Edit : C'est un long message, mais je suis revenu de vacances cette semaine. C'est l'excuse qui justifie la longueur de celui ci. En plus il y a dedans un message que j'aurai du poster avant de partir et que j'ai laissé dans mes brouillons.
Ainsi le sexe n'est pas "scientifique" au sens où il existerait en dehors de toute subjectivité. Si on prend par exemple le critère de la reproduction, on s'aperçoit pourtant que les femmes ou les hommes infertiles ne sont pas pour autant recatégorisés dans un troisième sexe. C'est un des coins enfoncées dans les théories "naturalistes" de type celle que baba soulève (je le signale au passage). Mais même pour un biologiste, c'est extrêmement compliqué de définir ce qu'est le sexe : on peut avoir un vagin et avoir un taux de testostérone plus élevé que la moyenne des hommes par exemple, on peut avoir des chromosomes sexuels XX, XY, XXX, X0, XXY et ainsi de suite ; concernant le taux de testostérone c'était le problème ridicule (et qui montrait bien comment la naturalité cache en fait bien autre chose) qui s'était posé pour Caster Semenya je crois. Cela semblait poser problème qu'une femme rivalisent avec des performances masculines. J'ajoute que les femmes ayant de la barbe, les hommes imberbes ou ne muant pas sont légions et mettent à mal l'image d'épinal de l'homme ou celle de la femme.
Tu les a compté ?
Il y en a surement, mais je doute qu'il y en ait assez pour mettre à mal quoique ce soit. Ça reste des exceptions, plus ou moins extrêmes selon les cas.
L'exception n'a aucune force.
l'idée c'est que les psychologues qui défendent l'idée qu'il n'y a que deux sexes font en fait du forcing pour faire rentrer le corps dans une norme sociale, faisant de l'identité genrée une obligation pour l'équilibre mental. C'est extrêmement intéressant pour voir comment le sexe et le genre sont constitués
Je ne trouve pas ça très intéressant, bien au contraire. C'est complexifier un problème tout con pour répondre à une problématique qui n'existe pas. Ou dans la moindre des proportions, dans le cas d'une réflexion, c'est participé bêtement à sa complexification. Et si on considère que ce problème existe, il est de magnitude 0,001 sur l’échelle des problèmes humains et sociétales tant elle ne concerne presque personne.
Pour moi ton sexe est surtout définit par... ton sexe. Parce que quoiqu'on en dise, dans 97% des cas tu nées soit avec un vagin, soit avec un penis. Les 3% (inter-sexualisation partielle ou totale compris dans le chiffre ) valent ils le coup de tout remettre en question ? Je ne pense pas.
Et quand bien même le problème serait ( et je suis persuadé qu'il ne l'est pas ) préoccupant, je trouve que se limiter à la conception du sexe par le sexe simplifie pas mal les choses. Je ne vois pas du tout où est le problème de simplement s'arrêter là.
Si on part avec cette idée là en tête, il n'y a plus de problème. Les femmes à barbe, les hommes hermaphrodites, les imberbes, n'auraient plus aucuns problèmes identitaires puisqu'ils seraient perçus simplement par ce qu'ils ont entre les jambes, et non des conneries du style de la teneur en testostérone de leurs organismes, de leurs pilosités ou tout un tas d'autres variables, extrêmement... variable d'un individu à l'autre. Et ce même lorsqu'ils partagent le même sexe.
C'est un faux problème pour moi. Je n'ai jamais lu la moindre personne sensée et influente contemporaine énoncer scientifiquement qu'une femme ne devait pas avoir de poil, être petite, ou je ne sais quoi et qu'un homme devez forcement être poilu, grand musclé pour être un homme. Et ce n'est pas qu'un faux problème scientifiquement. Je ne vois pas trop la cause de cette petite prise de tête.
Puis l'idée que ce sont les scientifiques qui font un forcing des sexes... C'est pas juste un peu n'importe quoi ça ?
Les scientifiques ( ceux de la science exacte hein, je ne parle pas des escrocs de la psychologie et des trucs dans le genre ) n'ont aucun pouvoir social. Même les sciences sociales sont extrêmement discutable ( et constamment discuté ). Si le standard "genrée s'est imposé, c'est parce que l'humanité le veut bien. Et si quasiment tout le monde accepte les standards "genrés" actuels, c'est qu'ils nous vont tout à fait et qu'ils nous correspondent dans la très très grosse majorité des cas...
Si il y a actuellement un minorité sociale qui tente d'imposer un modèle de pensé, c'est bien les pseudo pro-différence. Toute l'histoire de "pensée unique" stupide dont j'avais parlé avant de partir en vacances.
En gros il faut défendre la différence, mais la différence d'opinion fuck... Plus contradictoire que ce genre de personne tu meurs.
Tiens d'ailleurs, je t'avais rédigé une réponse au sujet des opinions : C'est l'occasion de la poster.
Si c'est une question d'erreur, on peut le décider par un raisonnement et une démonstration. Donc, on peut au contraire trancher le débat. Et en outre, on peut considérer que des questions ne sont pas anodines, comme celle que posait TDS (l'Islam est-il dangereux ?) parce qu'elles introduisent des présupposés dangereux. Dangereux parce qu'ils sont ou peuvent être suivis d'actes, bien entendus (pas forcément de lynchages de musulmans évidemment).
Ce que tu dis soutien totalement mon idée. L'idée qu'une opinion (discriminatoire puisque c'est le sujet depuis le début) simple n'est pas dangereuse. C'est principalement pour la raison en gras que je soutien qu'une opinion ne doit pas dépasser de son cadre.
Pour moi, ce n'est pas aux opinions discriminatoires qu'on doit s'attaquer. Mais aux dérives de l'utilisation hors cadre de ces opinions discriminatoires. Le système ne doit pas permettre aux opinions discriminatoires d'atteindre un statut autre que celle de l'opinion simple. Lorsque je parle de système, j'ai le système politique en tête puisque c'est à travers lui que bien souvent l'utilisation des opinions discriminatoires permet des dérives qui font vraiment chier.
Discrimination à l'embauche, aux oraux d'examen, bride de la liberté de culte, destruction de l'image de certaines minorités dans les médias, récupération politique et appel à la haine de certains partis...
Peu importe ce que pensent les gens tant que les avantages, les bénéfices, les droits, les libertés... n'en dépendent pas.
Le problème c'est lorsque des opinions discriminatoires servent d'appuis à certaines politiques, pratiques, elles mêmes discriminatoires.
Ce problème n'est pas de la faute des opinions, mais des systèmes qui permettent une telle utilisation de celle ci puisque le système garant des droits, libertés, de l'égalité des avantages doit discriminer le moins possible.
Les opinions aussi discriminatoires soient elles ne sont pas dangereuses. Ce n'est pas contre les opinions qu'il faut se battre ou lutter, c'est surtout contre un système et des mécanismes qui permettent des discriminations. Ce ne sont pas les opinions discriminatoire qu'il faut condamner, mais la conséquence de l'utilisation de ces opinions.
Si c'est une question d'erreur, on peut le décider par un raisonnement et une démonstration. Donc, on peut au contraire trancher le débat. Et en outre, on peut considérer que des questions ne sont pas anodines, comme celle que posait TDS (l'Islam est-il dangereux ?) parce qu'elles introduisent des présupposés dangereux. Dangereux parce qu'ils sont ou peuvent être suivis d'actes, bien entendus (pas forcément de lynchages de musulmans évidemment).
Ce que tu dis soutien totalement mon idée. L'idée qu'une opinion (discriminatoire puisque c'est le sujet depuis le début) simple n'est pas dangereuse. C'est principalement pour la raison en gras que je soutien qu'une opinion ne doit pas dépasser de son cadre.
Pour moi, ce n'est pas aux opinions discriminatoires qu'on doit s'attaquer. Mais aux dérives de l'utilisation hors cadre de ces opinions discriminatoires. Le système ne doit pas permettre aux opinions discriminatoires d'atteindre un statut autre que celle de l'opinion simple. Lorsque je parle de système, j'ai le système politique en tête puisque c'est à travers lui que bien souvent l'utilisation des opinions discriminatoires permet des dérives qui font vraiment chier.
Discrimination à l'embauche, aux oraux d'examen, bride de la liberté de culte, destruction de l'image de certaines minorités dans les médias, récupération politique et appel à la haine de certains partis...
Peu importe ce que pensent les gens tant que les avantages, les bénéfices, les droits, les libertés... n'en dépendent pas.
Le problème c'est lorsque des opinions discriminatoires servent d'appuis à certaines politiques, pratiques, elles mêmes discriminatoires.
Ce problème n'est pas de la faute des opinions, mais des systèmes qui permettent une telle utilisation de celle ci puisque le système garant des droits, libertés, de l'égalité des avantages doit discriminer le moins possible.
Les opinions aussi discriminatoires soient elles ne sont pas dangereuses. Ce n'est pas contre les opinions qu'il faut se battre ou lutter, c'est surtout contre un système et des mécanismes qui permettent des discriminations. Ce ne sont pas les opinions discriminatoire qu'il faut condamner, mais la conséquence de l'utilisation de ces opinions.
Lutter contre une opinion en la condamnant ne mène nul part. Il faut la considérer, considérer la personne qui croit en cette opinion et partir de là pour la faire évoluer. La condamnation dispense de toute explication pour celui qui condamne, ou de toute perspective d’évolution pour le condamné. Pourquoi celui qui condamne devrait se fatiguer à faire évoluer une opinion quand il peut simplement la condamner ? Pourquoi le condamné devrait se fatiguer à changer d'opinion quand il lui suffit de ne pas faire sortir l'opinion de sa tête pour éviter toute condamnation ?
Les opinions nous sont propres. Elles s'expliquent et lorsqu'elles sont fondés, aussi limites soient elles, elles découlent souvent de nos expériences, de notre vécu, de notre développement. C'est complètement stupide et improductif de reprocher à quelqu'un ses opinions. C'est ce qu'il en fait et le recul qu'il a sur celles ci qui compte.
Je peux avoir des à priori, et même plus que ça à l'égard d'un certains type de personnes. Mais en aucun cas je ne ferai de mal à ces personnes là. Et si j'en avais le pouvoir, je ne laisserai jamais mes opinions discriminatoires dépeindre sur mes décisions qui concernerait ces personnes. Je ne les laisserai pas mourir de faim non plus, et si il fallait se battre pour leurs libertés, ou les défendre d'un oppresseur, je le ferai.
Dans mon cas, tu penses que mes opinions sont dangereuses ? Moi je ne pense pas.
Oui si vous voulez, mais San ne cesse d'expliquer
Deux choses à propos de lui, elle ou je ne sais quoi :
1 - Bien qu'il y a des points de son argumentaire et de ses idées globales avec lesquelles je ne m'accorde pas, c'est quand même quelqu'un que j'estime un peu. Même si je ne l'apprécie pas particulièrement. Au contraire de beaucoup, je discerne l'affectif du reste. Ça, pour dire que le ton qui laisse transparaître de ses écrits n'engage en rien à la discussion ou au changement d'avis. Il a les arguments mais absolument pas la force du "convaincre" (pas la pédagogie si tu veux). Il est vite énervant et débarque souvent en te jugeant pour tes opinions (Comment on peut penser ci, ça. Mais n'importe quoi. + ton condescendant). Ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Je le fais aussi, hein. Je suis surement même pire que lui dans certaines discussions. Sauf que je ne le fait pas sur les mêmes sujets. Si l'on souhaite arriver à faire évoluer les choses, dès qu'il s'agit de certains sujets cruciaux, délicat ou sujet à une sensibilité profonde, on est obligé d'adopter une démarche pédagogique qui allie discipline, écoute, patience, persévérance et tolérance aux opinions d'autrui, même les plus limites. Toujours cette idée de laisser sa nature, son statut total à l'opinion et à la considérer comme une opinion "simple pour arriver à quelque chose. C'est comme ça que tu arrives à quelque chose. Lorsqu'on veut défendre l'idée d'une certaine tolérance, l'intégrité de la femme, la liberté de culte, comme le fait San et qu'on tente (
parce que dans l'idéal, c'est ce que tout le monde qui en est capable devrait faire) de faire évoluer les mentalités en bien, on adopte le ton adéquat en y appliquant la pédagogie décrite plus haut.
Il l'explique, mais il l'explique d'une certaine façon qui ne mène nul part.
2 - Je veux bien comprendre qu'il soit chiant de l'expliquer, et de l'expliquer à nouveau à chaque fois qu'un "non éclairés" débarquent devant soit. Mais qu'est ce qui empêche San de poser sa pensée, ses réflexions sur un blogspot/un tumblr/un wordpress (Pour rester dans le délire forum/internet) vers lequel il rédigerait ceux qu'il souhaite faire changer d'avis sur les sujets qui le touche (La femme, les homo, la sexualité, la tolérance) ?
Il n'y a rien de plus noble et de plus efficace que prêcher une parole, des idées positives. Il n'y a surtout rien de plus efficace qu'une lecture, une écoute d'un matériel positif si on a dans l'idée de faire évoluer les mentalités.
Les moyens d'expressions/de communications sont légions aujourd'hui. Et ils sont surtout accessible à tous, autant sur le fond que sur la forme. Si la connerie persiste malgré tout, c'est qu'ils ne sont pas utilisés correctement.