pour m'assurer que celui-ci précisément sera moins productif, bah dans le doute je ne le prends pas";) une couleur de peau ou une ethnie empêche l'embauche éventuellement, mais l'orientation sexuelle... Je rejoins Pac quand il dit que tu substitues questions sociétales à la question sociale. Et sa remarque sur les délégués du personel, les juges et les syndicats est très juste.
Et bien l'exemple facile est celui du voile. La raison de l'Etat laïque c'est surtout pour ne pas favoriser et donc faire une ségrégation contre une quelconque religion.

Si on part de l'idée du laïque, ça serait plus d'autoriser la pratique pleine et entière de toute religion même sur un lieu public, si on se place sur le principe de liberté de culte. Mais cela entraîne en soit de forte discrimination.

Bah tant que cela ne trouble pas l'ordre public en effet... Je pense que c'est à considérer comme une manifestation classique. Il y a des lois pour cela, pas besoin d'en faire des spécifiques pour la religion.
Le port du voile est en soit en vecteur de discrimination à toute personne contre cette pratique ou plus généralement contre la religion musulmane. Est-ce mal pour l'Etat de priver d'une liberté quand celle-ci est bon pour cette personne.

J'espère que c'était pour un motif bassement raciste qu'on a voté la loi et pas parce qu'on a prétendu faire le bon choix à la place des gens. Il me paraît dangereux d'une manière générale de se mettre à la place des gens et de leur dire ce qui est bon.
Pour la contradiction des principes fondateurs, je suis d'accord.
Les hausses d'impôt pour les hauts revenus bafouent complètement le principe d'égalité devant l'impôt mais existe pour le soucis de fraternité des français entre eux.

Je ne suis pas d'accord avec cela, qu'on se le dise :p
En tous les cas, ce que je dis n'a rien d’archaïque comme j'ai pu l'entendre, car pour moi ça associe avec l'idée de dépassé, hors le droit positif est celui qui est aujourd'hui. Donc ma vision n'a rien d’archaïque en soit. Les fondements le sont surement, mais toute chose ancienne se base sur des fondements anciens, ce n'est pas pour cela qu'ils sont dépassés forcément.

Bah disons que je n'ai pas l'impression que le mariage se soit encore cela, aujourd'hui.
Qui parle de rendre obligatoire la conception. C'est juste que c'est l'unique moyen de conservation de l'espèce. Les homosexuels n'empêche pas en soit aux hétéros d'avoir des enfants effectivement. Mais une société où la base serait le couple gay est en effet sûr de mourir dans le siècle qui suit. Mais là on s'éloigne beaucoup du sujet.

Mais la base de la société n'est pas le couple, encore moins homosexuel. A la limite dans nos sociétés ce serait plutôt l'individu et son épanouissement (c'est pourquoi je pense que la demande de mariage homosexuel est une extension de droit). Mais dire cela comme ça c'est assez vague, c'est pourquoi je dis "à la limite". Au passage je ne crois pas qu'une société se doive absolument de se maintenir, lol. Je m'explique : que vient faire la conservation de l'espèce ici ? Les hétéros auront encore des enfants, la société se maintiendra (et quand bien même d'ailleurs...) et ça ne changera rien de ce point de vue.
En droit une famille ? A l'heure actuelle, non.

Oui on est d'accord.
Après en fait, oui cela peut être une famille bien sûr. Mais là on est dans un sujet qui traite d'un domaine légal celui du mariage gay puis par extension vu la définition actuelle du mariage l'adoption homoparentale. Le droit ne peut venir contrôler ce qui existe en fait. Il tente de donner des définitions, car le droit aime ranger dans des cases, mais il ne peut tout régir. Que cela existe, il n'y a rien de choquant. Sous prétexte que je pense que l'adoption homoparentale ne soit pas une bonne solution, je ne vais pas en plus être pour l'instauration d'une police qui empêcherait un parent d'un enfant de devenir gay. Le fait reste maître de la situation.

Je me suis surement mal exprimé, il faut dire que le français est parfois confus dans ses termes. Lorsque je dis société ici, je veux dire la société, entité directrice comme l'Etat et non pas société, les éléments qui la composent, ni même l'entreprise d'ailleurs.
Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas pour rien que l'on créé des outils juridiques tels que le PACS ou le mariage afin de favoriser la mise en situation légale du couple. Le droit n'aime pas les choses égarés. Par exemple, le terme de concubinage est assez nouveau, c'est un peu le terme pour différencier les couples sans statuts juridiques spéciaux à l'inverse des partenaires ou des époux. Il y a une forte incitation au mariage par les nombreux avantages que cela procure par exemple.

Pas fondamentalement contre chacune des phrases séparément mais je ne vois pas bien l'objectif de ces paragraphes.
Encore une fois, cela existe dans les faits. Le droit ne peut pas tout régir, mais une adoption par une personne célibataire est un vrai casse tête. Surtout pas réellement tenable dans la vie. A moins d'avoir gagner au loto et rester chez soit ou que l'enfant soit au final garder par une nourrisse puisqu'il faut bien à un moment donné travailler.
Ce qui existe en fait, n'est pas forcément bon à généraliser. Il ne faut pas que le droit soit là pour encourager les mauvaises situations. La situation de monoparentalité est rarement souhaité, elle est souvent le fait d'évènements tragiques.
Encore une fois heureusement qu'il n'y a pas une procédure de privation d'autorité parentale au parent survivant.

Idem.
Mais en l'occurrence je ne vois toujours pas en quoi la famille homo offre un mauvais cadre (pour la famille monoparentale évidemment...). On revient à ce qu'on a dit auparavant dans un topic.
La différence aujourd'hui c'est qu'il n'y a eu aucun fait marquant, aucune incitation internationale, la morale elle même peut s'y opposer plutôt que de l'encourager, même si celle-ci serait plus une morale chrétienne que républicaine.

Donc ne faisons rien, encore une fois je ne comprends pas la logique : le fait marquant c'est que le problème a été sérieusement posé. Et puis alors pour la morale... qu'on la laisse là où elle est ! ^^ On peut tout dire et son contraire avec la morale, si on devait s'occuper de toutes les règles morales on ne ferait pas grand chose.
Non le droit n'a pas à être progressive, sinon ça serait une dictature, le droit c'est l'outil du peuple en démocratie, même si tout les experts seraient d'accord pour dire que cela marche que sur le papier il est néanmoins dans la définition de dire que le pouvoir appartient aux citoyens. Un droit qui irait contre la pensée actuelle serait donc un droit imposé.

Je n'ai pas dit qu'il devait l'être systématiquement. Mais je n'ai jamais parlé d'imposer quoi que ce soit, simplement j'argumente pour le mariage homo.
On peut facilement me dire que beaucoup de règle de droit ont été prise contre l'avis général comme par exemple le recul de l'âge de la retraite. C'est un peu là qu'on peut voir que le pouvoir échappe effectivement à celui qui le détient sur le papier. Mais l'intérêt général est parfois dur à comprendre et il est parfois judicieux d'aller contre l'avis de la population pour leur propre bien.

Tu viens de dire le contraire (sur il est parfois judicieux...) et en plus je tique à nouveau sur "c'est pour votre bien, vos gueules je vous prie".
Ici le moyen politique est à peine déguisé : c'était un moyen électoral pour gagner des voix et aujourd'hui c'est une manœuvre politique pour oublier les vrais problèmes (un peu comme l'exil fiscal de Depardieu).

Ah mais que ce soit un coup politique, je ne suis pas né de la dernière pluie non plus, bien que fort jeune et beau par ailleurs. Mais puisque la question est posée et qu'on en débat ici... Personnellement je ne m'enchante pas que l'on parle de ça tout le temps et uniquement de ça dans les médias.
@San :
Par défaut, même si on parle de droit individuel, le mariage inclut nécessairement les droits du couple. C'est inhérent. D'autant que là, on parle justement du droit des couples homosexuels à adopter.

Bah non, c'est bien le droit au mariage qui est visé, donc c'est bien un droit individuel. Tant qu'on n'est pas marié il ne peut pas y avoir de droit du couple marié. Et le couple peut exister sans être marié, dans ce cas les droits du couple existe qu'il soit homo ou pas. Pour le droit d'adopter, tu as peut-être raison, j'avoue ne pas y avoir réfléchi. Mais c'était bien l'expression "mariage pour tous" qui me faisait tiquer.
@Packdelait :
Prends par exemple San et Zhatan (en toute amitié, hein). Ils ont peu ou prou les mêmes positions,

:eek
Bon, encore un long post, désolé, j'essaye de ne pas trop couper dans les posts et du coup ça donne ça...
#292 690
Y'a que Momo qui a le droit de me prendre. Hum... Bref!
Sinon, comment ça, je me base sur mon expérience personnelle? :o Je l'ai fait UNE fois, et c'était pour montrer l'insuffisance d'un tel raisonnement. J'y ai encore un peu fait référence par la suite, pour signaler à Gégé, que même en entrant dans son type d'argumentation, il ne prêtait pas plus attention à mes propos, mais c'est tout. Non, Zhatan-pon et moi, on a effectivement un style différent, mais je n'utilise pas beaucoup plus mon expérience personnelle que lui, dans mon argumentation, sauf en tant que simple illustration.
Ah! En fait, j'ai aussi parlé du fait que j'avais eu une pote homophobe.
#292 692
Moi j'ai aucun scrupule à couper dans le texte, j'ai tendance à rechercher la synthèse, justement... alors... ça donne ça :
kanzenda a écrit :Effectivement je t'ai reproché d'isoler mes phrases et de les sortir de son contexte et au final en esquivant de lire tes autres post, j'ai fait la même erreur, je m'en excuse.

C'est tout à ton honneur :wink Maintenant, si tu veux te confronter à des visions différentes de la tienne, tu peux t'intéresser à ce qu'est la parenté en ethnologie et à sa diversité (car c'était mon point de départ).
kanzenda a écrit :
il dit qu'il n'existe pas qu'une seule forme de famille, que la société n'est pas basée sur la famille, qu'il ne suffit pas d'un père et une mère pour faire un enfant, et que la parenté a toujours évolué et continue à évoluer.

Alors, ce point de vue est assez intéressant mais pour moi assez étrange. Car d'un côté ton analyse dit "il ne suffit pas d'un père et une mère pour faire un enfant" le sous entendu pour moi est bien l'encadrement par la notion de famille puisqu'il est scientifiquement impossible pour deux personnes de même sexe de concevoir. Pourtant tu dis "que la société n'est pas basée sur la famille", je n'arrive pas à cerner le sens de ce que tu avances.
"il ne suffit pas d'un père et une mère pour faire un enfant" signifie selon moi qu'un certain nombre de rites contribuent à la constitution de ce qu'on appelle un enfant, et que ce qu'on appelle un enfant dépend aussi des croyances partagées. C'est sans doute plus ou moins vrai selon les sociétés, mais la place qu'occupe l'enfant aujourd'hui chez nous est loin d'être une évidence universelle à mon avis. Sinon, ce n'est pas vraiment moi qui avance, mais l’anthropologue que j'ai cité (dont j'ai regardé la conférence entre temps, c'était bien intéressant -même s'il emploie un ton nonchalant assez déconcertant- c'était en 2005 peu après le passage de la loi en Espagne, et il racontait que différents partis politiques l'avaient déjà consulté sur la question qui selon lui ne tarderait pas à prendre une importance électorale. A croire qu'il connait son métier, le monsieur), je trouve son analyse enrichissante pour le débat, c'est pourquoi j'ai voulu la partager. Je vais donc reprendre ses mots pour le deuxième point (d'avance, pardon pour la pratique malhonnête du copier coller - et la source est pro mariage gay, autant le préciser d'emblée) : "Nulle part – même dans les sociétés sans castes, classes ou État -, la famille et les rapports de parenté n'ont la capacité de fabriquer une société. (...) ce n'est pas la famille qui donne à l'individu une école, des transports, un hôpital ou des routes : ce sont les structures politiques et économiques de la société et les personnes qui les incarnent. Les rapports sociaux qui donnent naissance à une société aux frontières connues sinon reconnues sont en effet ceux qui instituent la souveraineté d'un certain nombre de groupes humains sur un territoire, ses habitants et ses ressources." En gros, la famille est une composante de la société, mais la société peut parfaitement se passer de la famille pour subvenir aux besoins des individus (et oui, gégé yokko, on peut citer un extrait, et le comprendre, vois tu). Aujourd'hui, dans nos sociétés, le bonheur individuel est autant (si ce n'est plus) valorisé que le bonheur familial.
kanzenda a écrit :Que l'on accepte qu'un homme ou une femme conçoive hors mariage est une chose, mais que l'on accepte de parler de famille pour un couple homosexuel en est une autre.

Je crois que tu as mis le doigt sur le cœur de la question. Accepter le mariage homosexuel c'est reconnaitre que des couples homosexuels peuvent constituer une famille (c'est peut être pour ça que certains y tiennent tant). Je pense qu'aujourd'hui c'est le cas.
kanzenda a écrit :Ce que je veux dire, c'est que la civilisation dans laquelle on vit chacun suit le même chemin, on trouve un partenaire et on se met en couple avec, puis on fonde une famille. C'est d'ailleurs un fait assez nouveau de vouloir avoir un couple sans cet objectif, comme quoi le monde évolue bien, mais il faut pas aller plus vite que la musique.

Ce qui m'amène à une question que j'ai oublié de te poser, avant : est ce que tu penses que l'évolution qui est questionnée en ce moment aura lieu un jour ? Tu dis que "nous" ne sommes pas "prêts", mais penses tu que nous le serons un jour ? En d'autres termes, si tu considérais que la société était "prête", serais tu favorable à l'extension du mariage aux couples de même sexe ?
kanzenda a écrit :Il y a même des civilisations comme la Chine qui préfère la situation du couple gay à celui du célibat.

Ah ouais ? J'aurais pas cru ! Encore aujourd'hui ?
Je m'arrête là pour toi car je me range derrière certaines des réponses qui t'ont été apportées.
baba a écrit :Je peut me tromper évidemment, mais je n'ai pas vu un seul argument de fond (a part peut être l'argument du relativisme culturel qui est loin d'être satisfaisant) tout au long de ces 12 pages de "débat".

Là je ne suis pas d'accord, ou alors c'est que je ne comprends pas ce que tu entends par "argument de fond". Il y a des arguments des deux cotés, ils sont peut être noyés par la densité de la rédaction de certains, et le fait que la conversation tourne beaucoup dans la sphère des idées (c'est là que je comprends le point de vue de gégé yokko, c'est parfois fatigant, même si c'est difficile de s'en passer complètement) mais ils sont là.
Par exemple le fait que les familles homoparentales existent déjà, c'est la principale raison qui fait que je suis pour, et je ne trouve pas que ce soit rester en surface que de faire ce constat.
baba a écrit :Je tiens à préciser que sur le fond et bien je n'ai aucune opinion sur le sujet ... enfin si, comme pacc, j'aimerai bien que nos politiques passent (rapidement si possible) à autre chose !

Le mariage homo n'est pas la chose qui compte le plus pour moi, actuellement, c'est vrai. Je me retrouve à le défendre par un concours de circonstance (le fait que je sois sur ce forum, que le sujet soit abordé, et que ça me donne à réagir), et je ne me sens pas plus que ça concernée par la question. Cela dit, "passer à autre chose" ça marche dans les deux sens. C'est peut être purement électoraliste de la part du gouvernement de vouloir passer cette réforme maintenant, mais c'est pas particulièrement plus constructif de se battre bec et ongles pour défendre la morale supposément en danger. Je suis assez étonnée par la massivité de la "résistance" sur cette question qui justement ne va pas sauver notre société ni provoquer sa chute. Descendre dans la rue pour ça, alors qu'on est tous en train de cautionner silencieusement notre mode de consommation, par exemple (et je m'inclue dans le "tous", je sais bien qu'il n'est pas facile de consommer autrement), ça me dépasse.
baba a écrit :j'ai du mal à comprendre comment l'on peut apprécier un homosexuel tout en étant homophobe ...

Ben, je sais pas, c'est comme les gens qui disent à leurs amis noirs que "toi, c'est pas pareil", peut être ? N'expriment ils pas un terreau xénophobe qui ne résiste pas à leur propre expérience, mais qui fait quand même partie d'eux ? La peur de l'autre peut être larvée et insidieuse...
Je voulais réagir sur l'intérêt des sciences sociales, parce que quand je suis arrivée à la fac, j'ai fait un semestre d'ethno et en sortant de mon premier cour, j'étais bouleversée, j'avais l'impression que le monde entier m'avait menti pendant 20 ans. C'est ce jour là que j'ai entendu pour la 1è fois le mot "ethnocentrisme", et j'étais scandalisée de ne l'avoir jamais entendu avant, dans mon parcours scolaire (et d'avoir du choisir l'ethno, un peu par hasard d'ailleurs, pour l'entendre), parce que je me suis dit que si tout le monde connaissait le sens de ce mot, on aurait moins de problèmes de discrimination. On fait de la philo en terminale, c'est bien, on apprend les lumières, tout ça, mais à aucun moment on ne nous dit que les sociétés humaines ne peuvent pas être classées entre elles car tout classement est le reflet des valeurs de la société qui classe et ne peut pas s'appliquer à d'autres société. L'ethnologue, c'est son métier de dépasser ses propres préjugés pour comprendre ceux de la culture à laquelle il s'intéresse. Quel intérêt ? Apprendre la tolérance, par exemple ? Ça n'a peut être pas d'intérêt pour tout le monde, d'être tolérant, pour moi si.
Alors on va me répondre qu'on ne peut pas tout tolérer, et c'est vrai que je ne tolère pas tout non plus, mais au moins j'ai conscience que mes jugements ne sont pas universels (ou forcément meilleurs que d'autres).
Pour finir, je reviens sur un passage qui m'a fait sourire (c'est que j'ai été enquêtrice d'opinion pendant 2 ans) : Monsieur tout le monde est rarement interrogé dans les sondages ? Ils interrogent qui, alors, les sondages, s'ils interrogent pas Mr. tout le monde ?
#292 693
Moi je parlais pas des sondages, en tout cas pas uniquement ceci dit. J'ai quelques réticences par rapport aux sondages d'opinion, en outre.
#292 694
baba a écrit :
Ah wai, je pensais (naivement) que je n'étais pas homophobe mais apparement, selon san, je ne suis pas autorisé à emettre un tel jugement sur ma personne ... je m'en vais donc de ce pas chercher un ami homosexuel, histoire de savoir si oui ou non je suis une "bonne" personne.

Bientôt pour montrer que t'es pas homophobe faudra sucer un mec ( Orelsan)
#292 696
Toujours là pour élever le débat, gégé :confused
Zhatan a écrit :Moi je parlais pas des sondages, en tout cas pas uniquement ceci dit. J'ai quelques réticences par rapport aux sondages d'opinion, en outre.

Ah oui pardon, j'ai été induite en erreur par le mot panel... je réagissais surtout à ça :
gégé yokko a écrit :Un style de vie qui quoi que le sociopathes ( euh pardon sociologues, je confonds xD) disent reste conspué par monsieur tout le monde ( qui est rarement dans les panels intérrogés), preuve en est le tapage médiatique actuel et la montée au créneau des politiques.

Sois dit en passant, avoir moi même délivré les questionnaires n'a pas particulièrement fait de moi une grande pro-sondages... Il est vrai que les résultats de l'élection de 2007 avaient complètement transpiré dans nos stats (chaque enquêteur faisait des petits bâtons pour compter les réponses de nos interrogés, et on avait tous des chiffres représentatifs du résultat national), et que les questionnaires sont conçus pour influencer le moins possible les sondés, mais j'en suis restée sur l'idée que rien que le fait de poser une certaine question (et la façon dont elle est posée), ça met déjà la personne dans un certain état d'esprit, etc.
Enfin bref, ce n'est pas le sujet, c'est juste que le je trouvais le "Mr. tout le monde est rarement dans le panel interrogé" un peu bête, comme si ça supposait que les panels cherchaient à débusquer des pensées particulières... je trouve la phrase contradictoire en elle même, à cause du sens de "tout le monde" qui à priori veut dire "n'importe qui".
#292 697
Nan moi je suis un beauf je lâche mes références de beaufs ,je ne participe pas au débat qui finira au fin fond du forum avec celui sur la peine de mort ( qui au départ ne devait pas porter sur ce sujet mais le trollage sur ce forum c'est fréquent)
Ceci étant je trouve la remarque d'Orelsan pertinente. Si t'es pas à 100 % d'acc avec les homos faut croire que t'es contre eux...
#292 701
je ne participe pas au débat qui finira au fin fond du forum avec celui sur la peine de mort ( qui au départ ne devait pas porter sur ce sujet mais le trollage sur ce forum c'est fréquent)

Comme tous les topics de ce forum. Un jour, même, ce forum disparaîtra. Quant au trollage, tu ne dois pas bien savoir ce que c'est.
Quant à la remarque d'Orelsan... bien sûr, on s'est énervé uniquement parce que tu n'avais pas les mêmes opinions que nous. Cela n'a rien à voir avec ton ton, ta chaleur humaine, ta prise en compte des arguments d'autrui, ton respect des interlocuteurs. D'ailleurs kanzenda devrait se méfier, on va pas tarder à le lyncher.
#292 702
Arrête de sortir des trucs hors-contexte. Surtout que je me suis déjà expliqué avec Baba sur ce point.
Je te reproche pas de l'homophobie, je te reproche de prendre ton expérience personnelle comme modèle universel, de chier sur ceux qui essaient de prendre un point de vue plus général et analytique, tout en ignorant ceux qui essaient d'entrer dans ton jeu et de faire part de leur propre expérience. Et aussi, personnellement, je te reprocherais d'avoir un point de vue qui en gros dit: "Pour éviter l'intolérance, mieux vaut faire des lois discriminatoires négatives." Sachant que si on avait systématiquement réfléchi ainsi par le passé, je crois que rien n'aurait jamais avancé au niveau social. Bon, après, ce dernier point fait tout de même partie du cours normal d'un débat. Mais le premier point, c'est juste le truc qui empêche tout débat sain.
#292 708
Moi je me pose des questions !
Je saigne du nez avec des lesbiennes mais pas avec des homos !
ça fait de moi un homophobe docteur ? :eek
#292 709
Ta gueule. Retourne mater des images de maids sur le net.
#292 710
Tu sais que des lesbiennes sont des homos psykoli ? Et ça fait de toi un pervers libidineux qui n'est à priori pas attiré par les hommes.
#292 714
Le saignement de nez c'est de l'excitation sexuelle, donc...
#292 715
San999 a écrit :Ta gueule. Retourne mater des images de maids sur le net.

(Bepo like) désolé :redface
http://52.img.v4.skyrock.net/5201/81725201/pics/3069865911_1_3_1s9H3QKz.png
TDS a écrit :
Je ne vois pas ce qu'il y a de pervers à aimer les lesbiennes :O

Tout à fait !
#292 719
j'avoue j'ai craqué et j'ai zappé les 3 dernières pages du topic, du coup je ne sais pas si cette vidéo a déjà été postée.
Si elle l'a été vous aurez le droit de me vouer à être torturé à tout jamais dans l'enfer spécialement réservé aux reposteurs.
Sinon, la voici :
http://www.youtube.com/watch?v=I7INyZLJyjw
ça dure un peu moins de dix minutes et c'est un témoignage et l'avis d'un homme élevé par un couple homo (dans ce cas précis 2 femmes)
A mon avis c'est très intéressant à regarder :)
edit : Avant les réactions des uns et des autres, je ne suis pas totalement d'accord non plus avec tout ce qu'il dit, notamment sur la PMA.
#292 720
Donc si quelqu'un est très excité sexuellement, c'est un pervers? Je ne te suis pas.

Bah oui si on galvaude le terme (Sanjy n'est pas vraiment un pervers par exemple). Mais ce que je veux dire c'est que c'est pas simplement qu'il "aime" les lesbiennes.
#292 721
Kawahiem a écrit :j'avoue j'ai craqué et j'ai zappé les 3 dernières pages du topic, du coup je ne sais pas si cette vidéo a déjà été postée.
Si elle l'a été vous aurez le droit de me vouer à être torturé à tout jamais dans l'enfer spécialement réservé aux reposteurs.
Sinon, la voici :
http://www.youtube.com/watch?v=I7INyZLJyjw
ça dure un peu moins de dix minutes et c'est un témoignage et l'avis d'un homme élevé par un couple homo (dans ce cas précis 2 femmes)
A mon avis c'est très intéressant à regarder :)
edit : Avant les réactions des uns et des autres, je ne suis pas totalement d'accord non plus avec tout ce qu'il dit, notamment sur la PMA.
J'aime bien le fait qu'il dise qu'en fait, il ne s'est rendu compte que très tard que la situation de sa famille était particulière aux yeux de la société. Cela ne m'étonne pas. Mais par rapport à ce qui a été dit auparavant sur le fait que soi-disant, les enfants ne respecteraient pas leurs parents homos, cela remet un peu en ordre les choses. Bien qu'il ne s'agisse évidemment que d'un témoignage, représentatif uniquement pour lui-même, je trouve que cela remet en tout cas en question cette idée de l'enfant qui se révolterait nécessairement contre la pseudo-"anormalité" de sa famille. Et la crise de l'adolescence chez lui, s'est carrément manifestée par le fait qu'il revendiquait ses mères par provocation. Donc, voilà, c'est pas vraiment une preuve de quoi que ce soit, mais c'était tout de même intéressant et aussi cela met en lumière des problèmes concrets que vivent les familles homoparentales déjà existantes (les questions de droits les uns par rapport aux autres, ce qui arriverait à l'enfant en cas de mort du parent reconnu par le loi, etc.).
#292 723
Tiens j'aimerai poser une question aux hommes du fofo.
Je sais pas si j'aurai des réponses honnêtes mais bon allons y quand même.
Vous commencez une relation avec une "femme"
Vous vous entendez bien, c'est le rêve.
Cette "femme" vous avoue au bout du premier ou second mois de votre relation qu'il s'agit en fait d'une travestie.
Comment réagissez vous ?
1 vous finissez par la jeter
2 vous continuez votre histoire pour de bon ?
TDS a écrit :
Donc si quelqu'un est très excité sexuellement, c'est un pervers? Je ne te suis pas.

Bah oui si on galvaude le terme (Sanjy n'est pas vraiment un pervers par exemple). Mais ce que je veux dire c'est que c'est pas simplement qu'il "aime" les lesbiennes.

Toujours pas compris; si quelqu'un est très très excité sexuellement c'est pas qu'il est pervers mais qu'il a bien envie de baiser. Je ne comprends pas :/
Comme le font les mecs dans la vidéo du débat que j'ai publiée, je regarde le larousse
Pervers
- Qui est enclin à faire le mal et qui le tente par des moyens détournés.
- Dont les instincts sexuels se manifestent par un comportement anormal.
donc si je devais me changer en zhatan :
- qu'est ce donc que le mal ? Voilà un concept bien manichéen ! Tenter n'est pas réaliser donc comment peut-on tenter de faire le mal ?! Quels sont ces moyens ? La reine de coeur dans Alice aux pays des merveilles détient-elle réellement tous les moyens ?
- L'homme a t'il des instincts ? Si il en a comment se manifestent-ils ? Qu'est ce qu'un comportement anormal !? Qu'est ce donc que la normalité ? Le joker dans Batman est il en fait normal et Batman anormal ?
- bonus : les définitions de ce dictionnaire ne sont-elles pas le fruit de personnes se donnant le droit de définir le monde par des mots ? Mais qu'est ce que le monde ? Existe t-il seulement ? et est ce que j'existe d'ailleurs ?
Sachant que le saignement de nez est une cause naturelle du corps,
Si aimer des lesbiennes fait saigner du nez
alors aimer des lesbiennes est naturel et donc pas anormal !
CQFD X)
#292 724
pacclerouge a écrit :
Je comprends mieux ce que tu entends.En fait, tu parles de "camp" pas forcément de "masse". Cela peut sembler du pinaillage, mais quand même...

Oui, effectivement. Comme l'on peut appeler le camp PC et le camp Apple. Oui le mot masse est surement moins bon que camp, mais il ne faut pas que cela tombe non plus dans une approche manichéenne. Je sais pas, pour moi des camps ça s'affrontent forcément, j'ai pas cette impression avec le mot masse. Mais pour ce sujet, camp parait mieux.
pacclerouge a écrit :
Oui, mais là, hiérarchisons les priorités. Le problème fondamental des dominants économiques, c'est pas tant qu'ils intègrent des gays dans le monde du travail, mais plutôt qu'ils se comportent économiquement un peu moins comme des connards. Cela peut paraître HS par rapport à ton argument, mais j'ai l'impression (peut-être fausse) que tu concours à substituer la question sociétale à la question sociale, ce qui me paraît autrement plus problématique.

Je ne substitue pas, je prend surement des précautions démesurées au problème. J'en conviens que ce n'est pas en agissant comme un lâche que le monde change, mais l'audace est une chose qui me semble un peu trop osé en politique. Prendre le pari que... C'est un peu ce qu'on entend en économie tout le temps : "je prend le pari que le taux de croissance sera...". Ici c'est un peu pareille, prendre cette mesure malgré les risques c'est un peu jouer à la roulette russe.
pacclerouge a écrit :
Après, pour les questions de discrimination, nous avons en France des syndicats, des délégués du personnel et des juges pour régler ces problèmes-là. Je ne suis toujours pas convaincu que ne pas adopter le mariage homosexuel serait un barrage plus efficace que celui d'augmenter les droits des salariés.

Oui c'est très vrai. Mais tout ça ça appartient du domaine des faits et il faut pour que cela soit punissable que cela puisse être prouvé. Il est plus facile de prouvé un licenciement discriminatoire qu'une sélection sur un poste. Si le droit protège les salariés, il est aussi facile de se mettre dans la légalité. Un peu comme le licenciement économique, il peut permettre de manière déguisée de licencier un salarié sans justifier d'une erreur de sa part. La création d'un poste similaire mais n'englobant pas réellement les mêmes fonctions aux mots près à la suite de ce licenciement peut-être une parade juridique, bien que le licenciement économique n'est jamais individuel, ça ne l'empêche pas d'être utilisé de manière malicieuse.
Ensuite, les tribunaux et les syndicats sont déjà débordés de non respect du droit de chacun. Il n'est pas utile d'en rajouter inutilement, d'autant que je ne sais pas si le sacrifice en vaut la peine...
Zhatan a écrit :Ne le prends pas mal, mais j'ai du mal à suivre l'argumentation. Je ne vois pas vraiment où tu veux en venir. Pour autant c'est agréable et tu argumentes, donc c'est avec plaisir que je réponds :D

Merci, pareillement. J'aime beaucoup débattre ici, c'est vivant et très convainquant. Je vais essayer de m'expliquer mieux alors.
Zhatan a écrit :Au bout d'un moment le RH ou l'entrepreneur, il s'occupe de rentabilité et de pertinence ou non de l'embauche de quelqu'un. Que par un biais de discrimination statistique ("statistiquement les arabes sont des fainéants donc comme j'ai pas toutes les informations pour m'assurer que celui-ci précisément sera moins productif, bah dans le doute je ne le prends pas";) une couleur de peau ou une ethnie empêche l'embauche éventuellement, mais l'orientation sexuelle...

Bah pour des raisons multiples. Par exemple si on se situe sur un poste et que plusieurs CV similaires arrivent au bureau du RH, peut-être que l'hétéro pourra être facilité et cela juste parce que la boîte est homophobe ou que la société véhicule une image virile et sur un poste comme publicitaire ou commerciale, le cliché ou pour en revenir aux statistiques comme tu avances dises qu'un homosexuel aura plus tendance à s'orienter vers un public féminin. Ou encore, il ne faut pas oublier que dans les dernières écoles de gestion, l'entente au sein d'une équipe est primordiale. Un employeur n'a peut-être pas envie de prendre le risque d’insérer un élément qui pourrait troubler cette bonne entente. Revenons au cas du racisme, une équipe composé majoritairement de caucasiens verrait peut-être mal l'arrivée d'un asiatique dans ce groupe (admettons que l'on se place dans une ambiance très régionale à la limite de la camaraderie communale entre bon français (un peu l'électorat du FN vu comme ça...)). Il pourrait se passer la même chose, en écartant l'homophobie, les clichés pourraient pousser à écarter un candidat car on est dans une équipe très viril.
Enfin c'est assez dur à expliquer, mais c'est aussi pour ça on fait faire des jeux de rôles aux candidats dans les RH, on décèle leur capacité mais aussi leur personnalité.
Zhatan a écrit :Bah tant que cela ne trouble pas l'ordre public en effet... Je pense que c'est à considérer comme une manifestation classique. Il y a des lois pour cela, pas besoin d'en faire des spécifiques pour la religion.

Oui je suis d'accord. Mais les définitions du trouble à l'ordre public est une chose assez compliquée... J'en cauchemarde encore tellement le droit administratif me sort par les yeux. Ses composantes sont très éparses et le droit public est surtout créé par la jurisprudence, ce qui en fait un droit très évolutif et dur à analyser. Je ne sais pas si le port du voile peut être vecteur de trouble à l'ordre public.
Zhatan a écrit :Pour la contradiction des principes fondateurs, je suis d'accord.
Je ne suis pas d'accord avec cela, qu'on se le dise :p

D'accord, d'accord. Malheureusement c'est pas le même débat. Je serais heureux à l'occasion de débattre avec toi sur ce sujet ;)
Zhatan a écrit :Bah disons que je n'ai pas l'impression que le mariage se soit encore cela, aujourd'hui.

Parce que sur ce point surement que le mariage est en retard par contre, je te l'accorde. Car toi tu te bases sur les faits, et moi sur le droit. Effectivement les couples mariés ne font pas tous des enfants. Mais bon, le législateur ne modifie que ce qui a besoin de l'être, or un couple marié qui ne souhaite pas avoir d'enfant, ce n'est pas un drame tant que l'un ne finit pas par le reprocher à l'autre. Au final ça permet tout de même de se délier plus facilement d'un époux récalcitrant à la conception quand l'autre souhaite avoir des enfants. Ce n'est peut-être pas plus mal.
Zhatan a écrit :Mais la base de la société n'est pas le couple, encore moins homosexuel. A la limite dans nos sociétés ce serait plutôt l'individu et son épanouissement (c'est pourquoi je pense que la demande de mariage homosexuel est une extension de droit). Mais dire cela comme ça c'est assez vague, c'est pourquoi je dis "à la limite". Au passage je ne crois pas qu'une société se doive absolument de se maintenir, lol. Je m'explique : que vient faire la conservation de l'espèce ici ? Les hétéros auront encore des enfants, la société se maintiendra (et quand bien même d'ailleurs...) et ça ne changera rien de ce point de vue.

L'individu est certes le moteur du système, mais le couple est tout de même le réservoir (en tout cas l'acte sexuel). Une société qui ne conçoit pas, ne peut exister où alors elle profite d'un flux entrant permanent.
Une société qui ne souhaite pas se maintenir, c'est un peu dur. Aujourd'hui on est dans la société humaine, quand autrefois on était dans sa cité grecque. Il y a tout de même un certain instinct de survit (les lois sur l'écologie par exemple).
Après je suis d'accord que les couples gay n'empêche pas les hétéros de concevoir. Là où je veux en venir, c'est que c'est les hétéros qui permettent d'avoir un lendemain et donc de construire un futur, pas le couple gay qui ne peut pas concevoir.
Zhatan a écrit :Pas fondamentalement contre chacune des phrases séparément mais je ne vois pas bien l'objectif de ces paragraphes.

Bah l'objectif était de répondre à ton post. En soit ces paragraphes ne sont pas réellement intéressants. Ce serait limite des banalités, mais je trouvais ça nécessaire dans la logique de mon argumentation.
Zhatan a écrit :Mais en l'occurrence je ne vois toujours pas en quoi la famille homo offre un mauvais cadre (pour la famille monoparentale évidemment...). On revient à ce qu'on a dit auparavant dans un topic.

Pour moi ce n'est clairement pas la famille homosexuelle qui créé un mauvais cadre, mais les réactions des gens à la situation. Mais là le débat reste stérile car il arrive que cela se passe bien effectivement. Il reste donc à savoir si on permet à tous même si effectivement dans les faits parfois cela peut briser une enfance et parfois non, cela se passe bien.
Zhatan a écrit :Donc ne faisons rien, encore une fois je ne comprends pas la logique : le fait marquant c'est que le problème a été sérieusement posé. Et puis alors pour la morale... qu'on la laisse là où elle est ! ^^ On peut tout dire et son contraire avec la morale, si on devait s'occuper de toutes les règles morales on ne ferait pas grand chose.

Pour la morale je suis entièrement d'accord, surtout que l'un des principes de base en droit, c'est de ne jamais prendre en compte la morale. Mais malheureusement ce principe ne vaut que pour les juristes et non pour les législateurs.
Le problème a été sérieusement posé ? Oui mais uniquement parce qu'à l'extérieur cela a déjà été fait et qu'un parti politique a décidé de passer une loi là dessus. Que la question soit posé ne veut pas dire que l'on soit près. Par exemple, le cas de la Constitution Européenne. Clairement, l'Europe n'est pas prête à prendre le chemin de l'Etat fédérale, pourtant la question fut lancé.
Zhatan a écrit :Tu viens de dire le contraire (sur il est parfois judicieux...) et en plus je tique à nouveau sur "c'est pour votre bien, vos gueules je vous prie".

Je me contredis uniquement parce que les faits se contredisent. Mais on est pas tout à fait sur la même idée. Rarement le législateur vient imposer un nouveau droit, il le fait davantage pour les obligations.
Il est vrai que c'est complètement anti-démocratique, je suis d'accord. Mais par exemple, le recul de l'âge de la retraite, il est évident que personne ne serait pour. Les seuls a défendre cette idée ce sont les gens au pouvoir, car eux ont en face d'eux les problèmes liés au financement de la retraite. Il existait surement d'autres solutions, mais ils ont fait ce choix, que cela nous plaise ou non. Et je suis quand même pour que certaines fois on nous impose certaines décisions, sinon après tout que serait la liberté sans le droit, la liberté de chacun s'arrête à celle des autres, il convient donc au législateur de faire des choix. Les retraités ont le droit d'avoir une vie décente et cela passe par une nouvelle obligation pour les autres.
Zhatan a écrit :C'est tout à ton honneur :wink Maintenant, si tu veux te confronter à des visions différentes de la tienne, tu peux t'intéresser à ce qu'est la parenté en ethnologie et à sa diversité (car c'était mon point de départ).

Par curiosité, j'essaierais de m'y pencher. Merci pour l'information en tout cas ;)
Celiel a écrit :
"il ne suffit pas d'un père et une mère pour faire un enfant" signifie selon moi qu'un certain nombre de rites contribuent à la constitution de ce qu'on appelle un enfant, et que ce qu'on appelle un enfant dépend aussi des croyances partagées. C'est sans doute plus ou moins vrai selon les sociétés, mais la place qu'occupe l'enfant aujourd'hui chez nous est loin d'être une évidence universelle à mon avis. Sinon, ce n'est pas vraiment moi qui avance, mais l’anthropologue que j'ai cité, je trouve son analyse enrichissante pour le débat, c'est pourquoi j'ai voulu la partager. Je vais donc reprendre ses mots pour le deuxième point. En gros, la famille est une composante de la société, mais la société peut parfaitement se passer de la famille pour subvenir aux besoins des individus. Aujourd'hui, dans nos sociétés, le bonheur individuel est autant (si ce n'est plus) valorisé que le bonheur familial.

C'est assez compliqué en réalité. Je vois quand je ne suis plus dans mon domaine de prédilection. J'espère ne pas me perdre dans mes explications et surtout avoir bien compris ton argumentaire.
J'ai coupé un peu dans ton paragraphe juste parce que mon poste est méga long alors j'ai enlevé ce qui n'était pas vraiment de toi. Mais j'ai bien tout lu.
Alors effectivement la famille n'est pas forcément nécessaire pour une société j'en conviens. Le couple hétéro aussi par extension, mais ce qui ne peut être entièrement rejeté pour le bon fonctionnement d'une société c'est l'acte sexuel hétérosexuel. Pour ce qui est du bonheur individuel et tout un tas d'autre chose, je suis entièrement d'accord. Cet ethnologue a entièrement raison, mais ne serait-il pas quelque part en avance sur son temps. La famille demeure encore ancré, si je puis dire une normalité. Une personne seul cherche dans la plupart des cas à se mettre en couple et bien souvent à fonder une famille avec la personne qu'il a choisi (ou pas d'ailleurs parfois). Mais le point de vue de cet ethnologue me fait énormément pensé à un reportage sur la sexualité au Japon que j'ai vu. Où clairement la famille n'est plus qu'un voile et que l'intérêt égoïste atteint des sommets impressionnants tels que l'homme qui avait mis enceinte à trois reprises sa femme artificiellement car il se refuse à l'acte sexuel avec elle ou encore un autre qui refuse de coucher avec sa femme ni même une prostitué car cela demande trop d'énergie pour combler le plaisir de la femme. Mais cela reste marginal je pense même si on se trouve dans le pays avec le taux de sexualité le plus bas du monde. Je n'ai pas un très grand respect pour la profession journalistique car elle est rarement fait dans un réel soucis d'informer, mais plus dans celui d'impressionner quitte à déformer. Donc je prend ce reportage avec des pincettes, néanmoins à la fin, le reportage se concluait par la phrase suivante : "le Japon est-il tout simplement en avance sur nous". Peut-être, mais est-ce souhaitable, je ne sais pas...
Celiel a écrit :Je crois que tu as mis le doigt sur le cœur de la question. Accepter le mariage homosexuel c'est reconnaitre que des couples homosexuels peuvent constituer une famille (c'est peut être pour ça que certains y tiennent tant). Je pense qu'aujourd'hui c'est le cas.

Oui ils le peuvent, mais ils n'ont pas les instruments juridiques pour que cette pratique soit généralisé. C'est un peu cela qui est demandé, qu'on légitimiste un état de fait mais aussi qu'on le facilite comme l'adoption homoparentale. Je me répète, est-ce souhaitable, je ne sais pas... mais là j'ai plus de partie pris, car je pense à l'enfant et je me dis qu'il existe un risque qu'il en souffre. Et l'adoption prévoit assez de barrière dans ce sens. Le but est le bonheur de l'enfant et on essaie d'évincer un maximum de risque.
Celiel a écrit :Ce qui m'amène à une question que j'ai oublié de te poser, avant : est ce que tu penses que l'évolution qui est questionnée en ce moment aura lieu un jour ? Tu dis que "nous" ne sommes pas "prêts", mais penses tu que nous le serons un jour ? En d'autres termes, si tu considérais que la société était "prête", serais tu favorable à l'extension du mariage aux couples de même sexe ?

Je pense que cela arrivera, on admet bien tout un tas de chose qui ne l'était pas encore hier. Il y a pas longtemps être gay était un délit, voire un crime. La poussée continuera de se faire, mais pour moi l'objectif ce n'est pas de marteler "droit des gay" qui est la bonne méthode mais plutôt de les fondre dans la masse. Oui le mariage pour tous permettrait de les banaliser, mais au fond moi c'est plus l'image familiale et conception qui me gène là dedans. Même s'il est claire que les débuts du mariage gay ne seront pas en faveur du gay et qu'il y a un risque discriminatoire que j'ai soulevé. Mais par exemple pour moi l'une des plus grandes bêtises c'est la gay pride. C'est pour moi plus un phénomène de foire qu'un véritable tremplin à l'égalité. On fait le contraire de banaliser en les faisant parader, surtout que bien souvent la gay pride montre exactement ce qui peut faire fuir l'intolérant. C'est loin d'être un symbole de sobriété.
A l'inverse, certaines stars aujourd'hui qui sont idolâtrés ont plus ce look métrosexuel qui permet de banaliser le gay et entraîner son acceptation. Mais le gay veut-il être banaliser ou cherche-t-il a être marginal. Ils ne sont même pas d'accord là dessus puisqu'aujourd'hui il y a revendication du mariage.
En tous les cas, si l'homosexualité devenait banale, je ne vois pas pourquoi je serais contre une évolution juridique.
Mais pour moi on en reste loin tout de même.
Celiel a écrit :Ah ouais ? J'aurais pas cru ! Encore aujourd'hui ?

Disons que l'info vient d'un article journalistique, comme dis plus haut je me méfie. J'avoue que dans ce cas, je prend ce qui m'arrange. J'avoue ne pas avoir plus que ça vérifiait la donnée. Je n'aurais pas du mettre cela sans vérifier avant. Mais bon, j'ai tendance à faire confiance de façon aveugle malheureusement.
En tout cas, je sais qu'en Chine, l'homosexualité est mal vu, c'est sûr. Mais d'après le journaliste cela reste mieux vu qu'en étant célibataire. Il faut dire que la société chinoise basé sur le confucianisme renie presque intégralement l'individu seul au profit du groupe. ça peut se comprendre qu'il y ait des difficultés à envisager le célibat je pense.
Zhatan a écrit :D'ailleurs kanzenda devrait se méfier, on va pas tarder à le lyncher.

Arg O_O''
Encore un pavé, je m'excuse encore donc...
Psykoli a écrit :
Sachant que le saignement de nez est une cause naturelle du corps,
Si aimer des lesbiennes fait saigner du nez
alors aimer des lesbiennes est naturel et donc pas anormal !
CQFD X)

Je suis le seul a qui s'est jamais arrivé de saigner du nez pour une raison d'excitation sexuelle ? Moi qui croyait que c'était une exagération des mangas, il semble que ce soit moi qui soit insensible alors :O
Psykoli a écrit :
Cette "femme" vous avoue au bout du premier ou second mois de votre relation qu'il s'agit en fait d'une travestie.
Comment réagissez vous ?
1 vous finissez par la jeter
2 vous continuez votre histoire pour de bon ?

C'est pas là qu'on passe dans la case amitié ? Si tu aimes quelqu'un mais que tu n'éprouves pas de désirs alors l'amitié me parait bien. Un travesti ça reste un homme déguisé, je pense qu'une personne réellement hétéro ne pourrait pas passer outre cette immense détail. Et puis il y a aussi la question de la confiance qui entre en jeu. Le travelo aurait pu dire qu'il en était un, dès le début...
#292 725
Questions pour Kanzenda :
Tu parles de discrimination à l'embauche pour les homosexuels. Mettons de côté le cas des homos caricaturaux. L'orientation sexuelle n'est pas écrite sur un CV et c'est illégal de le demander en entretien d'embauche. Alors en pratique, comment se fait-elle cette discrimination?
Tu dis toi même que le fait qu'un couple ne puisse pas procréer n'est pas grave en soi mais que ce sont les hétéros qui "assurent l'avenir" (citation un peu vague j'ai la flemme de chercher dans ton dernier pavé les termes exacts mais reprends moi si j'ai mal compris). Dans ce cas de figure, qu'est ce qui empêche d'élargir la définition du mariage (non-genrée dans le code civil il me semble) de façon à autoriser les mariages entre personnes de même sexe?
Attention, je ne parle QUE de mariage pour l'instant, pas d'adoption ni de PMA.
Pour Psykoli : aucune idée ça ne m'est jamais arrivé, mais après 2 mois si "elle" est travestie je pense que je l'aurai remarqué... Après si tu parles de transgenre (avec opération du coup pour ne pas l'avoir remarqué) le seul problème que je vois c'est qu'elle ne pourrait pas avoir d'enfants et que personnellement (mais c'est personnel) je veux avoir des enfants. Après, soit je l'aime assez pour passer outre et adopter soit je ne peux pas accepter cet état de fait. Mais le problème serait le même avec une compagne stérile ou "pire pour moi" si j'étais moi-même stérile (ce qui ne doit pas être facile à accepter je pense).
Enfin, mon avis personnel est que personne n'est à 100% hétéro et qu'on est tous plus ou moins attirés par des personnes de notre sexe. Et puis comme on dit : "L'Amour est aveugle!"
La preuve avec la suite de la vidéo postée précédemment où un femme qui raconte son enfance élevée par ses 2 mamans (encore) nous dit que si une de ses mères était homosexuelle assumée lorsqu'elle a rencontré l'autre, l'autre était "purement" hétéro mais ... est tombée amoureuse.
http://www.youtube.com/watch?v=__2Cdktl8lQ
#292 728
Super la vidéo !!
Je vais essayer de faire pas trop long, voeu pieux j'imagine.
Je serais également heureux de débattre sur d'autres sujets ;)
Et sympa, l'imitation, Psykoli, j'espère caricaturale mais sympa ><
Bah pour des raisons multiples. Par exemple si on se situe sur un poste et que plusieurs CV similaires arrivent au bureau du RH, peut-être que l'hétéro pourra être facilité et cela juste parce que la boîte est homophobe ou que la société véhicule une image virile et sur un poste comme publicitaire ou commerciale, le cliché ou pour en revenir aux statistiques comme tu avances dises qu'un homosexuel aura plus tendance à s'orienter vers un public féminin. Ou encore, il ne faut pas oublier que dans les dernières écoles de gestion, l'entente au sein d'une équipe est primordiale. Un employeur n'a peut-être pas envie de prendre le risque d’insérer un élément qui pourrait troubler cette bonne entente. Revenons au cas du racisme, une équipe composé majoritairement de caucasiens verrait peut-être mal l'arrivée d'un asiatique dans ce groupe (admettons que l'on se place dans une ambiance très régionale à la limite de la camaraderie communale entre bon français (un peu l'électorat du FN vu comme ça...)). Il pourrait se passer la même chose, en écartant l'homophobie, les clichés pourraient pousser à écarter un candidat car on est dans une équipe très viril.
Enfin c'est assez dur à expliquer, mais c'est aussi pour ça on fait faire des jeux de rôles aux candidats dans les RH, on décèle leur capacité mais aussi leur personnalité.

Bah là tu balances un cliché : on peut être homo et être viril, on peut être hétéro et être maniéré (métrosexuel). Bien sûr l'hétéro pourra être traité de "PD", mais ce n'est qu'un cliché. En outre, on n'est pas obligé de dévoiler son homosexualité, c'est triste mais ce sont des stratégies assez communes.
Oui je suis d'accord. Mais les définitions du trouble à l'ordre public est une chose assez compliquée... J'en cauchemarde encore tellement le droit administratif me sort par les yeux. Ses composantes sont très éparses et le droit public est surtout créé par la jurisprudence, ce qui en fait un droit très évolutif et dur à analyser. Je ne sais pas si le port du voile peut être vecteur de trouble à l'ordre public.

Bah ça c'est au législateur de décider, mais bon, il y a 2000 personnes entièrement voilées en France, il y a rarement des images pornos brodées sur le voile... A partir de là, la décision est quand même bien politique avec un soupçon d'islamophobie qui rend bien dégueulasse la loi. Pour le coup c'est l'institution en problème d'une situation qui n'en posait pas (à l'inverse de notre débat :p).
Parce que sur ce point surement que le mariage est en retard par contre, je te l'accorde. Car toi tu te bases sur les faits, et moi sur le droit. Effectivement les couples mariés ne font pas tous des enfants. Mais bon, le législateur ne modifie que ce qui a besoin de l'être, or un couple marié qui ne souhaite pas avoir d'enfant, ce n'est pas un drame tant que l'un ne finit pas par le reprocher à l'autre. Au final ça permet tout de même de se délier plus facilement d'un époux récalcitrant à la conception quand l'autre souhaite avoir des enfants. Ce n'est peut-être pas plus mal.

Bah oui mais il s'agit justement de changer le droit. Rompre le mariage n'est pas non plus insurmontable, surtout aujourd'hui. L'argument qu'il serait plus facile de divorcer pour un couple hétéro est quand même un peu curieux. Je ne pense pas que ce soit la principale cause de divorce (que de ne pas avoir d'enfants) et qu'un juge fasse des difficultés d'une manière générale.
L'individu est certes le moteur du système, mais le couple est tout de même le réservoir (en tout cas l'acte sexuel). Une société qui ne conçoit pas, ne peut exister où alors elle profite d'un flux entrant permanent.

L'acte sexuel uniquement. On pourrait imaginer une société complètement détachée des liens biologiques. Mais là il ne s'agirait pas de ça, il y aurait une majorité hétéro et une minorité homo pour laquelle il faudrait des instruments spécifiques pour avoir des enfants. On peut aussi accepter que dans un premier temps, les homos n'aient pas ou moins (parce que simplement c'est plus compliqué techniquement) d'enfants que les hétéros. Personnellement j'aimerais surtout que les enfants effectivement dans une famille homo puissent bénéficier d'une sécurité juridique : à savoir que l'on reconnaisse "l'autre" parent. Et pour le coup ce serait dans l'intérêt de l'enfant je crois.
Une société qui ne souhaite pas se maintenir, c'est un peu dur. Aujourd'hui on est dans la société humaine, quand autrefois on était dans sa cité grecque. Il y a tout de même un certain instinct de survit (les lois sur l'écologie par exemple).
Après je suis d'accord que les couples gay n'empêche pas les hétéros de concevoir. Là où je veux en venir, c'est que c'est les hétéros qui permettent d'avoir un lendemain et donc de construire un futur, pas le couple gay qui ne peut pas concevoir.

Attention quand tu dis "instinct" :p ça renvoie à des débats récents ici, uhuh
Je ne peux pas être d'accord avec le "qui permettent d'avoir un lendemain", les homos travaillent, peuvent avoir des enfants, payent les retraites. On n'est plus au XIXe siècle où un Balzac pouvait dire qu'un célibataire (quelqu'un qui n'a pas d'enfant, en fait) conspire contre la société. Et puis si les hétéros font perdurer la société, bah tant mieux pour eux. Mais je préfère avoir une société moins nombreuse et heureuse que l'inverse (bon, cette phrase n'a aucun intérêt et pue la guimauve)
Pour moi ce n'est clairement pas la famille homosexuelle qui créé un mauvais cadre, mais les réactions des gens à la situation. Mais là le débat reste stérile car il arrive que cela se passe bien effectivement. Il reste donc à savoir si on permet à tous même si effectivement dans les faits parfois cela peut briser une enfance et parfois non, cela se passe bien.

Encore une fois, je ne vois pas en quoi ça peut plus briser l'enfance qu'avoir des parents pauvres (qui ont choisit de se marier entre eux, augmentant les risques), des parents anti-technologie, des parents qui n'ont pas la télé... Avoir des parents homos c'est quand même pas écrit sur ton front.
Pour la morale je suis entièrement d'accord, surtout que l'un des principes de base en droit, c'est de ne jamais prendre en compte la morale. Mais malheureusement ce principe ne vaut que pour les juristes et non pour les législateurs.
Le problème a été sérieusement posé ? Oui mais uniquement parce qu'à l'extérieur cela a déjà été fait et qu'un parti politique a décidé de passer une loi là dessus. Que la question soit posé ne veut pas dire que l'on soit près. Par exemple, le cas de la Constitution Européenne. Clairement, l'Europe n'est pas prête à prendre le chemin de l'Etat fédérale, pourtant la question fut lancé.

Tu invoquais toi-même l'international l'autre fois donc bon. En tout cas, ça ne me paraît pas être un argument recevable. Comment savoir si on est prêt sinon en posant la question ? Cela revient à laisser à une petite minorité le droit de juger quand la société est prête, et évidemment cela permet de différer éternellement le vote ou non de la loi. Tant que la question n'est pas posée, ce sont les partisans du statu quo (les conservateurs) qui ont la main. Je ne crois pas que ce soit forcément très juste. Si la loi ne devait pas être votée et bien tant pis, on réessaiera, mais tant qu'elle n'est pas posée, de fait ce sont les partisans du contre qui gagnent, sauf qu'il n'y a pas eu de débat ou de confrontation. J'ai enfin réussi à formuler mes objections, j'espère que c'est clair et que tu comprends mon point de vue ^^
Je me contredis uniquement parce que les faits se contredisent. Mais on est pas tout à fait sur la même idée. Rarement le législateur vient imposer un nouveau droit, il le fait davantage pour les obligations.

Oui, mais ce n'est pas un argument. Les faits n'impliquent pas de devoir faire/être et inversement. Par contre il existe des faits et il convient de se positionner par rapport à eux (ou d'y être indifférent).
Du coup, je vais réagir sur un de mes sujets favoris :
Il est vrai que c'est complètement anti-démocratique, je suis d'accord. Mais par exemple, le recul de l'âge de la retraite, il est évident que personne ne serait pour.

Ah bon, pourquoi ? On a encore peur du peuple de nos jours après 140 ans de démocratie ? Et pourquoi pas poser la question ? On pourrait trouver une solution plus en accord avec les croyances de tout le monde, peut-être quelque chose de plus juste aussi.
Les seuls a défendre cette idée ce sont les gens au pouvoir, car eux ont en face d'eux les problèmes liés au financement de la retraite.

Pas les gens du communs ? Ils sont trop cons pour comprendre ? Aujourd'hui personne n'a rechigné à élire un type qui prévoyait l'austérité pour tout le monde, ça a même été décisif dans la campagne (la question de la dette je veux dire). Alors, quoi ? On a peur du peuple ? Je pense que c'est le cas. On a peur des décisions que ce con de peuple pourrait vouloir, on a peur de nationaliser alors que tout le monde le voudrait (pour Mittal je veux dire), on a davantage peur des puissants que du peuple. Et ça, je trouve ça extrêmement difficile à digérer. Ça veut dire qu'on accepte que le peuple soit soumis à quelqu'un d'autre.
Et je suis quand même pour que certaines fois on nous impose certaines décisions, sinon après tout que serait la liberté sans le droit, la liberté de chacun s'arrête à celle des autres

Tu bluffes :p
Il y a des débats et une décision est prise, c'est loin d'être la liberté sans le droit. Exactement le cas du mariage homo : il est possible que la loi sur le mariage soit adoptée, et pas celle sur l'adoption. Ou inversement, ou aucune des deux. Il y aura bien alors un droit, changé ou non. Ce ne sera pas l'anarchie, d'ailleurs ce n'est actuellement pas l'anarchie.
Les retraités ont le droit d'avoir une vie décente et cela passe par une nouvelle obligation pour les autres.

Oui pour la première partie, pour la seconde : mais quels autres ? Est-on sûr qu'il n'y avait que cette solution inique ? Personnellement je ne suis pas convaincu. Mais bon c'est un autre débat.
Une personne seul cherche dans la plupart des cas à se mettre en couple et bien souvent à fonder une famille avec la personne qu'il a choisi (ou pas d'ailleurs parfois).

Et c'est moi qui parle des faits alors que tu parles du droit ? :p
Donc je prend ce reportage avec des pincettes, néanmoins à la fin, le reportage se concluait par la phrase suivante : "le Japon est-il tout simplement en avance sur nous". Peut-être, mais est-ce souhaitable, je ne sais pas...

Pour faire mon pac, "cette phrase n'a aucun sens pour moi" : si le Japon est en avance sur nous, on considère que c'est souhaitable. Sinon on ne dirait pas "en avance". Il me semble qu'il n'y a aucune nécessité dans le devenir des sociétés humaines, on n'était pas du tout obligé d'inventer le feu.
Le problème n'est pas tant la famille que sa définition. Les gens veulent avoir des enfants, très bien ! C'est exactement de quoi il est question. Seulement on rejette de plus en plus le modèle classique avec un couple hétéro ayant des enfants et des petits enfants qui vont à la messe et perdure jusqu'à la mort. Les aspirations individuelles (pas égoïste, je crois qu'on se méprendrait) prennent davantage de place, cela ne doit pas se faire aux détriments des individus. On cherche un mieux vivre, pas un vivre dans le Bien et la Vérité.
Oui ils le peuvent, mais ils n'ont pas les instruments juridiques pour que cette pratique soit généralisé.

Bah si c'est que ça... il suffit de signer le papier
C'est un peu cela qui est demandé, qu'on légitimiste un état de fait mais aussi qu'on le facilite comme l'adoption homoparentale. Je me répète, est-ce souhaitable, je ne sais pas... mais là j'ai plus de partie pris, car je pense à l'enfant et je me dis qu'il existe un risque qu'il en souffre. Et l'adoption prévoit assez de barrière dans ce sens. Le but est le bonheur de l'enfant et on essaie d'évincer un maximum de risque.

Dès lors que tu nais, il y a un risque non nul et même plutôt maximal que tu souffres. Il est du devoir du législateur qui accepterait que le couple homo ait des enfants de le faire avec le maximum de sécurité physique et juridique des enfants. Mais les enfants qui souffrent au-delà du supportable n'ont pas, malheureusement, besoin d'être ceux d'un couple homo pour que leur douleur soit réelle. C'est pourquoi la question de l'homosexualité des couples n'est qu'une occasion (mais qui existe déjà, simplement pour les parents eux-mêmes ce n'est pas sécurisé).
Mais par exemple pour moi l'une des plus grandes bêtises c'est la gay pride. C'est pour moi plus un phénomène de foire qu'un véritable tremplin à l'égalité. On fait le contraire de banaliser en les faisant parader, surtout que bien souvent la gay pride montre exactement ce qui peut faire fuir l'intolérant. C'est loin d'être un symbole de sobriété.

Alors autant je n'aime pas trop la manif, je suis plutôt discret comme monsieur, autant je trouve assez logique ce type de manifestation. C'est ce qu'on appelle un retournement du stigmate. Une telle manifestation n'aurait probablement pas lieu si les homos étaient des personnes normales (c'est-à-dire qu'on se préoccuperait d'eux comme on s'occupe indifféremment d'un blond ou d'un brun). Puisque l'on renvoie aux homos une image de "tapettes", "PD", "effémines" (ce que tu as fait plus haut, en outre), et bien ils s'emparent du cliché et le retournent contre ceux qui les insultent. Je ne crois pas que pour se faire accepter on ait à gommer toutes ses différences et à faire le moins de bruit possible. Au bout d'un moment, il doit être insupportable à des homos de devoir en permanence se cacher. Cette manifestation est là pour affirmer l'existence d'une réalité, laquelle réalité emmerde copieusement les hétéros qui sont gênés. Bien évidemment, et dans ma formulation ça se voit, c'est provocateur.
A l'inverse, certaines stars aujourd'hui qui sont idolâtrés ont plus ce look métrosexuel qui permet de banaliser le gay et entraîner son acceptation. Mais le gay veut-il être banaliser ou cherche-t-il a être marginal. Ils ne sont même pas d'accord là dessus puisqu'aujourd'hui il y a revendication du mariage.

Mais les homos ne constituent pas un lobby qui parlerait d'une seule voix ! Il y a des homos qui sont contre le mariage gay. Ce n'est pas une revendication particulariste, c'est une question posée à toute une société, aux homos comme aux hétéros, et aux autres aussi.
En tous les cas, si l'homosexualité devenait banale, je ne vois pas pourquoi je serais contre une évolution juridique.
Mais pour moi on en reste loin tout de même.

Bah elle peut d'autant plus facilement devenir banale qu'on sécurise le "mode de vie" homosexuel, donc le couple, le fait d'avoir déjà des enfants (parce qu'après on peut discuter sur la PMA et la GMA, mais il existe des situations où les homos ont déjà des enfants et où de fait la famille est fragile parce qu'il n'y a pas de cadres juridiques).
Je suis le seul a qui s'est jamais arrivé de saigner du nez pour une raison d'excitation sexuelle ? Moi qui croyait que c'était une exagération des mangas, il semble que ce soit moi qui soit insensible alors :O

Euh non je suis comme toi. Mais peut-être qu'au Japon on saigne du nez quand on est particulièrement excité. Ou peut-être que c'est une expression du genre "avoir les oreilles qui sifflent".
#292 730
Bon, je réponds très en retard à certaines choses dites par kanzenda :
kanzenda a écrit :Mais qu'on le veuille ou non, on va les influencer. D'où le simple fait qu'un couple homosexuel marginalisé et pour moi mal venu pour l'éducation de l'enfant.
Oui, mais dans de cas, pourquoi uniquement les homosexuels? Les Musulmans sont aussi discriminés et marginalisés (voire plus que les homosexuels, selon les lieux). On devrait aussi leur interdire l'adoption, selon un tel raisonnement.
En fait, de façon générale, j'aimerais qu'on me réponde une bonne fois pour toute, en quoi les homosexuels sont différents de toute autre minorité discriminée ? Pourquoi, on devrait faire des lois discriminantes envers eux pour les « protéger » ou « protéger » d'éventuels enfants qu'ils pourraient adopter, mais ce ne serait pas le cas pour d'autres minorités discriminées ? Et on parle de mariage, mais au final, un tel raisonnement s'étend forcément à d'autres domaines.
Gégé avait évoqué plus tôt le fait que les Noirs et les Musulmans sont plus nombreux et peuvent se soutenir entre eux. Mais ce n'est pas nécessairement vrai. Déjà, on ne sait pas combien de couples homosexuels existent vraiment, puisque certains préfèrent rester cachés, mais on ne va pas compter sur ceux-là, puisque de toute évidence, ce ne sont pas eux qui risquent d'adopter (quoi que si le mariage et l'adoption leur devienne accessible, cela pourrait les pousser à devenir plus visibles). Au Royaume-Uni, apparemment, une étude aurait été menée et 1,5% des gens se déclareraient homosexuels ou bisexuels. Mais bon, il n'y a pas besoin d'être un grand génie pour savoir que le vrai chiffre est nécessairement plus grand, puisqu'il s'agit des gens qui se déclarent homos ou bis. Il n'y a pas vraiment de raison qu'il y ait plus ou moins d'homosexuels ou de bisexuels en France (quoi que le nombre de gens qui se déclarent l'être, lui, pourrait être très différent). En France, il y aurait 483'000 Juifs, environ, soit environ 0,75 de Juifs... Moins que d'homosexuels au Royaume-Uni. Et alors, je ne vous parle même pas des parents nains, des parents anti-technologie, etc. Ceux-là sont encore plus rares. Et il y a aussi le fait que dans certaines régions de France, les minorités religieuses ou ethniques sont extrêmement rares.
Mais bref ! Laissons tomber ces considérations numériques, parce que même si je m'y suis adonné, je trouve cela totalement stupide. C'est le raisonnement à la base qui est totalement boiteux, parce que le raisonnement qu'il serait nécessaire d'avoir le soutien de sa propre communauté pour réussir à avoir un développement équilibré, cela signifierait donc que : 1) Soit un nombre trop négligeable de gens de la majorité accepteraient d'êtres amis avec une minorité discriminée ; 2) Soit le soutien et l'amitié d'une personne venant d'une autre communauté que la sienne ne pourrait jamais être aussi satisfaisants que le soutien et l'amitié d'une personne de notre propre communauté.
Et je trouve qu'arriver à l'une de ces deux conclusions serait quand même assez grave... Et ce n'est alors pas seulement la question de l'homosexualité qui serait remise en cause.
Donc, ouais, j'aimerais savoir en quoi les homosexuels sont différents de n'importe quelle communauté minoritaire. Et s'il n'y a pas de différence, dans ce cas, cela voudrait dire que toute minorité devrait par défaut être protégée non pas de ceux qui la discriminent, mais de leur propre différence ? Donc, dès que quelqu'un appartient à une minorité discriminée, appartient-il à l'état de faire tout ce qui est en son pouvoir pour la forcer à s'invisibiliser le plus possible pour éviter qu'ils ne soient victimes de la discrimination? Personnellement, j'y verrais une forme de violence symbolique particulièrement horrible. En gros, ceux qui sont en infraction sont les discriminants, mais on pénalise les discriminés pour mieux les protéger ? C'est un peu comme si quand les femmes avaient demandé à pouvoir participer aux jeux olympiques, on leur avait répondu : « Non, mais nous, on veut bien, mais vous voyer, les gens considèrent que les femmes qui font du sport de compétition sont de mauvaises mères et on leur jette des cailloux à la gueule. Donc, non, sincèrement, pour vous, c'est mieux de ne pas participer. C'est pour votre bien. »
Avec un tel raisonnement pourquoi par exemple ne pas interdire la fondation d'associations homosexuelles, puisqu'elles révèlent publiquement l'homosexualité de certaines personnes et par conséquent peuvent leur causer des problèmes d'emploi par la suite ? Pourquoi ne pas interdire de nommer ses enfants par un nom musulman, puisque les Musulmans sont très fortement discriminés et que le simple fait d'avoir un nom musulman fait que certains employeurs ne liront même pas plus loin notre CV ? Pourquoi autoriser les mariages mixtes, alors que l'on sait les problèmes que cela peut provoquer ?
kanzenda a écrit :Dans la mesure où l'état n'a pas à se mêler de religion, je ne vois pas vraiment de raison de s'opposer au mariage homosexuel, de nos jours.
N'est ce pas plutôt l'inverse qui se fait aujourd'hui ? C'est le saint siège qui s'incruste dans le débat sans vraiment y être invité. Néanmoins et c'est là que je ne peux comprendre ceux qui lui reproche de le faire, pourquoi l'entité religieuse n'aurait-elle pas le droit de donner son avis comme n'importe quel être humain sur cette terre ?
Et bien il ne faut pas oublier que l'Eglise a toujours été là pour nous guider, c'est même un devoir pour elle de donner son avis, surtout lorsque depuis toujours elle s'oppose à toute chose qui fait obstacle à la création de la vie. Comme le préservatif par exemple, même si je trouve la position de l'Eglise honteuse à ce sujet.
Maintenant si la seule opposition pour toi qui existe est celle du pouvoir religieux et non pas la religion elle même car elle n'affirme pas réellement être contre le mariage gay, mais comme le code civil français elle n'en laisse pas entrevoir la possibilité. Moi je vois plutôt des oppositions très actuelles et bien loin de la notion de foi et de la peur de l'Enfer du fait de dérives homosexuelles selon l'idéal chrétien. Non, tu as retiré ce que j'ai dit de son contexte. Je disais simplement que les raisons principales pour lesquelles on se marie, aujourd'hui, sont: L'amour, les droits que cela nous donne en tant que couple, et des raisons religieuses. Les autres raisons sont devenues très rares. Oui, il y a des gens qui se marient aussi pour avoir des enfants, mais ceci est généralement dû à leurs croyances religieuses. Ce n'est pas pour des raisons pratiques par rapport aux enfants (par exemple, un père qui ne pourrait pas reconnaître son enfant s'il n'était pas marié à la mère, une femme qui ne pourrait pas nourrir son enfant car ne pouvant avoir un travail salarié décent ou dieu sait quoi d'autre, l'enfant bâtard est un concept généralement oublié), mais parce qu'ils veulent légitimer leur famille et leur amour du point de vue de leur foi. Or, parmi ces trois critères, seule la religion pourrait éventuellement (et encore, c'est sujet à débat) disqualifier les couples homosexuels en tant que prétendants au mariage. Et comme un gouvernement laïque ne doit en principe pas légiférer selon des règles religieuses, voilà, quoi. Après que les hommes religieux s'expriment, oui, ils en ont le droit, mais pas en tant que force religieuse, en tant que simples individus.
Maintenant, tu disais que le mariage inclut dans sa définition l'obligation de faire des enfants. Et je ne comprends pas en quoi c'est un argument. Ce ne serait pas plutôt cette définition qui serait à revoir? Parce que bon, après, cela devient facile pour quelqu'un qui savait que son ou sa conjoint(e) ne voulait pas d'enfant, voire était d'accord de ne pas en avoir, puis soudainement pour une toute autre raison veut se séparer, et invoque soudainement cette raison simplement par opportunisme. Un certain nombre de couples se marient sans avoir pour idée d'avoir des enfants, un jour. De plus, cela voudrait dire que pour être réellement logique, la loi devrait alors totalement exclure du mariage les personnes déclarées stériles et pas juste les couples homosexuels. Après que le fait de refuser d'avoir un enfant soit une raison de divorce, oui, mais cela ne devrait pas être une raison ayant plus d'importance qu'une simple perte d'amour entre le couple ou la découverte que l'autre a des opinions politiques que l'on ne supporte pas ou dieu sait quelle autre raison. C'est cette définition qui devrait s'adapter à la réalité d'aujourd'hui (qui concerne aussi des couples hétéros), pas d'éventuelles nouvelles lois qui devraient s'adapter à une vieille définition légale dépassée.
kanzenda a écrit :Est-ce mal pour l'Etat de priver d'une liberté quand celle-ci est bon pour cette personne.
Oui, totalement et définitivement. Cela veut dire que l'Etat prétend savoir mieux que la personne ce qui est mieux pour elle, et savoir mieux qu'elle ce qu'elle est capable ou non de supporter. Cela veut dire que par exemple, l'État pourrait interdire de construire des Mosquées ou des Synagogues visibles, car cela attirerait les islamophobes et les antisémites. Cela veut dire que l'Etat pourrait interdire de publier certaines choses controversées, car cela mettrait la réputation de la personne en danger et pourrait même lui attirer l'animosité d'autres personnes. Cela veut dire que l'état pourrait exclure les femmes des professions dans lesquelles elles risquent le plus la discrimination. (Les premières femmes militaires, je peux t'assurer que c'était pas marrant et même actuellement, c'est pas toujours drôle.) Pareil pour les hommes (moins fréquent, cela dit).
kanzenda a écrit :Mais par exemple, le recul de l'âge de la retraite, il est évident que personne ne serait pour.
Pourtant plusieurs fois, les Suisses ont en tout cas refusé d'avancer l'âge de la retraite. Et ils ont aussi refusé de diminuer le nombre d'heures de travail hebdomadaires...
#292 732
Zhatan a écrit :
Bah là tu balances un cliché : on peut être homo et être viril, on peut être hétéro et être maniéré (métrosexuel). Bien sûr l'hétéro pourra être traité de "PD", mais ce n'est qu'un cliché. En outre, on n'est pas obligé de dévoiler son homosexualité, c'est triste mais ce sont des stratégies assez communes.

Oui, réponse logique au cliché, l'arabe est fainéant qui m'a été donné. Je suis d'accord, toujours est-il que de cacher une chose qui est devenu public par le biais du mariage relève de l'impossible.
Zhatan a écrit :
Bah ça c'est au législateur de décider, mais bon, il y a 2000 personnes entièrement voilées en France, il y a rarement des images pornos brodées sur le voile... A partir de là, la décision est quand même bien politique avec un soupçon d'islamophobie qui rend bien dégueulasse la loi. Pour le coup c'est l'institution en problème d'une situation qui n'en posait pas (à l'inverse de notre débat :p).

Sur ce sujet à toi de voir. Moi je ne vois aucune islamophobie. Seuls certains types de voiles ont été interdit, si le but de la loi était réellement islamophobe, ils auraient interdit le port du voile de tout type. Il faut quand même voir que la République se base sur un principe d'égalité et liberté et il ne peut être prouvé que la femme se soumette naturellement et de façon volontaire à cette pratique. C'est complètement HS là.
Zhatan a écrit :Bah oui mais il s'agit justement de changer le droit. Rompre le mariage n'est pas non plus insurmontable, surtout aujourd'hui. L'argument qu'il serait plus facile de divorcer pour un couple hétéro est quand même un peu curieux. Je ne pense pas que ce soit la principale cause de divorce (que de ne pas avoir d'enfants) et qu'un juge fasse des difficultés d'une manière générale.

Ce n'est pas un argument, mais une remarque personnelle. Je serais pour une évolution du mariage en supprimant l'obligation de concevoir (même si pour moi ça reste curieux de faire appelle à l'institution mariage pour un simple couple, car ça n'apporte pas grand chose si ce n'est le symbole) mais pas le cadre familiale du mariage. Car à un moment donné, il faut bien un outil juridique pour encadrer la famille.
Zhatan a écrit :
L'acte sexuel uniquement. On pourrait imaginer une société complètement détachée des liens biologiques. Mais là il ne s'agirait pas de ça, il y aurait une majorité hétéro et une minorité homo pour laquelle il faudrait des instruments spécifiques pour avoir des enfants. On peut aussi accepter que dans un premier temps, les homos n'aient pas ou moins (parce que simplement c'est plus compliqué techniquement) d'enfants que les hétéros. Personnellement j'aimerais surtout que les enfants effectivement dans une famille homo puissent bénéficier d'une sécurité juridique : à savoir que l'on reconnaisse "l'autre" parent. Et pour le coup ce serait dans l'intérêt de l'enfant je crois.

Bon, là tu décris ton monde utopiste, à l'heure actuel pour moi ce n'est pas du tout ça la société. Donc je ne peux pas intervenir dans tes rêves d'avenir.
Pour la partie reconnaissance de l'autre parent, je suis tout à fait pour. Mais il n'y a pas du tout cette question à l'ordre du jour, malheureusement.
Zhatan a écrit :
Attention quand tu dis "instinct" :p ça renvoie à des débats récents ici, uhuh
Je ne peux pas être d'accord avec le "qui permettent d'avoir un lendemain", les homos travaillent, peuvent avoir des enfants, payent les retraites. On n'est plus au XIXe siècle où un Balzac pouvait dire qu'un célibataire (quelqu'un qui n'a pas d'enfant, en fait) conspire contre la société. Et puis si les hétéros font perdurer la société, bah tant mieux pour eux. Mais je préfère avoir une société moins nombreuse et heureuse que l'inverse (bon, cette phrase n'a aucun intérêt et pue la guimauve)

Les homo peuvent avoir des enfants ? Comment ? Artificiellement ? En devenant homo après une période hétéro ? Finalement dans les deux cas on utilise quand même un procédé hétéro : spermatozoide + ovule, sinon ça marche pas quoi.
Il n'y a plus d'idée de conspiration, non, mais ça reste marginal de ne pas souhaiter à un moment donner dans sa vie être en couple et avoir des enfants. Je reviens sur la pensée de masse ou de camp. La société incite l'homme a se mettre en couple. Aujourd'hui la normalité c'est quand même ça. Et puis d'un autre heureusement. Toi qui rejette le couple en tant que tel. Il faudrait du courage à la femme pour assumer tous les enfants que l'homme aurait procréé sans s'en occuper, puisqu'il n'y a pas besoin du couple en tant que tel pour faire une société.
Zhatan a écrit :
Encore une fois, je ne vois pas en quoi ça peut plus briser l'enfance qu'avoir des parents pauvres (qui ont choisit de se marier entre eux, augmentant les risques), des parents anti-technologie, des parents qui n'ont pas la télé... Avoir des parents homos c'est quand même pas écrit sur ton front.

On tourne un peu en rond.
Non ça ne brise pas forcément l'enfance tout ce que tu me cites. Mais bon les moqueries fuseront dans n'importe lequel de tes exemple. Et puis il reste préférable pour un enfant de grandir dans une famille qui est à l'aise, le critère financier pour l'adoption reste important.
Ce n'est pas écrit sur son front, non. Mais bon les enfants ne sont pas aveugle quand il voit aux fêtes de l'école que l'enfant a deux papas ou deux mamans... Aussi bien pour le travail que pour l'enfant tu as l'air d'être pour la dissimulation de l'homosexualité. C'est un peu étrange pour quelqu'un qui est partisan du mariage gay.
Zhatan a écrit :
Tu invoquais toi-même l'international l'autre fois donc bon. En tout cas, ça ne me paraît pas être un argument recevable. Comment savoir si on est prêt sinon en posant la question ? Cela revient à laisser à une petite minorité le droit de juger quand la société est prête, et évidemment cela permet de différer éternellement le vote ou non de la loi. Tant que la question n'est pas posée, ce sont les partisans du statu quo (les conservateurs) qui ont la main. Je ne crois pas que ce soit forcément très juste. Si la loi ne devait pas être votée et bien tant pis, on réessaiera, mais tant qu'elle n'est pas posée, de fait ce sont les partisans du contre qui gagnent, sauf qu'il n'y a pas eu de débat ou de confrontation. J'ai enfin réussi à formuler mes objections, j'espère que c'est clair et que tu comprends mon point de vue ^^

Oui, j'ai évoqué l'international, et ? Ou je me suis contredis ici ? Je comprend pas.
Bah c'est assez facile de savoir si on est près pour des questions de ce type là par le climat social. De toute façon, je ne suis pas en soit contre un référendum. Bien qu'au fond, je ne sais pas si ça mobiliserait du monde dans les urnes. Je ne suis même pas contre un vote à l'assemblée nationale, bien qu'en situation d'exécutif et de législatif de même couleur, il est évident que la loi passera.
Et bien oui, si la loi ne passe pas tant pis, on réessaierait. Effectivement. Bon après cela ne va pas de soi avec tous les sujets. Si le peuple refuse certaine loi, je ne vois pas pourquoi le pouvoir devrait inciter et demander encore. Toutes questions n'est pas amené à trouver réponse positive à un moment donné.
Zhatan a écrit :
Oui, mais ce n'est pas un argument. Les faits n'impliquent pas de devoir faire/être et inversement. Par contre il existe des faits et il convient de se positionner par rapport à eux (ou d'y être indifférent).

Oui... Mais une chose qui se fait habituellement, on peut quand même en déduire un raisonnement, ça s'appelle la méthode déductive.
La suite de ta phrase je comprend pas le lien avec ce que j'ai dit ou alors tu te contredis quelque peu.
Zhatan a écrit :
Pas les gens du communs ? Ils sont trop cons pour comprendre ? Aujourd'hui personne n'a rechigné à élire un type qui prévoyait l'austérité pour tout le monde, ça a même été décisif dans la campagne (la question de la dette je veux dire). Alors, quoi ? On a peur du peuple ? Je pense que c'est le cas. On a peur des décisions que ce con de peuple pourrait vouloir, on a peur de nationaliser alors que tout le monde le voudrait (pour Mittal je veux dire), on a davantage peur des puissants que du peuple. Et ça, je trouve ça extrêmement difficile à digérer. Ça veut dire qu'on accepte que le peuple soit soumis à quelqu'un d'autre.

Hollande l'austérité ? Bah en comparaison avec Sarkozy, je ne crois pas que l'on puisse dire qu'on a choisi le candidat de l'austérité, non.
Lorsque l'on promet de revenir sur la diminution du nombre de fonctionnaire, où lorsque l'on dit que l'on ne va pas appliquer la hausse de la TVA, je ne crois pas qu'on se trouve devant un candidat partisan de l’austérité, ou alors tu fais partie des riches.
Le peuple a toujours besoin a un moment donné qu'on le force à quelque chose. Ce n'est pas une question de connerie, de peur... c'est une question de nature de l'être humain, celle du fainéant et du "je préfère les droits aux obligations".
La démocratie pure n'existe pas. Sinon il faudrait faire appelle au référendum pour toutes les questions qui se posent. Le pays qui applique le plus cela au monde est la Suisse et les citoyens votent de moins en moins tant la question politique est banalisé par sa fréquence.
Zhatan a écrit :
Tu bluffes :p
Il y a des débats et une décision est prise, c'est loin d'être la liberté sans le droit. Exactement le cas du mariage homo : il est possible que la loi sur le mariage soit adoptée, et pas celle sur l'adoption. Ou inversement, ou aucune des deux. Il y aura bien alors un droit, changé ou non. Ce ne sera pas l'anarchie, d'ailleurs ce n'est actuellement pas l'anarchie.

Je parlais en fait de la notion même de liberté qui impose pour qu'elle existe sa propre limitation. Une liberté sans limite serait en soit une non liberté car elle entrerait en collision avec la liberté d'un autre.
Je n'ai pas dit qu'on était en anarchie, sinon je serais complètement schizophrène avec mon argumentation. Il serait assez curieux de parler de droit depuis le début dans mes postes pour dire que c'est l'anarchie au final.
Zhatan a écrit :
Oui pour la première partie, pour la seconde : mais quels autres ? Est-on sûr qu'il n'y avait que cette solution inique ? Personnellement je ne suis pas convaincu. Mais bon c'est un autre débat.

Les autres ce sont les personnes actives bien sûr.
Non il n'y avait pas que cette solution et je pense que l'un dans l'autre aucun solution aurait été acceptable pour le français, car c'est un effort supplémentaire qui est demandé. A un moment donné, on ne peut discuter indéfiniment et ne jamais agir. La politique ne met jamais tout le monde d'accord sinon les partis politiques n'existeraient pas.
Zhatan a écrit :
Et c'est moi qui parle des faits alors que tu parles du droit ? :p

Je ne peux pas parler droit pour répondre à tout puisque le droit ne régit pas tout. Je vais sortir une réplique de M. Giscard d'Estaing qu'il a dit à M. MItterand "vous n'avez pas le monopole du coeur", et bien tu n'as pas le monopole des faits et surtout un argumentaire ne tien que par les exemples concrets pris dans les faits. Mais attention, c'est de l'humour cette partie de réponse.
Zhatan a écrit :Pour faire mon pac, "cette phrase n'a aucun sens pour moi" : si le Japon est en avance sur nous, on considère que c'est souhaitable. Sinon on ne dirait pas "en avance". Il me semble qu'il n'y a aucune nécessité dans le devenir des sociétés humaines, on n'était pas du tout obligé d'inventer le feu.

Ce n'est pas ma phrase mais celle du journaliste, d'où les guillemets !
Tu oublies cependant la mondialisation. Toutes les sociétés aujourd'hui fonctionne comme l'occident la voulu. La différence c'est que le Japon s'est adapté plus vite que les inventeurs même de la civilisation occidentale. La preuve ils sont 3ème en économie mondial.
Zhatan a écrit :
Le problème n'est pas tant la famille que sa définition. Les gens veulent avoir des enfants, très bien ! C'est exactement de quoi il est question. Seulement on rejette de plus en plus le modèle classique avec un couple hétéro ayant des enfants et des petits enfants qui vont à la messe et perdure jusqu'à la mort. Les aspirations individuelles (pas égoïste, je crois qu'on se méprendrait) prennent davantage de place, cela ne doit pas se faire aux détriments des individus. On cherche un mieux vivre, pas un vivre dans le Bien et la Vérité.

Le modèle classique rejeté, à la limite si tu tiens absolument à garder le "qui vont à la messe et perdure jusqu'à la mort" mais bon ça fait quand même 200 ans que le divorce a été institué en France et que la France est devenu un Etat laïque. Alors les exemple de religion et de famille éternelle effectivement, c'est rejeté. Mais la famille avec un couple hétéro et des enfants, je ne vois pas où ce model est rejeté. J'ai du louper un paragraphe.
Sinon les aspirations individuelles, oui nés de la consommation de masse, bien sûr. Mais ça n'a plus grand chose à voir avec le mariage. Ou alors tu prends le mariage comme un acte individuel pour un mieux vivre. Je ne vois pas en quoi.
Zhatan a écrit :
Bah si c'est que ça... il suffit de signer le papier

Oui si tu étais dictateur à la tête de la France, effectivement il suffirait de...
Zhatan a écrit :
Dès lors que tu nais, il y a un risque non nul et même plutôt maximal que tu souffres. Il est du devoir du législateur qui accepterait que le couple homo ait des enfants de le faire avec le maximum de sécurité physique et juridique des enfants. Mais les enfants qui souffrent au-delà du supportable n'ont pas, malheureusement, besoin d'être ceux d'un couple homo pour que leur douleur soit réelle. C'est pourquoi la question de l'homosexualité des couples n'est qu'une occasion (mais qui existe déjà, simplement pour les parents eux-mêmes ce n'est pas sécurisé).

Oui bien sûr qu'il y a pire souffrance, je n'ai jamais été dans une telle extrémité. Il ne faut pas charrier non plus.
Le législateur n'a pas pour rôle de rendre tout possible, car c'est justement impossible. Il est du devoir du législateur lorsqu'il prend une décision de tout prévoir et d'en voir le pour et le contre. Lorsque la décision n'est pas bonne à prendre, de la rejeter.
C'est une réponse sur le rôle général du législateur, je ne dis pas que la question ici est du domaine de l'impossible. Mais on demande surement beaucoup de prévoyance aux législateurs pour une chose sans grand intérêt je trouve.
Zhatan a écrit :
Alors autant je n'aime pas trop la manif, je suis plutôt discret comme monsieur, autant je trouve assez logique ce type de manifestation. C'est ce qu'on appelle un retournement du stigmate. Une telle manifestation n'aurait probablement pas lieu si les homos étaient des personnes normales (c'est-à-dire qu'on se préoccuperait d'eux comme on s'occupe indifféremment d'un blond ou d'un brun). Puisque l'on renvoie aux homos une image de "tapettes", "PD", "effémines" (ce que tu as fait plus haut, en outre), et bien ils s'emparent du cliché et le retournent contre ceux qui les insultent. Je ne crois pas que pour se faire accepter on ait à gommer toutes ses différences et à faire le moins de bruit possible. Au bout d'un moment, il doit être insupportable à des homos de devoir en permanence se cacher. Cette manifestation est là pour affirmer l'existence d'une réalité, laquelle réalité emmerde copieusement les hétéros qui sont gênés. Bien évidemment, et dans ma formulation ça se voit, c'est provocateur.

Un coup tu veux qu'il se dissimule au travail, que l'enfant n'ébruite pas trop l'homosexualité de ses parents et d'un autre tu veux qui se révèle au grand jour pendant une parade.
Et bien moi je ne suis pas pour "se cacher" ou "parader". Il existe un juste milieu qui est "vivre normalement". On est pas obligé de s'habiller avec des plumes sur un char pour imposer l'homosexualité, comme on est pas obligé de dire à tout le monde "non je suis hétéro". Il ne faut pas s'étonner après que certain gay, tout à fait viril comme tu le dis, soit ranger dans le registre grande folle puisqu'au final le seul moment où on en voit c'est dans cette parade.
Chacun son avis, moi je trouve que ça dessert pas mal la cause.
Zhatan a écrit :
Mais les homos ne constituent pas un lobby qui parlerait d'une seule voix ! Il y a des homos qui sont contre le mariage gay. Ce n'est pas une revendication particulariste, c'est une question posée à toute une société, aux homos comme aux hétéros, et aux autres aussi.

Non justement. D'où le soucis de la gay pride qui met en avant la partie marginale du mouvement. On voit très peu d'homo avoir ce soucis de banalisation.
Aux autres aussi ? Tu me fais peur là ? Les pédophiles ? les zoophiles ? les nécrophiles ??
Zhatan a écrit :
Bah elle peut d'autant plus facilement devenir banale qu'on sécurise le "mode de vie" homosexuel, donc le couple, le fait d'avoir déjà des enfants (parce qu'après on peut discuter sur la PMA et la GMA, mais il existe des situations où les homos ont déjà des enfants et où de fait la famille est fragile parce qu'il n'y a pas de cadres juridiques).

Là je me répète encore. Sécurisé une situation, ça n'a de sens que lorsque c'est souhaité. Une situation qui existe en fait, n'a pas forcément besoin d'être légalisé. Je suis contre, tu es pour. On a déjà donné nos arguments sur la question. Je suis sur la question surement trop protecteur mais je peux te reprocher d'être trop libéral et insouciant.
@san999
Petite réaction général à ton poste avant de répondre point par point. Ton raisonnement est inverse, si on accepte pas une revendication, alors il n'y pas de raison qu'un autre puisse profiter de certains droits.
Mais il ne faut pas oublier que les droits obtenus l'ont tous été par concours de circonstance. Si aujourd'hui circonstance, il y a pour le mariage gay, alors il y aura une loi.
Pour ce qui est de la discrimination des parents homosexuels des autres. La plus évidente est celle que les autres justement appartiennent à un bloc qui est la parentalité d'un père et d'un mère. Discriminer dans ce bloc serait bien de la discrimination puisqu'on coupe dans le gâteau dans un droit acquis. Si le droit à la base de sa création prévoyait bien une discrimination, cette argumentaire passerait, mais le droit des parents est un droit venant tout droit de l'Antiquité et à cette époque il n'était pas question de mettre en place un tri sur ceux qui voulait être père ou mère. L'homoparentalité n'était même pas envisagé.
La seconde raison est morale et politique. Tu ne vas pas tailler dans la gâteau en prenant en compte des handicapes qui sont subit ou des races risquant de provoquer des troubles sur la scène internationale.
La troisième se base sur un constant dont je parlais sur la banalisation de l'homosexuel, aujourd'hui l'homosexuel, ce n'est pas la normalité. Etre arabe n'a rien d'anormal. L'handicape n'étant pas choisi, on ne peut le mettre en adéquation avec l'homosexualité qui reste un choix.
Pour la question religieuse, je ne pense pas comme toi. Le mariage n'est pas un outil de prouver sa foi. Je connais un nombre de couple qui souhaite des enfants et préfère le faire dans le cadre du mariage car cela rend les choses plus facile en cas de pépin, la loi encadre tout ça. Et contrairement à toi aussi, je ne pense pas que l'Etat se base sur une question religieuse si jamais il arrivait à décider de refuser le mariage gay. Il faut quand même voir que l'homosexualité dans tous les pays du monde est assez mal vu. Pourtant on peut pas dire que la religion catholique est influencé le monde entier sur cette question.
Pour le rôle de l'Etat. Il ne faut pas non plus prendre des exemples de privation de liberté ou de sectaire nationaliste. L'Etat ne sait pas mieux que toi ? Non, mais tu as des envies égoïstes et tu souhaites que l'Etat te soutienne dans ce choix.
Ouvrir une profession à une catégorie de personne qui n'a pas grand chose à faire dans ces milieux par exemple. Prendre par exemple le critère physique qui peut être une donnée primordiale pour véhiculer une image, normalement il est interdit en France de prendre en compte ce critère. Mais cela a tout de même un côté assez égoïste je trouve. Une entreprise qui se base sur ce critère ne le fait pas pour punir la personne au physique pas facile, mais uniquement parce que cela rapporte plus.
L'Etat se doit de penser à toutes les situations. Une revendication n'a pas que des effets positifs. Ils sont payer pour penser à nos problèmes, il ne faut pas voir ça comme une supériorité intellectuelle, sinon dans ce cas là, aucune profession n'a de sens tant qu'elle est intellectuelle.
Pour la Suisse, le cadre de travail n'est pas le même. Pour avoir travailler en Suisse, le stresse est moins présent, le salaire bien plus conséquent. Tu travaille certes 5h de plus par semaine, mais l'employeur n'est pas derrière pour compter tes pauses. Il faut voir quand même qu'en France du fait des 35h on a un taux de rentabilité très élevé, mais cela se passe par le stresse et la pression. Aussi parce qu'en France on est jamais content et qu'on a une histoire de balance permanente d'un régime à un autre et d'un parti politique à un autre. Quand on voit les autres pays européen, ou même plus généralement occidentaux, la balance se fait plus d'un côté avec son centre. Il n'y a pas beaucoup de pays qui peuvent se venter de faire perpétuellement le grand écart. Il est donc difficile en France de prendre des mesures impopulaires, car le risque est de faire repencher la balance sur l'autre côté.
Kawahiem a écrit :Questions pour Kanzenda :
Tu parles de discrimination à l'embauche pour les homosexuels. Mettons de côté le cas des homos caricaturaux. L'orientation sexuelle n'est pas écrite sur un CV et c'est illégal de le demander en entretien d'embauche. Alors en pratique, comment se fait-elle cette discrimination?

Par le caractère publique du mariage : publication des bans et annotation sur les actes civils (acte accessible à la mairie).
#292 736
Kawahiem a écrit:Questions pour Kanzenda :
Tu parles de discrimination à l'embauche pour les homosexuels. Mettons de côté le cas des homos caricaturaux. L'orientation sexuelle n'est pas écrite sur un CV et c'est illégal de le demander en entretien d'embauche. Alors en pratique, comment se fait-elle cette discrimination?
Par le caractère publique du mariage : publication des bans et annotation sur les actes civils (acte accessible à la mairie).

Le recruteur qui va s'amuser à aller chercher dans une mairie savoir si les 35 ou plus mecs qu'il doit rencontrer sont mariés ou pas et avec qui je lui souhaite bien du plaisir.
Surtout qu'il n'est pas rare de se marier dans une région et de postuler pour un poste à l'autre bout de la France.
Et que (sauf erreur de ma part, je ne suis pas du tout calé sur le sujet), les archives de ces publications se trouvent dans les mairies ayant célébré ces mariages. Donc il faut d'abord retrouver la mairie en question.
Et sans parler des homonymes (encore un "homo" tient :) )
#292 737
Zhatan < roooh c'est même pas vraiment ton imitation que j'ai faite mais un peu l'ambiance générale de ce forum XD
Et puis bon tu restes le philosophe du fofo comme moi j'en suis le pervers qui saigne du nez :3
N'empêche, j'ai maintenant compris comment vous faites pour développer tous autant et autant de paragraphes !
Moi mon prof de Philo me trouvait original pour mon esprit direct et de synthèse : mes rédacs de philo ne dépassaient jamais les 3 pages (pages dans le sens 3 pages d'une seule feuille double hein par 3 feuilles doubles XD)
kazenda< dans mon vocabulaire, la case ami c'est se faire jeter donc tu cesses la relation.
Perso si je parle de cette histoire c'est que j'ai vu ce pépin dans deux histoires d'amour (une vraie et une fictive : Young GTO) et je prie tous les jours pour que jamais cela m'arrive car je serai vraiment mais alors vraiment dégoûté (dégoûté dans le sens déçu pas dans le sens répulsion envers le travesti hein)...
#292 740
kanzenban a écrit :Toi qui rejette le couple en tant que tel. Il faudrait du courage à la femme pour assumer tous les enfants que l'homme aurait procréé sans s'en occuper, puisqu'il n'y a pas besoin du couple en tant que tel pour faire une société.
Huh ? What ? De quoi tu parles ? Si le couple n'existait pas, pourquoi ce serait forcément les femmes qui s'occuperaient des enfants?
kanzenban a écrit :Mais bon les enfants ne sont pas aveugle quand il voit aux fêtes de l'école que l'enfant a deux papas ou deux mamans...
J'ai envie de dire : Et alors ? Un enfant noir qui serait le seul noir de son village, il va aussi forcément se faire jeter des cailloux, peut-être ? Ou il va se dire qu'il est trop pas normal ?
kanzenban a écrit :ça fait quand même 200 ans que le divorce
Divorce qui était loin d'aller de soi à l'époque... Et qui créait aussi des enfants terriblement malheureux.
kanzenban a écrit :Si le droit à la base de sa création prévoyait bien une discrimination, cette argumentaire passerait, mais le droit des parents est un droit venant tout droit de l'Antiquité et à cette époque il n'était pas question de mettre en place un tri sur ceux qui voulait être père ou mère.
Euh... Ma connaissance du droit de l'Antiquité est assez rudimentaire, mais il me semble que durant l'Antiquité, le père par exemple, était toujours le mari de la mère, tout simplement. Si la mère mourrait, alors la seconde épouse du père devenait la mère officielle (après, c'était pas forcément ça, niveau émotionnel), même si la mère morte (et caspienne aussi hahaha) restait tout de même mère de l'enfant. C'était probablement la même chose dans les rares cas où la mère était répudiée. Il n'y avait pas de cas juridique de reconnaissance de l'enfant hors-mariage. Les enfants bâtards n'avaient pas de pères officiels. Dans les faits, évidemment, cela se faisait, vu que ce n'était pas aussi rigide qu'aujourd'hui, à ce niveau-là. Mais il n'y avait pas dans la loi de notion de père biologique ou naturel. Et l'adoption se passait également très différemment. Je vois pas trop en quoi ajouter que l'enfant ait deux parents de sexe différent en même temps est une révolution si extraordinaire comparée aux autres.
kanzenban a écrit :L'handicape n'étant pas choisi, on ne peut le mettre en adéquation avec l'homosexualité qui reste un choix.
L'homosexualité n'est pas choisie... Elle n'est pas génétique, mais elle n'est pas non plus choisie, pas plus que le fait d'aimer les charlottes aux fraises.
kanzenban a écrit :Pour la question religieuse, je ne pense pas comme toi. Le mariage n'est pas un outil de prouver sa foi. Je connais un nombre de couple qui souhaite des enfants et préfère le faire dans le cadre du mariage car cela rend les choses plus facile en cas de pépin, la loi encadre tout ça. Et contrairement à toi aussi, je ne pense pas que l'Etat se base sur une question religieuse si jamais il arrivait à décider de refuser le mariage gay. Il faut quand même voir que l'homosexualité dans tous les pays du monde est assez mal vu. Pourtant on peut pas dire que la religion catholique est influencé le monde entier sur cette question.
J'ai pas parlé de prouver sa foi, j'ai dit que l'on légitime notre amour et notre famille par rapport à notre foi. C'est pas une question de prouver quoi que ce soit, mais d'être en adéquation avec sa foi. Les questions d'encadrement légal, tant que l'on reconnaît l'enfant, nos droits par rapport à lui restent les mêmes que si on est marié (sauf pour les questions de partage de la garde quand le couple est séparé, évidemment).
kanzenban a écrit :Non, mais tu as des envies égoïstes et tu souhaites que l'Etat te soutienne dans ce choix.
Egoïste... Genre, tu portes atteinte à quelqu'un...
En fait, à te lire, il faudrait attendre que 100% de la population soit d'accord pour accorder un nouveau droit social... Je me demande quels droits sociaux on aurait aujourd'hui, si à chaque fois on avait été aussi frileux. Tu sais, il y aura toujours des opposants et ils feront toujours beaucoup de bruit. Je sais pas si c'est nous qui sommes naïfs de croire qu'on est prêt pour le mariage homosexuel ou si c'est toi qui est naïf de croire qu'on atteindra un jour ce que tu définis comme une société prête pour ce changement, sans forcer un petit peu les conservateurs. Je sais pas, cela fait plus de 70 ans que les femmes ont le droit de vote en France et encore plus longtemps qu'elles ont un droit à un travail salarié, et pourtant les discriminations existent toujours. Le sexisme est toujours là. Il valait sans doute mieux pour elles qu'elles restent à la maison, plutôt que de subir du harcèlement sexuel au travail, entre autres joyeusetés. Il faut croire qu'à l'époque, ils sont allés un peu trop vite en besogne. De même pour la fin de la ségrégation raciale dans les universités, il aurait mieux valu la conserver, vu que la menace du stéréotype existe toujours. Et vu l'opposition féroce aux USA à l'avortement, ils n'auraient sans doute jamais dû l'autoriser.
En fait, il est assez étonnant que tu dises à un moment que le rôle de l'état est aussi de parfois passer au-dessus des opinions du citoyen et de faire simplement ce qui doit être fait, car les citoyens ne sont pas raisonnables, mais plutôt que de prendre cela dans le sens d'imposer ce qui est le plus « juste », tu imposes de suivre les idées les plus conservatrices par peur de la réaction de la frange conservatrice. C'est donc ça une démocratie, d'après toi ? On suit par défaut l'avis des plus conservateurs parce que leur réaction pourrait causer des problèmes ? Et tu acceptes de ne pas donner accès aux mêmes droits que tout le monde à un groupe, à cause de l'existence des conservateurs, alors que dans le même temps, tu trouverais abusé d'en priver ceux qui ont déjà ces droits. Cela reste une situation déséquilibrée. Certains profitent de certains droits qu'on refusent à d'autres, à cause de l'existence de préjugés illégitimes, qui seraient soi-disant trop prononcés pour être ignorés, alors que ces mêmes préjugés avec la même intensité n'empêchent pas l'accès à ces mêmes droits pour d'autres groupes, simplement parce que ces groupes-là étaient en quelques sortes là avant (à comprendre "visibles" avant). D'ailleurs, tu dis que c'est pour le bien des homosexuels, mais tu dis quand même à leur place qu'ils vivraient plus mal le fait d'avoir plus de difficulté à trouver du travail que le fait de ne pas pouvoir profiter des avantages du mariage et de ne pas pouvoir régulariser leur situation familiale.
#292 744
Oui, réponse logique au cliché, l'arabe est fainéant qui m'a été donné. Je suis d'accord, toujours est-il que de cacher une chose qui est devenu public par le biais du mariage relève de l'impossible.

Là, je renvoie à la réponse de Kawahiem. Autant arabe ça se voit sur ta tronche ou éventuellement dans ton nom, autant être homo. Désolé pour le cliché, je me suis trompé dans l'interprétation.
Sur ce sujet à toi de voir. Moi je ne vois aucune islamophobie. Seuls certains types de voiles ont été interdit, si le but de la loi était réellement islamophobe, ils auraient interdit le port du voile de tout type. Il faut quand même voir que la République se base sur un principe d'égalité et liberté et il ne peut être prouvé que la femme se soumette naturellement et de façon volontaire à cette pratique. C'est complètement HS là.

Oui enfin bon, on a soulevé un problème qui ne se posait pas sur un principe de laïcité revisité pour l'occasion. Bon enfin peu importe. Par contre "il ne peut être prouvé", mais l'inverse non plus. Donc dans le doute...
Bon, là tu décris ton monde utopiste, à l'heure actuel pour moi ce n'est pas du tout ça la société. Donc je ne peux pas intervenir dans tes rêves d'avenir.

Pas du tout. Tu me dis qu'une société a besoin du couple... etc. Moi je te dis que pour perdurer une société a uniquement besoin de relations sexuelles. Ça n'a rien à voir avec mes rêves. En outre, je précise juste après que dans le cas qui nous préoccupe, notre société donc, les homos pourraient être simplement une minorité pour qui il serait plus difficile d'avoir des enfants. Bref, tu évacues l'argument sous prétexte que c'est du fantasme alors que ce que je voulais souligner c'est qu'il n'y a aucune nécessité à ce qu'une société se repose sur le couple hétéro classique, qui repose apparemment chez toi sur une conception biologique. Or aucune famille recomposée ne repose sur l'ovule de la belle-mère et le spermatozoïde du père (ou de la mère et du beau-père), par définition, ce n'est donc pas ça le problème.
[édit : chez les Moso, peuple de l'Himalaya, il n'y a ni femme ni père, les gens vivent dans des maisons spacieuses dirigées par les mères :D ==> Cai Hua Suo A society Without Fathers or Husbands :D. Rigolo, non ?
Pour la partie reconnaissance de l'autre parent, je suis tout à fait pour. Mais il n'y a pas du tout cette question à l'ordre du jour, malheureusement.

Oui.
Les homo peuvent avoir des enfants ? Comment ? Artificiellement ? En devenant homo après une période hétéro ? Finalement dans les deux cas on utilise quand même un procédé hétéro : spermatozoide + ovule, sinon ça marche pas quoi.

Oui évidemment mais le procédé en lui-même n'est pas forcément connoté et surtout que faire des familles recomposées. La plupart du temps les enfants sont déjà là et donc il n'est pas question d'ovule+spermatozoïde. Je ne vois pas en quoi le fait de nature qu'il faut un gamète mâle et un gamète femelle pour faire un enfant oblige quant au reste. Encore une fois, une famille recomposée n'est pas soudée par la biologie, du coup que le couple soit homo ou hétéro ne change à vrai dire pas grand chose.
Il n'y a plus d'idée de conspiration, non, mais ça reste marginal de ne pas souhaiter à un moment donner dans sa vie être en couple et avoir des enfants. Je reviens sur la pensée de masse ou de camp. La société incite l'homme a se mettre en couple. Aujourd'hui la normalité c'est quand même ça. Et puis d'un autre heureusement. Toi qui rejette le couple en tant que tel. Il faudrait du courage à la femme pour assumer tous les enfants que l'homme aurait procréé sans s'en occuper, puisqu'il n'y a pas besoin du couple en tant que tel pour faire une société.

Mais et alors ? Je suis marginal de lire certains livres, je suis marginal par plein d'aspect. Je ne vois pas en quoi la marginalité est en-soi nocive. En outre, les familles recomposées ça existe, les familles divorcées ça existe. On voit bien des familles qui ne sont plus exactement constituée selon le lien biologique, ça revient à ce que je disais plus haut. On a tendance à se couper d'une organisation familiale classique, et notre société accepte des familles diversement constituées dont le modèle classique est un archétype parmi d'autres. Et je ne vois pas pourquoi ce serait à la femme de s'occuper des enfants. En plus les couples divorcés y arrivent bien (enfin j'espère, il y a quand même pas mal de divorces par an et dans la majorité des cas ça se passe plutôt pas trop mal), il n'y a plus pourtant à proprement parler de couple, dans ce cas.
Non ça ne brise pas forcément l'enfance tout ce que tu me cites. Mais bon les moqueries fuseront dans n'importe lequel de tes exemple. Et puis il reste préférable pour un enfant de grandir dans une famille qui est à l'aise, le critère financier pour l'adoption reste important.

Oui certes. Bon enfin le fond de l'affaire n'est pas là. Toi, tu considères que l'homosexualité est un stigmate qui sera forcément villipendé, moi je pense qu'il n'en est pas un, ou en tout cas pas plus qu'un autre et qu'en outre il y a certes des connards mais pas que et qu'on peut très bien se construire de façon très équilibrée même si on rencontre des connards. Il y a eu plus d'un adolescent boutonneux moqué par ses camarades.
Ce n'est pas écrit sur son front, non. Mais bon les enfants ne sont pas aveugle quand il voit aux fêtes de l'école que l'enfant a deux papas ou deux mamans... Aussi bien pour le travail que pour l'enfant tu as l'air d'être pour la dissimulation de l'homosexualité. C'est un peu étrange pour quelqu'un qui est partisan du mariage gay.

Oui évidemment. Je ne suis pas du tout pour la dissimulation. Je dis que ça ne se voit pas. C'est comme si je disais que le cancer ne se voyait pas et que tu me disais que j'étais pour la dissimulation du dit cancer. Simplement le monde entier ne le sait pas forcément. Mais d'ailleurs même si tout le monde le savait, et ça a dû arriver, tout le monde ne serait pas forcément contre l'enfant. On en revient à notre différence.
Bah c'est assez facile de savoir si on est près pour des questions de ce type là par le climat social. De toute façon, je ne suis pas en soit contre un référendum. Bien qu'au fond, je ne sais pas si ça mobiliserait du monde dans les urnes. Je ne suis même pas contre un vote à l'assemblée nationale, bien qu'en situation d'exécutif et de législatif de même couleur, il est évident que la loi passera.

Ah bon... c'est un peu vague quand même "climat social", s'il n'y avait pas eu la discussion on n'aurait pas pu savoir quel était le "climat social". Et donc maintenant que la question est lancée... autant aller jusqu'au bout.
Et bien oui, si la loi ne passe pas tant pis, on réessaierait. Effectivement. Bon après cela ne va pas de soi avec tous les sujets. Si le peuple refuse certaine loi, je ne vois pas pourquoi le pouvoir devrait inciter et demander encore. Toutes questions n'est pas amené à trouver réponse positive à un moment donné.

Oui évidemment.
Oui... Mais une chose qui se fait habituellement, on peut quand même en déduire un raisonnement, ça s'appelle la méthode déductive.

Bah non... (enfin ça dépend de ce que tu veux dire) Tu peux charger positivement ce qui se fait habituellement et ensuite construire un raisonnement. Mais il n'y a aucun devoir qui ne découle de simples faits. L'être n'implique pas de devoir être quoi. Ce n'est pas parce que la Terre tourne autour du Soleil qu'on arrête de croire en Dieu, en d'autres termes. Ce que je veux dire c'est que tu ne peux pas répondre à un argument normatif par un fait, c'est tout ce que ça veut dire.
Hollande l'austérité ? Bah en comparaison avec Sarkozy, je ne crois pas que l'on puisse dire qu'on a choisi le candidat de l'austérité, non.
Lorsque l'on promet de revenir sur la diminution du nombre de fonctionnaire, où lorsque l'on dit que l'on ne va pas appliquer la hausse de la TVA, je ne crois pas qu'on se trouve devant un candidat partisan de l’austérité, ou alors tu fais partie des riches.

Tous les candidats ont dû montrer patte blanche concernant la dette et la campagne a énormément porté sur les capacités des candidats à réduire la dette. Hollande n'a pas échappé à cela. Je ne me prononce pas sur son programme ou ses projets. Je les trouve chiatiques (oups...).
Le peuple a toujours besoin a un moment donné qu'on le force à quelque chose. Ce n'est pas une question de connerie, de peur... c'est une question de nature de l'être humain, celle du fainéant et du "je préfère les droits aux obligations".

Les autres ce sont les personnes actives bien sûr.
Non il n'y avait pas que cette solution et je pense que l'un dans l'autre aucun solution aurait été acceptable pour le français, car c'est un effort supplémentaire qui est demandé. A un moment donné, on ne peut discuter indéfiniment et ne jamais agir. La politique ne met jamais tout le monde d'accord sinon les partis politiques n'existeraient pas.

Aussi parce qu'en France on est jamais content et qu'on a une histoire de balance permanente d'un régime à un autre et d'un parti politique à un autre. Quand on voit les autres pays européen, ou même plus généralement occidentaux, la balance se fait plus d'un côté avec son centre. Il n'y a pas beaucoup de pays qui peuvent se venter de faire perpétuellement le grand écart. Il est donc difficile en France de prendre des mesures impopulaires, car le risque est de faire repencher la balance sur l'autre côté.

Ils sont payer pour penser à nos problèmes, il ne faut pas voir ça comme une supériorité intellectuelle, sinon dans ce cas là, aucune profession n'a de sens tant qu'elle est intellectuelle.

Je suis rigoureusement opposé à ce genre de conceptions. En fait, elles "m'énervent" au plus haut point. Mais bon c'est pas le sujet donc...
La démocratie pure n'existe pas. Sinon il faudrait faire appelle au référendum pour toutes les questions qui se posent. Le pays qui applique le plus cela au monde est la Suisse et les citoyens votent de moins en moins tant la question politique est banalisé par sa fréquence.

Ouais, enfin bon entre la démocratie pure et la tyrannie absolue, il y a des demi-mesures. Dans tous les cas si le peuple exprime un rejet massif je ne crois pas qu'il soit absurde de l'écouter. Et ce n'est pas une raison pour ne pas tenter d'être plus démocratique. Par exemple ce fonctionnement par lequel on signe un blanc seing au Président et à sa majorité pour 5 ans, je trouve ça extrêmement dommageable, et il ne faut pas s'étonner si la droite et la gauche s'alternent du coup (on pourrait aussi dire que la gauche et la droite usent, preuve en est l'hollandisme naissant, des mêmes méthodes, mais je serais sans doute un peu persifleur).
Je parlais en fait de la notion même de liberté qui impose pour qu'elle existe sa propre limitation. Une liberté sans limite serait en soit une non liberté car elle entrerait en collision avec la liberté d'un autre.

Bah alors j'ai pas compris pourquoi tu parlais de ça.
Tu oublies cependant la mondialisation. Toutes les sociétés aujourd'hui fonctionne comme l'occident la voulu. La différence c'est que le Japon s'est adapté plus vite que les inventeurs même de la civilisation occidentale. La preuve ils sont 3ème en économie mondial.

C'est très excessif. Et dans le détail je ne suis pas d'accord.
Le modèle classique rejeté, à la limite si tu tiens absolument à garder le "qui vont à la messe et perdure jusqu'à la mort" mais bon ça fait quand même 200 ans que le divorce a été institué en France et que la France est devenu un Etat laïque. Alors les exemple de religion et de famille éternelle effectivement, c'est rejeté. Mais la famille avec un couple hétéro et des enfants, je ne vois pas où ce model est rejeté. J'ai du louper un paragraphe.

Divorce, familles monoparentales, familles recomposées surtout, demi-frère, demi-soeur, demi-tonton. C'est quand même devenu assez courant d'avoir une famille recomposée de 6 ou 7 personnes. Et ça ce n'est pas le modèle classique du couple qui a toujours été ensemble.

Sinon les aspirations individuelles, oui nés de la consommation de masse, bien sûr. Mais ça n'a plus grand chose à voir avec le mariage. Ou alors tu prends le mariage comme un acte individuel pour un mieux vivre. Je ne vois pas en quoi.

Non, pas de la consommation de masse, je ne crois pas que le mariage homo ait quoi que ce soit à voir avec la consommation de masse. Mais on vit bien dans une société individualiste, ça ne veut pas dire égoïste, ça veut dire qu'on prend de plus en plus en compte les aspirations des individus, dont le mariage homo. Je ne crois pas qu'on puisse nier que certaines personnes veulent le mariage, pourquoi elles le veulent je ne sais pas, mais c'est bien une aspiration, individuelle (c'est à titre personnel que je suis allé à la manif, d'une part je n'ai pas de conjoint, d'autre part il pourrait ne pas être d'accord avec moi).
Oui si tu étais dictateur à la tête de la France, effectivement il suffirait de...

Ce que je voulais dire, c'est qu'il me semble qu'il y a des projets de lois en cours, si la seule objection contre le mariage homo est juridique, il suffit de signer le papier...
C'est une réponse sur le rôle général du législateur, je ne dis pas que la question ici est du domaine de l'impossible. Mais on demande surement beaucoup de prévoyance aux législateurs pour une chose sans grand intérêt je trouve.

Mais il est là pour ça le législateur. On va quand même pas lui donner moins de travail pour... pour quel motif ? Parce que concernant l'inflation législative il y aurait d'autres endroits où taper ^^
Un coup tu veux qu'il se dissimule au travail, que l'enfant n'ébruite pas trop l'homosexualité de ses parents et d'un autre tu veux qui se révèle au grand jour pendant une parade.

Pas du tout. Je ne veux rien ou en tout cas ça n'a pas d'importance ici. J'explique pourquoi selon moi il y a cette parade. Quant à se dissimuler au travail : c'est juste pour dire que si c'est pour avoir un poste, ça se cache assez facilement quand même. Pareil à l'école, mais j'ai déjà répondu pour l'école, le problème c'est qu'on ne pense pas la même chose sur les réactions des gens.
Et bien moi je ne suis pas pour "se cacher" ou "parader". Il existe un juste milieu qui est "vivre normalement".

Ce que je dis c'est que parader est une réponse à l'obligation de se cacher. Et que ce juste milieu n'est pas possible facilement (bien sûr dans de nombreux cas c'est possible) tant que les discriminations existent. Aujourd'hui une "blond pride" n'aurait aucun sens par exemple, parce que tu n'es pas discriminé par ta couleur de cheveux. C'est un peu comme quand le mot nègre a été retourné en négritude, ou que "Queer" a été repris.
On est pas obligé de s'habiller avec des plumes sur un char pour imposer l'homosexualité, comme on est pas obligé de dire à tout le monde "non je suis hétéro". Il ne faut pas s'étonner après que certain gay, tout à fait viril comme tu le dis, soit ranger dans le registre grande folle puisqu'au final le seul moment où on en voit c'est dans cette parade.
Chacun son avis, moi je trouve que ça dessert pas mal la cause.

Bah personne ne veut imposer. C'est juste une manifestation pour montrer le temps d'une après-midi l'existence d'une réalité : que les gens le veuillent ou non il y a des homos. Quant à dire "non, je suis hétéro", c'est présupposé vu que c'est la norme (tant que tu es conforme aux attentes de ton genre toutefois), donc oui forcément tu n'es pas obligé. Mon avis, je l'ai donné, je n'apprécie pas énormément ce genre de manif.
Et je ne pense pas, pour diverses raisons, que la parade cause le cliché de l'homosexuel "grande folle", je pense que c'est plutôt l'inverse. Comme dans l'explication que j'ai avancée au-dessus.
Zhatan a écrit :
Mais les homos ne constituent pas un lobby qui parlerait d'une seule voix ! Il y a des homos qui sont contre le mariage gay. Ce n'est pas une revendication particulariste, c'est une question posée à toute une société, aux homos comme aux hétéros, et aux autres aussi.

Non justement. D'où le soucis de la gay pride qui met en avant la partie marginale du mouvement. On voit très peu d'homo avoir ce soucis de banalisation.

Bah si c'était une question posée aux homos seulement, pourquoi as-tu un avis ? Pourquoi tant de gens se mêlent de ce qui ne les regardent pas ? Il n'y a pas de "mouvement" homo, les homos ne sont pas une grande famille avançant de concert. Et je ne comprends pas la dernière phrase.
Aux autres aussi ? Tu me fais peur là ? Les pédophiles ? les zoophiles ? les nécrophiles ??

Bisexuels, asexuels, allosexuels, transsexuels... C'était pour dire que ce n'était pas une question de sexualité ou de genre, la question est posée à tout citoyen.
Là je me répète encore. Sécurisé une situation, ça n'a de sens que lorsque c'est souhaité. Une situation qui existe en fait, n'a pas forcément besoin d'être légalisé. Je suis contre, tu es pour. On a déjà donné nos arguments sur la question. Je suis sur la question surement trop protecteur mais je peux te reprocher d'être trop libéral et insouciant.

Oui, on peut s'attribuer des étiquettes.
#292 766
Psykoli a écrit :
kazenda< dans mon vocabulaire, la case ami c'est se faire jeter donc tu cesses la relation.

Oui une relation sans désir sexuel c'est de l'amitié. Donc oui je casse, mais bon, si je me rend compte que c'est un travelo, il n'y aura pas vraiment eu de relation. Tout juste un commencement. Tout ou moins, je ne suis pas pour le sexe après le mariage quoi.
San999 a écrit :Huh ? What ? De quoi tu parles ? Si le couple n'existait pas, pourquoi ce serait forcément les femmes qui s'occuperaient des enfants?

Bah la vision que tu donnes à un côté un peu volage. Effectivement, l'homme pourrait attendre de récupérer l'enfant mais comme il n'est pas question de couple il fait quoi ? Il va voir ailleurs et il revient récupérer l'enfant à la naissance ?
San999 a écrit :Euh... Ma connaissance du droit de l'Antiquité est assez rudimentaire, mais il me semble que durant l'Antiquité, le père par exemple, était toujours le mari de la mère, tout simplement. Si la mère mourrait, alors la seconde épouse du père devenait la mère officielle (après, c'était pas forcément ça, niveau émotionnel), même si la mère morte (et caspienne aussi hahaha) restait tout de même mère de l'enfant. C'était probablement la même chose dans les rares cas où la mère était répudiée. Il n'y avait pas de cas juridique de reconnaissance de l'enfant hors-mariage. Les enfants bâtards n'avaient pas de pères officiels. Dans les faits, évidemment, cela se faisait, vu que ce n'était pas aussi rigide qu'aujourd'hui, à ce niveau-là. Mais il n'y avait pas dans la loi de notion de père biologique ou naturel. Et l'adoption se passait également très différemment. Je vois pas trop en quoi ajouter que l'enfant ait deux parents de sexe différent en même temps est une révolution si extraordinaire comparée aux autres.

Oui, je n'ai aucune objection sur ce que tu dis sur le droit Antique effectivement. Sur la fin je pense que tu voulais dire de même sexe et non pas de sexe différent... Et bien dans un sens le mouvement a été pour une légitimation de la filiation naturelle, l'homoparentalité c'est un peu l'inverse. On est passé du côté officiel à celui de la vraie fililation. Ici il est clair qu'on est pas dans le même registre.
San999 a écrit :
L'homosexualité n'est pas choisie... Elle n'est pas génétique, mais elle n'est pas non plus choisie, pas plus que le fait d'aimer les charlottes aux fraises.

Je connais pourtant une fille qui était gay et qui est aujourd'hui 100% hétéro, si ce n'est par choix, j'ai un peu du mal à comprendre. Vu que tu prends l'exemple de la nourriture, tu aimes le saumon, puis finalement tu t'es trompé et tu détestes ça ? Je ne pense pas. Après il peut se passer que tu as mangé un saumon tellement mauvais que tu en es écoeuré, mais ce n'est pas le cas ici et surtout ça ne va pas te faire aimer le boeuf que tu n'aimais pas avant...
Bon, j'avoue que je ne sais pas trop. Mais ce n'est pas clair quoi, pas comme l'handicape.
San999 a écrit :
J'ai pas parlé de prouver sa foi, j'ai dit que l'on légitime notre amour et notre famille par rapport à notre foi. C'est pas une question de prouver quoi que ce soit, mais d'être en adéquation avec sa foi. Les questions d'encadrement légal, tant que l'on reconnaît l'enfant, nos droits par rapport à lui restent les mêmes que si on est marié (sauf pour les questions de partage de la garde quand le couple est séparé, évidemment).

Je reste pas d'accord. D'autant que si ta vision du mariage c'est ça, c'est encore plus curieux pour les gay de vouloir cela quand on sait que l'Eglise est contre l'homosexualité... Le mariage c'est un acte civil, ce n'est plus religieux à part pour ceux qui le souhaitent.
Les droits ne sont tout de même pas exactement les mêmes, par exemple pour la reconnaissance paternelle qui est automatique en mariage, le père a une présomption donc le père biologique est obligé de faire un test pour faire tomber cette présomption.
Ensuite en cas de décès de l'un des époux aussi, il y a des avantages sur les successions...
San999 a écrit :Egoïste... Genre, tu portes atteinte à quelqu'un...

ça dépend. Je connais une amie qui travaille dans le milieu aérien et il est désormais impossible pour une compagnie de se baser sur le critère physique pour une hôtesse. Mise à part le côté esthétique d'avoir une jolie hôtesse et donc représente la compagnie, avoir une hôtesse en sur-poids n'est pas du tout pratique, les couloirs sont fins et il y a souvent le chariot en plein milieu. Une hôtesse en sur-poids pose clairement des soucis. Mais la compagnie aérienne ne peut pas réellement refuser ce candidat sur ce critère. Elle peut l'inciter à perdre du poids : problème de taille d'uniforme par exemple. Mais clairement pas la discriminer...
San999 a écrit :En fait, à te lire, il faudrait attendre que 100% de la population soit d'accord pour accorder un nouveau droit social...

Non, du tout. Juste que les dispositions qui sont accorder aux minorités ne servent pas à nourrir la haine de la majorité.
San999 a écrit :Je sais pas, cela fait plus de 70 ans que les femmes ont le droit de vote en France et encore plus longtemps qu'elles ont un droit à un travail salarié, et pourtant les discriminations existent toujours. Le sexisme est toujours là. Il valait sans doute mieux pour elles qu'elles restent à la maison, plutôt que de subir du harcèlement sexuel au travail, entre autres joyeusetés. Il faut croire qu'à l'époque, ils sont allés un peu trop vite en besogne. De même pour la fin de la ségrégation raciale dans les universités, il aurait mieux valu la conserver, vu que la menace du stéréotype existe toujours. Et vu l'opposition féroce aux USA à l'avortement, ils n'auraient sans doute jamais dû l'autoriser.

Les femmes ne représentent pas une minorité. C'est l'époque avant qui était un non droit par pur sexisme. Aujourd'hui qu'il existe du sexisme j'en conviens mais ici on parle d'une part de la population plus que conséquente. Et surtout il s'agit du pouvoir de décider et aussi d'être autonome. C'est donc des droits plus que primordial pour la vie en communauté. Ici ça revêt un caractère moins important.
Pour ce qui est de la ségrégation raciale, elle était d'époque, on a des normes internationales sur les droits de l'homme. Je ne crois pas qu'au fond ce fut une vrai décision du pouvoir politique français. Même si aujourd'hui c'est ancré dans les moeurs. Je n'étais pas là à l'époque, peut être aurais-je été contre, mais bon encore une fois c'est bien plus grave. On parle de leur avenir, de leur chance d'avoir un emploi qui leur correspond.
L'avortement, sujet houleux... je préfère ne pas aborder ce sujet, je n'ai pas d'avis dessus, pour moi c'est un sujet aussi sensible que l'euthanasie.
San999 a écrit :En fait, il est assez étonnant que tu dises à un moment que le rôle de l'état est aussi de parfois passer au-dessus des opinions du citoyen et de faire simplement ce qui doit être fait, car les citoyens ne sont pas raisonnables, mais plutôt que de prendre cela dans le sens d'imposer ce qui est le plus « juste », tu imposes de suivre les idées les plus conservatrices par peur de la réaction de la frange conservatrice.

Le plus juste dans ton opinion. Car mon argumentaire ne tenait pas qu'à la discrimination, qui restera tout de même marginale. Comme le dis Kawahiem, il faut une volonté recherchée et il est plus difficile de discriminer le gay que l'étrangers. Mais bon, il y a tout de même une option assez tragique, c'est celle de l'épreuve de la période d'essaie. Si l'employeur avait un doute sur l'orientation sexuelle de son nouvel employé, il restera dans son doute. Ici, il pourra aller vérifier. Alors oui je crois que les textes sont conserver dans la mairie du lieu du mariage, mais toujours est-il qu'un mariage est public, aujourd'hui avec internet on peut facilement trouver les archives de la publication de l'avis.
Mais moi mon objection tient surtout au caractère familiale, s'il est juste d'accorder en duo l'adoption homoparentale il y a tout de même sujet à discussion et on l'a abondamment fait. Il est aussi question de savoir à l'inverse si on réduit le mariage à un simple contrat de couple, en ce que je répond que le PACS existe déjà. Voilà, on peut débattre longtemps de ce qui est juste ou pas quoi. En soit ce n'est pas forcément conservateur que de vouloir avoir un cadre juridique pour la famille et de se dire qu'un couple qui ne peut concevoir n'a pas tellement sa place dans ce cadre.
San999 a écrit :tu dis quand même à leur place qu'ils vivraient plus mal le fait d'avoir plus de difficulté à trouver du travail que le fait de ne pas pouvoir profiter des avantages du mariage et de ne pas pouvoir régulariser leur situation familiale.

Je ne décide pas, mais je pense que...
Remarque je ne crois pas que le mariage régulera quoi que ce soit à la situation de fait de parents homosexuels. Je ne pense pas qu'il sera prévu que l'époux deviendra le père N°2 ou la mère N°2 par le fait du mariage non plus. Je doute fort même qu'il soit question de droit en cas de décès sur l'enfant. Peut-être pourtant le seul intérêt qu'aurait la revendication.
Zhatan a écrit :Par contre "il ne peut être prouvé", mais l'inverse non plus. Donc dans le doute...

Ici ce n'est plus moi le conservateur ;)
Zhatan a écrit :Bref, tu évacues l'argument sous prétexte que c'est du fantasme alors que ce que je voulais souligner c'est qu'il n'y a aucune nécessité à ce qu'une société se repose sur le couple hétéro classique, qui repose apparemment chez toi sur une conception biologique. Or aucune famille recomposée ne repose sur l'ovule de la belle-mère et le spermatozoïde du père (ou de la mère et du beau-père), par définition, ce n'est donc pas ça le problème.

Non mais on est d'accord que la société ce n'est pas que des couples, ce n'est pas que des hétéros, ce n'est pas que des familles naturelles... Oui il y a des minorités, mais la majorité ce n'est pas ça. Aussi vrai que l'être humain n'est jamais similaire à un autre. Mais bon il y a des choses en commun. C'est un peu le côté culturel qui se rattache à la société qui fait ce qui est minoritaire et ce qui est majoritaire.
Mais là je ne vois pas où la conversation nous mène.
Zhatan a écrit :[édit : chez les Moso, peuple de l'Himalaya, il n'y a ni femme ni père, les gens vivent dans des maisons spacieuses dirigées par les mères :D ==> Cai Hua Suo A society Without Fathers or Husbands :D. Rigolo, non ?

C'est un peu la fuite de la responsabilité du père ? :P
Zhatan a écrit :Encore une fois, une famille recomposée n'est pas soudée par la biologie, du coup que le couple soit homo ou hétéro ne change à vrai dire pas grand chose.

Que la famille soit recomposée et l'un des deux parents soit gay et que l'on autorise l'adoption homoparentale, ce n'est pas la même étape pour moi. L'un existe déjà dans les faits et demande surement un encadrement juridique quand le deuxième est une pure revendication sortie d'une idée.
Je suis pour le deuxième pour le bonheur et la sécurité de l'enfant. Je suis contre le second pour les mêmes raisons, mais là on est pas d'accord, et j'accepte votre vision et j'admet tout à fait que je suis surement trop protecteur, mais pour moi prendre un risque dans ce sens, il n'y a pas de retour possible si l'on se trompe. Un droit n'est pas aisément reprenable.
Zhatan a écrit :On a tendance à se couper d'une organisation familiale classique, et notre société accepte des familles diversement constituées dont le modèle classique est un archétype parmi d'autres.

Zhatan a écrit :Divorce, familles monoparentales, familles recomposées surtout, demi-frère, demi-soeur, demi-tonton. C'est quand même devenu assez courant d'avoir une famille recomposée de 6 ou 7 personnes. Et ça ce n'est pas le modèle classique du couple qui a toujours été ensemble.

Qu'il existe des situations autre, ne veut pas dire que le modèle classique est rejeté. Admettre une exception ne tue pas la règle que je sache ni ne lui enlève de sa teneur.
Zhatan a écrit :Toi, tu considères que l'homosexualité est un stigmate qui sera forcément villipendé, moi je pense qu'il n'en est pas un, ou en tout cas pas plus qu'un autre et qu'en outre il y a certes des connards mais pas que et qu'on peut très bien se construire de façon très équilibrée même si on rencontre des connards.

Zhatan a écrit :Simplement le monde entier ne le sait pas forcément. Mais d'ailleurs même si tout le monde le savait, et ça a dû arriver, tout le monde ne serait pas forcément contre l'enfant. On en revient à notre différence.

Pas forcément, heureusement que l'homophobie n'est pas une donnée commun à tous les hétéro. Mais le risque est présent. En fait je ne suis pas conservateur, je me verrais plus comme un modéré. On agit mais quand les risques sont pesés et que la balance penche sur son admission.
Zhatan a écrit :Ah bon... c'est un peu vague quand même "climat social", s'il n'y avait pas eu la discussion on n'aurait pas pu savoir quel était le "climat social". Et donc maintenant que la question est lancée... autant aller jusqu'au bout.

Je pense que ce genre de sujet est suffisamment traité dans les divers supports d'information ou de sondage pour savoir quelle est la tendance. Mais oui, allons jusqu'au bout.
Zhatan a écrit :Bah non... (enfin ça dépend de ce que tu veux dire) Tu peux charger positivement ce qui se fait habituellement et ensuite construire un raisonnement. Mais il n'y a aucun devoir qui ne découle de simples faits. L'être n'implique pas de devoir être quoi. Ce n'est pas parce que la Terre tourne autour du Soleil qu'on arrête de croire en Dieu, en d'autres termes. Ce que je veux dire c'est que tu ne peux pas répondre à un argument normatif par un fait, c'est tout ce que ça veut dire.

Et bien je ne fonctionne pas pareille. J'aurais tendance à penser comme un mathématicien. Je dis une chose car j'ai prouvé que cela fonctionnait comme ça. Prouvez moi que j'ai tord. Tant que les faits n'iront pas contre la vision que j'ai de la chose il sera difficile d'admettre qu'il peut en aller autrement. On ne va pas s'amuser à prendre des paris sur tout non plus.
Zhatan a écrit :Je suis rigoureusement opposé à ce genre de conceptions. En fait, elles "m'énervent" au plus haut point. Mais bon c'est pas le sujet donc...

Oui ce n'est pas le sujet, mais à l'occasion je veux bien débattre aussi là dessus. Mais j'ai lu un livre, pourtant qui ne portait cela qu'en sujet introductif car je préparais un concours sur l'environnement et la biodiversité. Et il était question de la démocratie à savoir ce qu'elle était vraiment, ce qui était bon ou non de cacher aux citoyens... A savoir que le politique fait appel à des scientifiques, que des décisions sont prises en cachette et que l'outil démocratique peut parfois être contre productif. Que d'ailleurs la vrai démocratie n'existe pas et que plus on utilise l'outil et moins la démocratie existe. Effectivement qu'il n'y a rien de plus hypocrite que la représentation, tu n'as pas choisi qui sera candidat, on ne te laisse le choix que de ceux qui sont proposés... Bref un sujet passionnant en tout cas, mais très compliqué et qui demande de lire des avis opposés.
Zhatan a écrit :Ouais, enfin bon entre la démocratie pure et la tyrannie absolue, il y a des demi-mesures. Dans tous les cas si le peuple exprime un rejet massif je ne crois pas qu'il soit absurde de l'écouter. Et ce n'est pas une raison pour ne pas tenter d'être plus démocratique. Par exemple ce fonctionnement par lequel on signe un blanc seing au Président et à sa majorité pour 5 ans, je trouve ça extrêmement dommageable, et il ne faut pas s'étonner si la droite et la gauche s'alternent du coup (on pourrait aussi dire que la gauche et la droite usent, preuve en est l'hollandisme naissant, des mêmes méthodes, mais je serais sans doute un peu persifleur).

A un moment donné, des décisions doivent être prises, ils le savent et il y avait urgence. Pour en revenir sur l'âge de la retraite, il fallait trouver des fonds, des moyens de payer telle ou telle chose. L'Europe est en crise. Il est évident que le non l'aurait emporté. Je ne sais pas comment la France aurait pu évité la faillite si à chaque mesure de rigueur il aurait fallu faire un référendum qui se serait surement soldé par un non.
Zhatan a écrit :Bah alors j'ai pas compris pourquoi tu parlais de ça.

Et bien qu'à la base tu parlais du simple fait que le législateur en défendeur des libertés se devaient d'agir. Moi je t'ai répondu sur le simple fait qu'une liberté revendiquée n'a pas forcément lieu d'être car la liberté a besoin d'être limité et qu'il existe des libertés qui s'entrechoquent entre elles. Qu'en gros, ce n'est pas parce que l'Etat a pour devise la liberté qu'il doit toutes les accorder.
Zhatan a écrit :C'est très excessif. Et dans le détail je ne suis pas d'accord.

Oui, bien sûr tu as le droit de ne pas être d'accord avec l'avis du journaliste et mon analyse.
Zhatan a écrit :Je ne crois pas qu'on puisse nier que certaines personnes veulent le mariage, pourquoi elles le veulent je ne sais pas, mais c'est bien une aspiration, individuelle (c'est à titre personnel que je suis allé à la manif, d'une part je n'ai pas de conjoint, d'autre part il pourrait ne pas être d'accord avec moi).

Ok, je n'avais pas compris ce point.
Zhatan a écrit :Ce que je voulais dire, c'est qu'il me semble qu'il y a des projets de lois en cours, si la seule objection contre le mariage homo est juridique, il suffit de signer le papier...

Ce n'est pas le cas malheureusement.
Zhatan a écrit :Mais il est là pour ça le législateur. On va quand même pas lui donner moins de travail pour... pour quel motif ? Parce que concernant l'inflation législative il y aurait d'autres endroits où taper ^^

Déjà oui il y a des sujets plus graves, plus urgents et plus actuels. Mais aussi parce que l'outil juridique ne peut pas protéger de tout à un moment donné le léser doit être en capacité de prouver. L'homophobie est dur à être appliqué comme vous l'avez soulevé mais elle est encore plus dur à être prouvé.
Zhatan a écrit :Et je ne pense pas, pour diverses raisons, que la parade cause le cliché de l'homosexuel "grande folle", je pense que c'est plutôt l'inverse. Comme dans l'explication que j'ai avancée au-dessus.

Je ne pense pas que l'on a besoin de voir ça pour savoir que l'homosexuel existe, d'ailleurs cette parade mélange un peu tout, car il représente aussi un peu les travelos qui ne sont pas tous gay et on a tendance à tout mélanger. De plus je ne vois pas en quoi cela va pousser à la tolérance. Enfin on est pas d'accord là dessus aussi.
Zhatan a écrit :Il n'y a pas de "mouvement" homo, les homos ne sont pas une grande famille avançant de concert. Et je ne comprends pas la dernière phrase.

C'est un peu ça le truc aussi. Pourquoi si ce n'est qu'un acte de liberté, certains homo sont contre ? Je doute très franchement que ce soit une question religieuse. Pour moi, il existe une part qui souhaite rester à part, j'en reviens à mon idée que l'homosexualité est en partie un choix.
Ma dernière phrase voulait dire que l'on entend pas beaucoup parler de gay qui recherchent à avoir une situation comme monsieur tout le monde (je sens qu'on va me tomber dessus pour avoir utiliser ce terme, mais pour parler de majorité je trouve ce terme pas si mal).
#292 772
J'ai envie de vous dire : "Prenez 3h et regardez cette vidéo d'où les extraits précédents sont tirés, elle vaut vraiment le coup et elle répond à 80% de vos questions."
http://www.youtube.com/watch?v=njmufiNeF5M
A l'heure actuelle, même si un couple homosexuel ne peut pas adopter un célibataire le peut!
Le problème qui se pose après est la reconnaissance du "parent civil".
Regardez la vidéo!
Edit : Kanzendan >
Et bien je ne fonctionne pas pareille. J'aurais tendance à penser comme un mathématicien. Je dis une chose car j'ai prouvé que cela fonctionnait comme ça. Prouvez moi que j'ai tord. Tant que les faits n'iront pas contre la vision que j'ai de la chose il sera difficile d'admettre qu'il peut en aller autrement.

Avec plaisir, mais de quoi parles tu? J'avoue qu'avec les 30 points que vous abordez dans vos pavés je suis perdu là ^^
#292 774
Juste pour rappeler - au cas où on sait jamais - que c'est pas un concours de celui qui fera le plus long post ou de qui citera le plus les autres >_>.
#292 777
Mais, mais...? Mais qu'est ce que tu racontes Monkey D ? Tu n'es quand même pas en train de suggérer qu'on pourrait se contenter de ce type d'échange (je vous laisse imaginer la galère pour retrouver le passage dans la quote) :
kanzenda a écrit :C'est très excessif. Et dans le détail je ne suis pas d'accord.

Oui, bien sûr tu as le droit de ne pas être d'accord avec l'avis du journaliste et mon analyse.
(note pour plus tard : répondre à Zhatan "tu as le droit de ne pas être d'accord";) Bref, je lirai tout ça une autre fois.
Kawahiem a écrit :Regardez la vidéo!
Arrête de me tenter, ça fait 2 semaines qu'elle me fait de l'oeil, mais quand même, 3h :confused Enfin, je dis ça, je sais bien que je vais finir par me la faire.... Ça devrait même être le point de départ à tout débat.
#292 778
Céliel > je l'ai regardé ce soir, en plusieurs étapes évidemment, c'est vraiment passionnant.
Pour une fois les députés écoutent des personnes qui parlent de leurs familles et de leurs problèmes.
#292 779
kanzenda a écrit :Huh ? What ? De quoi tu parles ? Si le couple n'existait pas, pourquoi ce serait forcément les femmes qui s'occuperaient des enfants?
Bah la vision que tu donnes à un côté un peu volage. Effectivement, l'homme pourrait attendre de récupérer l'enfant mais comme il n'est pas question de couple il fait quoi ? Il va voir ailleurs et il revient récupérer l'enfant à la naissance ? Euh... Ben, oui. Evidemment, si on parle de notre société actuelle, une telle chose n'arriverait pas dans dix ans ou même trente. Je ne souhaite pas particulièrement la fin du couple. Mais si cela devait arriver, c'est tout à fait possible d'imaginer des choses dans le genre. Je crois que tu n'as pas idée de la diversité des modes de parentalité qui peuvent nous sembler bien étranges, à nous simples Occidentaux modernes.
kanzenda a écrit :Euh... Ma connaissance du droit de l'Antiquité est assez rudimentaire, mais il me semble que durant l'Antiquité, le père par exemple, était toujours le mari de la mère, tout simplement. Si la mère mourrait, alors la seconde épouse du père devenait la mère officielle (après, c'était pas forcément ça, niveau émotionnel), même si la mère morte (et caspienne aussi hahaha) restait tout de même mère de l'enfant. C'était probablement la même chose dans les rares cas où la mère était répudiée. Il n'y avait pas de cas juridique de reconnaissance de l'enfant hors-mariage. Les enfants bâtards n'avaient pas de pères officiels. Dans les faits, évidemment, cela se faisait, vu que ce n'était pas aussi rigide qu'aujourd'hui, à ce niveau-là. Mais il n'y avait pas dans la loi de notion de père biologique ou naturel. Et l'adoption se passait également très différemment. Je vois pas trop en quoi ajouter que l'enfant ait deux parents de sexe différent en même temps est une révolution si extraordinaire comparée aux autres.
Oui, je n'ai aucune objection sur ce que tu dis sur le droit Antique effectivement. Sur la fin je pense que tu voulais dire de même sexe et non pas de sexe différent... Et bien dans un sens le mouvement a été pour une légitimation de la filiation naturelle, l'homoparentalité c'est un peu l'inverse. On est passé du côté officiel à celui de la vraie fililation. Ici il est clair qu'on est pas dans le même registre. Rien n'empêche un nouveau volte-face, à ce niveau-là.
kanzenda a écrit :L'homosexualité n'est pas choisie... Elle n'est pas génétique, mais elle n'est pas non plus choisie, pas plus que le fait d'aimer les charlottes aux fraises.
Je connais pourtant une fille qui était gay et qui est aujourd'hui 100% hétéro, si ce n'est par choix, j'ai un peu du mal à comprendre. Vu que tu prends l'exemple de la nourriture, tu aimes le saumon, puis finalement tu t'es trompé et tu détestes ça ? Je ne pense pas. Après il peut se passer que tu as mangé un saumon tellement mauvais que tu en es écoeuré, mais ce n'est pas le cas ici et surtout ça ne va pas te faire aimer le boeuf que tu n'aimais pas avant...
Bon, j'avoue que je ne sais pas trop. Mais ce n'est pas clair quoi, pas comme l'handicape. C'est assez rare que cela aille dans ce sens, mais oui, c'est possible. Il se peut aussi qu'elle soit bisexuelle, avec une tendance à des cycles longs. Et si elle n'a connu qu'un seul homme depuis qu'elle est hétéro, cela peut aussi être un cas à part. C'est aussi super rare, mais cela arrive. Tout simplement car je pense que si la société orientait de façon neutre les individus, ils tomberaient amoureux d'une personne, pas d'un sexe en particulier. (On se comprend.) Il y a des gens aussi qui ont été attiré toute leur vie uniquement par des blondes, par exemple, sans qu'ils ne soient labellisés, contrairement au fait de n'avoir été attiré toute sa vie que par un sexe en particulier. Et il peut arriver que quelqu'un n'ayant été attiré toute sa vie que par des blondes, soudainement tombe amoureux d'une brune. Quant au fait d'aimer le saumon, puis ne pas l'aimer, ben, à une époque j'aimais pas du tout le porc, alors que maintenant, j'en mange sans problème.
kanzenda a écrit :J'ai pas parlé de prouver sa foi, j'ai dit que l'on légitime notre amour et notre famille par rapport à notre foi. C'est pas une question de prouver quoi que ce soit, mais d'être en adéquation avec sa foi. Les questions d'encadrement légal, tant que l'on reconnaît l'enfant, nos droits par rapport à lui restent les mêmes que si on est marié (sauf pour les questions de partage de la garde quand le couple est séparé, évidemment).
Je reste pas d'accord. D'autant que si ta vision du mariage c'est ça, c'est encore plus curieux pour les gay de vouloir cela quand on sait que l'Eglise est contre l'homosexualité... Le mariage c'est un acte civil, ce n'est plus religieux à part pour ceux qui le souhaitent.
Les droits ne sont tout de même pas exactement les mêmes, par exemple pour la reconnaissance paternelle qui est automatique en mariage, le père a une présomption donc le père biologique est obligé de faire un test pour faire tomber cette présomption.
Ensuite en cas de décès de l'un des époux aussi, il y a des avantages sur les successions... Déjà, tu serais gentil de ne pas oublier des trucs que j'ai déjà dits, vu que les raisons religieuses ne sont que l'une des trois raisons que j'ai citées. Ensuite, sache qu'il y a des homosexuels très religieux. Je sais pas pour les autres religions, mais je sais qu'il y a des mouvements religieux (avec des prêtres et tout, donc), dans le catholicisme, qui admettent l'homosexualité. J'ai même discuté par mail avec un homosexuel américain qui était justement très catho et qui allait à l'une de ces églises admettant l'homosexualité (longue histoire). Après, j'ai pas parlé de mariage avec lui, alors j'en sais pas plus. D'autant que la conversation a un petit peu dérivé sur l'avortement et sans surprise, cela a un peu mal tourné et j'ai plus eu de nouvelles de lui. Hum.
Et le fait que le mariage soit un acte civil ne change rien au fait que quelqu'un peut décider de se marier, parce que selon sa foi, avoir des enfants en dehors du mariage : C'est pas bien ! Ou tout du moins que ce n'est pas une situation souhaitable. T'as un peu de mal à me suivre sur ce point, j'ai l'impression. Après que le père doive faire des tests pour se faire reconnaître comme père, en dehors du mariage, je veux bien, mais au final, cela revient au même. C'est juste la reconnaissance qui demande une procédure supplémentaire. Mais il a les mêmes droits par rapport à son enfant une fois qu'il est reconnu. C'est pas non plus comme si c'était une procédure qui allait l'obliger à passer des mois, voire des années devant le tribunal. Je sais même pas combien de personnes savent qu'un père biologique ne se fait pas reconnaître de facto s'il n'est pas marié avec la mère biologique... On doit certainement lui dire sur le tas, quand ils vont déclarer l'enfant et il décide de faire le test le plus vite possible et basta. Cela prend probablement quelques jours au grand maximum.
Ensuite, je vois pas très bien de quoi tu parles, en cas de décès... Ca, c'est par rapport à la mère, pas par rapport à l'enfant. Si la mère meurt, même s'ils n'ont jamais été mariés, le père récupère ses enfants par défaut. (Après, il peut sûrement y avoir des procédures engagées par la famille de la mère, j'imagine. Mais c'est aussi le cas quand ils ont été mariés par le passé. Et dans tous les cas, à moins de prouver que le père est un pédophile ou un alcoolique violent, il y a peu de chances qu'il se voit retirer ses enfants.)
kanzenda a écrit :Les femmes ne représentent pas une minorité. C'est l'époque avant qui était un non droit par pur sexisme. Aujourd'hui qu'il existe du sexisme j'en conviens mais ici on parle d'une part de la population plus que conséquente. Et surtout il s'agit du pouvoir de décider et aussi d'être autonome. C'est donc des droits plus que primordial pour la vie en communauté. Ici ça revêt un caractère moins important.
Le nombre n'a strictement aucune importance. Les homosexuels sont plus nombreux que les Juifs et pourtant, voilà, quoi. Et genre, la famille, c'est pas primordial du tout... Tu rigoles j'espère ? En quoi le droit de voter et le travail sont en soi plus importants que le droit de former la famille qui nous convienne et d'avoir la sécurité qu'en cas de problème grave, l'administration ne va pas encore plus détruire notre famille ? Je les trouve tous aussi importants les uns que les autres. En fait, je dirais même que la famille est plus importante. Car on travaille pour vivre, pour profiter ce que peut nous offrir la vie, notamment et principalement : Notre famille (peu importe ce que l'on considère être notre famille). Après, bien sûr, il y a des métiers qui sont plus qu'un simple gagne-pain, mais il n'empêche que je pense que n'importe qui te dira que sa famille est plus importante que son travail.
kanzenda a écrit :Pour ce qui est de la ségrégation raciale, elle était d'époque, on a des normes internationales sur les droits de l'homme. Je ne crois pas qu'au fond ce fut une vrai décision du pouvoir politique français. Même si aujourd'hui c'est ancré dans les moeurs. Je n'étais pas là à l'époque, peut être aurais-je été contre, mais bon encore une fois c'est bien plus grave. On parle de leur avenir, de leur chance d'avoir un emploi qui leur correspond.
Encore une fois, je répète ce que j'ai dit plus haut, par rapport à la famille... Et aussi, je trouve un peu bancal d'utiliser l'argument : « Bah, on le fait, puisque maintenant, c'est la norme, il paraît. » Au bout d'un moment, il faut bien créer cette norme. Si personne ne fait le premier pas, ça n'avance pas.
kanzenda a écrit :Remarque je ne crois pas que le mariage régulera quoi que ce soit à la situation de fait de parents homosexuels. Je ne pense pas qu'il sera prévu que l'époux deviendra le père N°2 ou la mère N°2 par le fait du mariage non plus.
Ben, euh... Dans le premier témoignage qu'a montré Kawahiem dans une page précédente, le jeune homme dit bien qu'il a été adopté par sa deuxième mère aussi (depuis qu'il est majeur, parce qu'avant, il pouvait pas), et qu'il a donc trois parents.
kanzenda a écrit :Je suis pour le deuxième pour le bonheur et la sécurité de l'enfant. Je suis contre le second pour les mêmes raisons, mais là on est pas d'accord, et j'accepte votre vision et j'admet tout à fait que je suis surement trop protecteur, mais pour moi prendre un risque dans ce sens, il n'y a pas de retour possible si l'on se trompe. Un droit n'est pas aisément reprenable.
Tu sais qu'on pourrait dire exactement la même chose pour le divorce ? Avec ce genre d'argumentation, le divorce n'aurait jamais été légalisé (quoi qu'à l'époque, on ne se souciait pas autant du bien-être des enfants, mais on se comprend)... Seulement, on a des exemples de veuvages qui ne détruisent pas complètement l'enfant non plus. On a aussi de nos jours des cas avec lesquels on peut comparer pour l'homoparentalité, et on voit que c'est viable. Les gens faisant partie de communautés discriminées ont pour la plupart des enfants qui se développent très bien. On a des exemples de familles mono et homoparentales ou cela se passe bien aussi. Au bout d'un moment, faut arrêter d'avoir froid aux pieds et prendre une bouillotte.
kanzenda a écrit :Qu'il existe des situations autre, ne veut pas dire que le modèle classique est rejeté. Admettre une exception ne tue pas la règle que je sache ni ne lui enlève de sa teneur.
Mais cela prouve que ces exceptions sont aussi viables que la majorité et qu'il n'y a pas de raison de les discriminer légalement.
Concernant la Gay Pryde, en fait, oui, elle concerne aussi les travestis. C'est une sorte de carnaval, en ce qui me concerne, mais ayant pour but de visualiser une certaine forme de différence et dire « on existe et on a pas honte », cela ne fera pas changer d'avis les gros homophobes qui tabassent de la pédale, mais en revanche, les gens neutres qui voient ça pour ce que c'est, c'est à dire une simple fête, cela peut les pousser à ne pas contracter l'homophobie (oui, j'en parle comme d'une maladie :p ). Dans le sens que voilà, ils existent, ils sont vachement extravagants, mais ils font pas de mal non plus, donc je m'en fous. Tu es beaucoup moins angoissé par l'existence d'un truc vachement visible que si soudainement tu apprends son existence par quelqu'un qui déteste cette chose. Après, non, la Gay Pryde ne représente pas vraiment les homosexuels majoritaires tel qu'ils vivent dans la vie de tous les jours. Et peut-être faudrait-il de cela aussi. Mais bon, si t'es pas un peu tape-à-l'oeil, t'auras du mal à attirer l'attention.
#292 787
Je connais pourtant une fille qui était gay et qui est aujourd'hui 100% hétéro, si ce n'est par choix, j'ai un peu du mal à comprendre. Vu que tu prends l'exemple de la nourriture, tu aimes le saumon, puis finalement tu t'es trompé et tu détestes ça ? Je ne pense pas. Après il peut se passer que tu as mangé un saumon tellement mauvais que tu en es écoeuré, mais ce n'est pas le cas ici et surtout ça ne va pas te faire aimer le boeuf que tu n'aimais pas avant...
Bon, j'avoue que je ne sais pas trop. Mais ce n'est pas clair quoi, pas comme l'handicape.

Ah. Si c'était le cas, choisit-on d'être hétéro ? As-tu jamais eu l'impression de faire ton choix dans tes partenaires ? San a bien répondu il me semble. Je ne vois pas comment on choisit d'avoir de l'attirance pour quelqu'un (après on peut refouler cette attirance). En plus on dit homosexualité mais il est évident que les homos hommes n'aiment pas tous les hommes. Ça n'empêche pas d'autres critères qui ne sont pas présents chez une femme par exemple.
Zhatan a écrit :Par contre "il ne peut être prouvé", mais l'inverse non plus. Donc dans le doute...

Ici ce n'est plus moi le conservateur ;)

Encore une fois, je me moque des étiquettes. Je n'ai pas spécialement envie de te mettre dans une petite case.
Zhatan a écrit :[édit : chez les Moso, peuple de l'Himalaya, il n'y a ni femme ni père, les gens vivent dans des maisons spacieuses dirigées par les mères :D ==> Cai Hua Suo A society Without Fathers or Husbands :D. Rigolo, non ?

C'est un peu la fuite de la responsabilité du père ? :P

Ça n'aurait aucun sens de dire ça à un Moso, la responsabilité ne se définit pas pareil, bien sûr.
Zhatan a écrit :Encore une fois, une famille recomposée n'est pas soudée par la biologie, du coup que le couple soit homo ou hétéro ne change à vrai dire pas grand chose.

Que la famille soit recomposée et l'un des deux parents soit gay et que l'on autorise l'adoption homoparentale, ce n'est pas la même étape pour moi. L'un existe déjà dans les faits et demande surement un encadrement juridique quand le deuxième est une pure revendication sortie d'une idée.
Je suis pour le deuxième pour le bonheur et la sécurité de l'enfant. Je suis contre le second pour les mêmes raisons, mais là on est pas d'accord, et j'accepte votre vision et j'admet tout à fait que je suis surement trop protecteur, mais pour moi prendre un risque dans ce sens, il n'y a pas de retour possible si l'on se trompe. Un droit n'est pas aisément reprenable.

Bon dans ce cas on est juste pas d'accord.
Qu'il existe des situations autre, ne veut pas dire que le modèle classique est rejeté. Admettre une exception ne tue pas la règle que je sache ni ne lui enlève de sa teneur.

Je ne dis pas qu'il est rejeté, je me suis mal exprimé peut-être, je veux dire qu'il n'est plus le seul modèle possible ; mais en tout cas la famille a subi de très profonde mutation et elle n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait autrefois, ne serait-ce que dans l'éducation des enfants. En outre je crois qu'il y a un mariage sur 3 qui finit en divorce, donc la situation est loin d'être une exception. Dans une telle société, brandir le modèle "un papa, une maman, deux ou trois enfants", je trouve que c'est se couper de la réalité des familles actuelles.
Pas forcément, heureusement que l'homophobie n'est pas une donnée commun à tous les hétéro. Mais le risque est présent. En fait je ne suis pas conservateur, je me verrais plus comme un modéré. On agit mais quand les risques sont pesés et que la balance penche sur son admission.

Encore une fois, on peut se donner des étiquettes...
Et bien je ne fonctionne pas pareille. J'aurais tendance à penser comme un mathématicien. Je dis une chose car j'ai prouvé que cela fonctionnait comme ça. Prouvez moi que j'ai tord. Tant que les faits n'iront pas contre la vision que j'ai de la chose il sera difficile d'admettre qu'il peut en aller autrement. On ne va pas s'amuser à prendre des paris sur tout non plus.

C'est pas une question de fonctionnement, c'est une question de logique : tu ne peux pas passer d'un fait à un argument normatif. Je ne me suis pas fait bien comprendre en fait. Disons que tu ne peux pas relier directement ces deux phrases : il existe telle chose dans la nature ==> donc cette chose est bien. Tu es obligé de passer par une règle normative postulant que ce que la nature fait est bien.
Donc, ce qui se fait ne force pas ce que l'on doit faire. Donc le passé n'oblige pas absolument... etc.
A un moment donné, des décisions doivent être prises, ils le savent et il y avait urgence. Pour en revenir sur l'âge de la retraite, il fallait trouver des fonds, des moyens de payer telle ou telle chose. L'Europe est en crise. Il est évident que le non l'aurait emporté. Je ne sais pas comment la France aurait pu évité la faillite si à chaque mesure de rigueur il aurait fallu faire un référendum qui se serait surement soldé par un non.

Je suis pas sûr que le non l'aurait emporté dans tous les cas, encore une fois tu prends le peuple pour un enfant je trouve. Pour autant, je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis.
Zhatan a écrit :Mais il est là pour ça le législateur. On va quand même pas lui donner moins de travail pour... pour quel motif ? Parce que concernant l'inflation législative il y aurait d'autres endroits où taper ^^

Déjà oui il y a des sujets plus graves, plus urgents et plus actuels. Mais aussi parce que l'outil juridique ne peut pas protéger de tout à un moment donné le léser doit être en capacité de prouver. L'homophobie est dur à être appliqué comme vous l'avez soulevé mais elle est encore plus dur à être prouvé.

C'est l'argument du pire : ne vous plaignez pas, ça pourrait être pire. Je suis désolé ça n'empiète pas sur le reste du travail. Tous les députés ne planchent pas en même temps sur le même texte. Il y a quand même des commissions pour d'autres choses. Pour moi plus grave, plus urgent et surtout plus actuel ça n'a pas vraiment de sens. Comme si, en s'occupant de ça maintenant on ne pouvait pas s'occuper du chômage par exemple.
Je ne pense pas que l'on a besoin de voir ça pour savoir que l'homosexuel existe, d'ailleurs cette parade mélange un peu tout, car il représente aussi un peu les travelos qui ne sont pas tous gay et on a tendance à tout mélanger. De plus je ne vois pas en quoi cela va pousser à la tolérance. Enfin on est pas d'accord là dessus aussi.

Oui évidemment qu'il y a des travelos, mais on appelle ça gay pride un peu à tort, forcément. Mais ça ne pousse pas à la tolérance, je ne crois pas que ce soit le but. C'est juste une revendication identitaire. C'est comme la fête de Jeanne d'Arc mais avec les plumes en plus (parce que ça ne répond pas aux mêmes besoins bien sûr).
C'est un peu ça le truc aussi. Pourquoi si ce n'est qu'un acte de liberté, certains homo sont contre ? Je doute très franchement que ce soit une question religieuse. Pour moi, il existe une part qui souhaite rester à part, j'en reviens à mon idée que l'homosexualité est en partie un choix.

Bah j'en sais rien, faut leur demander ! Peut-être parce qu'ils considèrent que ce n'est pas qu'un acte de liberté, qu'ils croient au mariage entre un homme et une femme comme à une institution fondamentale... etc. Peut-être qu'ils ont les mêmes arguments que toi... etc. Et par contre que l'homosexualité soit un choix... ce serait vraiment absurde. Si l'homosexualité est un choix, l'hétérosexualité aussi à ce moment là (ou au moins tous les homos seraient au minimum bisexuels). As-tu jamais eu l'impression de choisir ? Je pense que l'idée est absurde.
Ma dernière phrase voulait dire que l'on entend pas beaucoup parler de gay qui recherchent à avoir une situation comme monsieur tout le monde (je sens qu'on va me tomber dessus pour avoir utiliser ce terme, mais pour parler de majorité je trouve ce terme pas si mal).

Il faut blâmer les journalistes dans ce cas. Mais je ne regarde pas la télé, et à ce sujet je considère que la parole d'un homo n'a pas plus de poids que celle d'un hétéro, donc il ne s'agit pas de ce que veulent les homos.
#292 890
Monkey D a écrit :Juste pour rappeler - au cas où on sait jamais - que c'est pas un concours de celui qui fera le plus long post ou de qui citera le plus les autres >_>.

C'est un peu de ma faute, mais il faut dire que je suis presque seul à être contre ici. Donc je me dois bien de répondre aux interpellations et aux arguments qui sont donnés.
San999 a écrit :Il se peut aussi qu'elle soit bisexuelle, avec une tendance à des cycles longs. Et si elle n'a connu qu'un seul homme depuis qu'elle est hétéro, cela peut aussi être un cas à part. C'est aussi super rare, mais cela arrive.

Zhatan a écrit :Ah. Si c'était le cas, choisit-on d'être hétéro ? As-tu jamais eu l'impression de faire ton choix dans tes partenaires ? San a bien répondu il me semble. Je ne vois pas comment on choisit d'avoir de l'attirance pour quelqu'un (après on peut refouler cette attirance).

Disons qu'elle fréquentait un milieu qui se veut être très gay. Elle est à plusieurs reprises tombés amoureuses. Une première fois d'un trans et pensait qu'elle l'aimait car plus tard il deviendrait un homme. Puis à deux reprises de femmes. Ce n'était pas que des histoires de cul donc. Bref, depuis sa rupture avec l'autre femme. Elle n'a été attiré que par des hommes et a eu une relation de plusieurs mois avec un homme et n'a pas du tout l'air d'être frustré de ce changement. Elle me dit qu'elle n'est plus du tout attiré par une relation avec une fille et qu'elle prend ça pour une partie d'une crise d'adolescence.
En tout cas, dans mon entourage (histoire de pas faire une généralité), j'ai constaté que la femme était plus ouverte sur ce sujet. J'ai une autre amie purement hétéro qui a essayé. Elle a pas pris son pied mais par curiosité a tenté. Et ben je vois pas du tout un homme hétéro faire ça moi :S
Qu'on choisisse son attirance, non. Comme on ne choisit pas d'aimer la cervelle de mouton. Néanmoins déjà il y a le fait d'essayer. Et aussi il y a une catégorisation des personnes. Je veux dire qu'on arrive facilement à voir un bon vivant qui touche à tout. C'est un peu la même chose niveau sexuel. ça fait partie de la personnalité, de choix que l'on fait. Je ne crois pas par exemple qu'une personne timide soit obligé de le rester. Il suffit de faire le choix de combattre sa timidité. Je ne fais pas d'image sur le fait qu'il faut lutter contre son homosexualité, chacun ses choix !!
San999 a écrit :Ensuite, sache qu'il y a des homosexuels très religieux. Je sais pas pour les autres religions, mais je sais qu'il y a des mouvements religieux (avec des prêtres et tout, donc), dans le catholicisme, qui admettent l'homosexualité. J'ai même discuté par mail avec un homosexuel américain qui était justement très catho et qui allait à l'une de ces églises admettant l'homosexualité (longue histoire).

Oui, ça existe bien sûr. Mais bon je ne pense pas qu'ils aborderaient dans ce cas le mariage comme un moyen d'entrer dans l'image catholique de la famille.
San999 a écrit :On doit certainement lui dire sur le tas, quand ils vont déclarer l'enfant et il décide de faire le test le plus vite possible et basta. Cela prend probablement quelques jours au grand maximum.

Je parlais plus du cas, où l'enfant est né dans le cadre d'un mariage et que celui-ci est adultérin. Mais j'avoue ne pas avoir poussé la question de savoir s'il y aurait procès entre la mari devenu père par présomption et le père biologique qui conteste cette présomption. Logiquement non, puisque c'est le principe d'une présomption simple. Mais bon avec la mode des procès on ne sait jamais ^^
San999 a écrit :Ensuite, je vois pas très bien de quoi tu parles, en cas de décès... Ca, c'est par rapport à la mère, pas par rapport à l'enfant. Si la mère meurt, même s'ils n'ont jamais été mariés, le père récupère ses enfants par défaut.

Oui non, là je parlais de succession matérielle, pas pour la filiation. En gros de l'argent, des biens... En mariage les frais sont moindres quand ils sont très coûteux hors mariage.
San999 a écrit :Le nombre n'a strictement aucune importance. Les homosexuels sont plus nombreux que les Juifs et pourtant, voilà, quoi. Et genre, la famille, c'est pas primordial du tout... Tu rigoles j'espère ?

Voilà quoi ? Pas compris :S Il faut pas oublier que la minorité religieuse, c'est l'ensemble des minorités. Il serait curieux que l'on donne des droits aux musulmans mais pas aux juifs. Mais on voit tout de même qu'une revendication qui est moins soutenu à moins de chance de se faire. Il y a plus de mosquées construites que de synagogues.
Moins important et pas primordial c'est pas non plus le même degré. Mais oui je considère que donner du pouvoir politique et le droit de travailler c'est plus important qu'un encadrement familiale. Comme dis depuis un moment, la famille homosexuelle existe dans les faits, c'est juste un encadrement qui est demandé. En soit, mise à part le domaine pécuniaire ou les droits de succession, il y a peu de changements positifs. Il est évident que c'est plus symbolique comme revendication.
San999 a écrit :Et aussi, je trouve un peu bancal d'utiliser l'argument : « Bah, on le fait, puisque maintenant, c'est la norme, il paraît. » Au bout d'un moment, il faut bien créer cette norme. Si personne ne fait le premier pas, ça n'avance pas.

C'est un résumé un peu simpliste de ce que j'ai dit. Mais effectivement une chose qui est réglementé on est obligé de le faire. Maintenant, créer une norme ça demande une situation favorable. On ne va pas s'amuser à faire un long listing de droits maintenant et après on avise pour voir si ça marche. On a bien vu comment les révolutionnaires se sont fait voler tous leurs droits à plusieurs reprises juste parce que les outils de protection juridique n'était pas au point.
San999 a écrit :Ben, euh... Dans le premier témoignage qu'a montré Kawahiem dans une page précédente, le jeune homme dit bien qu'il a été adopté par sa deuxième mère aussi (depuis qu'il est majeur, parce qu'avant, il pouvait pas), et qu'il a donc trois parents.

ça se passe en France ? J'ignorais cette possibilité. Mais comme dis plus haut, je suis pour l'adoption du second parent, du moment, puisqu'on sécurise une situation qui existe dans les faits. L'adoption des deux parents, ce n'est pas régulariser un fait.
San999 a écrit :Tu sais qu'on pourrait dire exactement la même chose pour le divorce ? Avec ce genre d'argumentation, le divorce n'aurait jamais été légalisé

Il ne faut pas oublier que le divorce existe en France uniquement parce que Napoléon avait pour projet de divorcer. Que Napoléon est le père du droit civil moderne. Il a été imposé à toute l'Europe et a inspiré tous les droits existants, notamment le droit japonais qui est un mixte entre le droit français et le droit allemand ( et un soupçon américanisé après la guerre), droit allemand qui est lui même une version améliorée du droit français. Il n'y a donc pas vraiment eu de réflexion sur le bonheur de l'enfant. Mais bon, est-ce vraiment dans l'intérêt de l'enfant que de forcer deux personnes qui ne s'aiment plus de devoir continuer à être ensemble, à méditer...
Zhatan a écrit :Je ne dis pas qu'il est rejeté, je me suis mal exprimé peut-être, je veux dire qu'il n'est plus le seul modèle possible ; mais en tout cas la famille a subi de très profonde mutation et elle n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait autrefois, ne serait-ce que dans l'éducation des enfants. En outre je crois qu'il y a un mariage sur 3 qui finit en divorce, donc la situation est loin d'être une exception. Dans une telle société, brandir le modèle "un papa, une maman, deux ou trois enfants", je trouve que c'est se couper de la réalité des familles actuelles.

J'en conviens. Mais le divorce était une audace contre la religion. Ici on est loin pour moi d'avoir le plan religieux comme première objection au mariage gay.
Mais j'en reviens à ce que j'ai dit. Le mariage ça reste tout de même un moyen de sécuriser la famille. Tout changer dedans et ce n'est plus le mariage. On a effectué certes quelques petits changements dans cette institution comme la possibilité de séparer les biens du couple. Mais rien sur les obligations et la teneur de l'intérêt même du mariage. A savoir qu'il n'y a pas si longtemps on ne concevait même pas que le viole en mariage puisse exister puisque l'acte sexuel est une des obligations du mariage. Et les juristes ont du au départ savoir à partir de combien de refux de l'époux celui-ci était en tord. Maintenant on est moins archaique, mais par exemple cette obligation demeure, sauf qu'on a admis le viole. Mais un couple marié qui refuse la relation sexuelle ce n'est plus le mariage au sens juridique du terme. Ici c'est un peu ça, le fait que le mariage soit dans le but d'encadrer et de fonder une famille. En soit comme je l'ai dit, j'arriverais à concevoir qu'un couple gay dont l'un a des enfants souhaitent s'assurer que son partenaire puisse avoir les droits sur les enfants à son décès ça peut revêtir un bon côté, et d'ailleurs je tiens à vous remercier car j'avais pas envisager cette possibilité. Mais il n'empêche que je reste persuader que cela ne se fera pas sans mal même pour eux. Et aussi car l'admission au mariage gay va aussi et surtout finir de facto par admettre l'adoption homoparentale, on est pas encore près pour ça, j'estime !
Zhatan a écrit :C'est pas une question de fonctionnement, c'est une question de logique : tu ne peux pas passer d'un fait à un argument normatif. Je ne me suis pas fait bien comprendre en fait.

Et bien si, en droit cela s'appelle la coutume. C'est peut-être la norme la moins puissante puisque si elle est contredis par une loi elle tombe, mais une coutume a une force obligatoire et s'impose à tous. Le seul critère est que la coutume soit répétée de façon constante dans le temps et que cela soit admis par la population qui est concerné dans ce territoire donné.
Zhatan a écrit :Je suis pas sûr que le non l'aurait emporté dans tous les cas, encore une fois tu prends le peuple pour un enfant je trouve. Pour autant, je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis.

Ok, mais en tout cas, les parties politiques n'ont pas voulu prendre ce risque. Il faut quand même savoir que quand le pouvoir estime qu'une chose est nécessaire et que le référendum ne passe pas, il arrive que le pouvoir passe par la voix du vote à l'assemblée et je trouve ça bien pire que de passer directement par cette étape. Ce fut le cas du projet de constitution européenne qui fut à peine transformer pour devenir le traité de Lisbonne.
Zhatan a écrit :
C'est l'argument du pire : ne vous plaignez pas, ça pourrait être pire. Je suis désolé ça n'empiète pas sur le reste du travail. Tous les députés ne planchent pas en même temps sur le même texte. Il y a quand même des commissions pour d'autres choses. Pour moi plus grave, plus urgent et surtout plus actuel ça n'a pas vraiment de sens. Comme si, en s'occupant de ça maintenant on ne pouvait pas s'occuper du chômage par exemple.

Tu n'as pas compris ce que je disais. Je n'ai jamais dit que l'homosexuel victime de discrimination ne devrait pas se plaindre, mais qu'il sera difficile d'apporter la preuve de son préjudice.
Certes les députés planchent, mais l'assemblée nationale marche par séance, à un moment donné l'assemblée discute ensemble de la loi, la vote avec la procédure de création législative qui existe. Pendant les étapes de vote, de modification, d’amendement... il est évident que l'on ne va pas traiter d'autres problèmes.
De plus sur un sujet aussi polémique, il est évident qu'il va y avoir des ralentissements par l'opposition, voir même des saisines du conseil constitutionnel.
Celiel a écrit :(note pour plus tard : répondre à Zhatan "tu as le droit de ne pas être d'accord";)

C'est un petit pique ou quoi ? Il ne faut pas tout prendre mal à un moment donné.
Quand je dis "tu as le droit de ne pas être d'accord", ça ne signifie pas "je t'accorde le droit", mais une constatation. C'est un moyen de dire que j'ai lu, j'ai compris son avis et que nous ne sommes pas d'accord, mais comme nous avons déjà déballé nos arguments je répond de façon brève.
#292 897
kanzenda a écrit :En tout cas, dans mon entourage (histoire de pas faire une généralité), j'ai constaté que la femme était plus ouverte sur ce sujet. J'ai une autre amie purement hétéro qui a essayé. Elle a pas pris son pied mais par curiosité a tenté. Et ben je vois pas du tout un homme hétéro faire ça moi :S
Ca arrive aux hommes aussi et plus souvent qu'on ne le croit, cependant ils auront tendance à être bien plus discrets sur le sujet que les femmes. À l'adolescence, les deux sexes peuvent passer par une phase où les premières expériences sexuelles se font avec une personne du même sexe. Je ne vais pas me risquer à dire quelle proportion, mais je ne crois pas que cela soit très rare quand même.
kanzenda a écrit :Qu'on choisisse son attirance, non. Comme on ne choisit pas d'aimer la cervelle de mouton. Néanmoins déjà il y a le fait d'essayer. Et aussi il y a une catégorisation des personnes. Je veux dire qu'on arrive facilement à voir un bon vivant qui touche à tout. C'est un peu la même chose niveau sexuel. ça fait partie de la personnalité, de choix que l'on fait. Je ne crois pas par exemple qu'une personne timide soit obligé de le rester. Il suffit de faire le choix de combattre sa timidité. Je ne fais pas d'image sur le fait qu'il faut lutter contre son homosexualité, chacun ses choix !!
Non, quelqu'un qui est timide ne perd pas sa timidité. Il peut en revanche résister à cette timidité et se faire violence pour passer au-dessus. Ce qui bénéficie à la personne. Mais la nervosité reste là, bien qu'on la ressente de moins en moins, car on s'habitue peu à peu à cette nervosité. Un/e homosexuel/le peut parfaitement choisir de se forcer à avoir une relation avec une personne du sexe opposé, mais là, il n'y a aucun bénéfice (sauf, dans les milieux très homophobes, de ne pas se faire tabasser, voire tuer ou simplement rejeter par sa famille), vu qu'il s'agit de se forcer à être avec quelqu'un pour qui on ne ressent pas de désir ni d'amour. Il n'y pas une question d'habitude. Tu ne tombes pas amoureux par habitude. Sinon, tu tomberais amoureux de tous tes amis. Et tu te mets pas à aimer la tomate parce que tu te forces à en manger, tu te contentes de simplement mieux la supporter et finis par en être moins dérangé.
kanzenda a écrit :Voilà quoi ? Pas compris :S Il faut pas oublier que la minorité religieuse, c'est l'ensemble des minorités. Il serait curieux que l'on donne des droits aux musulmans mais pas aux juifs. Mais on voit tout de même qu'une revendication qui est moins soutenu à moins de chance de se faire. Il y a plus de mosquées construites que de synagogues.
On peut aussi trouver d'autres minorités, si tu veux ? L'important, c'est que tu ne peux pas déconsidérer un groupe, sous prétexte qu'ils sont très peu nombreux. Et c'est pas non plus comme si les homosexuels constituaient une minorité de cent bonhommes et bonnesfemmes qui se courent après.
kanzenda a écrit :Mais oui je considère que donner du pouvoir politique et le droit de travailler c'est plus important qu'un encadrement familiale. Comme dis depuis un moment, la famille homosexuelle existe dans les faits, c'est juste un encadrement qui est demandé. En soit, mise à part le domaine pécuniaire ou les droits de succession, il y a peu de changements positifs. Il est évident que c'est plus symbolique comme revendication.
Euh... Non... En cas d'accident par exemple, si le parent n'a pas le statut de parent officiel, il ne peut pas décider pour son enfant. Je sais même pas s'il aurait le droit de voir l'enfant hospitalisé, en fait. Si le parent officiel meurt, l'autre parent peut se voir retirer la garde de l'enfant. Et de nombreuses choses dans le genre. Et désolé, mais j'estime que la politique et le travail sont deux choses qui sont avant tout là comme outils nous permettant de jouir de la vie, pour simplifier énormément. Hormis ceux qui ont la chance de combiner passion et travail, ces deux domaines ne constituent jamais un but, mais un simple moyen. Alors que la famille, elle fait généralement partie des choses qui font qu'on jouit de la vie et elle constitue un but en soi.
kanzenda a écrit :C'est un résumé un peu simpliste de ce que j'ai dit. Mais effectivement une chose qui est réglementé on est obligé de le faire. Maintenant, créer une norme ça demande une situation favorable. On ne va pas s'amuser à faire un long listing de droits maintenant et après on avise pour voir si ça marche. On a bien vu comment les révolutionnaires se sont fait voler tous leurs droits à plusieurs reprises juste parce que les outils de protection juridique n'était pas au point.
Sauf que comme je l'ai dit, on a déjà suffisamment d'éléments pour dire que cela tient. On voit de façon générale que cela marche dans d'autres cultures. On voit dans notre cas particulier que les minorités discriminées ne font pas des enfants totalement déséquilibrés. On voit que des enfants avec des situations parentales exceptionnelles s'en sortent aussi. On voit aussi que si l'homophobie existe, elle est quand même loin d'être systématique. Je n'ai pas l'impression que les homosexuels soient plus discriminés que n'importe quelle autre minorité, à l'heure actuelle (après, impossible réellement mesurer). Il y a d'autres pays où le mariage homosexuel est légal. (Après, je l'admets, j'ai pas d'infos pour savoir si l'homophobie a baissé ou augmenté ou stagné dans ces pays. Mais en tout cas, cela a l'air viable.) La France n'est pas plus homophobe que l'Espagne, le Portugal ou l'Afrique du Sud.
#292 927
Bon pour le mariage, encore une fois ce n'est pas parce qu'on a toujours fait d'une façon que l'on doit conserver cette façon de faire. Si le mariage finit par changer du tout au tout et ne signifie plus "faire des enfants" alors tant pis, le mariage prendra simplement une autre forme. Du coup ça me permet de rebondir sur ça :
Et bien si, en droit cela s'appelle la coutume. C'est peut-être la norme la moins puissante puisque si elle est contredis par une loi elle tombe, mais une coutume a une force obligatoire et s'impose à tous. Le seul critère est que la coutume soit répétée de façon constante dans le temps et que cela soit admis par la population qui est concerné dans ce territoire donné.

Il a donc bien fallu une institution pour passer du fait au normatif. Maintenant dans un raisonnement (et d'autant plus) ça ne fonctionne pas, il n'y a rien de nécessaire à l'implication suivante par exemple : un homme et une femme peuvent avoir des enfants ==> il faut interdire que deux personnes du même sexe ait des rapports sexuels. Bref, en bonne logique on ne peut pas passer de l'être au devoir être.
Donc l'argument : le mariage se fait dans ces conditions ou s'est toujours fait dans ces conditions n'implique pas qu'on doive nécessairement le conserver dans sa forme.
Zhatan a écrit :
C'est l'argument du pire : ne vous plaignez pas, ça pourrait être pire. Je suis désolé ça n'empiète pas sur le reste du travail. Tous les députés ne planchent pas en même temps sur le même texte. Il y a quand même des commissions pour d'autres choses. Pour moi plus grave, plus urgent et surtout plus actuel ça n'a pas vraiment de sens. Comme si, en s'occupant de ça maintenant on ne pouvait pas s'occuper du chômage par exemple.

Tu n'as pas compris ce que je disais. Je n'ai jamais dit que l'homosexuel victime de discrimination ne devrait pas se plaindre, mais qu'il sera difficile d'apporter la preuve de son préjudice.

Ce n'est pas ça que je disais. Tu as dis en gros que les députés avaient autre chose à faire, donc effectivement ma formulation n'était pas bonne mais on a toujours une bonne raison de ne pas avoir ce genre de débat. Comme je l'ai dit, tant qu'on n'a pas le débat on donne de facto raison aux conservateurs. Et puis bon, les grandes questions il n'y en a pas non plus tous les jours. Si on votait une loi pour sauver la France tous les jours, ce serait plutôt inquiétant.
Sauf que comme je l'ai dit, on a déjà suffisamment d'éléments pour dire que cela tient. On voit de façon générale que cela marche dans d'autres cultures. On voit dans notre cas particulier que les minorités discriminées ne font pas des enfants totalement déséquilibrés. On voit que des enfants avec des situations parentales exceptionnelles s'en sortent aussi. On voit aussi que si l'homophobie existe, elle est quand même loin d'être systématique. Je n'ai pas l'impression que les homosexuels soient plus discriminés que n'importe quelle autre minorité, à l'heure actuelle (après, impossible réellement mesurer). Il y a d'autres pays où le mariage homosexuel est légal. (Après, je l'admets, j'ai pas d'infos pour savoir si l'homophobie a baissé ou augmenté ou stagné dans ces pays. Mais en tout cas, cela a l'air viable.) La France n'est pas plus homophobe que l'Espagne, le Portugal ou l'Afrique du Sud.

Je trouve que l'argument est vachement bon, je suis tout à fait d'accord.
#292 933
Ce n'est pas ça que je disais. Tu as dis en gros que les députés avaient autre chose à faire, donc effectivement ma formulation n'était pas bonne mais on a toujours une bonne raison de ne pas avoir ce genre de débat.

Et de bonne raison d'en avoir ... Genre pour détourner l'attention de l'opinion publique (je sais ça fait un peu comploiste) tout en la moralisant soi dit en passant (et la je rejoins largement kazenda quant elle dit, grosso modo, qu'il existe une pression exercée par une opinion dominante (et non pas générale) présumée progressiste et tolérante).
Comme je l'ai dit, tant qu'on n'a pas le débat on donne de facto raison aux conservateurs.

Et quand un tel débat est organisé (sous tutelle de l'opinion dominante) on donne raison de facto aux "progressistes" ... ce que je veux dire c'est que le fait que 1) la réforme sera bien appliquée et que 2) le sera au moyen d'une décision discrétionnaire du législateur (c'est a dire sans recours au référendum) est un secret de polichinelle ... Le but du débat actuel n'est donc pas de faire adopter une mesure sociétale mais bien de moraliser l'opinion public.
Et puis bon, les grandes questions il n'y en a pas non plus tous les jours. Si on votait une loi pour sauver la France tous les jours, ce serait plutôt inquiétant.

Moarf tu sais le gouvernement choisit qu'elles sont les "grandes questions" digne de faire l'objet d'un débat public et en général quant une question peut faire l'objet d'un vrais débat rationnel on évite soigneusement la voie démocratique (voir par exemple la directive MIF qui a été, comme de nombreux autres textes européens, transposée par voie d'ordonnance).
#292 941
J'ai déjà dit plus haut que personne ne doutait que c'était pour éviter de parler d'autre chose, mais d'une part c'est de la "faute" des médias, d'autre part je ne suis pas certain que qui que ce soit soit dupe. Quant à la réforme, elle n'a aucune raison de ne pas être appliquée si elle est votée. Sur le mariage c'est quasiment sûr, sur l'adoption, rien ne dit qu'elle sera adoptée, les réticences sont grandes. Mais au moins les représentants du peuple auront parlé. Après qu'une telle mesure ait des chances de passer, bah oui il y a une majorité de "gauche" et présidentielle au surplus et on ne lance pas ce genre de proposition à la légère, on calcule un peu son coup.
Moarf tu sais le gouvernement choisit qu'elles sont les "grandes questions" digne de faire l'objet d'un débat public et en général quant une question peut faire l'objet d'un vrais débat rationnel on évite soigneusement la voie démocratique (voir par exemple la directive MIF qui a été, comme de nombreux autres textes européens, transposée par voie d'ordonnance).

Non, les journalistes le font. Ensuite pour une fois qu'on a l'occasion de débattre, ne boudons pas notre plaisir. Quant au reste je suis d'accord, mais je ne vois pas le rapport avec la choucroute.
tout en la moralisant soi dit en passant (et la je rejoins largement kazenda quant elle dit, grosso modo, qu'il existe une pression exercée par une opinion dominante (et non pas générale) présumée progressiste et tolérante).

Je sais pas trop ce que ça veut dire. Elle est où cette opinion dominante, qui la met en oeuvre, qui fait pression... Dit comme ça, ça fait forcément complotiste en effet.
#293 000
Quant à la réforme, elle n'a aucune raison de ne pas être appliquée si elle est votée. Sur le mariage c'est quasiment sûr, sur l'adoption, rien ne dit qu'elle sera adoptée, les réticences sont grandes.

Heu ... Il me semble que la question du mariage et celle de l'adoption sont liées (c'est d'ailleurs pour cette raison que l'opposition est si fort).
Art 343 du code civil a écrit :L'adoption peut être demandée par deux époux non séparés de corps, mariés depuis plus de deux ans ou âgés l'un est l'autre de plus de 28 ans.

Ca a le mérite d'être plutôt clair non ?
Après, il est fort problable que je sois passé à côtés d'une subtilité, mais il me semble que le mariage implique de jure la capacité d'adopter.
c'est de la "faute" des médias

Je suis désolé Zhatan mais ça sa ne veut pas dire grand chose non plus, surtout dans un monde où règne un certain pluralisme de l'information. Aprés, c'est certain que les médias jouent un rôle important, mais ils n'épuissent pas la question de la selection des grandes questions qui doivent impérativement faire l'objet d'une parodie de débat démocratique.
Je crois que tu sous estime largement le contrôle qu'à le pouvoir politique sur sa communication d'une part (l'exemple que je t'ai donné avait au moins le mérite de montrer que quant on veut faire passer des réformes en loucedé, ou du moins en limittant leur visibilité médiatique, on a les moyens politiques et juridiques pour le faire) et que, d'autre part, tu sous estime le rôle et l'influence de certains "groupes de pressions" (pour ne pas dire de "lobby" puisque le terme est devenu moralement inacceptable car contaminé par le vilain FN) en ce qui concerne la redefinition contemporaine de la morale.
C'est vrais que ces "minorités actives" (pour reprendre Tocqueville) ne sont pas clairement identifiables pour la simple et bonne raison qu'elles sont largements diffuses (c'est pour cette raison que l'on ne peut pas parler de complot) mais ce n'est pas parce qu'elles ne sont pas strictement identifiables (même si l'on pourrait désigner tel ou tel philosophe, mouvement, homme politique, ...) qu'elles n'existent pas. Les faits prouvent le contraire.
En effet, historiquement, je vois mal comment l'on peut nier l'influence de ces minorité dans l'évolution (autoritaire) de la morale. On peut prendre l'exemple de la contestation de mai 1968 qui se situait largement à contre courant de l'opinion générale (les élections législatives de juin 1968 le prouve sans aucune contestation possible) et pourtant ces minorités ont révolutionné, pour le meilleur et pour le pire, notre environnement moral.
#293 007
Bah n'empêche qu'il y a bien deux projets de lois. Ceci dit peut-être que le deuxième concerne la PMA... hum... Mais je suis d'accord avec toi ceci dit, derrière le mariage c'est bien les enfants qui sont la cible.
Je suis désolé Zhatan mais ça sa ne veut pas dire grand chose non plus, surtout dans un monde où règne un certain pluralisme de l'information. Aprés, c'est certain que les médias jouent un rôle important, mais ils n'épuissent pas la question de la selection des grandes questions qui doivent impérativement faire l'objet d'une parodie de débat démocratique.

Non mais je suis bien d'accord, ne serait-ce que parce qu'il y a des ententes entre les milieux politiques et les médias, mais ce n'est pas parce que la question a été posée artificiellement que le débat est forcément une parodie. En outre je suis allé à une manif tout à l'heure et je n'étais pas d'accord avec cet espèce de durcissement du ton de la part des pro - enfin de toute façon je ne suis pas d'accord avec les éléments de langage de ce débat depuis le début - ; mais peut-être que cela vient de l'attitude des contre, je ne sais pas. Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que la question tombe bien pour le calendrier politique, on ne devrait pas la traiter avec sérieux.
Quant au pluralisme de l'information, pour le coup c'est assez sujet à caution à mon avis (je ne dis pas que la presse est muselée évidemment, mais certains impératifs pécuniers rentrent largement en ligne de compte). Tout le monde ne lit pas mediapart, le canard ou les journaux indépendants.
édit : par ailleurs concernant les autres questions, je suis d'accord, il y a des choses qu'il serait la moindre des choses de présenter au peuple.
C'est vrais que ces "minorités actives" (pour reprendre Tocqueville) ne sont pas clairement identifiables pour la simple et bonne raison qu'elles sont largements diffuses (c'est pour cette raison que l'on ne peut pas parler de complot) mais ce n'est pas parce qu'elles ne sont pas strictement identifiables (même si l'on pourrait désigner tel ou tel philosophe, mouvement, homme politique, ...) qu'elles n'existent pas. Les faits prouvent le contraire.

Tout à fait d'accord, mais reconnaît que c'est un peu moins vague que ce que tu disais plus haut :p
(tu peux me faire le même reproche pour "les médias" certes, j'avoue avoir hésité à faire le raccourci)
En effet, historiquement, je vois mal comment l'on peut nier l'influence de ces minorité dans l'évolution (autoritaire) de la morale.

Euh j'ai pas compris. Ensuite pour les minorités je n'en sais rien, je ne connais pas du tout la question. Maintenant je n'ai pas trop l'impression que les contre soient minorés. Je n'ai pas la télé, certes...
On peut prendre l'exemple de la contestation de mai 1968 qui se situait largement à contre courant de l'opinion générale (les élections législatives de juin 1968 le prouve sans aucune contestation possible) et pourtant ces minorités ont révolutionné, pour le meilleur et pour le pire, notre environnement moral.

Aucune idée je dois bien l'avouer. Je connais mal cette partie de l'histoire, peut-être ferais-je une autre lecture de la victoire d'après mai 68. Parce que d'un autre côté la manifestation était au départ ouvrière et en outre elle n'a pas eu lieu qu'en France. Et puis il me semble qu'on n'a pas fait machine arrière aux élections suivantes. Autre argument : ce n'est pas parce qu'il y a une minorité qui pose un problème qu'il est illégitime. L'avantage c'est que là au moins quasiment tout le monde se sera positionné sur le sujet. Parce que ne rêvons pas, il y a 6 mois la plupart des gens n'avaient pas d'avis sur la question.
Mais bon, je ne connais pas le sujet encore une fois donc bon...
#293 027
Kawahiem a écrit :J'ai envie de vous dire : "Prenez 3h et regardez cette vidéo d'où les extraits précédents sont tirés, elle vaut vraiment le coup et elle répond à 80% de vos questions."
http://www.youtube.com/watch?v=njmufiNeF5M
A l'heure actuelle, même si un couple homosexuel ne peut pas adopter un célibataire le peut!
Le problème qui se pose après est la reconnaissance du "parent civil".
Regardez la vidéo!

Bon, j'ai fini par la regarder - et pour être tout à fait équitable, j'ai aussi regardé d'autres audiences, notamment les responsables de cultes, les psychiatres et pédopsychiatres, les associations qui travaillent sur l'adoption, et les anthropologues et philosophes (où mon copain Godelier a encore fait un sketch, j'le trouve trop drôle). C'est vrai que ça prend du temps, mais c'est quand même assez facile à regarder, parce que les intervenants parlent de questions vraiment concrètes, et c'est pour beaucoup des gens qui sont directement concernés, donc je trouve que ceux qui s'intéressent vraiment au sujet devraient regarder ces audiences (ça va quand même plus loin que les débats Boutin/Fourest à la TV). C'est pas pour décorer qu'elles sont en ligne.
Du coup, mon avis a quelque peu évolué (enfin, s'est précisé, disons). Je pense que le mariage est une fausse question. Si le gouvernement avait eu un peu des coucougnettes, ils auraient légiféré directement sur l'adoption (car oui, l'adoption est dans la loi, c'est la PMA qui a été sortie du projet), sans passer par le mariage (il me semble que le désir de mariage traduit avant tout un désir d'enfant), ça ça serait vraiment égalitaire, les couples hétéros n'ont pas besoin de se marier pour avoir accès à l'adoption.
Je pense que le fond de la question est vraiment la différence entre les sexes (telle qu'on la conçoit depuis des siècles, qui n'est peut être pas la seule façon valable de différencier les sexes ? Je dis ça je sais pas), et de savoir si cette différence est indispensable au fonctionnement de la société, ou peut s'estomper. Effectivement, notre société s'est construite sur un certain rapport de l'homme à la femme, et ce rapport est en train d'évoluer, donc, la vraie question c'est où sommes nous prêts à aller ? Accepter qu'un enfant puisse être élevé sans modèle parental féminin (j'ai l'impression que l'absence du père est plus facilement tolérée...), c'est admettre que la femme ne sert pas qu'à faire des enfants. Du coup, à mon avis, cette question s'inscrit beaucoup dans le mouvement de libération de la femme et c'est ça qui dérange - sans doute inconsciemment, pour la plupart des détracteurs. Défendre qu'un enfant a besoin d'un papa et d'une maman, c'est partir du principe qu'une femme c'est forcément "comme ci" et un homme forcément "comme ça". Dans nos sociétés, avec la valorisation de l'individu, les hommes et les femmes ont le droit de ne pas être ce que la société attend d'eux, et personnellement, je trouve ça plutôt positif. Par contre, je trouve ça complètement malhonnête de prétendre que des enfants élevés par des couples homos ne seraient plus capables de faire la différence entre les sexes, les enfants ne sont pas débiles !
Bref, je suis tombée au détour de mes visionnages sur un reportage dans lequel j'ai eu la surprise de reconnaitre une fille avec qui j'avais fait du théâtre quand j'étais ado. Ben ça m'a fait chaud au cœur de la trouver mariée à une femme (en Belgique) avec un bébé. Du coup, maintenant, je peux plus dire que je connais personne de concerné !
kanzenda a écrit :(note pour plus tard : répondre à Zhatan "tu as le droit de ne pas être d'accord";)

C'est un petit pique ou quoi ? Il ne faut pas tout prendre mal à un moment donné.
Et à un moment, faut pas être parano. C'est pas parce que je te cite que je parle de toi, et si pique il y a, qui te dit qu'elle ne me concerne pas moi même ?
#293 028
Celiel a écrit :Je pense que le fond de la question est vraiment la différence entre les sexes (telle qu'on la conçoit depuis des siècles, qui n'est peut être pas la seule façon valable de différencier les sexes ? Je dis ça je sais pas)
Margaret Mead. Un certain nombre de ses conclusions ont été rejetées depuis, mais ses observations, elles, restent valides. C'est pas la seule à avoir travailler là-dessus, mais c'est la plus connue. Sinon, Nicole Claude-Mathieu ou encore Françoise Héritier montrent pas mal d'exemples où les familles se constituent différemment de la famille parsonnienne (papa-travail, maman-maison, enfants).
PS: J'ai déjà lu du Maurice Godelier, aussi. :p
#293 037
Bon d'entrée je tiens à dire que je ne suis ni pour, ni contre. Je pense que malgré les grands airs que certains se donnent, personne n'a l'ouverture/les capacités nécessaires pour vraiment juger de la question.
Par contre j'aimerai revenir sur quelque chose :
Donc, ouais, j'aimerais savoir en quoi les homosexuels sont différents de n'importe quelle communauté minoritaire.

Simplement parce que chaque minorité est traité/apprécié différemment et qu'elles sont toutes objectivement différentes socialement les unes des autres.
Etre riche aussi c'est faire partie d'une minorité. Que ça soit parce qu'on fait partie d'un minorité numéraire, ou d'une minorité dénigrée. Maintenant est ce qu'être riche est socialement aussi chiant qu'être musulman ou noir ?
Toutes les minorités impactent différemment. Et elles doivent être traité différemment.
Puis concernant l'adoption, nul doute que si tu débarques avec des signes évidents qui renvoient à ta culture islamique ( genre burka, main de fatma en évidence, Tshirt estampillé Jihad... ) tu vas autant galérer à adopter qu'un couple homosexuel. Voir surement plus.
Maintenant, à tous les gars favorables au mariage gay, que pensez vous du mariage incestueux consenti ? A quelques détails près, la question est à peu près la même non ?
#293 038
Waweed_Fresh a écrit :Simplement parce que chaque minorité est traité/apprécié différemment et qu'elles sont toutes objectivement différentes socialement les unes des autres.
Etre riche aussi c'est faire partie d'une minorité. Que ça soit parce qu'on fait partie d'un minorité numéraire, ou d'une minorité dénigrée. Maintenant est ce qu'être riche est socialement aussi chiant qu'être musulman ou noir ?
Toutes les minorités impactent différemment. Et elles doivent être traité différemment.
Oui, et donc, on en revient donc à ma question. Parce que c'est bien joli de me dire que chaque minorité est différente (je le savais, merci), mais le sens de ma question, c'était surtout par rapport à l'adoption ou au fait d'avoir des enfants et à la difficulté de supporter cette discrimination. Qu'est-ce qui dans leurs particularités ferait que les homosexuels devraient être traités différemment des autres minorités, sur le sujet?
Waweed_Fresh a écrit :Maintenant, à tous les gars favorables au mariage gay, que pensez vous du mariage incestueux consenti ? A quelques détails près, la question est à peu près la même non ?
Ben, ils font ce qu'ils veulent, hein. Cela dit, après, ici, il y a une grosse différence dans le débat, vu qu'il faudrait discuter de la possibilité que des enfants naissent mal-formés. Je vais pas me prononcer, parce que ce n'est pas le topic. Faudrait parler génétique. Il faudrait aussi discuter de l'aspect éthique de laisser des enfants mal-formés naître ou au contraire de l'empêcher.
#293 041
Maintenant, à tous les gars favorables au mariage gay, que pensez vous du mariage incestueux consenti ? A quelques détails près, la question est à peu près la même non ?

Lol, je crois pas que la question soit la même.
Au passage, depuis la Question Prioritaire de Constitutionnalité de 2009 (?), l'inceste n'est plus interdit en France :)
D'ailleurs je pense qu'on peut se marier entre frères et soeurs. Entre cousins c'est déjà possible, en fait.
Toujours est-il que je ne vois pas le problème. Et la question des maladies congénitales n'est même pas une question très importante à mon avis, parce que statistiquement tu ne dois pas avoir énormément de chances (sauf si les époux sont des sujets à risque évidemment).
Bon d'entrée je tiens à dire que je ne suis ni pour, ni contre. Je pense que malgré les grands airs que certains se donnent, personne n'a l'ouverture/les capacités nécessaires pour vraiment juger de la question.

Et oui... on est toujours amené à prendre des décisions et faire des choix du haut de notre entendement fini...
Pour les minorités, San a déjà répondu.
#293 042
Oui, et donc, on en revient donc à ma question. Parce que c'est bien joli de me dire que chaque minorité est différente (je le savais, merci), mais le sens de ma question, c'était surtout par rapport à l'adoption ou au fait d'avoir des enfants et à la difficulté de supporter cette discrimination. Qu'est-ce qui dans leurs particularités ferait que les homosexuels devraient être traités différemment des autres minorités, sur le sujet?

J'ai répondu à ta question. Les minorités doivent être traités différemment sur le sujet de l'adoption car elles sont traités/appréciés/impactent différemment sur le plan social. L'impact sur le développement de l'enfant, entre autre. De manière directe ou indirecte.
Ben, ils font ce qu'ils veulent, hein.

Donc si j'ai envie de jouer sur ma figure paternelle et l'influence que j'ai sur ma fille pour la conditionner de façon à l'épouser plu tard, dès son plus jeune âge j'ai le droit de le faire ?
Enfin, on a le droit de le faire, mais est ce que c'est moralement acceptable ? Bien sur que non.
Il faudrait aussi discuter de l'aspect éthique de laisser des enfants mal-formés naître ou au contraire de l'empêcher.

Pas plus finalement que de discuter sur le fait qu'il faille laisser des enfants évoluer dans un contexte familiale définit principalement par une orientation sexuel vu comme étant déviante par : La religion, les trois quarts de la société, et 80% des autres instances de socialisations.
Lol, je crois pas que la question soit la même.

Pourtant si. Il s'agit de l'union de deux personnes qui s'aiment et dont l'union est réprimé par la morale "commune".
Bon, si ça ne vous parle pas, que doit on en penser du mariage de trois personnes ? De quatre ? De cinq ?
#293 043
Je n'ai pas le temps de répondre à tout, mais en ce qui concerne l'inceste, il a juste été dépénalisé (comme cela a été fait en 1982 pour l'homosexualité) par deux décisions qpc (une de 2011 et une de 2012 il me semble) ... mais je te rassure Zhatan, les prohibitions du code civil tiennent encore et le mariage incestueu est bel et bien interdit (pour combien de temps tel est la question).
La question que pose waweed_fresh est pertinente : /popcorn
Edit : en fait non il n'a même pas été dépénalisé ... le conseil sanctionne juste l'imprécision des textes législatifs (comme il l'a fait pour le harcèlement sexuel).
#293 052
@ baba : merci ! J'ai tendu la perche pour que tu précises :D
Un homme (ou une femme) de valeur et sur qui on peut compter, ce baba.
J'ai répondu à ta question. Les minorités doivent être traités différemment sur le sujet de l'adoption car elles sont traités/appréciés/impactent différemment sur le plan social. L'impact sur le développement de l'enfant, entre autre. De manière directe ou indirecte.

C'est extrêmement discutable. Ça revient à faire une loi à la carte.
Donc si j'ai envie de jouer sur ma figure paternelle et l'influence que j'ai sur ma fille pour la conditionner de façon à l'épouser plu tard, dès son plus jeune âge j'ai le droit de le faire ?

Et si je manipule une fille pour qu'elle croie que je suis son homme idéal ? Ce n'est pas parce que quelque chose est possible, qu'elle est morale dans toutes les conditions. (Après tout je peux avoir des relations sexuelles avec quelqu'un, le forcer à en avoir (même si je n'ai pas besoin de forcer, tout le monde veut coucher avec moi) c'est pas super sympa).
Faudrait parler génétique. Il faudrait aussi discuter de l'aspect éthique de laisser des enfants mal-formés naître ou au contraire de l'empêcher.

Ces questions se posent déjà, à cause de l'interruption volontaire de grossesse suite à un examen anténatal défavorable. Je n'ai pas de référence mais si ça t'intéresse tu peux chercher de ce côté.
Pas plus finalement que de discuter sur le fait qu'il faille laisser des enfants évoluer dans un contexte familiale définit principalement par une orientation sexuel vu comme étant déviante par : La religion, les trois quarts de la société, et 80% des autres instances de socialisations.

Pour quelqu'un qui n'est ni pour ni contre, tu as quand même un avis lol
Mais cet argument a déjà été soulevé et on a déjà répondu, personnellement je ne réponds plus, sauf si tu as des objections plus précises.
Pourtant si. Il s'agit de l'union de deux personnes qui s'aiment et dont l'union est réprimé par la morale "commune".

Dans ce cas ok. Mais si c'est de ce point de vue, ma réponse est cohérente : rien à faire tant qu'il n'y a pas d'obligation ou de manipulation (je crois que ça existe le délit de manipulation mentale).
Bon, si ça ne vous parle pas, que doit on en penser du mariage de trois personnes ? De quatre ? De cinq ?

Le mariage, c'est entre deux personnes jusqu'à présent, et je n'ai vu personne demander l'extension. Maintenant, peut-être que dans quelques années la question se posera.
Personnellement je ne suis pas spécialement nuptialiste de toute façon.
#293 053
Waweed_Fresh a écrit :
Oui, et donc, on en revient donc à ma question. Parce que c'est bien joli de me dire que chaque minorité est différente (je le savais, merci), mais le sens de ma question, c'était surtout par rapport à l'adoption ou au fait d'avoir des enfants et à la difficulté de supporter cette discrimination. Qu'est-ce qui dans leurs particularités ferait que les homosexuels devraient être traités différemment des autres minorités, sur le sujet?
J'ai répondu à ta question. Les minorités doivent être traités différemment sur le sujet de l'adoption car elles sont traités/appréciés/impactent différemment sur le plan social. L'impact sur le développement de l'enfant, entre autre. De manière directe ou indirecte.
Non, tu n'as pas répondu. Tu te contentes de dire que les homosexuels sont différents des autres minorités. Mais dans la mesure où toutes les minorités sont différentes, cela n'explique pas en quoi leur différence à eux est si importante que cela.
Waweed_Fresh a écrit :
Ben, ils font ce qu'ils veulent, hein.
Donc si j'ai envie de jouer sur ma figure paternelle et l'influence que j'ai sur ma fille pour la conditionner de façon à l'épouser plu tard, dès son plus jeune âge j'ai le droit de le faire ?
Enfin, on a le droit de le faire, mais est ce que c'est moralement acceptable ? Bien sur que non.
Bien vu. Mais je pensais plutôt aux frères et soeurs, en fait. Mais il est vrai que l'inceste inclut parents/enfants aussi. Mais j'ai pas spécialement envie d'entrer dans ce débat, vu que je ne défendrais jamais avec autant d'énergie ce débat-là, pour raisons d'un manque d'intérêt pour la question, en fait. Par contre, ce que tu décris n'est pas tout à fait de l'ordre du librement consenti, vu qu'il y a manipulation depuis le plus jeune âge.
Waweed_Fresh a écrit :
Il faudrait aussi discuter de l'aspect éthique de laisser des enfants mal-formés naître ou au contraire de l'empêcher.
Pas plus finalement que de discuter sur le fait qu'il faille laisser des enfants évoluer dans un contexte familiale définit principalement par une orientation sexuel vu comme étant déviante par : La religion, les trois quarts de la société, et 80% des autres instances de socialisations.
Euh... Non, la religion oui, mais pas totalement, puisque comme je l'ai dit plus haut, il y a des parties du monde religieux qui ne s'y opposent pas et le monde religieux n'est pas qu'opposé à l'homosexualité, mais aussi à bien d'autres choses, comme le mariage mixte par exemple. Une certaine part de la société qui s'y oppose, oui (trois quarts, je crois pas), mais je ne vois toujours pas la différence avec d'autres discriminations. Mais 80% des instances de socialisations? Déjà, faudrait définir ce que tu entends par là.
Waweed_Fresh a écrit :
Lol, je crois pas que la question soit la même.
Pourtant si. Il s'agit de l'union de deux personnes qui s'aiment et la morale commune réprime.
Euh... Il y a l'aspect génétique, qui change tout quand même. Au niveau social, si on prend frère et soeur, effectivement, il n'y a pas de différence essentielle. Par contre, si on parle de quelqu'un épousant une personne qu'il a élevé, même sur une courte période, et bien on en revient à ce que j'ai dit plus haut sur la possible manipulation mentale.
Waweed_Fresh a écrit :Bon, si ça ne vous parle pas, que doit on en penser du mariage de trois personnes ? De quatre ? De cinq ?
Pas d'opinion sur le sujet. Cela se fait dans d'autres cultures. En soi, moralement, je ne vois a priori rien de négatif, tant qu'il ne s'agit pas d'un système avec un qui domine et possède tous les autres. Par contre, il faudrait nécessairement limité le nombre de personnes ainsi liées, car sinon, toute la France est mariée entre elle et... Euh... Voilà, quoi...
#293 054
San999 a écrit :Non, quelqu'un qui est timide ne perd pas sa timidité. Il peut en revanche résister à cette timidité et se faire violence pour passer au-dessus. Ce qui bénéficie à la personne. Mais la nervosité reste là, bien qu'on la ressente de moins en moins, car on s'habitue peu à peu à cette nervosité. Un/e homosexuel/le peut parfaitement choisir de se forcer à avoir une relation avec une personne du sexe opposé, mais là, il n'y a aucun bénéfice (sauf, dans les milieux très homophobes, de ne pas se faire tabasser, voire tuer ou simplement rejeter par sa famille), vu qu'il s'agit de se forcer à être avec quelqu'un pour qui on ne ressent pas de désir ni d'amour. Il n'y pas une question d'habitude. Tu ne tombes pas amoureux par habitude. Sinon, tu tomberais amoureux de tous tes amis. Et tu te mets pas à aimer la tomate parce que tu te forces à en manger, tu te contentes de simplement mieux la supporter et finis par en être moins dérangé.

Et bien par exemple, j'avais une personnalité assez écrasée avant et aujourd'hui j'estime avoir plutôt une grande gueule et je ne me fait pas violence à chaque fois que je prend de l'assurance. ça fait partie de la vie, comme la personne timide n'est pas née timide, elle l'est devenu par concours de circonstance avec tout un tas de chose que seul un psychologue serait capable de cerner. Car oui dès le plus jeune âge on peut voir à peu près quelle personnalité l'enfant aura, mais il y a eu des facteurs comme par exemple l'influence de ces parents et cela ne veut pas dire qu'il restera ainsi. Après la question n'est pas de se forcer à aimer autre chose, mais de faire des choix dans la vie. On est pas programmé pour aimer tel sexe (mise à part sans doute la société qui pousse à l'hétérosexualité), c'est une question de choix, d'audace et de volonté. Tout se joue entre le conscient et l'inconscient. Si on se force à être hétéro ou homo, effectivement, il n'y aura pas de bonheur. Mais une personne peut tout à fait au cours de sa vie changer d'orientation. Tout dépend des choix qu'il fait, des chemins qu'il prend. Tout ça influence la personnalité et les évènements marquants qui peuvent tout changer.
Après tout cela reste que mon avis.
San999 a écrit :On peut aussi trouver d'autres minorités, si tu veux ? L'important, c'est que tu ne peux pas déconsidérer un groupe, sous prétexte qu'ils sont très peu nombreux. Et c'est pas non plus comme si les homosexuels constituaient une minorité de cent bonhommes et bonnesfemmes qui se courent après.

Oui bien sûr, mais il faut savoir quoi cibler. Pour moi c'est le droit revendiqué qui ne semble pas en adéquation avec la couche de population qui le réclame.
San999 a écrit :Et désolé, mais j'estime que la politique et le travail sont deux choses qui sont avant tout là comme outils nous permettant de jouir de la vie, pour simplifier énormément. Hormis ceux qui ont la chance de combiner passion et travail, ces deux domaines ne constituent jamais un but, mais un simple moyen. Alors que la famille, elle fait généralement partie des choses qui font qu'on jouit de la vie et elle constitue un but en soi.

Un but que l'on ne peut atteindre que si on a les outils. Donner un but sans en avoir les moyens, ça n'a pas de sens. Une famille qui ne peut avoir de revenu ou une famille qui est privé de droit citoyen n'entrevoit pas énormément de possibilité d'être heureux. Ou alors ça serait dans l'hypothèse où l'Etat serait généreux sans revendication et qu'il pousserait chacun à rester chez soi. Ce serait surement l'étape ultime de l'Etat providence... Par contre dans ton schéma, nulle place pour les personnes seules ne souhaitant pas avoir de famille. Travailler c'est surtout le moyen de vivre. Sans argent, on ne mange pas, on ne se loge pas, on ne s'habille pas... En gros tous les besoins primaires qui se trouvent en bas de la pyramide des besoins selon Maslow. Le besoin de fonder une famille ne se trouvant qu'en cas de satisfaction de ceux-ci et d'autres puisque la famille ne se trouve qu'au troisième niveau de cette pyramide.
San999 a écrit :Sauf que comme je l'ai dit, on a déjà suffisamment d'éléments pour dire que cela tient. On voit de façon générale que cela marche dans d'autres cultures. On voit dans notre cas particulier que les minorités discriminées ne font pas des enfants totalement déséquilibrés. On voit que des enfants avec des situations parentales exceptionnelles s'en sortent aussi. On voit aussi que si l'homophobie existe, elle est quand même loin d'être systématique. Je n'ai pas l'impression que les homosexuels soient plus discriminés que n'importe quelle autre minorité, à l'heure actuelle (après, impossible réellement mesurer). Il y a d'autres pays où le mariage homosexuel est légal. (Après, je l'admets, j'ai pas d'infos pour savoir si l'homophobie a baissé ou augmenté ou stagné dans ces pays. Mais en tout cas, cela a l'air viable.) La France n'est pas plus homophobe que l'Espagne, le Portugal ou l'Afrique du Sud.

Et bien c'est surtout sur la partie de savoir si l'homophobie ou tout simplement l'intolérance a varié ou non dans ses manifestations après l'application de la loi. Pour moi c'est ce qu'il y a de plus intéressant. Tous les exemples ne sont pas forcément bon à prendre.
Zhatan a écrit :Bon pour le mariage, encore une fois ce n'est pas parce qu'on a toujours fait d'une façon que l'on doit conserver cette façon de faire. Si le mariage finit par changer du tout au tout et ne signifie plus "faire des enfants" alors tant pis, le mariage prendra simplement une autre forme.
Il a donc bien fallu une institution pour passer du fait au normatif. Maintenant dans un raisonnement (et d'autant plus) ça ne fonctionne pas, il n'y a rien de nécessaire à l'implication suivante par exemple : un homme et une femme peuvent avoir des enfants ==> il faut interdire que deux personnes du même sexe ait des rapports sexuels. Bref, en bonne logique on ne peut pas passer de l'être au devoir être.
Donc l'argument : le mariage se fait dans ces conditions ou s'est toujours fait dans ces conditions n'implique pas qu'on doive nécessairement le conserver dans sa forme.

Oui mais à ce moment là, la revendication perd tout son sens. Il existe déjà le PACS, en quoi est-ce nécessaire de détruire l'institution de la famille juste par soucis d'égalité ? A un moment donné il faut bien comprendre qu'on est égal devant la loi uniquement lorsque notre situation est la même. Toutes lois demandent un certain nombre de condition pour être appliquée. Pour le mariage c'est pareil.
Alors là pour la seconde partie ça s'éloigne. L'argumentation sur la coutume, norme obligatoire, n'est pas sur le thème même du mariage, mais sur la façon dont on décide quelle loi sera proposé au vote. Thème qu'on a également abordé.
Je ne parle pas de coutume pour le mariage, car le mariage est légiféré.
Zhatan a écrit :
Et puis bon, les grandes questions il n'y en a pas non plus tous les jours. Si on votait une loi pour sauver la France tous les jours, ce serait plutôt inquiétant.

Tout dépend ce que tu qualifies de grandes questions. Le mariage gay n'est pas non plus d'une urgence impétueuse.
Il n'y a certes pas de loi votée tous les jours pour sauver la France et heureusement surtout pour la qualité des lois. Leur qualité est déjà assez médiocre comme ça, si en plus elles se faisaient en un jour.
Mais il ne faut pas oublier que la France va relativement mal, taux de chômage élevé, mauvaise situation économique, crise européenne... Clairement il y a des choses à faire avant de se pencher sur des symboliques.
Celiel a écrit :
Et à un moment, faut pas être parano. C'est pas parce que je te cite que je parle de toi, et si pique il y a, qui te dit qu'elle ne me concerne pas moi même ?

Je n'étais pas sûr du but de ta phrase. C'est pour cela que j'ai commencé par une interrogation. Ce n'est pas de la paranoïa que de demander si ce message m'était adresser.
edit :
baba a écrit :Je n'ai pas le temps de répondre à tout, mais en ce qui concerne l'inceste, il a juste été dépénalisé (comme cela a été fait en 1982 pour l'homosexualité) par deux décisions qpc (une de 2011 et une de 2012 il me semble) ... mais je te rassure Zhatan, les prohibitions du code civil tiennent encore et le mariage incestueu est bel et bien interdit (pour combien de temps tel est la question).

Tout dépend du degré de parenté entre les deux membres du couple. Certaines dérogations peuvent être demandée au Président de la République comme se marier avec son cousin(e).
#293 060
kanzenda a écrit :Non, quelqu'un qui est timide ne perd pas sa timidité. Il peut en revanche résister à cette timidité et se faire violence pour passer au-dessus. Ce qui bénéficie à la personne. Mais la nervosité reste là, bien qu'on la ressente de moins en moins, car on s'habitue peu à peu à cette nervosité. Un/e homosexuel/le peut parfaitement choisir de se forcer à avoir une relation avec une personne du sexe opposé, mais là, il n'y a aucun bénéfice (sauf, dans les milieux très homophobes, de ne pas se faire tabasser, voire tuer ou simplement rejeter par sa famille), vu qu'il s'agit de se forcer à être avec quelqu'un pour qui on ne ressent pas de désir ni d'amour. Il n'y pas une question d'habitude. Tu ne tombes pas amoureux par habitude. Sinon, tu tomberais amoureux de tous tes amis. Et tu te mets pas à aimer la tomate parce que tu te forces à en manger, tu te contentes de simplement mieux la supporter et finis par en être moins dérangé.
Et bien par exemple, j'avais une personnalité assez écrasée avant et aujourd'hui j'estime avoir plutôt une grande gueule et je ne me fait pas violence à chaque fois que je prend de l'assurance. ça fait partie de la vie, comme la personne timide n'est pas née timide, elle l'est devenu par concours de circonstance avec tout un tas de chose que seul un psychologue serait capable de cerner. Car oui dès le plus jeune âge on peut voir à peu près quelle personnalité l'enfant aura, mais il y a eu des facteurs comme par exemple l'influence de ces parents et cela ne veut pas dire qu'il restera ainsi. Après la question n'est pas de se forcer à aimer autre chose, mais de faire des choix dans la vie. On est pas programmé pour aimer tel sexe (mise à part sans doute la société qui pousse à l'hétérosexualité), c'est une question de choix, d'audace et de volonté. Tout se joue entre le conscient et l'inconscient. Si on se force à être hétéro ou homo, effectivement, il n'y aura pas de bonheur. Mais une personne peut tout à fait au cours de sa vie changer d'orientation. Tout dépend des choix qu'il fait, des chemins qu'il prend. Tout ça influence la personnalité et les évènements marquants qui peuvent tout changer. Oui, mais cela ne se fait pas parce que tu as choisi de le faire. D'où que ce n'est pas un choix à proprement parler. Ce qui te fera changer toi, sur telle ou telle chose, ne fera pas changer quelqu'un d'autre. Il n'y a pas de méthode. Tu peux pas savoir ce qui te changera ou pas.
kanzenda a écrit :Et désolé, mais j'estime que la politique et le travail sont deux choses qui sont avant tout là comme outils nous permettant de jouir de la vie, pour simplifier énormément. Hormis ceux qui ont la chance de combiner passion et travail, ces deux domaines ne constituent jamais un but, mais un simple moyen. Alors que la famille, elle fait généralement partie des choses qui font qu'on jouit de la vie et elle constitue un but en soi.
Un but que l'on ne peut atteindre que si on a les outils. Donner un but sans en avoir les moyens, ça n'a pas de sens. Une famille qui ne peut avoir de revenu ou une famille qui est privé de droit citoyen n'entrevoit pas énormément de possibilité d'être heureux. Ou alors ça serait dans l'hypothèse où l'Etat serait généreux sans revendication et qu'il pousserait chacun à rester chez soi. Ce serait surement l'étape ultime de l'Etat providence... Par contre dans ton schéma, nulle place pour les personnes seules ne souhaitant pas avoir de famille. Travailler c'est surtout le moyen de vivre. Sans argent, on ne mange pas, on ne se loge pas, on ne s'habille pas... En gros tous les besoins primaires qui se trouvent en bas de la pyramide des besoins selon Maslow. Le besoin de fonder une famille ne se trouvant qu'en cas de satisfaction de ceux-ci et d'autres puisque la famille ne se trouve qu'au troisième niveau de cette pyramide. J'ai formulé ce que j'ai dit de façon à être clair sur le fait que la famille n'est que l'une des choses qui peuvent constituer un but. À ce niveau-là, quelqu'un sans famille n'aura pas la famille, mais il aura autre chose. À nouveau, le travail et la politique ne seront qu'un moyen de bien vivre, par le bien-vivre en lui-même. (Sauf comme je l'ai dit, ceux qui ont la chance de combiner travail et passion, mais c'est rare.)
kanzenda a écrit :Sauf que comme je l'ai dit, on a déjà suffisamment d'éléments pour dire que cela tient. On voit de façon générale que cela marche dans d'autres cultures. On voit dans notre cas particulier que les minorités discriminées ne font pas des enfants totalement déséquilibrés. On voit que des enfants avec des situations parentales exceptionnelles s'en sortent aussi. On voit aussi que si l'homophobie existe, elle est quand même loin d'être systématique. Je n'ai pas l'impression que les homosexuels soient plus discriminés que n'importe quelle autre minorité, à l'heure actuelle (après, impossible réellement mesurer). Il y a d'autres pays où le mariage homosexuel est légal. (Après, je l'admets, j'ai pas d'infos pour savoir si l'homophobie a baissé ou augmenté ou stagné dans ces pays. Mais en tout cas, cela a l'air viable.) La France n'est pas plus homophobe que l'Espagne, le Portugal ou l'Afrique du Sud.
Et bien c'est surtout sur la partie de savoir si l'homophobie ou tout simplement l'intolérance a varié ou non dans ses manifestations après l'application de la loi. Pour moi c'est ce qu'il y a de plus intéressant. Tous les exemples ne sont pas forcément bon à prendre. C'est assez difficile. Pour l'instant, les plaintes contre les agressions homophobes augmentent toujours un peu partout, mais c'est dû au fait que les gens osent en parler plus qu'avant. Donc, cela ne peut pas constituer un moyen de mesure pertinent. J'ai succinctement essayé de trouver des statistiques à sur les opinions sur l'homosexualité récoltées à travers le temps, mais sans succès.
kanzenda a écrit :Bon pour le mariage, encore une fois ce n'est pas parce qu'on a toujours fait d'une façon que l'on doit conserver cette façon de faire. Si le mariage finit par changer du tout au tout et ne signifie plus "faire des enfants" alors tant pis, le mariage prendra simplement une autre forme.
Il a donc bien fallu une institution pour passer du fait au normatif. Maintenant dans un raisonnement (et d'autant plus) ça ne fonctionne pas, il n'y a rien de nécessaire à l'implication suivante par exemple : un homme et une femme peuvent avoir des enfants ==> il faut interdire que deux personnes du même sexe ait des rapports sexuels. Bref, en bonne logique on ne peut pas passer de l'être au devoir être.
Donc l'argument : le mariage se fait dans ces conditions ou s'est toujours fait dans ces conditions n'implique pas qu'on doive nécessairement le conserver dans sa forme.
Oui mais à ce moment là, la revendication perd tout son sens. Il existe déjà le PACS, en quoi est-ce nécessaire de détruire l'institution de la famille juste par soucis d'égalité ? A un moment donné il faut bien comprendre qu'on est égal devant la loi uniquement lorsque notre situation est la même. Toutes lois demandent un certain nombre de condition pour être appliquée. Pour le mariage c'est pareil. Il n'y a pas de "destruction", juste extension de l'institution de la famille... Enfin, même pas, plutôt reconnaissance d'une forme de famille qui existe déjà et facilitation pour des nouvelles familles de cette forme de se créer. Le PACS est tout sauf suffisant à ce niveau, pour ce que j'en sais.
#293 064
Pour quelqu'un qui n'est ni pour ni contre, tu as quand même un avis lol

Un avis neutre cependant. Un avis qui n'est pas pondéré par mes origines sociales, mon vécu, ma situation ou mes idéaux. Au contraire de beaucoup. Un avis seulement pondéré par l'impact positif ou négatif que cela pourrait avoir sur le bien être des personnes concernés.
Le mariage gay ne me regarde pas et n'impacte en rien sur ma vie ou sur celle des autres personnes que celles concernés directement par l'union. Je ne vois pas pourquoi ça serait à moi de donner mon avis sur la question. Donc là, oui je ne suis ni pour, ni contre. Je ne me suis d'ailleurs pas prononcé sur la question. C'est sur l'adoption que je me suis prononcé.
Non, tu n'as pas répondu. Tu te contentes de dire que les homosexuels sont différents des autres minorités. Mais dans la mesure où toutes les minorités sont différentes, cela n'explique pas en quoi leur différence à eux est si importante que cela.

A la base, ta question c'est : En quoi les homosexuels doivent être traités différemment des autres minorités sur le plan de l'adoption. Enfin, c'est comme ça que tu l'as écrit en tout cas.
Ce à quoi je t'ai répondu : " Toutes les minorités sont différentes et doivent être traités différemment les unes des autres".
Mais je n'ai jamais insinué qu'être homosexuel était moins bien ou plus mieux qu'une autre minorité.
Maintenant ta question, c'est : En quoi être homosexuel est moins bien qu'être noir, musulman, riches, pauvre, hongrois, roux... ?
En quoi c'est moins bien, je ne sais pas, vu que je ne le pense pas moi même. Par contre je pense savoir pourquoi c'est moins bien vu d'être homosexuel que le reste. C'est surement parce que l'identité sociale de la minorité homosexuelle prend sa source dans la préférence sexuelle des personnes qui la compose. Même si c'est pas vraiment de leur faute. C'est la société civil qui le veut.
C'est comme si ton identité sociale était centré sur le fait que tu sois sodomite ou adepte du sadomasochisme.
Quoique que franchement, aujourd'hui, entre être homosexuel, musulman ou noir, je ne sais pas vraiment qui de qui à la pire situation.
#293 066
Un avis neutre cependant. Un avis qui n'est pas pondéré par mes origines sociales, mon vécu, ma situation ou mes idéaux. Au contraire de beaucoup. Un avis seulement pondéré par l'impact positif ou négatif que cela pourrait avoir sur le bien être des personnes concernés.

Oui bien sûr.
Le mariage gay ne me regarde pas et n'impacte en rien sur ma vie ou sur celle des autres personnes que celles concernés directement par l'union. Je ne vois pas pourquoi ça serait à moi de donner mon avis sur la question. Donc là, oui je ne suis ni pour, ni contre.

Bah je vois pas pourquoi ce serait plus aux homos de donner leur avis.
Du coup même réflexion pour :
Oui bien sûr, mais il faut savoir quoi cibler. Pour moi c'est le droit revendiqué qui ne semble pas en adéquation avec la couche de population qui le réclame.

Mais je l'ai déjà dit, je ne crois pas qu'il faille demander aux homos plus qu'à d'autres. Personnellement je suis pour et je demande en tant qu'hétéro blanc, blond, grand, beau, intelligent, dans la norme. C'est tout l'intérêt de la démocratie : on ne te demande pas ton avis en tant que Jean-Jacques (même si évidemment tu es socialement situé) mais en tant que citoyen égal à tout autre citoyen. Si cette question est particulariste et sert à donner des droits à une communauté alors je suis contre et je me m'assois dessus.
Mais il ne faut pas oublier que la France va relativement mal, taux de chômage élevé, mauvaise situation économique, crise européenne... Clairement il y a des choses à faire avant de se pencher sur des symboliques.

Comme tu dis on tourne en rond. Mais ça fait 30 ans que le chômage est élevé, doit-on pour autant renoncer à tout...
#293 070
Celiel > Je n'ai pas encore eu (ou pris) le temps de regarder les autres vidéos mais c'est sur mon planning.
Tout le monde > sur la question de l'inceste, il y a un excellent manga par l'excellent mangaka Mitsuru Adachi.
Ce manga qui est un one-shot (qui tient en un tome) raconte l'histoire d'un homme (Jinbe ou Jinbei suivant les traductions) qui se retrouve à élever la fille ado de la femme qu'il a épousé et qui est morte peu de temps après.
Or cette fille est amoureuse de lui...
Je vous en conseille la lecture!
et une simple recherche sur votre moteur de recherche préféré vous permettra de trouver des scans
#293 082
San999 a écrit :Oui, mais cela ne se fait pas parce que tu as choisi de le faire. D'où que ce n'est pas un choix à proprement parler. Ce qui te fera changer toi, sur telle ou telle chose, ne fera pas changer quelqu'un d'autre. Il n'y a pas de méthode. Tu peux pas savoir ce qui te changera ou pas.

Oui enfin, j'ai quand même fait le choix de changer. Enfin indéniablement mon choix est influencé par ce qui arrive autour de moi mais c'est le cas de toute façon de tous les choix. On est jamais totalement maître de ses choix mais surtout on est jamais totalement esclave de ceux-ci non plus. C'est nous qui commandons à notre vie, même si on peut parfois avoir l'impression de subir.
San999 a écrit :J'ai formulé ce que j'ai dit de façon à être clair sur le fait que la famille n'est que l'une des choses qui peuvent constituer un but. À ce niveau-là, quelqu'un sans famille n'aura pas la famille, mais il aura autre chose. À nouveau, le travail et la politique ne seront qu'un moyen de bien vivre, par le bien-vivre en lui-même. (Sauf comme je l'ai dit, ceux qui ont la chance de combiner travail et passion, mais c'est rare.)

Oui tu as été bien clair. Mais lorsque je te répond je mets l'accent sur le côté universel du moyen, des outils alors que ce n'est pas le cas pour le but à atteindre. Il est bien plus normal de prendre un compte une donnée qui touche tout le monde et qui est indispensable et pas juste une satisfaction ou un but.
San999 a écrit :Il n'y a pas de "destruction", juste extension de l'institution de la famille... Enfin, même pas, plutôt reconnaissance d'une forme de famille qui existe déjà et facilitation pour des nouvelles familles de cette forme de se créer. Le PACS est tout sauf suffisant à ce niveau, pour ce que j'en sais.

Tout dépend tout le monde ne pense pas comme toi qu'il est bon d'ouvrir l'adoption homoparentale. Et certain pense plus qu'il est préférable de couper dans le mariage pour le rendre plus abordable pour les couples homosexuels. Je ne suis pour aucun des deux.
Le PACS n'est pas suffisant, mais s'il évoluait sans se transformer en outil d'adoption facilitée, je pense qu'il serait suffisant pour l'état actuel des choses. Le PACS ne convient pas aux couples gay qui souhaitent donner l'autorité parentale à l'autre parent, c'est la seule chose qui manque au PACS et que pour le coup le mariage pourrait régler. Mais il ne serait pas question de faire une discrimination au sein même des gay en différenciant le couple ayant des enfants pour former une famille recomposée et le couple voulant profiter de l'institution pour accéder à l'adoption.
Mais bon on veut le symbole mariage c'est évident, seulement il ne sera plus ce symbole. Un coup pour rien quoi.
@Kawahiem
je ne me souviens plus du titre, mais je me rappelle avoir lu un manga (je crois) où l'histoire commençait avec le mariage d'un frère et d'une soeur, mais celle-ci se faisait enlever... Bon la seule chose intéressante là dedans est que l'histoire commencée par de l'inceste, j'avoue avoir été un peu choqué. Mais bon quand on sait que des dynasties entière égyptienne pratiquait cette méthode, c'est pas si contre nature que ça au final... Même si ça avait entraîné de grave problème de santé aux pharaons par la suite.
#293 085
kanzenda a écrit :Oui, mais cela ne se fait pas parce que tu as choisi de le faire. D'où que ce n'est pas un choix à proprement parler. Ce qui te fera changer toi, sur telle ou telle chose, ne fera pas changer quelqu'un d'autre. Il n'y a pas de méthode. Tu peux pas savoir ce qui te changera ou pas.
Oui enfin, j'ai quand même fait le choix de changer. Enfin indéniablement mon choix est influencé par ce qui arrive autour de moi mais c'est le cas de toute façon de tous les choix. On est jamais totalement maître de ses choix mais surtout on est jamais totalement esclave de ceux-ci non plus. C'est nous qui commandons à notre vie, même si on peut parfois avoir l'impression de subir. Tu crois vraiment que si tu te forces à manger de la tomate, tu finiras par aimer la tomate...?
kanzenda a écrit :J'ai formulé ce que j'ai dit de façon à être clair sur le fait que la famille n'est que l'une des choses qui peuvent constituer un but. À ce niveau-là, quelqu'un sans famille n'aura pas la famille, mais il aura autre chose. À nouveau, le travail et la politique ne seront qu'un moyen de bien vivre, par le bien-vivre en lui-même. (Sauf comme je l'ai dit, ceux qui ont la chance de combiner travail et passion, mais c'est rare.)
Oui tu as été bien clair. Mais lorsque je te répond je mets l'accent sur le côté universel du moyen, des outils alors que ce n'est pas le cas pour le but à atteindre. Il est bien plus normal de prendre un compte une donnée qui touche tout le monde et qui est indispensable et pas juste une satisfaction ou un but. Sauf que si les choses dont les personnes peuvent jouir leur sont inaccessibles (peu importe quoi), à quoi bon?
kanzenda a écrit :Il n'y a pas de "destruction", juste extension de l'institution de la famille... Enfin, même pas, plutôt reconnaissance d'une forme de famille qui existe déjà et facilitation pour des nouvelles familles de cette forme de se créer. Le PACS est tout sauf suffisant à ce niveau, pour ce que j'en sais.
Tout dépend tout le monde ne pense pas comme toi qu'il est bon d'ouvrir l'adoption homoparentale. Et certain pense plus qu'il est préférable de couper dans le mariage pour le rendre plus abordable pour les couples homosexuels. Je ne suis pour aucun des deux.
Le PACS n'est pas suffisant, mais s'il évoluait sans se transformer en outil d'adoption facilitée, je pense qu'il serait suffisant pour l'état actuel des choses. Le PACS ne convient pas aux couples gay qui souhaitent donner l'autorité parentale à l'autre parent, c'est la seule chose qui manque au PACS et que pour le coup le mariage pourrait régler. Mais il ne serait pas question de faire une discrimination au sein même des gay en différenciant le couple ayant des enfants pour former une famille recomposée et le couple voulant profiter de l'institution pour accéder à l'adoption.
Mais bon on veut le symbole mariage c'est évident, seulement il ne sera plus ce symbole. Un coup pour rien quoi. J'adhère pas à ta vision du "symbole" du mariage. Ca donne une impression un peu trop rigide.
#293 102
J'adhère pas à ta vision du "symbole" du mariage. Ca donne une impression un peu trop rigide.

Jusque là, que tu le veuilles ou non, le mariage était définit strictement, (et il l'est toujours en faîte ) soit : L'union entre un homme et une femme. Dans le code civil français, c'est clairement définit de cette façon : Union de deux personnes de sexes différents.
Même si ça ne te convient pas, à toi et à d'autres, c'est le cas.
Maintenant, prenons le cas de certaines personnes qui se sont mariés il y a quelques/de nombreuses années de cela, et que ces personnes aient vu dans cet union quelque chose de très important.
Est ce que pour X raisons ces personnes ont le droit de ne pas être d'accord sur la possibilité que leur union soit assimilé à l'union homosexuel ?
Du moins, est ce que c'est normal de notre part de ne pas respecter leurs avis sur la question si ils pensent de cette façon ?
Bien sur que non.
C'est ce que j'ai avancé d'entrée de jeu : La question est très délicate. Et pour l'instant ce que j'ai lu ici ou entendu ailleurs me conforte dans l'idée que personne ( enfin du moins, personnes parmi ceux que j'ai pu voir entendre ) n'a vraiment le recul/l'empathie/les capacités/l'objectivité* de traiter correctement la question.
*Et je le pense très fort, tout le monde ici (et ailleurs) est soit pour, soit contre. Même le meilleur argument du monde ne saurait convaincre l'une ou l'autre partie du débat. Je veux bien qu'on ne puisse être objectif à 100%, mais c'est quand même assez malheureux de rester figer comme ça sur ses positions. Que ce soit d'un coté comme de l'autre
Vous l'avez vu que ma question sur l'inceste ou sur le mariage à plusieurs était délicate à traiter également. Je ne vous ai pas posé la question pour que vous pussiez m'éclairer ou pour que vous puissiez me donner vos avis. C'était juste pour vous montrer que certains actes de tolérance peuvent vite entraîner des dérives que certains ne sentent pas venir.
Si on autorise le mariage aux homosexuels, pourquoi le refuserait on à un père qui souhaite épouser sa fille majeur ? Pourquoi le refuserait on à trois personnes qui souhaiterai se marier ensemble ? A 4 ? A 5 ? A 20 ? Et encore, je ne pousse pas le vice au maximum, ça reste des exemples assez soft. C'est une question rhétorique évidemment. Si on autorise le mariage aux homosexuels, c'est qu'on doit aussi autoriser le mariage à toutes personnes qui s'aiment et qui souhaitent s'unir de façon civil de la même façon que les autres. Et ceci pour l'égalité des droits.
Alors bien sur qu'avec du temps et un peu de mauvaise foi, on trouvera un contre argument plus ou moins bancal, cependant la question reste sur le mariage homosexuel est délicate à traiter quoiqu'on en dise.
Le plus grave, c'est que j'ai l'impression d'avoir à faire à une lutte du bien contre le mal, mais dans les deux sens. Tout le monde pense que sa vision des choses est la plus saine alors que les deux sont tordus. Si t'es contre, t'es un gros fasciste et si tu es pour tu es un baba cool trop tolérant qui chie des pâquerettes. Et après, ça parle d'ouverture d'esprit de l'autre d'un coté, et de bien être pour la société de l'autre.
Le plus hypocrite je pense, c'est ceux qui sont contre le mariage homosexuels, qui sacralisent le mariage "normal" mais qui s'amusent depuis des années à divorcer à tour de bras. C'est très rare les couples qui respectent le mariage, les chiffres des divorces en témoignent chaque année. Je pense même que ce sont les homosexuels qui le respecteront le plus, tant ils désirent avoir ce droit à l'union maritale.
Non franchement, d'un coté comme de l'autre, il y a beaucoup de stupidités et peu d'ouverture.
Finalement, je pense que la vrai solution serait de supprimer le mariage, tout simplement. De créer un nouvel union, neutre de symbole, neutre de valeurs, neutre de conséquences. Un union civil simple, et avec un nom bien dégueulasse si c'est possible.
C'est con, mais c'est, je pense la seule manière de contenter tout le monde.
#293 105
Bon là c'est trop. Tant de suffisance. Moi, ça me décoiffe.
Tu peux apporter quelque chose au débat sans te draper dans la sainte rationalité que tu posséderais contrairement à nous.
Surtout que bon :
Maintenant, prenons le cas de certaines personnes qui se sont mariés il y a quelques/de nombreuses années de cela, et que ces personnes aient vu dans cet union quelque chose de très important.
Est ce que pour X raisons ces personnes ont le droit de ne pas être d'accord sur la possibilité que leur union soit assimilé à l'union homosexuel ?
Du moins, est ce que c'est normal de notre part de ne pas respecter leurs avis sur la question si ils pensent de cette façon ?
Bien sur que non.
C'est ce que j'ai avancé d'entrée de jeu : La question est très délicate.

Ouahouh ! On doit prendre en compte l'opinion des autres et le respecter. Et bah purée, merci d'être venu.
*Et je le pense très fort, tout le monde ici (et ailleurs) est soit pour, soit contre. Même le meilleur argument du monde ne saurait convaincre l'une ou l'autre partie du débat. Je veux bien qu'on ne puisse être objectif à 100%, mais c'est quand même assez malheureux de rester figer comme ça sur ses positions. Que ce soit d'un coté comme de l'autre

Et bah oui, le débat c'est pas forcément convaincre l'autre. Personnellement je ne pense pas convaincre kanzenda et je pense connaître son point de vue. J'estime qu'on tourne un peu en rond, c'était très intéressant, ça me va, je suis content.
Vous l'avez vu que ma question sur l'inceste ou sur le mariage à plusieurs était délicate à traiter également. Je ne vous ai pas posé la question pour que vous pussiez m'éclairer ou pour que vous puissiez me donner vos avis. C'était juste pour vous montrer que certains actes de tolérance peuvent vite entraîner des dérives que certains ne sentent pas venir.

On n'y avait pas pensé avant à tes questions, c'est fou.
Si on autorise le mariage aux homosexuels, pourquoi le refuserait on à un père qui souhaite épouser sa fille majeur ? Pourquoi le refuserait on à trois personnes qui souhaiterai se marier ensemble ? A 4 ? A 5 ? A 20 ? Et encore, je ne pousse pas le vice au maximum, ça reste des exemples assez soft. C'est une question rhétorique évidemment. Si on autorise le mariage aux homosexuels, c'est qu'on doit aussi autoriser le mariage à toutes personnes qui s'aiment et qui souhaitent s'unir de façon civil de la même façon que les autres.

Oui
Et ceci pour l'égalité des droits.

Non (Si, pour San)
Mais à toutes ces questions et suggestions on a déjà répondu. Je t'accorde qu'il faut se taper 20 pages de débat. Mais au moins tu pourrais faire un peu moins comme si tu étais une espèce de prophète qui allait nous éclairer.
Alors bien sur qu'avec du temps et un peu de mauvaise foi, on trouvera un contre argument plus ou moins bancal, cependant la question reste sur le mariage homosexuel est délicate à traiter quoiqu'on en dise.

Toujours pas d'avis sur la question ? Ah oui pardon, il est neutre et sans préjugés. Ohoh.
Le plus grave, c'est que j'ai l'impression d'avoir à faire à une lutte du bien contre le mal, mais dans les deux sens. Tout le monde pense que sa vision des choses est la plus saine alors que les deux sont tordus. Si t'es contre, t'es un gros fasciste et si tu es pour tu es un baba cool trop tolérant qui chie des pâquerettes. Et après, ça parle d'ouverture d'esprit de l'autre d'un coté, et de bien être pour la société de l'autre.

Bon ça, faut avouer que c'est souvent ça. Mais en l'espèce, pour le cas particulier de ce forum, c'est pas trop le cas. Bon il y a bien San qui a traité kanzenda de sale pd homophobe et rétrograde mais il s'est excusé et kanzenda a lui-même retiré son qualificatif d'inconséquent connard de tafiole de gauchiste.
Finalement, je pense que la vrai solution serait de supprimer le mariage, tout simplement. De créer un nouvel union, neutre de symbole, neutre de valeurs, neutre de conséquences. Un union civil simple, et avec un nom bien dégueulasse si c'est possible.
C'est con, mais c'est, je pense la seule manière de contenter tout le monde.

En revanche, ça c'est intéressant je trouve. Personnellement je ne suis pas trop pro-mariage, j'estime que c'est quand même un reliquat de patriarcat et ça m'intéresse moyennement. Maintenant que l'on puisse sécuriser le couple, sa famille... etc, et d'un autre côté que l'on puisse officialiser son amour, ça me paraît quand même pas mal.
Union Binaire Entre Individus Consentant et Libre ? UBEICL, pas mal, non ?
#293 106
Et bah oui, le débat c'est pas forcément convaincre l'autre. Personnellement je ne pense pas convaincre kanzenda et je pense connaître son point de vue. J'estime qu'on tourne un peu en rond, c'était très intéressant, ça me va, je suis content.

Mais si t'es content de tourner en rond, tourne en rond bêtement. Mais n'embarque pas ceux qui ne veulent pas y participer.
Prends juste en compte le fait qu'on est pas tous dans ton cas et qu'on aime pas tous perdre du temps sur des questions qui peuvent se régler en deux/deux c'est tout.
Toujours pas d'avis sur la question ? Ah oui pardon, il est neutre et sans préjugés. Ohoh.

Justement, ce que j'ai dis tu peux le prendre directement pour toi. Je le reformule même : " Si vous êtes comme l'autre Zhatan et que vous n'avez que ça à foutre de tout remettre en question bêtement juste pour le plaisir de le faire et qu'en plus de ça vous êtes d'entrée de jeu pour le mariage homosexuel, alors ouais, vous trouverez surement un contre argument étrange mais plus ou moins valable au faite que le mariage homosexuel est une ouverture à des dérives qui répondent aux même problèmes => Doit on laisser le droit à toutes personnes qui s'aiment de se marier et ça sans tenir compte de rien d'autres que de leurs amours mutuels ? "
Et si je dis que c'est bancale, c'est pas forcement de manière péjorative à l'égard des gens favorables au mariage homosexuel. C'est les gens tordus comme toi que je vises.
Parce que concrètement, entre deux homosexuels qui se marient et un père qui épouse sa fille, une vieille de 92ans qui épouse un jeune homme de 18ans, et 82 personnes qui se marient entre elle, c'est exactement le même problème que ça soulève.
Bon sur ce, je vous laisse, je me lève demain, la vie normale, tout ça tout ça.
#293 109
Ah mais tu ne sais pas lire mon garçon : J'estime qu'on tourne en rond, donc j'arrête de débattre. Il y a un "c'était", c'est de l'imparfait.
Bonsoir
(et en plus c'est court)
#293 112
Waweed_Fresh a écrit :
Jusque là, que tu le veuilles ou non, le mariage était définit strictement, (et il l'est toujours en faîte ) soit : L'union entre un homme et une femme. Dans le code civil français, c'est clairement définit de cette façon : Union de deux personnes de sexes différents.

J'ai pris la peine (suis-je le seul?) de chercher dans le code civil...
Je suis tombé là dessus : Chapitre Ier : Des qualités et conditions requises pour pouvoir contracter mariage
Je sais pas vous mais perso, je vois pas meilleur endroit pour dire qu'il faut que les deux époux soient de sexes différents.
Marrant, je l'ai pas vu ça...
C'est bien pour ça que Noël Mamère avait célébré des mariages homosexuels il y a quelques années en disant que puisque ce n'était pas interdit c'était autorisé. Evidemment à l'époque les mariages avaient été dissous par une plus haute autorité.
Il n'empêche que le mariage homosexuel est à l'heure actuelle dans un cadre alégal et donc de facto autorisé puisque rien n'est précisé... (après je suis pas juriste donc bon je peux me planter sur cette dernière phrase)
Bref, voici le lien pour aller vérifier vous même : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=564415AC154DB1EEE1A6F95C1C81F8E2.tpdjo16v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006136117&cidTexte=LEGITEXT000006070721&dateTexte=20130128
#293 118
San999 a écrit : Oui enfin, j'ai quand même fait le choix de changer. Enfin indéniablement mon choix est influencé par ce qui arrive autour de moi mais c'est le cas de toute façon de tous les choix. On est jamais totalement maître de ses choix mais surtout on est jamais totalement esclave de ceux-ci non plus. C'est nous qui commandons à notre vie, même si on peut parfois avoir l'impression de subir.
Tu crois vraiment que si tu te forces à manger de la tomate, tu finiras par aimer la tomate...?
Bien sûr cela est tout à fait possible j'en ai pour preuve mon épouse et moi-même.
Avant d'arriver en France, mon épouse avait en horreur le fromage, elle ne le supportait pas. Elle c'est fait souffrance pour en manger et me faire plaisir lors de nos sorties/ repas et maintenant elle adore ça; elle en mange même bien plus que moi.
Moi de même, plus jeune je ne pouvais pas voir, sentir ou simplement manger du chocolat noir, et bien à force d'entendre que c'était bon pour la santé, j'en ai mangé, je devais me forcer car je détestais simplement ça, maintenant le contraire c'est produit, je préfère le chocolat noir aux autres; son goût amer que je détestais et devenu mon goût préféré.
On peut donc bien évidement choisir ce que l'on aime.
De même que Kazenda, on peut choisir d'être timide ou pas sans avoir à se faire souffrance, il y a des choix à faire dans nos vies qui "imposeront" à nous même nos goûts ou nos envies... Mais rien n'est fixé d'avance... On peut aimer le rose quand on est petite fille puis finir par détester cette couleur en grandissant; c'est un choix qui découle de quantité d'autre, mais un choix tout de même.
Pour l'amour c'est pareil, pourquoi n'aurait-on pas le choix?
On peut très bien, par exemple, être amoureux de deux filles en même temps, et faire un choix sur celle avec qui on fera son chemin, ou sa vie.
Où bien être amoureux d'une fille qui nous rejette et en choisir une qui s’intéresse à nous sans spécialement qu'elle nous intéresse. Et tomber amoureux de cette personne... cela découle d'un choix.
Je n'ai jamais vu l'amour comme quelque chose d'imposer... L'amour est manipulable et maniable comme beaucoup de sentiments. Si l'amour n'était pas contrôlable et donc un choix, comment pourrions nous nous remettre d'une rupture?
#293 120
Kawahiem a écrit :
Jusque là, que tu le veuilles ou non, le mariage était définit strictement, (et il l'est toujours en faîte ) soit : L'union entre un homme et une femme. Dans le code civil français, c'est clairement définit de cette façon : Union de deux personnes de sexes différents.

J'ai pris la peine (suis-je le seul?) de chercher dans le code civil...
Je suis tombé là dessus : Chapitre Ier : Des qualités et conditions requises pour pouvoir contracter mariage
Je sais pas vous mais perso, je vois pas meilleur endroit pour dire qu'il faut que les deux époux soient de sexes différents.
Marrant, je l'ai pas vu ça...
C'est bien pour ça que Noël Mamère avait célébré des mariages homosexuels il y a quelques années en disant que puisque ce n'était pas interdit c'était autorisé. Evidemment à l'époque les mariages avaient été dissous par une plus haute autorité.
Il n'empêche que le mariage homosexuel est à l'heure actuelle dans un cadre alégal et donc de facto autorisé puisque rien n'est précisé... (après je suis pas juriste donc bon je peux me planter sur cette dernière phrase)
Bref, voici le lien pour aller vérifier vous même : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=564415AC154DB1EEE1A6F95C1C81F8E2.tpdjo16v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006136117&cidTexte=LEGITEXT000006070721&dateTexte=20130128
Dire que le code civil ne prévoit pas explicitement de condition de sexe pour le mariage, c'est vraiment faire de la rhétorique de bas étage ... de toute façon la cour de cassation (première chambre civile) a tranché dans un arrêt en date du 13 mars 2007 ( arrêt relativement récent preuve si l'en est -puisque les "lobby catégoriels" aiment bien la rhétorique -n'est-ce pas san- que l'horreur de la condition des pauvres homos qui ne peuvent pas se marier est une question qui ne s'est posée que très récemment -qui a parlé de caprice ?- ) :
"Mais attendu que, selon la loi française, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme ; que ce principe n’est contredit par aucune des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui n’a pas en France de force obligatoire ; que le moyen n’est fondé en aucune de ses branches "
#293 122
Blackbeard a écrit : Oui enfin, j'ai quand même fait le choix de changer. Enfin indéniablement mon choix est influencé par ce qui arrive autour de moi mais c'est le cas de toute façon de tous les choix. On est jamais totalement maître de ses choix mais surtout on est jamais totalement esclave de ceux-ci non plus. C'est nous qui commandons à notre vie, même si on peut parfois avoir l'impression de subir.
Tu crois vraiment que si tu te forces à manger de la tomate, tu finiras par aimer la tomate...?
Bien sûr cela est tout à fait possible j'en ai pour preuve mon épouse et moi-même.
Avant d'arriver en France, mon épouse avait en horreur le fromage, elle ne le supportait pas. Elle c'est fait souffrance pour en manger et me faire plaisir lors de nos sorties/ repas et maintenant elle adore ça; elle en mange même bien plus que moi.
Moi de même, plus jeune je ne pouvais pas voir, sentir ou simplement manger du chocolat noir, et bien à force d'entendre que c'était bon pour la santé, j'en ai mangé, je devais me forcer car je détestais simplement ça, maintenant le contraire c'est produit, je préfère le chocolat noir aux autres; son goût amer que je détestais et devenu mon goût préféré.
On peut donc bien évidement choisir ce que l'on aime.
De même que Kazenda, on peut choisir d'être timide ou pas sans avoir à se faire souffrance, il y a des choix à faire dans nos vies qui "imposeront" à nous même nos goûts ou nos envies... Mais rien n'est fixé d'avance... On peut aimer le rose quand on est petite fille puis finir par détester cette couleur en grandissant; c'est un choix qui découle de quantité d'autre, mais un choix tout de même.
Pour l'amour c'est pareil, pourquoi n'aurait-on pas le choix?
On peut très bien, par exemple, être amoureux de deux filles en même temps, et faire un choix sur celle avec qui on fera son chemin, ou sa vie.
Où bien être amoureux d'une fille qui nous rejette et en choisir une qui s’intéresse à nous sans spécialement qu'elle nous intéresse. Et tomber amoureux de cette personne... cela découle d'un choix.
Je n'ai jamais vu l'amour comme quelque chose d'imposer... L'amour est manipulable et maniable comme beaucoup de sentiments. Si l'amour n'était pas contrôlable et donc un choix, comment pourrions nous nous remettre d'une rupture? Grand bien t'en fasse.
baba a écrit :les "lobby catégoriels" aiment bien la rhétorique -n'est-ce pas san-
Si t'as quelque chose à me dire, dis-le franchement.
#293 124

Dire que le code civil ne prévoit pas explicitement de condition de sexe pour le mariage, c'est vraiment faire de la rhétorique de bas étage ... de toute façon la cour de cassation (première chambre civile) a tranché dans un arrêt en date du 13 mars 2007 ( arrêt relativement récent preuve si l'en est -puisque les "lobby catégoriels" aiment bien la rhétorique -n'est-ce pas san- que l'horreur de la condition des pauvres homos qui ne peuvent pas se marier est une question qui ne s'est posée que très récemment -qui a parlé de caprice ?- ) :

Mais encore une fois, que la question soit neuve et qu'il y ait des minorités agissantes n'invalide pas la question.
Parce que concrètement, entre deux homosexuels qui se marient et un père qui épouse sa fille, une vieille de 92ans qui épouse un jeune homme de 18ans, et 82 personnes qui se marient entre elle, c'est exactement le même problème que ça soulève.

On a déjà répondu. En soi ce n'est pas un problème. Tant qu'il y a consentement, regarde le lien de Kawahiem. Et le délit de manipulation mentale existe. Ceci dit, je ne crois pas qu'on puisse définir le mariage à partir de l'amour.
#293 125
Je trouve que mon allusion était assez claire pourtant (peut être un poil aggressive mais ce n'était pas mon intention désolé).
Ce que je voulais expliciter, c'était que tout le long de ce fil tu tente de faire passer pour une vérité scientifique (au moyen d'une rhétorique) ce qui ne se révèle n'être qu'un système de valeur ...
@ Zhatan : peut être que ça n'invalide pas la question, mais au moins ça à le mérite de minimiser la portée discriminatoire de ladite norme.
#293 127
@ Zhatan : peut être que ça n'invalide pas la question, mais au moins ça à le mérite de minimiser la portée discriminatoire de ladite norme.

Si ça peut te rassurer, tu as le droit d'être contre pour ma part. :razz
Ceci dit, qu'on me montre un seul problème qui n'ait pas été construit.
#293 128
malheuresement pour les antis (dont je ne fais pas partit), les activistes de la pensée nouvelle (ou plutôt de la morale moderne) sont loin d'être des partisants du relativisme "pur" (il faut d'ailleurs que je réponde à ton mp :razz )
#293 129
Je l'ai déjà dit, mais je dois bien avouer que la rhétorique "les autres sont de sales homophobes" est extrêmement déplaisante. Avant-hier (à Lyon), on a eu le droit à un discours avant la manifestation que j'ai trouvé absolument insupportable (qu'on se rassure, ma seule réaction a été de ne pas applaudir). En gros il y avait deux points : on manifeste pour l'égalité dans la patrie des droits de l'homme (argh), et les autres se cachent derrière des arguments mais en fait ce sont des homophobes.
Ceci dit, ici on est entre gens civilisés. :D
édit pour en-dessous :
il n'y a pas de différence significative entre un couple homo et un couple hétéro ... en disant que c'est cette intérprétation qui est conforme à la vérité et que les autres sont scientifiquements dans le faux

Bah c'est bien l'enjeu du débat cependant.