Bon! Vu que je trouvais dommage que le sujet se noie dans la masse, je crée un topic en quotant ce qui a déjà été dit sur le topic "Débats".
Oui, ça fait bien longtemps (depuis Hobbes ?) qu'on ne place plus des valeurs transcendantes au centre de tout, pourquoi ? parce que se sont les hommes qui les créent en dernière analyse.
L'individualisme ce n'est pas ça, selon Tocqueville c'est chercher la réalisation de son bonheur. Et il ne dit jamais, par exemple, qu'on est vierge de toute influence.
Je sais bien, mais en quoi le groupe a une influence ici ? La pornographie c'est plutôt (aux exceptions près) une pratique solitaire justement ^^. Alors oui je sais on peut en parler en groupe... m'enfin...
Sauf que de nos déterminismes on peut prendre conscience. Et faire un choix, peut-être pas toujours mais...
Ce que je veux dire c'est qu'il n'est pas intrinsèque à la pornographie d'être mauvaise. Que je sois un libertin ou non ne te regarde pas, et ça n'a d'ailleurs aucune espèce d'importance ici (mon argumentation ne serait pas invalidé parce que j'en serais un).
Considérer que la pornographie influe sur le viol c'est dire que les individus ne savant pas où ils vont quand ils vont sur un site pornographique. Comment pourrait-on découvrir des valeurs ou un modèle dans la pornographie alors même qu'elle n'a aucune prétention (et elle le dit bien) morale ? Elle est mue par une logique commerciale, point. Elle ne peut pas inciter au viol, ou alors c'est dire que le théâtre incite au meurte (dans certaines pièces).
D'accord effectivement, appelons ça corrélation. Toujours est-il que la liaison est forte. Ça ne date pas d'aujourd'hui, mais il suffit de regarder les tenues vestimentaires et les activités des filles de 14 ans d'aujourd'hui pour se rendre compte que les temps changent, et si la porno n'est pas la cause directe, elle en fait partie des causes. Si les gens se permettent presque de faire leurs affaires en pleine rue de nos jours, il y a bien eu une évolution et des causes pour qu'on y arrive.
Ça c'est un point de vue...
Peut être, mais c'est ce que ça sous-entend au final puisque tu dis toi même que les choix se font entièrement indépendamment du groupe d'appartenance.
Si tout un peuple marche le doigt dans l'anus tu finiras tôt ou tard par marcher un doigt dans l'anus, en tant qu'individu, et si tu ne le fais pas, il y a beaucoup de chance pour que tes enfants le fassent.
En simplifié, peut être que c'est "l'inconscient collectif". Et que le groupe a son importance finalement...
C'est une pratique solitaire oui et non, puisqu'il y a déjà les acteurs, puis l'observateur. Enfin de compte ce qui est de l'ordre de l'intime ne l'est plus. Mais surtout, l'aspect légal, accessible, et répandu en fait un phénomène de groupe à part entière.
Ce n'est pas parce que la pornographie n'a pas pour prétention de donner des valeurs morales qu'elle ne donne pas un exemple. Je ne parle même plus de viol mais simplement du cadre de l'intime.
Alors effectivement on peut discuter de l'aspect violent de certains films ou certaines chansons et de leur influence, puis bien sûr les tenues de plus en plus indécentes des chanteuses ainsi que ces enfants de 12 ans habillées comme des ....et vraiment je pense qu'il y a des choses problématiques à dire dessus aussi. C'est même affligeant, mais ça reste de la comédie, à but commercial. C'est ce genre d'influence là dont je parle, et pas forcément des criminels qui vont regarder un porno puis violer, ni des gens qui vont écouter Manson puis se suicider, ni des gens regarder Saw puis tuer. Une influence à long terme qui devient commun au sein d'un peuple, puis petit à petit, change l'individu de génération en génération, à échelle différente, selon le libre arbitre de chacun.
Le jour où au théâtre, des gens voulant se suicider se porteront volontaires pour être tuer sur scène, pour le côté réaliste de la pièce, on pourra dire que tout le monde est consentant et que personne n'est à blâmer, car ceux qui assistent au spectacle savent à quoi s'attendre. Là le lien sera d'autant plus fort avec la pornographie. (légalement bien sûr).
Oui, évidemment, n'empêche que depuis Hobbes... pour la philosophie l'humain est au centre du monde, parce qu'il est celui qui l'appréhende et qui le définit. Il n'existe un concept de morale que si l'homme le définit, sinon...
Non. Et si tu as eu l'impression que je le disais, je suis désolé.
Encore une fois n'est intime que ce qu'on veut qui soit intime, si quelqu'un veut montrer son corps, grand bien lui fasse, après effectivement ça peut choquer des personnes trop jeunes, c'est à dire non préparées, mais pas plus que de voir, par exemple, une opération à cœur ouvert. J'aimerais connaître ta définition de ce qui moral, quand même.
Tu vois, toi aussi tu juges
Tu te mets au centre du monde, tu es le sujet agissant et percevant (je taquine...).
Mais le problème c'est que c'est l'inverse qui se passe : la violence ne cesse de disparaître de nos sociétés. Je renvoie à un de mes posts précédents. Mais la société, à long terme, se pacifie au cours du temps, ça n'est pas un processus qui va sans retour en arrière (ponctuellement on peut voir un pic de criminalité par exemple), n'empêche que la tendance est là : les relations interpersonnelles sont de plus en plus régies par le consensus, le compromis. Même chose pour la pornographie, ce qui peut lui être reproché dans nos sociétés (mais ça n'est pas intrinsèque) c'est la violence symbolique qui entérine une position dominée de la femme, toutefois cela change et les femmes se mettant au porno (si, si) il y a fort à parier que dans un avenir proche une industrie du porno pour les femmes naîtra.
Finalement tu reproches l'indécence, le manque d'intimité, mais ce ne sont des valeurs "personnelles", tu n'es pas obligé de t'exhiber, mais tu ne peux pas empêcher quelqu'un de le faire ; bien sûr dans le cas des tenues aguicheuses tu es obligé mais ce qui me gêne c'est que ça ne te pose aucun problème qu'un homme ait un T-shirt moulant révélant ses muscles puissants, un short dévoilant ses jambes et son caleçon ; bref pour le coup je reproche le manque de constance de ta notion de l'indécence. Peut-être pensais-tu à cet exemple, mais tu ne l'as pas cité alors que tu cites constamment la tenue scandaleuse des jeunes filles.
Ma définition de l'indécence n'est pas différente de la tienne je suppose. Une entrave à la pudeur en quelque sorte. Donc forcément tu me demanderas où commence la pudeur et où est-ce qu'elle s'arrête.
Je ne te répondrai pas car c'est sûr, nous n'aurons pas les mêmes convictions. Mais ce qui est sûr, c'est que se mettre en valeur aujourd'hui dénude (pas dans tous les cas bien sûr) bien plus qu'il y a un certain temps. Donc sans entrer dans les détails, ça évolue. Et en quoi ça me gène? Honnêtement, je suis mal à l'aise de voir des gamines de 14 piges avec des shorts au ras du cul, et je suis amusé de voir des gars le caleçon à l'air t-shirt moulant. Mais c'est plus pour l'éducation de mes enfants, si j'en ai, que je m'inquiète car inculquer la pudeur à un enfant quand toute une nouvelle génération lui montre le contraire, c'est dur.
Je ne répondrai plus car je pense que j'ai été clair.
Encore une fois, c'est un point de vue. Ce n'est pas le mien. Et je ne répondrai plus pour ça aussi car c'est un autre débat.
On tourne en rond. Je ne répondrai plus. Une opération peut être choquante pour des yeux sensibles oui. Après comme j'ai déjà dit, dire que faire l'amour devant une caméra n'est pas afficher ce qui est de l'ordre de l'intime, c'est être borné. Je ne répondrai plus car je vais me répéter. (groupe, influence, évolution etc...)
Oui ça va de paire. Ce n'est pas spécifique aux femmes. Et effectivement, je ne peux pas empêcher les gens de faire ce genre de chose, cela dit, ce n'est pas si personnel que ça. Lorsque je vois des gens se mettre des doigts en pleine rue, et si ça devient légal, je suis en droit de dire qu'ils portent atteinte à ma liberté.
Sinon encore une fois je ne répondrai plus. Tu penses que ce processus canalise, tandis que je pense que c'est de la poudre aux yeux. Et ce n'est pas l'inverse qui se passe comme tu dis.
Dernier post sur le sujet pour moi.
En fait je pinaille, en relisant ton post je vois que tu y intègres ce que j'ai dis, je m'étais un peu trop arrêté sur certaines tournures.
, donc c'est pas mieux que le porno hétéro. À noter que le porno lesbien est essentiellement destiné au public masculin et il n'est donc par conséquent pas réellement lesbien, car il diffuse une image biaisée de l'homosexualité féminine.
Sauf si le féminisme finit par se caricaturer lui même en faisant de l'homme la bête à abattre a tout prix comme ont put le faire à un moment donné certaines feministes américaines.
Mais sinon je suis d'acord avec toi.
Aprés sur la problématique de la pronographie il faut savoir que les féministes elles même ne sont pas toute d'accord entre elles.
On peut d'abord se référer à la vision des "féministes radicales" pour qui la prostitution, la pornographie et les formes de sexualité dites dégradantes (ex: sado-masochisme, scatophily...) constituent des vecteurs de "chosification" et "d'humiliation" des femmes. Ils contriburaient à péréniser un model de "sexualité patriarcale". Et devrait donc être combatus quite à en passer par le législateur (interdiction de la prostitution, du racolage, cençure...)
Vision à la quelle s'oppose celle des "féministes pro-sexe", qui voient dans cette condanation une stygmatisation supplémentaire contre les femmes et notament contre les "travailleuses du sexe". Cette stygmatisation, fondé sur une indignation morale issue des valeurs religieuses judéo-chrétiennes ne serait en fait qu'une tentative supplémentaire de normalisation de la sexualité qui viserait donc à prohiber des pratiques sexuelles (et donc à limiter des libertées individuelles) sous couvert de lutte contre le patriarcat.
Il faudrait donc empécher le législateur d'entrer dans "la sphére de l'intimité" du moment que les relations (privées, commerciales...) ont lieu entre adultes consantants.
À noter, au passage, qu'il existe aussi des féministes qui pensent que la place des femmes est aux fourneaux et avec un balais. XD Sauf qu'elles veulent revaloriser les fourneaux et le balais. Moi, je veux bien revaloriser les fourneaux et le balais (sinon, les hommes et les femmes qui se retrouvent à ces rôles domestiques ne peuvent qu'être complexés), mais je pense que cela reste indispensable que les femmes aient d'autres choix.
Bref! Il existe toutes sortes de courants féministes très très différents.
Et ce que tu dis sur la pornographie et les différentes visions des féministes sur le sujet est tout à fait exact. Et il y a bien entendu d'autres positions possibles. Cela me rappelle le rapport sur la pornographie que j'avais fait, il y a deux ans. *Nostalgie.* (En réalité, je fais juste le pédant sur cette dernière phrase. XD)
moreeg a écrit :Je reviens sur la comparaison entre la femme qui vend ses sentiments et l'autre qui vend son corps.
Le problème, c'est que dans le cas présent, une actrice pornographique vend bel et bien son corps, pour de l'argent. Consentante ou pas, c'est un vice, et savoir si elle se respecte n'est pas la question, puisque la conception de la liberté de nos jours revient bêtement à faire ce qu'on veut du moment qu'on ne nuit pas aux autres directement. Autant dire que si cette personne ne se nuit pas à elle même, et ça encore on peut en discuter, elle nuit forcément indirectement aux autres. D'ailleurs on m'a montré une vidéo honteuse sur Youtube ou une femme noire apprenait à des enfants à se frotter les uns les autres comme des animaux on appelant ça une danse. J'ai d'autant plus honte de ça car je suis métisse antillais, et voir les assimiler la sauvagerie à ma culture me fait mal, mais ce n'est pas le sujet. Toujours est-il que par le biais de cette conception biaisée de la liberté, certaines choses, petit à petit, inévitablement, entrent dans le cadre culturel, éducationnel, et tendent à changer les moeurs, en mal d'après moi, et ceci grâce à la merveilleuse subjectivité de la liberté.
Zhatan a écrit :Etant encore en train de réviser et de toute façon désespéré (pas à cause de vous), je m'octroie une pause en répondant :
Le problème, c'est que dans le cas présent, une actrice pornographique vend bel et bien son corps, pour de l'argent. Consentante ou pas, c'est un vice, et savoir si elle se respecte n'est pas la question, puisque la conception de la liberté de nos jours revient bêtement à faire ce qu'on veut du moment qu'on ne nuit pas aux autres directement. Autant dire que si cette personne ne se nuit pas à elle même, et ça encore on peut en discuter, elle nuit forcément indirectement aux autres. D'ailleurs on m'a montré une vidéo honteuse sur Youtube ou une femme noire apprenait à des enfants à se frotter les uns les autres comme des animaux on appelant ça une danse. J'ai d'autant plus honte de ça car je suis métisse antillais, et voir les assimiler la sauvagerie à ma culture me fait mal, mais ce n'est pas le sujet. Toujours est-il que par le biais de cette conception biaisée de la liberté, certaines choses, petit à petit, inévitablement, entrent dans le cadre culturel, éducationnel, et tendent à changer les moeurs, en mal d'après moi, et ceci grâce à la merveilleuse subjectivité de la liberté.
Oui, elle vend son corps pour de l'argent. L'argent étant plutôt utile dans nos sociétés cette motivation n'est pas dénué de rationalité, quant à vendre son corps, jusqu'à preuve du contraire il lui appartient et elle en garde la complète maîtrise (elle peut dire non, et surtout elle ne concède pas son droit sur son corps à autrui). En quoi se nuit-elle ? Réputation peut-être, mais elle peut s'en ficher complètement (et puis la plupart des actrices pornographiques changeant quasiment tous les ans... il y a fort à parier pour qu'elle soit rapidement oubliée). A qui nuit-elle ? Personne, elle donne même du plaisir à des types qui regarderaient ses films, ça ne me paraît pas condamnable. Quant à la femme noire, je crois qu'il ne faut pas trop verser dans la paranoïa : dans les films pornographiques les femmes blanches comme les femmes noires peuvent faire ce genre de chose. S'il y a des enfants utilisés, c'est autre chose et c'est plutôt répréhensible (l'enfant ne peut pas décider de ce qui est bien pour lui). Tu ne dis pas pourquoi cette conception de la liberté est biaisée. Je ne vois pas pourquoi on m'interdirait quelque chose si ça ne nuit à personne, et la pornographie ne nuit à personne (sauf cas isolés comme pour les jeux vidéos, les fans de Marilyn Manson et, horreur et damnation, ceux qui cumulent ces trois tares). Enfin, qu'est ce qui rentre dans le cadre éducationnel, culturel... ?
San999 a écrit :Pour ce qui est de la pornographie, on peut quand même dire que celle-ci tient un certain "discours" sur les relations hommes-femmes (surtout sexuelles, bien entendu) et je ne trouve pas ce discours très positif la plupart du temps. Mais bon, est-ce qu'on peut en tenir rigueur au modèle qui a posé pour une affiche de Marlboro?
moreeg a écrit :Tu ne vois pas à qui elles nuisent? Alors que j'ai dit que ça avait une incidence sur les mœurs?
C'est bien ce genre de conception de la liberté dont je parlais. Pour le reste je ne tiens pas à me répéter. C'est vraiment une façon de penser complètement à l'ouest ! La liberté des uns s'arrête ou commence celle des autres? Mes couilles ouais.
Selon une étude que j'avais vu, les pays où la pornographie est plus répandue ont un taux de viol plus élevé. C'était un débat télévisé que j'avais vu il y a longtemps. Enfin bref, c'est qu'un exemple comme un autre, mais le plus dangereux reste ce genre de pensées permissives à l'excès.
http://www.cpdh.info/npds/article.php?sid=1036 Tiens, voici le premier lien sur lequel j'ai cliqué après avoir tapé pornographie viol sur google, donc il y a bien plus d'exemples forcément. Apparemment ici ce sont des enfants qui sont en cause, et dis moi encore que ça ne nuit à personne==> Qu'on ne vienne pas me dire que les parents sont irresponsables de ne pas avoir mis le code parental et que la pornographie n'a rien à voir.
Sinon un petit truc encore, concernant la vidéo sur Youtube que j'ai la flemme de rechercher, ce n'est pas de la pornographie c'est de la DANSE. Bien que ça s'en rapproche, il s'agit du dirty wine appris à des enfants de primaire. J'ai pris cet exemple par rapport aux moeurs et idées générales, et la pornographie n'est pas en cause directement, mais ce qui est en cause dans ce genre d'attitude c'est la """"liberté"""" et les raisonnements à la con qui vont avec. Et si j'ai trouvé bon de préciser que c'est une femme noire, c'est parce que je vois mal une blanche enseigner le dirty wine à des enfants, par contre, le Kamasutra, pourquoi pas, pour bientôt sûrement. Et notre peuple troque ses valeurs contre quoi? De la pornographie musicale? Mais ça ne nuit à personne bien sûr ! Ce n'est que de la danse !...héhé. hun hun...
Puis ça va confronter étroitement ma vision de la liberté par le détachement des passions qui nous emprisonnent, et la vision de la liberté la plus répandue, "les droits de l'homme" et "l'humanisme" qui est la tienne selon ton discours; tjrs ces discours permissifs qui me chauffent les oreilles.
(là je tire peut être une conclusion hâtive mais excuse moi c'est l'effet que j'ai eu en lisant ta réponse sur "la femme actrice porno ne nuit à personne". Si c'est la pornographie elle même et non la femme qui joue dedans, alors elle est un grain de sable dans une plage dégueulasse, mais elle a son importance).
Zhatan a écrit :Je voudrais juste répondre à un message, j'espère ne pas être trop agressif :Tu ne vois pas à qui elles nuisent? Alors que j'ai dit que ça avait une incidence sur les mœurs?
C'est bien ce genre de conception de la liberté dont je parlais. Pour le reste je ne tiens pas à me répéter. C'est vraiment une façon de penser complètement à l'ouest ! La liberté des uns s'arrête ou commence celle des autres? Mes couilles ouais.
Selon une étude que j'avais vu, les pays où la pornographie est plus répandue ont un taux de viol plus élevé. C'était un débat télévisé que j'avais vu il y a longtemps. Enfin bref, c'est qu'un exemple comme un autre, mais le plus dangereux reste ce genre de pensées permissives à l'excès.
http://www.cpdh.info/npds/article.php?sid=1036 Tiens, voici le premier lien sur lequel j'ai cliqué après avoir tapé pornographie viol sur google, donc il y a bien plus d'exemples forcément. Apparemment ici ce sont des enfants qui sont en cause, et dis moi encore que ça ne nuit à personne==> Qu'on ne vienne pas me dire que les parents sont irresponsables de ne pas avoir mis le code parental et que la pornographie n'a rien à voir.
Une influence sur les mœurs ? Même si c'était vrai, de quelles mœurs parle-t-on ? D'une vieille tradition conservatrice qui pense que la famille doit être plus importante que l'individu, que le groupe d'appartenance est plus important que l'individu ? Désolé mais la famille n'est qu'une norme, l'individu existe réellement, on n'a pas à se sacrifier pour son nom, son honneur, ou quoi que ce soit d'aussi éculé (je ne dis pas que tu penses ça, mais c'est au cas où quelqu'un me fasse la remarque). Dire que plus la pornographie est répandue plus il y a de viols c'est comme dire que plus Saw (le film) est regardé plus il y a de meurtres, ou dire que plus Marilyn Mansion est écouté plus il y a de suicides. Il faut prêter bien peu d'intelligence aux hommes pour dire ça ; il n'y a aucune raison pour que quand on regarde un porno on soit tenté de violer sa soeur ><. C'est comme quand on a parlé des jeux vidéos pour ces allemands qui ont pété un câble et ont amené une arme au lycée... Mais surtout ne regardons pas du côté de leur environnement psychologique, ne regardons pas s'ils étaient exclus... etc. C'est beaucoup plus facile comme ça.
Les "pensées permissives" sont celles qui ont permis aux citoyens de notre bonne vieille nation d'accéder aux libertés qu'ils ont aujourd'hui, simplement la liberté s'accompagne invariablement de responsabilités supplémentaires.
Quant au lien que tu m'as balancé, as-tu regardé la source ? "Comité protestant évangélique pour la dignité humaine", elle n'est pas crédible parce que ça fait partie de leur schéma de pensée que de penser que pornographie=viol. Et bien sûr que les parents sont irresponsables d'avoir omis le code parental, comme je le disais plus de libertés implique plus de responsabilités, la pornographie étant interdite de visionnage avant 18 ans (pour de bonnes raisons je suppose, c'est un peu comme je ne laisserais pas mon fils visionner la vidéo d'une opération à cœur ouvert, ça n'est pas moralement répréhensible mais plutôt choquant pour de jeunes yeux) les enfants n'avaient pas à tomber dessus.
San999 pour te répondre : je ne pense pas que la pornographie diffuse des valeurs, les gens ne sont pas assez cons pour prendre la pornographie comme norme, il est évident que la pornographie n'a pas pour but de véhiculer des valeurs, et n'a pas de buts moraux, les gens ne peuvent que difficilement prendre ça pour un exemple à suivre (et puis au pire, tant que tout le monde est consentant...).
édit : Au fait. Je n'ai pas envie de développer mais la violence télévisuelle sert d'exutoire à la violence qui n'est plus exercé dans la société. La violence dans nos sociétés est canalisée, encadrée dans des cadres très strictes : à titre d'exemple un seul coup de poing distribué lors d'un entraînement de boxe justifierait une attaque en justice s'il était donné au coin d'une rue. Si vous voulez, vous pouvez considérer que tout le monde a ses petits trucs pour passer ses nerfs (fusse de manière indirecte), et aujourd'hui ça ne passe plus par le duel.
moreeg a écrit :Je ne vais pas trop m'attarder car j'avoue que ce débat me fatigue.
Non je n'ai pas regardé la source, j'ai pris la première venue, mais je suis sur que je peux trouver mieux, peut être moins catégorique. Des études ont bien eu lieu par contre. Je te laisse chercher si ça te dit.
Ta vision se résume à placer l'individu au centre. C'est ce que je pensais je ne me suis pas trompé.
J'accorde peu de crédit à l'intelligence de l'homme? Non, c'est faux. Mais reste à définir qu'est ce que tu entends par intelligence. Si c'est se baser sur sa propre petite personne de manière égocentrique en s'estimant vierge de toute influence, alors oui j'y accorde peu de crédit.
Si tout un peuple marche le doigt dans l'anus tu finiras tôt ou tard par marcher un doigt dans l'anus, en tant qu'individu, et si tu ne le fais pas, il y a beaucoup de chance pour que tes enfants le fassent.
En simplifié, peut être que c'est "l'inconscient collectif". Et que le groupe a son importance finalement...
Néanmoins je ne dis pas que nous ne sommes pas responsables de nos actions, mais je dis que notre manière de penser, de faire, et d'agir n'est pas vierge d'influence, et bien plus qu'on ne le croit. D'ailleurs la tienne découle directement de l'idéologie humaniste.
Et dernière chose: il faut vraiment être borné, même à notre époque, pour dire que la pornographie ainsi que d'autres mouvements du genre ne sont pas nuisibles. Et vraiment j'ai même la flemme de chercher des sources tellement c'est évident. Tu es un libertin n'est ce pas?
Zhatan a écrit :Je ne vais pas trop m'attarder car j'avoue que ce débat me fatigue.
Non je n'ai pas regardé la source, j'ai pris la première venue, mais je suis sur que je peux trouver mieux, peut être moins catégorique. Des études ont bien eu lieu par contre. Je te laisse chercher si ça te dit.
En fait, aucune études qui ont une quelconque légitimité. Comme je te dis : écouter Marilyn Mansion ne te fait pas devenir assassin, éventuellement (et je dis bien éventuellement) les assassins écoutent Marilyn Mansion, idem pour la pornographie. Il ne faut pas confondre corrélation (éventuelle) et causalité. Sinon on devrait interdire les voitures jaunes parce qu'elles ont proportionnellement plus d'accidents.
Ta vision se résume à placer l'individu au centre. C'est ce que je pensais je ne me suis pas trompé.
Oui, ça fait bien longtemps (depuis Hobbes ?) qu'on ne place plus des valeurs transcendantes au centre de tout, pourquoi ? parce que se sont les hommes qui les créent en dernière analyse.
J'accorde peu de crédit à l'intelligence de l'homme? Non, c'est faux. Mais reste à définir qu'est ce que tu entends par intelligence. Si c'est se baser sur sa propre petite personne de manière égocentrique en s'estimant vierge de toute influence, alors oui j'y accorde peu de crédit.
L'individualisme ce n'est pas ça, selon Tocqueville c'est chercher la réalisation de son bonheur. Et il ne dit jamais, par exemple, qu'on est vierge de toute influence.
Si tout un peuple marche le doigt dans l'anus tu finiras tôt ou tard par marcher un doigt dans l'anus, en tant qu'individu, et si tu ne le fais pas, il y a beaucoup de chance pour que tes enfants le fassent.
En simplifié, peut être que c'est "l'inconscient collectif". Et que le groupe a son importance finalement...
Je sais bien, mais en quoi le groupe a une influence ici ? La pornographie c'est plutôt (aux exceptions près) une pratique solitaire justement ^^. Alors oui je sais on peut en parler en groupe... m'enfin...
Néanmoins je ne dis pas que nous ne sommes pas responsables de nos actions, mais je dis que notre manière de penser, de faire, et d'agir n'est pas vierge d'influence, et bien plus qu'on ne le croit. D'ailleurs la tienne découle directement de l'idéologie humaniste.
Sauf que de nos déterminismes on peut prendre conscience. Et faire un choix, peut-être pas toujours mais...
Et dernière chose: il faut vraiment être borné, même à notre époque, pour dire que la pornographie ainsi que d'autres mouvements du genre ne sont pas nuisibles. Et vraiment j'ai même la flemme de chercher des sources tellement c'est évident. Tu es un libertin n'est ce pas?
Ce que je veux dire c'est qu'il n'est pas intrinsèque à la pornographie d'être mauvaise. Que je sois un libertin ou non ne te regarde pas, et ça n'a d'ailleurs aucune espèce d'importance ici (mon argumentation ne serait pas invalidé parce que j'en serais un).
Considérer que la pornographie influe sur le viol c'est dire que les individus ne savant pas où ils vont quand ils vont sur un site pornographique. Comment pourrait-on découvrir des valeurs ou un modèle dans la pornographie alors même qu'elle n'a aucune prétention (et elle le dit bien) morale ? Elle est mue par une logique commerciale, point. Elle ne peut pas inciter au viol, ou alors c'est dire que le théâtre incite au meurte (dans certaines pièces).
moreeg a écrit :
En fait, aucune études qui ont une quelconque légitimité. Comme je te dis : écouter Marilyn Mansion ne te fait pas devenir assassin, éventuellement (et je dis bien éventuellement) les assassins écoutent Marilyn Mansion, idem pour la pornographie. Il ne faut pas confondre corrélation (éventuelle) et causalité. Sinon on devrait interdire les voitures jaunes parce qu'elles ont proportionnellement plus d'accidents.
D'accord effectivement, appelons ça corrélation. Toujours est-il que la liaison est forte. Ça ne date pas d'aujourd'hui, mais il suffit de regarder les tenues vestimentaires et les activités des filles de 14 ans d'aujourd'hui pour se rendre compte que les temps changent, et si la porno n'est pas la cause directe, elle en fait partie des causes. Si les gens se permettent presque de faire leurs affaires en pleine rue de nos jours, il y a bien eu une évolution et des causes pour qu'on y arrive.
Oui, ça fait bien longtemps (depuis Hobbes ?) qu'on ne place plus des valeurs transcendantes au centre de tout, pourquoi ? parce que se sont les hommes qui les créent en dernière analyse.
Ça c'est un point de vue...
L'individualisme ce n'est pas ça, selon Tocqueville c'est chercher la réalisation de son bonheur. Et il ne dit jamais, par exemple, qu'on est vierge de toute influence.
Peut être, mais c'est ce que ça sous-entend au final puisque tu dis toi même que les choix se font entièrement indépendamment du groupe d'appartenance.
Si tout un peuple marche le doigt dans l'anus tu finiras tôt ou tard par marcher un doigt dans l'anus, en tant qu'individu, et si tu ne le fais pas, il y a beaucoup de chance pour que tes enfants le fassent.
En simplifié, peut être que c'est "l'inconscient collectif". Et que le groupe a son importance finalement...
Je sais bien, mais en quoi le groupe a une influence ici ? La pornographie c'est plutôt (aux exceptions près) une pratique solitaire justement ^^. Alors oui je sais on peut en parler en groupe... m'enfin...
C'est une pratique solitaire oui et non, puisqu'il y a déjà les acteurs, puis l'observateur. Enfin de compte ce qui est de l'ordre de l'intime ne l'est plus. Mais surtout, l'aspect légal, accessible, et répandu en fait un phénomène de groupe à part entière.
Sauf que de nos déterminismes on peut prendre conscience. Et faire un choix, peut-être pas toujours mais...Oui ça s'appelle le libre arbitre, comme dans tout. Ça ne donne néanmoins aucune légitimité à un phénomène que l'on juge nuisible ou blâmable. (je sais, pour toi ça n'est pas nuisible).
Considérer que la pornographie influe sur le viol c'est dire que les individus ne savant pas où ils vont quand ils vont sur un site pornographique. Comment pourrait-on découvrir des valeurs ou un modèle dans la pornographie alors même qu'elle n'a aucune prétention (et elle le dit bien) morale ? Elle est mue par une logique commerciale, point. Elle ne peut pas inciter au viol, ou alors c'est dire que le théâtre incite au meurte (dans certaines pièces).
Ce n'est pas parce que la pornographie n'a pas pour prétention de donner des valeurs morales qu'elle ne donne pas un exemple. Je ne parle même plus de viol mais simplement du cadre de l'intime.
Alors effectivement on peut discuter de l'aspect violent de certains films ou certaines chansons et de leur influence, puis bien sûr les tenues de plus en plus indécentes des chanteuses ainsi que ces enfants de 12 ans habillées comme des ....et vraiment je pense qu'il y a des choses problématiques à dire dessus aussi. C'est même affligeant, mais ça reste de la comédie, à but commercial. C'est ce genre d'influence là dont je parle, et pas forcément des criminels qui vont regarder un porno puis violer, ni des gens qui vont écouter Manson puis se suicider, ni des gens regarder Saw puis tuer. Une influence à long terme qui devient commun au sein d'un peuple, puis petit à petit, change l'individu de génération en génération, à échelle différente, selon le libre arbitre de chacun.
Le jour où au théâtre, des gens voulant se suicider se porteront volontaires pour être tuer sur scène, pour le côté réaliste de la pièce, on pourra dire que tout le monde est consentant et que personne n'est à blâmer, car ceux qui assistent au spectacle savent à quoi s'attendre. Là le lien sera d'autant plus fort avec la pornographie. (légalement bien sûr).
Zhatan a écrit :Zhatan a écrit:
En fait, aucune études qui ont une quelconque légitimité. Comme je te dis : écouter Marilyn Mansion ne te fait pas devenir assassin, éventuellement (et je dis bien éventuellement) les assassins écoutent Marilyn Mansion, idem pour la pornographie. Il ne faut pas confondre corrélation (éventuelle) et causalité. Sinon on devrait interdire les voitures jaunes parce qu'elles ont proportionnellement plus d'accidents.
D'accord effectivement, appelons ça corrélation. Toujours est-il que la liaison est forte. Ça ne date pas d'aujourd'hui, mais il suffit de regarder les tenue vestimentaires et les activités des filles de 14 ans d'aujourd'hui pour se rendre compte que les temps changent, et si la porno n'est pas la cause direct, elle en fait partie des causes. Si les gens se permettent presque de faire leurs affaires en pleine rue de nos jours, il y a bien eu une évolution et des causes pour qu'on y arrive.
Non. S'il y a corrélation entre A et B (par exemple ils augmentent simultanément) : A entraîne B, B entraîne A, ou C entraîne A et B, ou alors coïncidence. Quant au viol il se trouve que c'est une donnée difficile à manier car les victimes (souvent des femmes) vont plus souvent déclarer le crime qu'avant. Quant à la tenue vestimentaire des filles... euh... ouais... par contre ça gêne personne les T-shirt moulants pour les garçons, le pantacourt révélant le caleçon, et les gambettes à l'air... Et puis franchement, en quoi ça te gêne (et c'est ça que j'arrive pas à comprendre) qu'il y ait des types et des typesses qui se mettent en valeur ? C'est à dire : quelle est ta définition de "l'indécence".
Citation:
Oui, ça fait bien longtemps (depuis Hobbes ?) qu'on ne place plus des valeurs transcendantes au centre de tout, pourquoi ? parce que se sont les hommes qui les créent en dernière analyse.
Ça c'est un point de vue...
Oui, évidemment, n'empêche que depuis Hobbes... pour la philosophie l'humain est au centre du monde, parce qu'il est celui qui l'appréhende et qui le définit. Il n'existe un concept de morale que si l'homme le définit, sinon...
Citation:
L'individualisme ce n'est pas ça, selon Tocqueville c'est chercher la réalisation de son bonheur. Et il ne dit jamais, par exemple, qu'on est vierge de toute influence.
Peut être, mais c'est ce que ça sous-entend au final puisque tu dis toi même que les choix se font entièrement indépendamment du groupe d'appartenance.
Non. Et si tu as eu l'impression que je le disais, je suis désolé.
Citation:
Je sais bien, mais en quoi le groupe a une influence ici ? La pornographie c'est plutôt (aux exceptions près) une pratique solitaire justement ^^. Alors oui je sais on peut en parler en groupe... m'enfin...
C'est une pratique solitaire oui et non, puisqu'il y a déjà les acteurs, puis l'observateur. Enfin de compte ce qui est de l'ordre de l'intime ne l'est plus. Mais surtout, l'aspect légal, accessible, et répandu en fait un phénomène de groupe à part entière.
Encore une fois n'est intime que ce qu'on veut qui soit intime, si quelqu'un veut montrer son corps, grand bien lui fasse, après effectivement ça peut choquer des personnes trop jeunes, c'est à dire non préparées, mais pas plus que de voir, par exemple, une opération à cœur ouvert. J'aimerais connaître ta définition de ce qui moral, quand même.
Citation:
Sauf que de nos déterminismes on peut prendre conscience. Et faire un choix, peut-être pas toujours mais...
Oui ça s'appelle le libre arbitre, comme dans tout. Ça ne donne néanmoins aucune légitimité à un phénomène que l'on juge nuisible ou blâmable. (je sais, pour toi ça n'est pas nuisible).
Tu vois, toi aussi tu juges
Tu te mets au centre du monde, tu es le sujet agissant et percevant (je taquine...).Citation:
Considérer que la pornographie influe sur le viol c'est dire que les individus ne sachant pas où ils vont quand ils vont sur un site pornographique. Comment pourrait-on découvrir des valeurs ou un modèle dans la pornographie alors même qu'elle n'a aucune prétention (et elle le dit bien) morale ? Elle est mue par une logique commerciale, point. Elle ne peut pas inciter au viol, ou alors c'est dire que le théâtre incite au meurte (dans certaines pièces).
Ce n'est pas parce que la pornographie n'a pas pour prétention de donner des valeurs morales qu'elle ne donne pas un exemple. Je ne parle même plus de viol mais simplement du cadre de l'intime.
Alors effectivement on peut discuter de l'aspect violent de certains films ou certaines chansons et de leur influence, puis bien sûr les tenues de plus en plus indécentes des chanteuses ainsi que ces enfants de 12 ans s'habillent comme des ....et vraiment je pense qu'il y a des choses problématiques à dire dessus aussi. C'est même affligeant, mais ça reste de la comédie, à but commercial. C'est ce genre d'influence là dont je parle, et pas forcément des criminels qui vont regarder un porno puis violer, ni des gens qui vont écouter Manson puis se suicider, ni des gens regarder Saw puis tuer. Une influence à long terme qui devient commun au sein d'un peuple, puis petit à petit, change l'individu de génération en génération, à échelle différente, selon le libre arbitre de chacun.
Mais le problème c'est que c'est l'inverse qui se passe : la violence ne cesse de disparaître de nos sociétés. Je renvoie à un de mes posts précédents. Mais la société, à long terme, se pacifie au cours du temps, ça n'est pas un processus qui va sans retour en arrière (ponctuellement on peut voir un pic de criminalité par exemple), n'empêche que la tendance est là : les relations interpersonnelles sont de plus en plus régies par le consensus, le compromis. Même chose pour la pornographie, ce qui peut lui être reproché dans nos sociétés (mais ça n'est pas intrinsèque) c'est la violence symbolique qui entérine une position dominée de la femme, toutefois cela change et les femmes se mettant au porno (si, si) il y a fort à parier que dans un avenir proche une industrie du porno pour les femmes naîtra.
Finalement tu reproches l'indécence, le manque d'intimité, mais ce ne sont des valeurs "personnelles", tu n'es pas obligé de t'exhiber, mais tu ne peux pas empêcher quelqu'un de le faire ; bien sûr dans le cas des tenues aguicheuses tu es obligé mais ce qui me gêne c'est que ça ne te pose aucun problème qu'un homme ait un T-shirt moulant révélant ses muscles puissants, un short dévoilant ses jambes et son caleçon ; bref pour le coup je reproche le manque de constance de ta notion de l'indécence. Peut-être pensais-tu à cet exemple, mais tu ne l'as pas cité alors que tu cites constamment la tenue scandaleuse des jeunes filles.
moreeg a écrit :Je vais faire très bref parce que là ça traine et tourne en rond effectivement
00Et puis franchement, en quoi ça te gêne (et c'est ça que j'arrive pas à comprendre) qu'il y ait des types et des typesses qui se mettent en valeur ? C'est à dire : quelle est ta définition de "l'indécence".
Ma définition de l'indécence n'est pas différente de la tienne je suppose. Une entrave à la pudeur en quelque sorte. Donc forcément tu me demanderas où commence la pudeur et où est-ce qu'elle s'arrête.
Je ne te répondrai pas car c'est sûr, nous n'aurons pas les mêmes convictions. Mais ce qui est sûr, c'est que se mettre en valeur aujourd'hui dénude (pas dans tous les cas bien sûr) bien plus qu'il y a un certain temps. Donc sans entrer dans les détails, ça évolue. Et en quoi ça me gène? Honnêtement, je suis mal à l'aise de voir des gamines de 14 piges avec des shorts au ras du cul, et je suis amusé de voir des gars le caleçon à l'air t-shirt moulant. Mais c'est plus pour l'éducation de mes enfants, si j'en ai, que je m'inquiète car inculquer la pudeur à un enfant quand toute une nouvelle génération lui montre le contraire, c'est dur.
Je ne répondrai plus car je pense que j'ai été clair.
Oui, évidemment, n'empêche que depuis Hobbes... pour la philosophie l'humain est au centre du monde, parce qu'il est celui qui l'appréhende et qui le définit. Il n'existe un concept de morale que si l'homme le définit, sinon...
Encore une fois, c'est un point de vue. Ce n'est pas le mien. Et je ne répondrai plus pour ça aussi car c'est un autre débat.
Encore une fois n'est intime que ce qu'on veut qui soit intime, si quelqu'un veut montrer son corps, grand bien lui fasse, après effectivement ça peut choquer des personnes trop jeunes, c'est à dire non préparées, mais pas plus que de voir, par exemple, une opération à cœur ouvert. J'aimerais connaître ta définition de ce qui moral, quand même.
On tourne en rond. Je ne répondrai plus. Une opération peut être choquante pour des yeux sensibles oui. Après comme j'ai déjà dit, dire que faire l'amour devant une caméra n'est pas afficher ce qui est de l'ordre de l'intime, c'est être borné. Je ne répondrai plus car je vais me répéter. (groupe, influence, évolution etc...)
Mais le problème c'est que c'est l'inverse qui se passe : la violence ne cesse de disparaître de nos sociétés. Je renvoie à un de mes posts précédents. Mais la société, à long terme, se pacifie au cours du temps, ça n'est pas un processus qui va sans retour en arrière (ponctuellement on peut voir un pic de criminalité par exemple), n'empêche que la tendance est là : les relations interpersonnelles sont de plus en plus régies par le consensus, le compromis. Même chose pour la pornographie, ce qui peut lui être reproché dans nos sociétés (mais ça n'est pas intrinsèque) c'est la violence symbolique qui entérine une position dominée de la femme, toutefois cela change et les femmes se mettant au porno (si, si) il y a fort à parier que dans un avenir proche une industrie du porno pour les femmes naîtra.
Finalement tu reproches l'indécence, le manque d'intimité, mais ce ne sont des valeurs "personnelles", tu n'es pas obligé de t'exhiber, mais tu ne peux pas empêcher quelqu'un de le faire ; bien sûr dans le cas des tenues aguicheuses tu es obligé mais ce qui me gêne c'est que ça ne te pose aucun problème qu'un homme ait un T-shirt moulant révélant ses muscles puissants, un short dévoilant ses jambes et son caleçon ; bref pour le coup je reproche le manque de constance de ta notion de l'indécence. Peut-être pensais-tu à cet exemple, mais tu ne l'as pas cité alors que tu cites constamment la tenue scandaleuse des jeunes filles.
Oui ça va de paire. Ce n'est pas spécifique aux femmes. Et effectivement, je ne peux pas empêcher les gens de faire ce genre de chose, cela dit, ce n'est pas si personnel que ça. Lorsque je vois des gens se mettre des doigts en pleine rue, et si ça devient légal, je suis en droit de dire qu'ils portent atteinte à ma liberté.
Sinon encore une fois je ne répondrai plus. Tu penses que ce processus canalise, tandis que je pense que c'est de la poudre aux yeux. Et ce n'est pas l'inverse qui se passe comme tu dis.
Dernier post sur le sujet pour moi.
Kirawea a écrit :Pour moi l'individualisme c'est quand un individu cherche à se mettre en valeur, de préférence en société (parce qu'au milieu de personne ça ne veut pas dire grand chose). Ça n'a en fait pas grand chose à voir avec cette société de consommation qui au contraire a tendance à produire des moutons tous identiques (rien à voir avec la mise en valeur de l'individu, donc).
Ce qui est néfaste, c'est l'égoïsme dont on fait preuve sous prétexte d'exprimer sa personnalité : je suis plus intéressant parce que je parle plus fort que les autres, je suis pleine de vie parce que je m'esclaffe très fort et à tout bout de champ, je réussis ma vie mieux que les autres parce que j'ai le courage (!) et la force (re-!) de leur marcher sur la gueule, et si j'ai fait une connerie c'est comme ça, je peux pas m'en empêcher, alors il faut l'accepter parce que je ne changerai pas (j'illustrerai ce dernier point par la très réelle anecdote du gars qui trompe la femme qui l'aime jusqu'au jour-même de leur mariage et qui n'en conçois qu'une culpabilité toute relative).
San999 a écrit :La pornographie
J'ai hésité à intervenir plus sur le débat sur la pornographie, car j'ai déjà eu l'occasion d'en débattre sur un autre forum et c'est plutôt casse-gueule et long, car une fois lancé, j'ai du mal à quitter le débat. Mais bon, je vais me lancer finalement.
En fait, ma position est plutôt entre celles de Zhatan et de Moreeg. Je ne pense pas que l'on puisse dire que la pornographie n'a aucune influence, après tout, c'est un produit social et je ne vois pas de raison pour qu'il ait moins d'influence que le reste de ce qui compose la société. Car oui, la pornographie émet un message, même si ce n'est pas le but de ceux qui la produisent. Car toute production humaine produit un discours, un discours implicite sur un champ de la société. Si les individus s'influencent entre eux, ce n'est pas uniquement lorsqu'ils sont en contact direct. Le fait de communiquer crée cette influence et la pornographie est une forme de communication, tout comme la gestuelle dans la rue, etc.
Après, je ne crois pas que cela soit aussi simpliste que « je vois un film porno, donc je vais manquer de respect aux femmes, voire même commettre un viol ». Il ne suffit pas de voir une fois un film porno pour voir sa vision du monde totalement déformée et même en en voyant régulièrement, on ne va pas forcément devenir un macho ou un violeur. D'ailleurs, le discours de la pornographie ne passerait tout simplement pas, si la société n'était pas déjà prête à le recevoir. Si on vous dit « égorger une vache en la faisant souffrir le plus possible, c'est super cool », je ne pense pas que vous le ferez, même si vous entendez souvent ce message dans des films. Tout simplement, parce que cela sort de nulle part et que cela ne fait pas écho à votre perception du monde. Si la pornographie marche, c'est tout simplement, parce que le discours qu'elle produit existe déjà en filigrane dans la société. En fait, c'est un peu le serpent qui se mord la queue, la société produit la pornographie qui elle-même diffuse certaines valeurs, les mêmes valeurs qui ont permis de créer la pornographie.
Ce message a donc de l'influence justement parce que les valeurs qui y sont sous-jacentes existent déjà et qu'elles sont donc renforcées. Ce n'est pas simplement les enfants et ceux qui n'ont aucune expérience en sexualité qui peuvent être influencés. Les adultes expérimentés peuvent aussi l'être de façon progressive et jusqu'à un certain point. Car il ne faut pas oublier que malgré un certain puritanisme chez nous, la sexualité reste quelque chose de très important. Et la volonté d'être un « bon amant » ou une « bonne amante » et la « performance sexuelle » sont des idées de particulièrement influentes dans notre société. Le fait de vouloir s'améliorer dans ce domaine nous mène à vouloir nous informer sur comment justement atteindre cette « performance » et la pornographie peut être l'un de ces « outils d'information », car c'est dans ce média que la performance sexuelle est le plus mise en avant.
Après, le problème de la pornographie, ce n'est pas simplement de montrer de la sexualité, qui fait partie de la société humaine et est même indispensable pour la raison évidente de la reproduction, mais aussi en tant que forme de communication (qu'il y ait de l'amour dans l'acte ou non). Le problème, c'est le type de sexualité qu'elle présente souvent. Zhatan a déjà évoqué le fait que la pornographie produit un certain discours négatif sur les femmes. Mais la pornographie propose également un certain discours sur les hommes et la virilité qui n'est pas forcément très positif non plus, ainsi que de façon générale sur les relations hommes/femmes. Bref! Cela produit une certaine pression sur les femmes comme les hommes sur ce que devrait être leur sexualité et leur rapport à l'autre de sexe de façon générale (et même au même sexe, car la pornographie homosexuelle existe aussi).
Cependant, comme je l'ai dit précédemment, les valeurs que transmet implicitement la pornographie, souvent à l'insu de ceux qui la produisent, sont déjà présentes dans la société de façon générale. Donc, se contenter de condamner la pornographie et par exemple l'interdire, ne mènerait à rien. À la limite, cela créerait juste un marché noir de la pornographie qui créerait une situation précaire pour ceux qui travailleraient dans ce domaine et dire simplement « ils n'ont qu'à pas le faire » est vain, car parfois les circonstances font qu'on a l'impression de ne pas avoir le choix (même si certains acteurs et actrices choisissent aussi de le faire par goût personnel, il ne faut pas non plus mélodramatiser). Ce sont donc les valeurs qui produisent la pornographie de façon générale qu'il faut attaquer (me demandez pas comment, j'ai pas envie d'y réfléchir, surtout qu'il n'y a pas de réponse simple).
J'aimerais ajouter quelque chose de non lié directement à la pornographie, c'est que pour ma part, en ce qui concerne la sexualité, je pense que chacun devrait tout simplement être libre de faire ce qui lui plaît tant qu'il ne nuit à personne. Hétéro, homo, SM, fétichiste, échangiste ou même tout simplement ne pas s'y intéresser plus que ça. Je déteste autant le discours moralisateur du « fait pas ci, fait pas ça, c'est pas bien » que celui qui met la pression sur ceux qui n'ont pas une vie sexuelle super active avec dix partenaires différents. C'est à chacun de décider de la sexualité qui lui convient, personne n'a à lui dire ce qu'il a à faire (on peut conseiller si la personne est un peu perdue de ce point de vue, mais je déteste ceux qui mettent la pression). Si quelqu'un a envie d'avoir plein de conquêtes sexuelles, tant mieux pour lui/elle, tant qu'il/elle est au clair avec ses partenaires. Si quelqu'un d'autre veut attendre jusqu'au mariage avant d'avoir sa première relation sexuelle, grand bien lui en fasse aussi, tant que là il en informe le partenaire.
La pudeur, l'indécence et ce qui choque les petits gnenfants
Maintenant, pour ce qui concerne l'« indécence » de certaines tenues, c'est lié au tabou de la nudité dans nos sociétés. Et ça je dois dire que j'ai toujours eu du mal à comprendre. Mais qu'est-ce que ça peut foutre de voir un zizi ou une foufoune? Personnellement, je pense que ce sont ceux qui font le plus de cirque autour de ça qui y pensent le plus. De plus, il n'y pas meilleur moyen d'attirer l'attention sur quelque chose que de le cacher et c'est connu. Mettez une feuille de vigne pour cacher un sexe sur une oeuvre et on ne verra que ça. Comprenez-moi bien, je suis quelqu'un de relativement pudique, mais je ne comprends pas que l'on fasse toutes ces histoires.
Et puis en quoi un enfant serait choqué de voir un corps nu. Il va devenir un obsédé sexuel? Il va avoir envie d'avoir des relations sexuelles sur le champ? Il va être hyper-choqué parce que... euh... c'est moche... euh... il va être tout étonné de voir qu'il y a quelque chose entre les jambes... euh... Non, franchement, je n'arrive même pas à imaginer ce que pensent ceux qui sont tout scandalisés à l'idée de la nudité et particulièrement la nudité devant un enfant. Ils ne font que transférer leurs propres idées tordues sur les enfants.
Si le fait de porter des mini-jupes est indécent, les nudistes sont-ils aussi indécents? Une culture où la nudité n'est pas sujette à pudeur est-elle indécente? Personnellement, je pense que les plus pervers sont ceux qui font un procès à un publiciste montrant des seins (en dehors de tout message qu'il pourrait émettre, explicitement ou implicitement) que des parents qui emmènent leurs enfants dans un camp nudiste. Quant à l'excuse bidon du « elle risque d'attirer des violeurs » qu'on entend souvent, j'ai horreur de ça. J'ai toujours perçu cela comme un moyen de culpabiliser les victimes et de décharger les criminels. Si un violeur est déchargé de toute culpabilité parce que la victime était sexy, alors un assassin est déchargé de son crime si la victime avait dit une fois dans un moment de détresse qu'elle souhaitait mourir. Le fait d'être sexy, cela peut être pour plaire au petit-ami qu'elle va retrouver, parce qu'elle souhaite plaire à certains hommes mais pas forcément accepter tout le monde, parce qu'elle a chaud, etc. Le fait d'être sexy ne donne aucun droit ou excuse à ceux qui voient une personne sexy. Par ailleurs, la plupart des viols sont perpétrés par des personnes proches et les victimes sont loin d'être toujours des canons, preuve que le viol est avant tout une question de violence avant d'être une question d'attirance physique.
Pour en revenir à cette répugnance particulière à montrer la nudité aux enfants, c'est aussi lié à une certaine idée que l'on se fait de l'enfant qui est celle de l'innocence. Notre façon de voir l'innocence de l'enfant est celle d'une certaine ignorance, crédulité et imagination. Notre façon de concevoir l'imagination étant aussi liée à l'ignorance, comme si le fait qu'un enfant sait des choses lui faisait perdre son imagination. Et dans nos têtes de pervers, la nudité évoque la sexualité, ce qui nous fait croire que l'enfant va aussi y penser et avoir envie de s'y adonner, ce qui est parfaitement inacceptable pour nous, car cela le sort de son ignorance et donc de son innocence. C'est ce qui nous conduit à vouloir maintenir les enfants dans une certaine ignorance, prétextant que c'est pour son imagination.
On met un peu les enfants dans des petites cases dont on ne veut surtout pas qu'ils bougent. Pourtant, ils ne sont pas stupides, ils sont parfaitement capables de comprendre des choses et ils peuvent voir la réalité telle qu'elle est sans pour autant perdre leur imagination et/ou leur innocence. D'ailleurs, dès que les enfants sortent un peu du cadre de l'idée que les adultes leur ont aménagés, ces derniers essaient de les y ramener. Je me souviens qu'enfant j'étais en train de faire un dessin et tout d'un coup l'institutrice vient vers moi et me dit:
« Tu ne fais pas un visage souriant et des rayons à ton soleil? »
« Euh... Le soleil, il a pas de visage et il est rond, il a pas de rayons. C'est juste une grosse boule de feu. »
« Oui, mais c'est l'imagination! »
Après un petit moment d'incompréhension où je me suis demandé si elle me prenait pour un con, je lui ai finalement fait son soleil rayonnant et souriant, ce qui a rendu la maîtresse très heureuse et moi aussi, parce qu'au moins, elle m'avait foutu la paix...
Bref! Tout ça pour dire, qu'on a tort de vouloir imposer aux enfants une image que l'on se fait d'eux et de vouloir leur cacher des choses qui au final ne choqueront que nous. Cela inclut la nudité et même dans une certaine mesure une compréhension de la sexualité (pas besoin d'aller dans les détails, ils ne comprendront pas tout et trouveront sûrement ça beurk). D'ailleurs, pour reparler de ma vie (en tant que simple illustration et non en tant que preuve), il n'y a jamais eu de pudeur dans ma famille (je suis pudique en dehors de la maison): Mes parents se sont toujours promenés nus devant moi et je ne me rappelle même plus quand est-ce que j'ai su comment on faisait réellement les bébés (mais ce fut tôt) et je ne suis pas pour autant devenu un pervers traumatisé. Ah! Et aussi, j'ai arrêté de croire au Père Noël à six ans et mon imagination se porte très bien.
Pour la précision, je ne cherche pas à dire qu'il faut absolument les ramener à la réalité et les empêcher de s'inventer des histoires magiques ou de faire des dessins non réalistes ou de leur montrer les trucs les plus atroces (au niveau de la violence, il ne sert à rien de tout cacher et devenir parano, mais il est vrai qu'il faut être modéré dans ce qu'on laisse voir à l'enfant), juste qu'il faudrait arrêter de leur imposer le petit cadre qu'on leur a créé.
Je concluerais ici ce message très long qui pourtant ne dit pas tout ce que je pourrais dire.
Kirawea a écrit :Bon j'ai toujours la flemme de rentrer sérieusement dans le débat sur la pornographie mais après avoir lu une bonne partie de ton dernier post (San999), il y a un petit truc qui me dérange, c'est la formulation type "la pornographie est responsable de ...".
Dans la mesure où la pornographie est une forme de représentation, voire d'expression (voire d'art pour certains), je ne crois pas qu'on puisse directement la blâmer pour d'éventuels maux qui sont en rapport avec elle, je crois qu'il faut plutôt blâmer ceux qui en font usage dans un but discutable ou/et sans considération pour les conséquences de cet usage.
San999 a écrit :Bon j'ai toujours la flemme de rentrer sérieusement dans le débat sur la pornographie mais après avoir lu une bonne partie de ton dernier post (San999), il y a un petit truc qui me dérange, c'est la formulation type "la pornographie est responsable de ...".J'ai dit un truc aussi simpliste, moi? Oo Euh... Je crois pas, non...
Kirawea a écrit :Bon j'ai toujours la flemme de rentrer sérieusement dans le débat sur la pornographie mais après avoir lu une bonne partie de ton dernier post (San999), il y a un petit truc qui me dérange, c'est la formulation type "la pornographie est responsable de ...".J'ai dit un truc aussi simpliste, moi? Oo Euh... Je crois pas, non...
En fait je pinaille, en relisant ton post je vois que tu y intègres ce que j'ai dis, je m'étais un peu trop arrêté sur certaines tournures.
San999 a écrit :Zhatan et moi venons d'échanger quelques MP, comme je les trouve intéressant, avec son accord, je les quote ici:
Je n'ai pas assez de chose à redire sur ton post pour répondre sur le sujet donc je t'envoie un message. Tout d'abord très beau post, ensuite c'est plus ou moins ce que je pense.
Juste, parce que je suis tenace, j'aimerais juste préciser mon point de vue au sujet des valeurs transmises par la pornographie. Je ne pense pas qu'il faille prendre les gens pour des imbéciles et des éponges, je veux dire par là que si la question se pose pour la télévision et l'influence des médias, auxquels on reproche souvent leur uniformité de discours, parce que le Français moyen passe 206 minutes devant la télévision chaque jour, elle se pose beaucoup moins pour la pornographie, je doute qu'un Français passe ne serait-ce que 10 min par jour devant des films pornographiques. Et quand bien même ce serait le cas il y a suffisamment d'émissions niaises au sujet du bel amour entre le beau prince charmant et la belle princesse pour qu'on s'en inquiète plus que ce qui pourrait éventuellement répandre la pratique de la sodomie (désolé pour l'exemple mais je n'en avais pas d'autres...), je plaisante bien sûr mais je ne pense pas que l'humain soit assez perméable pour que la pornographie ait une quelconque influence, je veux dire, dans les posts du topic on avait l'impression que la pornographie c'était un phénomène omniprésent, je sais bien qu'on regarde des films de plus en plus tôt, mais comme tu le disais justement les enfants ne sont pas idiots (ou les jeunes ados). Le problème peut éventuellement venir du fait qu'on pourrait prendre le film pornographique pour un film d'éducation sexuelle, mais encore une fois... est-ce vraiment possible, fusse à 11 ans (paraît-il c'est l'âge auquel certains commencent...) ?
En plus de ça quand on regarde ce genre de film on ne cherche qu'une chose : l'excitation ; alors que quand on regarde même une série on est dans un autre état d'esprit : on recherche de l'agréable, on est prêt à absorber parce que même dans la plus naze des séries on est prêt à réfléchir, fusse sans vraiment y penser on se fait des réflexions dessus, mais lors d'une film porno rien de tout cela : tu t'imagines commenter le jeu d'acteur ? Le fabuleux caractère snob esquissé d'une scène lapidaire lors du film ? Moyen quand même.
Bref, je suis plus que sceptique.
Je "regrette" un peu d'avoir manqué de clarté et d'éloquence dans le débat, mais la vision de la pornographie=viol me paraissait, sans dédain aucun, vraiment éculée... Ça me fait penser aux sermons des personnes âgés : "plus de jeunesse !", "plus de valeurs !"... etc.
San999 a écrit :En fait, je ne pensais pas à l'influence de la pornographie de façon technique (ou en tout cas, pas forcément une influence très forte), mais plutôt parce qu'elle participe de façon générale à ce qui existe déjà ailleurs, y compris dans ces films à l'eau de rose avec prince charmant et belle princesse (eh oui!). Ceci par exemple dans le fait que l'homme soit quasiment toujours l'actif et la femme quasiment toujours la passive, sauf lorsqu'elle est une "salope". Il y a aussi l'objectivation de la femme qui existe dans la pornographie comme dans les clips de rappeurs américains entourés de femmes sexys dansant autour de lui comme des décorations. Le cliché de l'homme moins émotionnel que la femme, avec, dans la pornographie, souvent des acteurs masculins qui gardent un visage presque impassible durant l'acte sexuel, comparé à la femme qui se laisse porter par l'action de l'homme (elle reste passive) à coup de force grands cris et visage contorsionné de plaisir. (Cela peut être complexant pour une femme qui pense être frigide juste parce qu'elle ne crie pas ou pour un homme qui pense manquer de virilité parce qu'il manifeste "trop" son plaisir.) L'image de la virilité y est aussi très caricaturale comme ailleurs.
Bref! La pornographie n'est pas le fond du problème, elle n'en est que l'un des différents révélateurs (et même un révélateur particulièrement évident, car il est très caricatural) et diffuseurs de ces différentes valeurs existant déjà dans la société.
Après, oui, l'aspect technique peut être important, certains peuvent vraiment croire qu'ils peuvent imiter dans une certaine mesure ce qu'ils voient dans la pornographie, mais c'est assez minime (encore qu'il faudrait vérifier je suppose). Sauf éventuellement certains enfants et ados qui regardent ça en croyant voir un guide sans qu'il n'y ait ensuite un adulte (qui n'ait pas déjà une vision biaisée de la sexualité) qui puisse leur donner une explication sur ce qu'ils ont vus. Mais je pense que c'est plus marginal qu'on ne le croit. Surtout qu'il est rare que le porno soit la seule source d'information des ados/enfants (même si c'est le cas pour quelques uns).
Et puis, si les gens veulent faire de la sodomie, grand bien leur en fasse. Cela ne pose problème que s'ils se sentent obligés alors qu'ils n'aiment pas ça. (Je sais que tu ne faisais que donner un exemple, mais bon... XD )
San999 a écrit :Il reste effectivement des terres à conquérir pour le féminisme, disons simplement que la situation est moins pire qu'il y a une centaine d'années...Exact. ^^ (Pour la précision, je pense que le féminisme sert non seulement la cause des femmes, mais aussi des hommes.)
Zhatan a écrit :PS : Il serait intéressant de regarder si les films pornographiques homosexuels exhibent des hommes (ou des femmes mais pour le moment la pornographie destinée à un usage féminin est probablement légèrement en retrait) qui sont expressifs dans le plaisir qu'ils reçoivent (ou plutôt, qu'ils sont censés recevoir...).En fait, dans la pornographie homosexuelle, il y a souvent un homme plus passif, censé être "la femme" dans le rôle qu'il tient (comme dans les clichés sur les couples gays avec l'un "qui fait l'homme" et l'autre "qui fait la femme"
, donc c'est pas mieux que le porno hétéro. À noter que le porno lesbien est essentiellement destiné au public masculin et il n'est donc par conséquent pas réellement lesbien, car il diffuse une image biaisée de l'homosexualité féminine.Zhatan a écrit :D'accord pour le porno homosexuel, c'est "drôle" que ça se passe comme ça.
Dernière question (ou pas) : pourquoi penses-tu que le féminisme sert également l'homme ? (en dehors du fait qu'elles arrêteront d'avoir des meilleures notes que nous). Je n'y ai jamais réfléchi en fait.
San999 a écrit :Le carcan de la virilité. Ne pas pleurer, ne pas montrer ses émotions, ne pas avoir le choix de plus s'occuper de ses enfants que de son travail (un homme qui fait ça est très mal perçu), devoir parfois montrer plus d'agressivité qu'on ne le veut, etc.
Thanatos a écrit :Je tenais quand meme a dire que pour moi, le grand problème de la pornographie est le fait que la femme soit utilisée pour donner du plaisir a l'HOMME.
yo a écrit :Pour la précision, je pense que le féminisme sert non seulement la cause des femmes, mais aussi des hommes
Sauf si le féminisme finit par se caricaturer lui même en faisant de l'homme la bête à abattre a tout prix comme ont put le faire à un moment donné certaines feministes américaines.
Mais sinon je suis d'acord avec toi.
yo a écrit :
Je tenais quand meme a dire que pour moi, le grand problème de la pornographie est le fait que la femme soit utilisée pour donner du plaisir a l'HOMME.
Aprés sur la problématique de la pronographie il faut savoir que les féministes elles même ne sont pas toute d'accord entre elles.
On peut d'abord se référer à la vision des "féministes radicales" pour qui la prostitution, la pornographie et les formes de sexualité dites dégradantes (ex: sado-masochisme, scatophily...) constituent des vecteurs de "chosification" et "d'humiliation" des femmes. Ils contriburaient à péréniser un model de "sexualité patriarcale". Et devrait donc être combatus quite à en passer par le législateur (interdiction de la prostitution, du racolage, cençure...)
Vision à la quelle s'oppose celle des "féministes pro-sexe", qui voient dans cette condanation une stygmatisation supplémentaire contre les femmes et notament contre les "travailleuses du sexe". Cette stygmatisation, fondé sur une indignation morale issue des valeurs religieuses judéo-chrétiennes ne serait en fait qu'une tentative supplémentaire de normalisation de la sexualité qui viserait donc à prohiber des pratiques sexuelles (et donc à limiter des libertées individuelles) sous couvert de lutte contre le patriarcat.
Il faudrait donc empécher le législateur d'entrer dans "la sphére de l'intimité" du moment que les relations (privées, commerciales...) ont lieu entre adultes consantants.
San999 a écrit :Pour la précision, je pense que le féminisme sert non seulement la cause des femmes, mais aussi des hommesSauf si le féminisme finit par se caricaturer lui même en faisant de l'homme la bête à abattre a tout prix comme ont put le faire à un moment donné certaines feministes américaines. Oui, effectivement, même si c'est une minorité. Je me souviens d'avoir lu deux courts textes d'Andrea Dworkin, c'était effrayant. Pour moi, c'était plus un texte de haine contre les hommes qu'un texte féministe. À vrai dire, elle cherchait tellement à faire passer les hommes pour des connards que cela en devenait carrément anti-féministe. Oo J'étais halluciné! Je ne sais pas si elle est toujours comme ça, mais en tout cas, clairement, ces deux textes avaient totalement foiré leur visée féministe.
À noter, au passage, qu'il existe aussi des féministes qui pensent que la place des femmes est aux fourneaux et avec un balais. XD Sauf qu'elles veulent revaloriser les fourneaux et le balais. Moi, je veux bien revaloriser les fourneaux et le balais (sinon, les hommes et les femmes qui se retrouvent à ces rôles domestiques ne peuvent qu'être complexés), mais je pense que cela reste indispensable que les femmes aient d'autres choix.
Bref! Il existe toutes sortes de courants féministes très très différents.
Et ce que tu dis sur la pornographie et les différentes visions des féministes sur le sujet est tout à fait exact. Et il y a bien entendu d'autres positions possibles. Cela me rappelle le rapport sur la pornographie que j'avais fait, il y a deux ans. *Nostalgie.* (En réalité, je fais juste le pédant sur cette dernière phrase. XD)
)

mais on est pas du genre à admirer quelqu'un pour ses conquêtes, non...
(Vanne totalement gratuite, vu que je ne lis plus Naruto depuis belle lurette.)