Arf, je n'avais pas pour but d'accabler moreeg, mon post ne se voulait pas agressif.
Évidemment qu'il y a un décalage émotionnel dans les faits, mais la proposition de moreeg est concrète, et se place bien du point de vue de la justice légale. Donc faire ça impliquerait bien de changer complètement la conception et les objectifs de la justice ; non ?
moreeg a écrit :
En Justice les maladies mentales sont prises en compte. Quelqu'un qui plaide la folie n'a pas la même peine. De plus, on ne part pas du postulat où la justice décide de pardonner l'acte et la famille en décide autrement, mais plutôt que la justice condamne l'acte, avec possibilité d'intervention de la famille et j'explique:
Pour reprendre tes exemples:
Mr Durand serait considéré comme n'ayant pas la raison, et par conséquent n'irait pas en prison, ni ne serait tué, mais irait dans un hôpital psychiatrique.
Ouaip, mauvais exemple. Je voulais faire un truc frappant avec un pourri et un pas pourri. Raté.
Ce que je voulais dire, c'est que si le fait d'être exécuté ou non dépend de la propension des familles à pardonner, la justice ne sera pas du tout égalitaire, donc c'est pas possible.
moreeg a écrit :
Et si un pervers viole ton fils, et est récidiviste prouvé par exemple, l'état peut demander la peine de mort. Ou la perpétuité. Tu pourrais faire appel sur l'une des deux décisions qui serait réévaluée par les juristes.
Ce n'était pas vraiment comme ça que j'avais compris ton idée, mais ça ne change rien à mon exemple. Si je fais appel d'une perpétuité et qu'après l'exécution je me rends compte que je vais encore plus mal qu'avant, je ne peux plus revenir en arrière... Alors que le but de ta mesure est de soulager les victimes, si j'ai bien compris.
moreeg a écrit :
Si vraiment les conditions de prisons sont si horribles (elles le sont dans certains pays du Tiers Monde), tu pourrais tout aussi bien regretter de lui pourrir la vie comme il a pourri la tienne. Mais là curieusement tu trouveras ça juste d'être non pas le bourreau au sens propre, mais celui qui condamne un homme à passer sa vie noyé dans ses propres excréments. [...] Tu seras le même bourreau, simplement tu estimeras avoir agi selon une norme, qui pourrait tout à fait en être une autre.
Je partais du principe que la victime décidait si oui ou non la peine de mort devait être appliquée, et seulement la peine de mort. Pas que la victime doive décider si l'accusé doit aller en prison ou non. Donc ce ne serait pas moi qui le condamnerait à passer sa vie noyé dans les excréments, mais la justice.
(et je ne vois pas ce qui te fait penser que je trouverais ça juste d'ailleurs)moreeg a écrit :
Pourquoi? Parce qu'il l'a mérité? Parce qu'il a gâché une vie ou plusieurs?
Les mauvaises conditions d'emprisonnement ne sont pas censées être normales. La justice ne cherche pas à punir en mettant des gens dans des conditions affreuses, mais juste en les privant de liberté. La réponse à tes trois questions serait plutôt du côté de l'établissement pénitentiaire, pas de la justice (manque de moyens, je-m'en-foutisme...)
moreeg a écrit :
Est-ce que sa famille ne souffrira pas qu'il vive comme un rat dans une cage?
Le problème que je soulignais dans cet exemple était dû à l'aspect irrévocable de la mort. Bien sûr, sa famille souffrirait mais cette souffrance ne serait pas irréversible, y a quand même une différence de degré.
Tout cela dit en toute cordialité, je l'aime bien moi moreeg.