Pour ce qui est de moins ou plus de violence avant, je dirais aussi (même si je peux me tromper), qu'avant la presse en parlait peut être moins (pour des raisons de moyens, d'éthique ou que sais je) que maintenant...du coup forcément on été moins au courant...
Disons que la presse a une audience plus grande de nos jours, disons que le Français moyen passe 3h par jour devant la télévision, donc effectivement. Mais ne nous leurrons pas, même au XIXe il y avait des canards aimant les faits divers.
Pour le reste je suis assez d'accord, sauf pour ça :
Enfin si quelqu'un commet un crime, pour moi l'important c'est pas tant de punir l'individu même si c'est essentiel, ne serais ce que pour le principe d'avertissement (que les gens sache à quoi s'attendre si jamais ils faisaient la même chose), que de l'empêcher de nuire à nouveau...Et dans ce cas il est sur que la peine de mort est un moyen infaillible, mais d'un autre côté ou situé la limite ? Quid du risque de condamner un innocent ? Et puis ça voudrait dire aussi ne laisser aucune chance au repentir et donc vivre dans une société ou le moindre écart est interdit, au moindre coup de folie tu es foutu...
Le truc c'est que si on dit que la prison est là pour empêcher de nuire alors la conclusion logique est, pas forcément exécuter parce que c'est irréversible et qu'on ne peut pas revenir en arrière, mais appliquer systématiquement la prison à perpétuité, fusse pour un vol de pomme. Je pense que la prison est en quelque sorte une façon de payer la dette envers la société.
Zhatan a écrit :
Citation:
+8 à l'envers, seulement si un homme politique utilise ce genre de mots, t'auras tous les demago et professionnels du chocage (pour citer eric zemmour) qui crient au scandale. Il suffit de voir sarko qui dit racailles et karsher, mots pas extraordinairement choquants, pour que toute la démagogie française monte au créneau.
Citation:
Evidemment. Cela signifie ne pas vouloir comprendre, foncer dans le tas, engager des ressources sans être sûr qu'elles seront les mieux exploitées. Rappelons que les ressources (les sous je veux dire) disponibles sont limitées, le rôle de l'état c'est de répartir au mieux ces ressources. Nettoyer les cités au karshër c'est refuser la compréhension, c'est réduire le problème à un laxisme de la police, de la justice ou que sais-je encore, c'est dire : avant moi il n'y avait rien, et après moi le déluge. Non, je suis désolé on ne s'occupe pas d'un problème de cette manière, il a été purement démagogique et il s'est pris un juste retour de bâton (oui toi, petite mémère terrifiée, je vais te sauver). Et puis est arrivé, après le fast thinking, le fast legislation, on ne réfléchit plus, on fait des lois au fur-et-à mesure des JT de 20h sur TF1, on fait de l'activisme pour masquer son incompétence, on essaye d'être partout, on est en perpétuelle campagne... etc.
Je ne vais pas te répondre sur la politique de Nicolas Sarkozy car je ne m'y suis pas assez intéressé pour pouvoir en parler; dans ce que je lis au dessus, je ne vois que de la forme et aucun fond (dit sans aucune agressivité), tu ne parles pas de ce qu'il a fait politiquement, mais bien de ces affaires médiatique. Ce que j'essayais de dire dans le précédent post, c'est qu'il ne méritait aucunement ce retour de bâton car ses propos ne sont pas choquant.
C'est toi qui a commencé à parler de ces affaires avec le karshër et les racailles... Et au contraire je parle de ce qu'il fait politiquement quand je parle du fast thinking, après je n'ai pas envie de m'étendre sur notre président, ça n'est pas exactement le sujet, même s'il y aurait quantité de choses à dire. Enfin reprocher qu'on attaque Nicolas Sarkozy sur la forme c'est assez fort de café quand même ^^ (sans agressivité). Il a instauré une présidence de l'image, qu'il assume les conséquences ; même sans cela la politique est aussi une affaire de forme et on ne peut pas dire n'importe quoi n'importe quand. Dire Karshër c'est faire tout ce que j'ai signalé auparavant, nier la compréhension, prôner l'action sans réfléchir (c'est à dire engager des ressources sans garanties)... etc. Et donc il est très justifié de lui demander des comptes au contraire dans la mesure où cela implique (sauf s'il a lancé des paroles en l'air, ce qui est pire peut-être) l'utilisation de l'argent de la communauté. L'accusation repose sur la non utilité d'utiliser ces mots (violents et sans appel), sur la démagogie (rassurez-vous ménagères !), et sur l'intelligence du propos.
Quand aux banlieux, j'en ai marre qu'on prenne toujours les délinquants pour des victimes de la société, OK, la société à sa part de responsabilité, mais ce n'est pas la société qui fait sécher les cours aux jeunes (je sais que ça à l'air très très très démago, mais je n'ai jamais entendu un contre argument valable contre cet argument), ce n'est pas la société qui oblige les jeunes à cramer des bagnoles, ce n'est pas la société qui font que le jeunes commencent le shit... (et j'en ai plein des comme ça)
A mon humble avis à chaque fois qu'une part de la société, qu'on peut identifier par un certain nombre de traits communs, est dans une position de faiblesse ou est en marge de celle ci on peut en imputer la responsabilité (au moins indirecte) à la société (ça ne marche pas évidemment avec des individus isolés, je parle d'un phénomène d'ampleur). Je n'excuse pas la délinquance, j'en cherche les causes, c'est très différent. Comprendre c'est le premier pas vers : une prise en charge du problème non personnelle (différente du : "les en**** ils ont brûlé ma caisse !) et une vraie recherche de solutions (et pas à l'aveugle). De toute façon c'est bien simple : les statistiques montrent qu'il y a plus de chômage, plus de délinquance, plus de précarité, plus de criminalité, dans ces quartiers, alors à moins de chercher la faute dans la génétique (ce qui ne tient pas une seule seconde, disons-le franchement, il suffit de regarder les générations précédentes) la responsabilité est (au moins pour partie) à chercher du côté de la société. Alors oui bien sûr il y en a qui s'en sortent et qui deviennent ministre vitrine/godiche/potiche de la justice mais c'est quand même 'achement plus difficile dans certains endroits et milieux que dans d'autres (d'ailleurs son frère est en prison, ce qui est un intéressant problème de sociologie pour le dire comme Alain Touraine).
Pour résumer : oui, c'est assez la faute de la société (même si ça n'excuse pas les responsabilités individuelles), parce que je peux retourner l'argument : vous qui avez une position sociale, pourquoi est-ce que vous ne passez pas outre ? vous êtes plus intelligents, faites preuve de plus d'intelligence.
Quant à la drogue j'en ai parlé, les consommateurs sont majoritairement à trouver chez les riches, pour simplifier et forcer le trait (mais à but didactique, rassurons-nous) disons que les riches n'ont pas besoin de trucider quelqu'un pour se procurer de la drogue, ils ont assez de sous, donc les pauvres sont plus visibles (parce qu'ils cassent les pieds à plus de gens, ces salauds de pauvres).
Citation:
Et puis Zemmour... juste un peu rétrograde. J'ai lu un de ses romans, c'est pas bien glorieux, j'ai lu également le premier sexe, c'est n'importe quoi (de mémoire "la dictature des tantes", "avant les tantes avaient peur des camionneurs, maintenant c'est l'inverse"... j'en passe et des meilleures).
C'est n'importe quoi? Je sais que je le répète très souvent (pour ceux qui ne le savent pas, mon ancien pseudo, c'est yoel), mais c'est pas parce que tu penses que c'est n'importe quoi que c'est n'importe quoi; lors d'un débat sur arte, il disait qu'il y avait des races en parlant des noirs et des blancs. Point sur lequel toute la démagogie française s'est insurgée en disant que c'est n'importe quoi et qu'il fallait le poursuivre. Il n'a pourtant fait qu'exprimé qu'une opinion qui ne prônait pas la supériorité de tel ou tel race, seulement de dire qu'il y en avait. Je pense que tant que la démagogie et la pensée unique règneront en France, on ne pourra pas avancer. Fin du HS, je voulais juste m'exprimer la dessus. Je n'ai pas lu le livre en question, mais d'après ce que j'ai vu de lui à la télévision, j'ai vu que c'est un homme très intelligent, un peu misogyne, mais qui dit énormément de choses sensées .
Oui je sais, je sais, mais je ne suis pas un grand partisan du relativisme, il y a des choses qui sont moches, il y a des choses qui sont belles. Ne mélangeons pas l'agréable avec le beau, et le désagréable avec le laid. Et, à mon avis, son livre est un torchon, peut-être me trompé-je mais il n'y a pas grand chose de juste là-dedans, si on en croit les sociologues de notre temps. Il fait des constats qui parfois sont justes et en tire des conclusions sur l'avenir de l'homme dans la société, sur la décadence du sexe fort... etc. Et c'est effectivement n'importe quoi.
Concernant les races, j'ai regardé le débat à un moment, bon, il joue sur les mots, très bien, je suis d'ailleurs assez d'accord sur le fait que tout est une affaire de définition, aux Etats-Unis on parle bien de races et il n'y a pas de soucis. Toujours est-il que son livre est un ramassis d'ânerie : l'homme se féminiserait, la société deviendrait une société de femmelettes (ça rappelle des discours bien connus), le pouvoir disparaît de la politique dès que ce sont des femmes au pouvoir... bref.... Des choses assez aberrantes ou des enfoncements de porte ouverte : qu'en a-t-on à faire si les hommes se maquillent, s'épilent, prennent soin d'eux ? N'est-il pas souhaitable que chacun puisse avoir la sexualité qu'il désire (dans la mesure où ça ne nuit pas, évidemment)? Si on est scatophile, ça ne regarde personne (personnellement je trouverais ça plutôt répugnant, mais après, rien à faire), je dis scatophile et non (par exemple) homosexuel pour faire réagir et éviter les poncifs. A t-il entendu parler de Margarett Tatcher ? N'est-il pas mieux que les relations soient plus courtoises au fur-et-à mesure des siècles plutôt qu'on se jette des duels (pour un honneur désuet) sitôt qu'on se marche sur le pied ?
Quant à la pensée unique, faut pas exagérer, il y a des gens qui sont contestataires en France et qui ont une audience, simplement ces gens ont de vraies idées et ne conteste pas pour le plaisir de se faire huer.
Et oui Zemmour n'est pas mauvais quand il critique le fond ou la forme d'un ouvrage, mais qu'il se mêle de ce qu'il faut penser de l'école (les jeunes ne savent plus rien, t'façon ils sont intoxiqués par les jeux vidéos) ou pire, de politique, de société (je sais, l'école est comprise dedans) et il devient conservateur, réactionnaire, rétrograde... etc.
édit : j'ai oublié ça :
Signalons également que ceux qui se droguent le plus ce sont les riches, pas les pauvres (seulement il y en a chez qui c'est un peu moins dommageable). Et enfin, rien à voir mais j'ai envie de livrer l'info : l'impôt sur la cigarette est injuste et inefficace.
Des sources? parce que le livre dont tu parles est américain, pas français
Exact, bonne réaction. Mais regarde dans n'importe quel ouvrage de sociologie sérieuse (c'est pas nécessairement chiant à mourir, certains sociologues sont très pédagogues) et tu verras qu'on peut assez vite dégrossir les poncifs. Je n'ai plus l'ouvrage sur la drogue en tête, c'est pourquoi je ne l'ai pas cité, mais je demanderais à une amie le titre.
Pour l'impôt sur la cigarette, je vous livre le raisonnement, comme ça vous verrez un exemple de comment je pense qu'il faut envisager un problème sociologico-économique :
Donc le but affiché de l'impôt sur la cigarette c'est de faire réduire la consommation aux fumeurs.
Seulement : quand on regarde la courbe de consommateurs de tabac en fonction des revenus on s'aperçoit que, grosso modo, plus le revenu est bas plus on est consommateur. De plus quand on regarde l'élasticité prix : c'est à dire (je simplifie un peu, si un économiste passe dans le coin) la propension à continuer à fumer malgré l'augmentation des prix (on considère que quand on achète c'est pour fumer...) on s'aperçoit que les individus les plus riches sont ceux qui arrêtent le plus quand les prix augmentent. Les moins riches en revanche arrêtent peu. Donc l'impôt sur le tabac, qui fait augmenter les prix, cause une augmentation de la part du budget consacré à la cigarette dans le budget total du ménage (jusqu'à un peu moins de 7% de mémoire). En définitive ce sont les plus riches qui ont le plus "bénéficié" de cet impôt.
Bref : cet impôt est très injuste puisqu'il fait prioritairement arrêter les plus riches, de plus il fait payer plus aux moins riches, c'est à dire qu'il fragilise leur budget. Cet impôt n'a donc non seulement pas d'efficacité mais en plus il est carrément contre-productif.
La solution au problème de la cigarette n'est donc pas bonne.
Quelqu'un pourra me dire : oui mais les "pauvres" arrêtent quand même un peu de fumer quand le prix du paquet augmente ? Là je dirais oui. Il pourra alors me répliquer : augmentons le prix jusqu'à 40€. Et je répondrai : si les prix montaient au-delà d'un certain seuil il se créerait probablement un marché noir plus adapté aux besoins du marché.
Au passage : notez qu'un fumeur coûte plus cher à la société que les impôts qu'il rapporte (je ne dis pas qu'il faut supprimer la cigarette pour cette raison, merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit).