C'est bien ça ? Mais es-tu d'accord que dans un cas on a une personne complètement allumée et très dangereuse, et dans l'autre quelqu'un qui pète un câble momentanément, et qui, sans forcément s'en vouloir toute sa vie, ne le referait plus jamais ?
Je ne m'amuserai pas avec ça vois tu. Si c'était à moi de décider, je ne me permettrai jamais de statuer de quoique ce soit à propos d'un criminel en me basant sur les potentiels remords d'un gars qui a consciencieusement violé quelqu'un.
Surtout parce qu'en cas d'erreur de ma part, si le gars ressort et que je me suis trompé ? Si le gars enchaîne sur une mineure de 4 ans ? Je la rattrape comment mon erreur ? Quelqu'un se sent d'endosser cette culpabilité là ? Et si ça venait à se passer dans notre société ( Dans la seconde, j'ai 3 exemples en tête où ça c'est déjà passé en France, 5 maintenant ), c'est à qui d'en endosser la responsabilité ? Les statistiques :biggrin ? Est ce que l'erreur est rattrapable vis à vis de la victime ? Je lui offre un petit chèque pour s'excuser puis on enferme le récidiviste pour de bon cette fois ci ? Enfin 22ans + peine de sureté max ( la France tousa... )
Et même dans le cas où aucun cas de récidive ne me remonte aux oreilles, comment je peux être sur que le gars n'a pas recommencé ? Comment ne pas être sur que le gars n'a pas recommencer en faisant attention à ne pas se faire prendre cette fois ci ? Qui nous dit qu'il s'en est pas cette fois pris à quelqu'un qui ne pourra jamais le balancer ?
Il y a réellement des gens qui jouent avec ça aujourd'hui. Et visiblement, c'est mon point de vue qui te paraît étrange.
Encore quand il s'agit de traiter de voleur de rayon, de revendeur de drogue, d'escroc, je veux bien qu'on tente d'étudier le cas et "d’expérimenter", mais là pour les violeurs, j'avale difficilement.
Lorsqu'il y a récidive, on fait quoi vis à vis de la victime et de ses proches ? Est ce qu'il y a quelque chose à faire de valable d'ailleurs ? Parce que même d'après les chiffres et les statistiques sur lesquelles les gens s'appuient pour faire joujou, c'est 11% chez les violeurs quand même, un pourcentage déjà bien alarmant dans des cas bien moins graves ( Chômage tout le monde ? ).
Je voulais éviter de tomber dans le sentimentalisme et forcer quoique ce soit comme réaction. Puis vu comment ça me soulève le coeur, je ne voulais pas aller chercher mais franchement, je peux pas m'en empêcher.
http://www.rmc.fr/editorial/157814/pedophilie-le-debat-sur-la-recidive-relance/ Un cas parmi une dizaine d'autres que j'ai trouvé en fouillant deux minutes.
Lire ça, ne serait qu'une fois, me rend particulièrement dingue. Comment ça peut se passer ? Le gars à violé 12 enfant avant d'être écroué, et sous prétexte que trois clochards de psychanalystes ont décidé qu'il était clean, il est sorti et à recommencé ? Sur une petite de 5 ans ? Sérieux en 2011 ? Moi ce genre de cas, même un seul, ça me transperce. Comme ça devrait transpercer tout le monde d'ailleurs.
Ca devrait réconforter tout le monde que l'argument " il n'y a pas beaucoup de récidive, juste un cas sur 10, ça va c'est cool on continuer sur notre lancé d'imbécile " n'est pas tolérable. Et que la moindre erreur n'est pas tolérable dans ce genre de cas.
Si encore, grâce à ce genre de cas, certains analystes du viol et autres clown de la fanfare commençaient à prendre en humilité et à revoir leurs façon d'étudier certains cas, voir d'arrêter complètement de jouer avec le feu en ce qui concerne les violeurs, bon on serait déjà sur la bonne voie. Mais c'est très loin d'être le cas.
A croire que par moment faut se transformer en super sayen lv3, balancer un gros kamehameha à matignon et instaurer une monarchie pour empêcher les trucs les plus graves de se passer.
Parce qu'on discute, on discute mas il y a quand même un argument imparable à tout ça : Si tous les violeurs conscients du type de ceux qui récidivent avaient pris perpette définitive sans alinéas ni sous paragraphes, il n'y aurait eu aucun de ces cas affreux de récidives catastrophiques des violeurs condamnés par la justice à des peines astronomiques comme celui de la petite de 5 ans ( qui est loin d'être un cas isolé du tout ).
Utiliser le mot « monstre » c'est un jugement de valeur en soi. Ça n'a rien à voir avec « arbre » ou « téléphone ». Si tu veux rester neutre restes-en à « violeur conscient ».
Je ne pouvais pas en rester simplement à violeur conscient puisque moi et Zathan on était même pas d'accord sur ce qu'est un violeur conscient. Lui il accepte qu'un violeur mentalement "normal" (enfant de moins de 17ans mis à part) peut ne pas être conscient de ce qu'il fait, là où pour moi c'est une folie d'être naïf à ce point là.