c'est juste que je trouve l'histoire "facile" (bien qu'original), le coup du "je veux bien t'aider tu me rapelle la légende qu'on me raconté gamin, allez vien je vais jouer ma vie avec toi alors que je suis avide d'argent et sanguinaire"
Cela reste une approche vraiment simpliste de l'histoire en elle même, on peut s'amuser de cette manière avec tous les films.
C'est un peu comme si je disais que One Piece, "c'est le récit d'un mec qui porte un chapeau de paille et qui est composé de caoutchoux et qui croit qu'il peut devenir seigneur des pirates en foutant des beignes aux gens", là comme ça, tu me diras que expliqué ainsi, ça n'a aucun relief, alors qu'en parallèle c'est bien plus complexe.
Acillatem a écrit :
Bah le fait qu'il se souvienne des chiens qui tuent l'esclave sauvagement juste avant de se "suicider", j'pense que c'est un peu ça qui gène dans l'évolution du personnage alors qu'il semblait quand même assez morbide à la base notre dentiste.
Pas s'accord sur ce point, sur le fait qu'on ne peut pas parler réellement d'évolution du personnage (pas sur une période aussi courte) mais plus de sa mentalité même, comme une confrontation des styles, genre (je donne le nom des acteurs, au lieu des personnages) Christoph Waltz avec sa mentalité européenne heurtant la mentalité très "américaine" des Di Caprio, Foxx ou S.L. Jackson et pour le coup je le vois comme une réelle volonté de Tarantino de faire passer un message sur cette époque et de ceux qui la composait et qui en bénéficiait, il nous montre que c'est quleque chose de bien américain et unquement américain, comme s'il voulait leur dire "faite face à vos vieux démons et réglait vos comptes", et comme par hasard le seul dans l'intrigue, le seul à se rebeller contre ces idées et il le dit clairement, c'est un allemand immigrés, un étranger à tout cette culture. Que se soit la façon de Tarantino de faire passer ses homologues pour des idiots et des bouseux presque, à l'exemple d'un Di Caprio qui nomme un des ses esclaves, d'Artagnan sans connaitre l'oeuvre de Dumas et l'histoire des 3 mousquetaires ou bien encore qu'il veut qu'on s'adresse à lui en francais sans avoir une seule notion de cette langue, à part pour le mot "monsieur", il y a également le clin d'oeil qu'une de ses esclaves (Kerry Washington) sait parler couramment deux langues (l'allemand) et que son maitre ne sait tout juste en parler qu'une alors qu'en parallèle, il s'obstine à se faire passer pour un specialiste du genre humain et à faire passer le "noir" pour des petits singes obeissants.
Après, pour l'exemple des chiens, si Waltz est tout aussi marqué, si je me rappelle bien, c'est dit clairement par Jamie Foxx, le fait que pour un étranger comme lui, c'est "nouveau de voir un homme se faire déchiqueter par des chiens", moi je le vois plus sur le fait que Waltz dans sa facon de tuer, se voit investir d'une mission (au delà de l'argent), il le fait dans la légalité et proprement, rien que de voir Jamie Foxx dans la facon d'interpréter son rôle "Bounty Hunter" de manière beaucoup plus zèle ou la façon tout autour de lui de tuer sauvagement et gratuitement, c'est ce qui montre tout ce contraste entre une sorte de choc de cultures et de mentalités. Comme une sorte de morale, "les américains de cette époque sont des animaux, des sauvages et n'ont pas de conscience, l'européen est civilisé et malgré les apparences a encore une conscience et du recul sur ce qu'il fait et ce qu'il vit".
mais c'est la forme qui prime pas vraiment le fond à mes yeux. C'est quoi la concurrence pour le Golden Globe? 
Ah ! Non, c'est plutôt l'iverse, la forme qui sert le fond, ce dernier est la réelle force et message du film, ce qui a également fait énormément polémique un peu à l'image d'un Zero Dark Thirty de Bigelow à sa façon, cette vision très "cru" et réaliste de l'esclavage, étonnament on avait pas eu un rendu aussi propre sur la "chose". Tarantino fait grincer des dents par sa réalisation, est à mes yeux, c'est la preuve qu'il a réussi son coup, il appuie là ou sa fait mal. La communauté afro-américaine s'en est en partie offusqué de son oeuvre, à l'image d'un Spike Lee, ce que je veux dire par ces exemples, c'est que la dénociation de Tarantino, son message donc le fond même du film a primé sur la forme qui a été une bonne raison pour lui par suite de faire son Western spaghettis et d'y poser sa marque de fabrique.
Si, on y retenait que la forme comme tu le soulignes, le film serait sur ce point passé beaucoup plus inaperçu, tu prends son précédent film, Inglourious Basterds, qui traite certes d'un sujet beaucoup vu plus mais tout aussi sensible, Tarantino ne se gêne pas pour faire sa propre réintéprétation de l'hstoire, pour autant cela n'a pas fait plus polémique que ça, tout simplement parce que cela servait la forme de son film et uniquement ça, mais toujours sur fond de western spaghettis. Juste pour faire le parallèle, que cette fois-ci dans un registre identique, Tarantino s'est conscienseument plié au facteur historique pour son dernier film et ça on peut vraiment difficilement le lui reprocher ou l'ignorer. Il y donne une réelle portée.
Après, je le concois, ça reste une intépratation qui nous est propre.
Pour les Golden Globes, il y avait si je ne me trompes pas, notamment Argo de Affleck (je te conseille de le voir, si pas vu) et Lincoln de Spielberg, pour les Oscars, ça change un peu, étant donne que dans la première cérémonie, les catégories sont propres au genres dramatiques et comedies mais la concurence principale reste la même, Argo, Lincoln et on peut souligner également l'arrivée de l'Odyssée de Pi. Rien que par le fait de passer devant un film comme Argo, c'est une belle reconnnaissance.
Mais, en faite, t'es sûr qu'on a vu le même film.