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#293 571
Etant donné qu'on en parle un petit peu sur les autres topics, mais qu'on doit éviter de faire du HS. Autant ouvrir carrément un sujet dessus, sur l'économie, qui pour moi, reste une question centrale que les politiques font tout pour éviter.
Pour ma part, je suis en 1ère année d'économie, mais j'émets beaucoup de critiques sur l'économie mathématique. Comme disait Hayek "les math en économie sont comme des tours de magie pour duper les politiques". Il était contre l'intervention de l'Etat, donc contre Keynes, car "un cerveau humain ne peut comprendre totalement la société ou même lui-même."
Ce que je conçois, d'ailleurs on voit que les économistes ne maîtrisent pas du tout l'économie comme il le voudrait.
Mais donc Hayek, que pensait il pour le bien de l'économie ? Le libre échange...
Et là encore, je suis critique car c'est basé sur la croyance de la "main invisible" d'Adam Smith. (ou la fable des abeilles de Mandeville pour ceux qui connaissent). Cette croyance qui implique que "vice privées font le bien public". En gros, si tout agit librement, motivé par leur ambition perso, l'économie entière ira bien.
Cette croyance quasi biblique me paraît aussi débile que ceux qui pensent pourvoir maîtriser l'économie.
Bref, pour faire simple, pas de math, pas besoin d'entrer dans de gros débats. Avec le libre-échange, le politique a perdu tout pouvoir, seul le marché règne. Donc les politiques ne peuvent rien faire à part s'occuper des problèmes sociaux comme le mariage gay. Donc un pays libéral ne peut plus rien faire pour lui seul.
Aujourd'hui, il n'y a que deux solutions.
Celle prônait par Jacques Attali and co, c'est à dire "problèmes mondiaux, gouvernement mondial" (basée sur le projet de paix perpétuelle de Kant). Qui peut se tenir.
Ou celle prônait par des "marginaux" comme Maurice Allais, notre seul prix nobel d'économie (il y aurait des critiques à faire là aussi.), un retour au protectionnisme. Mais vu qu'il était contre le"libre-échangistes mondialiste" la presse le boudait. Il est mort, il y a 3 ans dans un silence de mort, mais il a laissé un texte intéressant : http://ensmp.net/pdf/2009/Maurice%20Allais%20Lettre%20aux%20Francais.pdf
Comme vous l'aurez compris, ma préférence va à Maurice Allais. Mais je peux largement avoir tort. Alors, vous voulez un repli sur soi ou un gouvernement mondial ? Car c'est ça le débat aujourd'hui. Et pour ma part un gouvernement mondial avec nos élites pourries, je refuse.
PS : Peut être que j'ai tort dans mon analyse aussi, je suis là pour débattre :wink
#293 583
Mais donc Hayek, que pensait il pour le bien de l'économie ? Le libre échange...
Et là encore, je suis critique car c'est basé sur la croyance de la "main invisible" d'Adam Smith. (ou la fable des abeilles de Mandeville pour ceux qui connaissent). Cette croyance qui implique que "vice privées font le bien public". En gros, si tout agit librement, motivé par leur ambition perso, l'économie entière ira bien.
Cette croyance quasi biblique me paraît aussi débile que ceux qui pensent pourvoir maîtriser l'économie.

Je crois que c'est un peu simplifié quand même. Ne serait-ce que parce que le marché a besoin de cadres juridiques stables sur lesquels on peut compter.
En plus on pourrait se demander dans quelle mesure cette vision n'est pas normative et donc ne concerne pas ce qui se passe en réalité mais ce qui pourrait se passer si l'on s'acheminait vers un modèle de concurrence pure et parfaite. Bien entendu, dans un certain nombre de cas ça marche assez facilement, dans d'autres ça pose des tas de problèmes. En tout cas, il peut du coup s'agir d'une lutte politique pour imposer une vision des choses. Et probablement le libre échange est en train de gagner, contre la vision politique de l'économie. On remplace la logique de lutte des classes (pas seulement le prolétariat contre le patronnat) par une analyse atomiste où les individus sont rationnels et prévoient en fonction de leur environnement ce qu'ils vont faire de leurs compétences... Ce genre de discours a évidemment une force performative très grande et sa puissance idéologique n'est pas petite. C'est pourquoi je ne crois pas que ce soit si "biblique".
De la même manière, je ne crois pas que quiconque souhaite maîtriser l'économie. Personnellement je suis de ceux qui pensent que des grosses lois faites d'en haut ne peuvent pas s'imposer sans passer par tout un tas d'ajustements et d'interprétations locales. Ce qui fait qu'il est impossible de donner des directives de très loin et espérer qu'elles arrivent en l'état dans la réalité concrète des choses.
Enfin je ne crois pas qu'il s'agisse de repli sur soi. Si on pense que l'on pourrait "revenir en arrière", il me semble que l'on ne peut que se tromper. En revanche, il est sans doute possible d'inventer des solutions. Un protectionnisme à l'échelle européenne me paraît tout à fait envisageable (enfin non puisqu'il faudrait mettre d'accord tout le monde mais enfin bon...), puisque nous avons un système de santé efficace (pour donner une idée, en France 8% du PIB passe dans la santé, aux USA c'est 15% dont 8% de public, le système est extrêmement peu performant donc) et ainsi de suite, il n'y a pas de raison d'être en concurrence avec des pays qui peuvent produire à bas coût simplement parce qu'ils maintiennent bas les salaires du fait de l'absence de protection sociale. Du coup l'ont pourrait envisager des taxes vertes et des taxes 'sociales' pour protéger l'économie européenne et finalement comparer ce qui est comparable. En tant que tel, il ne s'agit pas vraiment d'un "retour" au protectionnisme, il s'agit d'en inventer un nouveau. Je suis plutôt favorable à ce genre de projets, j'ai quand même vaguement l'impression qu'il y a une fuite en avant dans nos politiques d'austérité et qu'elles finiront par mener à un ras-le-bol généralisé.
Pour autant, on parle de plus en plus de "gouvernance" signe peut-être que les gouvernements se sont désaisis d'une partie de leurs responsabilités et de leur pouvoir de décision. Cela pose un énorme problème de démocratie ce me semble.
#293 597
Zhatan a écrit :Je crois que c'est un peu simplifié quand même. Ne serait-ce que parce que le marché a besoin de cadres juridiques stables sur lesquels on peut compter.
En plus on pourrait se demander dans quelle mesure cette vision n'est pas normative et donc ne concerne pas ce qui se passe en réalité mais ce qui pourrait se passer si l'on s'acheminait vers un modèle de concurrence pure et parfaite. Bien entendu, dans un certain nombre de cas ça marche assez facilement, dans d'autres ça pose des tas de problèmes. En tout cas, il peut du coup s'agir d'une lutte politique pour imposer une vision des choses. Et probablement le libre échange est en train de gagner, contre la vision politique de l'économie. On remplace la logique de lutte des classes (pas seulement le prolétariat contre le patronnat) par une analyse atomiste où les individus sont rationnels et prévoient en fonction de leur environnement ce qu'ils vont faire de leurs compétences... Ce genre de discours a évidemment une force performative très grande et sa puissance idéologique n'est pas petite. C'est pourquoi je ne crois pas que ce soit si "biblique".
Effectivement, je l'ai pas mentionné, mais les libéraux souhaitent quand même l'intervention de l'Etat pour les fonctions régaliennes (armée, police) et juridique. Sinon, les pauvres piqueraient tout aux riches. Mais le problème, c'est que l'information n'est pas parfaitement partagée, donc les individus sont dupés, on leur fait croire au "rêve américain". Un ouvrier peut devenir milliardaire, sur le papier, c'est possible, mais l'information est inégalement répartie. Certains en savent plus que d'autres, pas par leur travail, mais par leur chance qui fait qu'ils ont telle relation qui leur donne telle information.
Concernant "la concurrence pure et parfaite". Un peu comme le disait List en critiquant Smith. Quand t'es en haut de l'arbre et que t'as enlevé l'échelle, c'est facile d'être pour le libre échange. Smith était anglais (né en écosse, mais bon), mais l'Angleterre se portait très bien. Et aujourd'hui, on pique tout les ressources du Tiers-monde qui ne peuvent se défendre car le FMI ou autres, leurs ordonnent le libre-échange soit disant pour leurs bien, mais c'est une partie d'échecs truquée...
Bien que Smith était pour protéger les petit pays par un protectionnisme avant de les lancer dans le bain du libéralisme ! Donc on se demande bien à quel auteurs, quelles pensées, le FMI a ses références. Ils sont là pour engraisser les riches.
Zhatan a écrit :De la même manière, je ne crois pas que quiconque souhaite maîtriser l'économie. Personnellement je suis de ceux qui pensent que des grosses lois faites d'en haut ne peuvent pas s'imposer sans passer par tout un tas d'ajustements et d'interprétations locales. Ce qui fait qu'il est impossible de donner des directives de très loin et espérer qu'elles arrivent en l'état dans la réalité concrète des choses.
C'était le rêve de Keynes et de tout ses disciples. Maîtriser l'économie et tout ça, à court terme ! Il était pas patient, il disait "à long terme, nous sommes tous morts". L'économie est devenu une espèce de jeu où on pense qu'il faut juste trouver la bonne "recette". Combien de dose d'investissement ? D'inflation ? etc...
Zhatan a écrit :Enfin je ne crois pas qu'il s'agisse de repli sur soi. Si on pense que l'on pourrait "revenir en arrière", il me semble que l'on ne peut que se tromper. En revanche, il est sans doute possible d'inventer des solutions. Un protectionnisme à l'échelle européenne me paraît tout à fait envisageable (enfin non puisqu'il faudrait mettre d'accord tout le monde mais enfin bon...), puisque nous avons un système de santé efficace (pour donner une idée, en France 8% du PIB passe dans la santé, aux USA c'est 15% dont 8% de public, le système est extrêmement peu performant donc) et ainsi de suite, il n'y a pas de raison d'être en concurrence avec des pays qui peuvent produire à bas coût simplement parce qu'ils maintiennent bas les salaires du fait de l'absence de protection sociale. Du coup l'ont pourrait envisager des taxes vertes et des taxes 'sociales' pour protéger l'économie européenne et finalement comparer ce qui est comparable. En tant que tel, il ne s'agit pas vraiment d'un "retour" au protectionnisme, il s'agit d'en inventer un nouveau. Je suis plutôt favorable à ce genre de projets, j'ai quand même vaguement l'impression qu'il y a une fuite en avant dans nos politiques d'austérité et qu'elles finiront par mener à un ras-le-bol généralisé.
Pour autant, on parle de plus en plus de "gouvernance" signe peut-être que les gouvernements se sont désaisis d'une partie de leurs responsabilités et de leur pouvoir de décision. Cela pose un énorme problème de démocratie ce me semble.
Là, on est d'accord. Un protectionnisme européen, Allais était pour. Le gouvernement à tout lâché, il attend que les Etat-Unis ou autres relance la croissance mondiale. Et en attendant, il limite les risque avec l'austérité, mais si personne ne tente quelque chose, il ne se passera rien...
#293 598
Bien que Smith était pour protéger les petit pays par un protectionnisme avant de les lancer dans le bain du libéralisme ! Donc on se demande bien à quel auteurs, quelles pensées, le FMI a ses références. Ils sont là pour engraisser les riches.

Il y a bien du monde après Smith, hein ? ^^
La pensée libérale a bien évolué depuis.
C'était le rêve de Keynes et de tout ses disciples. Maîtriser l'économie et tout ça, à court terme ! Il était pas patient, il disait "à long terme, nous sommes tous morts". L'économie est devenu une espèce de jeu où on pense qu'il faut juste trouver la bonne "recette". Combien de dose d'investissement ? D'inflation ? etc...

Oui si maîtriser l'économie c'est "stabiliser" ou quelque chose comme ça.
#293 621
Moi je pense qu'à l'heure actuelle on se situe dans la situation qu'on a pu avoir avant la révolution industrielle. Le système féodal en phase d'être centralisé autour du pouvoir étatique demandait à être changé. Ici on se situe clairement sur un problème de compatibilité entre l'économie capitaliste et l'économie mondiale. Le capitalisme marchait, comme le féodalisme marchait. On essaie tant bien que mal de garder un système qui contente le pouvoir et les richesses actuelles comme les nobles tentaient de garder leur privilèges de l'ancien régime.
On se retrouve donc avec des systèmes où l'on fait tout et son contraire, on multiplie les zones de libre échange mais d'un même mouvement on s'ajoute des barrières non tarifaires. On signe des documents législatifs internationaux mais on ne les applique pas (je ne parle pas de la France qui bien qu'elle soit mauvaise élève pour la justice, elle demeure assez réactive).
A un moment donné la solution serait surement d'abandonner non pas uniquement la gestion monétaire ou le contrôle des barrières douanières mais bien d'abandonner de façon pure et simple tout pouvoir sur le marché par un Etat. L'Etat cherche à contrôler l’incontrôlable, les entreprises de la bourse ont plus de valeur et de pouvoir que n'importe quel Etat.
Il y a tout à réinventer, à commencer par la notion même d'Etat. On veut un marché mondial, mais le droit ne l'est pas, le pouvoir ne l'est pas, la langue ne l'est pas... Le temps où les puissances européennes pouvait imposer leur point de vue au monde entier est résolu. Maintenant la Guerre Froide a laissé la place à la lutte de pouvoir mondialisé sur le marché économique, entre les intérêt de l'Union Européenne (qui en plus n'agit pas d'un seul), des Etats-Unis, de la Chine et du Japon. Et encore pour ne parler que de ceux qui sont indispensable à l'heure actuelle sur le marché.
Je ne suis pas économiste mais plus juriste, donc tout naturellement je me tournerais vers ce que je connais. La solution pourrait être la création d'une entité majeure qui reprendrait déjà les fonctions de FMI et d'OMC. A l'instar de l'ONU son succès devrait être au rendez-vous pour une réelle efficacité. Et il faudrait que cela aille beaucoup plus loin. Une présidence mondiale du marché rendrait le marché unique. La délocalisation n'aurait pas d'effet voire même de sens (sauf à la limite pour un quelconque savoir faire) puisque le droit applicable au marché serait le même partout.
Malheureusement c'est beaucoup trop utopiste, aucun Etat accepterait d'abandonner tout pouvoir sur le marché. Mais les économistes devraient se poser la question, et mettre en place une révolution, clairement je ne pense pas que le marxiste soit approprié, l'autarcie c'est couper court à l'évolution qui s'est mise en place. Le droit doit accompagner pas bloquer. Et puis on a vu que cela ne fonctionnait pas.
#293 624
Zhatan a écrit :
Bien que Smith était pour protéger les petit pays par un protectionnisme avant de les lancer dans le bain du libéralisme ! Donc on se demande bien à quel auteurs, quelles pensées, le FMI a ses références. Ils sont là pour engraisser les riches.

Il y a bien du monde après Smith, hein ? ^^
La pensée libérale a bien évolué depuis.
Friedman et Hayek sont les derniers grands penseurs libéraux, et ils sont morts il y a une dizaine d'années environ. Et ils croyaient tout les deux à la main invisible de Smith. On a pas tellement progressé, tout ce qu'ils ont fait, c'est démontré que Keynes avait tort pour ça pour revenir à Smith...
Et Stiglitz qui est le grand économiste actuel, pense lui aussi que le FMI nique le Tiers Monde en imposant le libéralisme. Il s'est pris d'ailleurs des procès pour s'en être pris au FMI et autres institutions.
Zhatan a écrit :
C'était le rêve de Keynes et de tout ses disciples. Maîtriser l'économie et tout ça, à court terme ! Il était pas patient, il disait "à long terme, nous sommes tous morts". L'économie est devenu une espèce de jeu où on pense qu'il faut juste trouver la bonne "recette". Combien de dose d'investissement ? D'inflation ? etc...

Oui si maîtriser l'économie c'est "stabiliser" ou quelque chose comme ça.
Même stabiliser, ça me paraît impossible moi, trop de facteurs à prendre en compte... Un jour, peut être.
kanzenda a écrit :Je ne suis pas économiste mais plus juriste, donc tout naturellement je me tournerais vers ce que je connais. La solution pourrait être la création d'une entité majeure qui reprendrait déjà les fonctions de FMI et d'OMC. A l'instar de l'ONU son succès devrait être au rendez-vous pour une réelle efficacité. Et il faudrait que cela aille beaucoup plus loin. Une présidence mondiale du marché rendrait le marché unique. La délocalisation n'aurait pas d'effet voire même de sens (sauf à la limite pour un quelconque savoir faire) puisque le droit applicable au marché serait le même partout.
Même si sur le papier, c'est intéressant et probant. L'idée d'une gouvernance mondial (car si on contrôle marché, on contrôle le monde aujourd'hui) me déplaît. Les politiques me semblent tous pervertis... Et j'aurais pas confiance pour ma part. Il faudrait d'abord rétablir la confiance entre les électeurs et les élus et se débarrasser des "ordures".
#293 627
etienne46 a écrit :Même si sur le papier, c'est intéressant et probant. L'idée d'une gouvernance mondial (car si on contrôle marché, on contrôle le monde aujourd'hui) me déplaît. Les politiques me semblent tous pervertis... Et j'aurais pas confiance pour ma part. Il faudrait d'abord rétablir la confiance entre les électeurs et les élus et se débarrasser des "ordures".

Tu n'as pas tord. Mais on constate vite que l'électorat a plus tendance à voter pour ce qu'il a envie d'entendre plutôt que pour la vérité. D'ailleurs ça ne s'applique pas forcément qu'à la politique.
Éliminer la part d’égoïsme n'est malheureusement pas possible, mais si le marché unifié n'apporte plus son lot de récompenses à tel Etat ou à tel territoire, on peut espérer que la gouvernance se fasse sans prise en compte du national ou d'un parti politique.
Je ne sais vraiment pas si on peut évacuer ses ordures en fait. Mise à part par la révolution par les armes, puisqu'ils sont tous implantés, amis (malgré les clivages) et bien installés. Mais remplacer des ordures par d'autres plus maligne (ou en tout cas plus actuelle), je ne sais pas si ça fera avancer quelque chose.
#293 630
Je ne crois pas qu'il faille prendre les gens pour des cons, en revanche croire qu'il existe une vérité en politique me gêne énormément. Comme s'il n'y avait qu'une voie à suivre. Je ne crois pas que l'électorat vote pour ce qu'il a le plus envie d'entendre, il vote pour ce qui lui paraît le plus crédible et le plus enviable pour la suite des opérations.
Le problème de la politique vient de la sélection des élites. Et à mon avis d'un manque démocratique dans notre beau pays : la presse est dans l'ensemble largement inféodée à des puissances d'argent, les journalistes sont pour l'essentiels des pigistes sous-payés qui sont tenus à la gorge par leurs patrons et qui ne publieront donc que ce que veulent les rédacteurs. De l'autre côté, des mass medias avec des super journalistes (Arianne Massenet 25 000€ pour demander quelle est la couleur des caleçons de l'invité dans le Grand Journal, merci beaucoup) qui font dans le sensationnel pour avoir des parts d'audience. Et puis une certaine idéologie libérale, il faut bien l'avouer. Quant à la politique on élit un président et une Assemblée pour 5 ans et ensuite circulez il n'y a rien à voir. Je pense qu'il y a un manque de démocratie de ce côté là. Un certain nombre d'élites ont peur du peuple et à raison. Ce qui explique que l'on taxe les uns de populisme (c'est une insulte de dominant aux dominés en réalité) et les autres de ne pas voir la réalité en face. Comme si la réalité était déjà toute faite pour les siècles des siècles. Malheureusement cette idéologie a un poids très fort.
Quant à un gouvernement mondial, il faut que les conditions soient réunies et je ne vois pas à quoi ça servirait. Quelles conditions ? Une communauté de culture, d'intérêts communs, de moyens. Comment pourrait-on voter dans un tel gouvernement ? Déjà que le FMi, la banque modiale, la BCE et ainsi de suite ne sont pas des instances démocratiques...
Je pense en tout cas que la crise et le chômage et l'austérité et la dette ne sont pas des fatalités et que le problème a été largement construit plutôt qu'il n'est réel, incontournable... etc.
Pas vraiment d'accord etienne, mais bon mes cours sont loin et on n'est pas là pour discuter théorie économique.
#293 634
Ce n'est pas franchement prendre les gens plus bêtes qu'ils ne le sont. C'est simplement qu'en campagne chaque groupe de personne va se diriger vers celui qui promet davantage à sa situation. Le patriotisme ça n'a pas vraiment d'impact quand on est soit même pas à l'aise.
Après je ne dis pas que le politicien va mentir et être démagogue à chacune de ses interventions, mais même lorsqu'il est honnête, ce n'est pas forcément les questions essentielles qui sont la clés d'une élection.
Prenons l'exemple des élections présidentielles, peu de discussions ont été faite sur la question de l'emploi alors que c'est le problème majeur qui aurait dû être posé. Seulement aucun n'avait de solution dite populaire, on en parle pas.
Après le fonctionnement de cette instance mondiale, j'ignore comment elle pourrait fonctionner. Je n'y crois pas pour l'instant non plus quand on voit le potentiel échec de l'Union Européenne. Mais il faut bien trouver une solution.
Que la crise soit aggravé par le bruit des médias qui provoquent des peurs incontrôlées et donc un effet de domino dévastateur, je veux bien. Mais toujours est-il que le problème est là. Qu'il soit facile de mettre l'économie ainsi en difficulté est une hérésie puisque plus que le politique c'est elle qui contrôle notre vie. C'est d'ailleurs sur ça que je constate l'échec du politique et qu'il est temps que son domaine soit passé à une instance dont le territoire serait celui qui est concerné. Il est impossible pour un Etat de contrôler ce qui se passe en dehors de sa juridiction. Maintenant quand un Président va faire des visites diplomatiques, son principal soucis est celui de rencontrer les entrepreneurs. On voit bien le pouvoir immense qui est entre leur main.
Autrefois, l'économie était un jouet au main du pouvoir, désormais le pion sur l'échiquier c'est plus l'Etat et lorsque les règles du jeu ne conviennent pas, on en change avec le phénomène de délocalisation, de fuite des cerveaux. Et on passe plus par des méthodes de séduction que des méthodes d'adaptation du marché à la mondialisation de fait.
#293 638
De toute façon ni le replis sur soi, ni le gouvernement mondial ne seraient des solution viables.
Le replis sur soi parce que ça serait se priver d'un échange de production entre pays (tel pays va être spécialisé d'un type de production, ce qui permet de réduire les coûts), et que de toute façon il est impossible pour un pays de tout produire et donc on se contenterai de produire ce que l'on peut, ce qui provoquerait un sacré retour en arrière.
Le gouvernement mondial, parce que comme ça a été dit, déjà l'europe c'est pas facile tout les jours alors faire un gouvernement qui mettrait en accord les russes et les états unis >_>. Et ça serait peut être donner trop de pouvoir à une seule instance. Après dans une utopie, ça pourrait effectivement être une solution idéale, mais bon il faudrait que les convictions économiques de chaque peuple soit similaires, et que ce gouvernement mondial soit totalement neutre (qu'il ne cherche pas avantagé un groupe de pays plutôt qu'un autre).
Heu sinon Zhatan, oui le problème de la crise a été construit, mais ça n'en fait pas moins un problème réel. (je veux dire par là, que c'est l'homme qui en est à l'origine, mais maintenant le problème est là et bien là).
#293 651
Heu sinon Zhatan, oui le problème de la crise a été construit, mais ça n'en fait pas moins un problème réel. (je veux dire par là, que c'est l'homme qui en est à l'origine, mais maintenant le problème est là et bien là).

Ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas de problème qui ne soit décrété comme tel. Les faits ne sont jamais des problèmes à eux seuls. On nous bassine avec la dette et ainsi de suite, bon ok, ça ce sont des faits. Mais on voudrait nous faire croire qu'il n'y a qu'une façon de remédier à ce qui est institué comme problème. Et au cas où on ne consulte pas le peuple car on a peur qu'il ait un avis différent de nous. C'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec Etienne, pas besoin d'avoir de grands économistes que personne ne connaît, il suffit d'une idéologie. Et cette idéologie est libérale.
Après le fonctionnement de cette instance mondiale, j'ignore comment elle pourrait fonctionner. Je n'y crois pas pour l'instant non plus quand on voit le potentiel échec de l'Union Européenne. Mais il faut bien trouver une solution.
Que la crise soit aggravé par le bruit des médias qui provoquent des peurs incontrôlées et donc un effet de domino dévastateur, je veux bien. Mais toujours est-il que le problème est là. Qu'il soit facile de mettre l'économie ainsi en difficulté est une hérésie puisque plus que le politique c'est elle qui contrôle notre vie. C'est d'ailleurs sur ça que je constate l'échec du politique et qu'il est temps que son domaine soit passé à une instance dont le territoire serait celui qui est concerné. Il est impossible pour un Etat de contrôler ce qui se passe en dehors de sa juridiction. Maintenant quand un Président va faire des visites diplomatiques, son principal soucis est celui de rencontrer les entrepreneurs. On voit bien le pouvoir immense qui est entre leur main.

Ça c'est clairement faux. Le monde est plus connecté qu'autrefois, ce sont de grandes métropoles qui sont les centres névralgiques du monde économique mais ces métropoles sont dans des états. Le marché a besoin de la régulation des états. Il ne saurait tenir tout seul. Et c'est pourquoi le politique devrait avoir de l'importance. C'est le fait qu'on pense que l'Etat ne peut pas tout qui nous met dans cette situation de dépendance fasse à une économie de marché idéalisée et fantasmée.
Je ne dis pas que ce n'est pas un choix possible, mais ce devrait être un vrai choix, pas imposé au peuple.
#293 653
Quoi ? Salma Hayek est morte ? :eek
#293 661
etienne46 a écrit :Etant donné qu'on en parle un petit peu sur les autres topics, mais qu'on doit éviter de faire du HS. Autant ouvrir carrément un sujet dessus, sur l'économie, qui pour moi, reste une question centrale que les politiques font tout pour éviter.

Très bonne initiative, je commençais à me lasser des caprices de philippe et maurice :evil
Pour ma part, je suis en 1ère année d'économie, mais j'émets beaucoup de critiques sur l'économie mathématique. Comme disait Hayek "les math en économie sont comme des tours de magie pour duper les politiques". Il était contre l'intervention de l'Etat, donc contre Keynes, car "un cerveau humain ne peut comprendre totalement la société ou même lui-même."
Ce que je conçois, d'ailleurs on voit que les économistes ne maîtrisent pas du tout l'économie comme il le voudrait.
Mais donc Hayek, que pensait il pour le bien de l'économie ? Le libre échange...
Et là encore, je suis critique car c'est basé sur la croyance de la "main invisible" d'Adam Smith. (ou la fable des abeilles de Mandeville pour ceux qui connaissent). Cette croyance qui implique que "vice privées font le bien public". En gros, si tout agit librement, motivé par leur ambition perso, l'économie entière ira bien.
Cette croyance quasi biblique me paraît aussi débile que ceux qui pensent pourvoir maîtriser l'économie.

Hayek n'est pas opposé à l'intervention de l'Etat dans l'économie, il considère même qu'elle est indispensable mais dans un champs de compétence restreint.
L'Etat chez Hayek (comme chez les néolibéraux en général) à deux grandes fonctions, la première est de fournir et organiser les services (justice, police, ...) qui sont collectifs par nature (en gros il doit pallier à la nécéssaire carence de l'initiative privée), la seconde est de garantir le maintient "l'ordre spontané des activités humaines" (en fixant le cadre de cet ordre et en le corrigeant quand des difficultés insurmontables pour le juge se présentent).
Tu parles également de "croyances" en la main invisible (en réalité les théories néolibérale sont un peu plus riches et complexes que cette theorie), je suis d'accord avec toi ... Le problème fondamental c'est que l'on nous présente cette vision comme une vérité scientifiquement démontrable (on retrouve plus ou moins le même débat que l'on a eu au sujet du mariage pour tous ... avec étrangement l'usage des mêmes instruments rhétoriques à savoir principalement l'anthropologie, l'ethnologie, la psychologie, ... plus un soupçon de mathématiques en ce qui concerne l'économétrie chère au théoriciens de l'école de Chicago)
Finalement le tour de passe passe des néolibéraux c'est de présenter leur système comme étant, par "nature", apolitique alors qu'en réalité il est intégralement soumis à la décision politique.
La différence entre Hayek et Friedman n'est qu'une question de méthode, sur le fond le résultat est le même (c'est pour cette raison d'ailleurs qu'ils arrivent de temps en temps à accorder leurs violons) la soumission du politique à une pseudo vérité scientifique.
Bref, pour faire simple, pas de math, pas besoin d'entrer dans de gros débats. Avec le libre-échange, le politique a perdu tout pouvoir, seul le marché règne. Donc les politiques ne peuvent rien faire à part s'occuper des problèmes sociaux comme le mariage gay. Donc un pays libéral ne peut plus rien faire pour lui seul.
Aujourd'hui, il n'y a que deux solutions.

Il faudrait penser à définir le "libre-échange" avant de tirer des conclusions. Est-il par essence lié au théories néo-libérales (Ricardo est mort bien avant la naissance Hayek et Friedman) ou bien est-ce un concept plus creu qui peut prendre une multitude de formes ?
Si tu te place dans la première hypothèse alors oui, le choix se résume à deux possibilités, soit on laisse le marché dicter sa propre loi selon sa propre logique soit on retourne au nationalime à papa, mais on peut aussi considèrer, et c'est ma position, que les néo-libéraux n'ont "pas le monopole du libre échange" et alors de multiples possibilités s'ouvrent au pouvoir politique (reste plus qu'à les trouver).
Zhatan a écrit : Je crois que c'est un peu simplifié quand même. Ne serait-ce que parce que le marché a besoin de cadres juridiques stables sur lesquels on peut compter.

Tout dépend de la manière dont ce cadre juridique est réalisé.
On peut considérer que c'est la fonction du juge à titre principal ou bien celle du législateur. Autrement dit, soit on considère que le cadre va se faire progressivement à mesure où les cas d'espèce se présentent au juge soit on essentialise le droit au moyen d'une législation (et donc, in extenso, on attribue une finalité politique à l'économie).
Tout ça pour dire que, pour Hayek (et pour l'ensemble des néolibéraux même si leur doctrine est trés divisée à se sujet) que l'on peut établir, du moins en théorie, un cadre juridique tout en respectant scrupuleusement cette "croyance", pour simplifier, en la main invisible.
En tout cas, il peut du coup s'agir d'une lutte politique pour imposer une vision des choses. Et probablement le libre échange est en train de gagner, contre la vision politique de l'économie. On remplace la logique de lutte des classes (pas seulement le prolétariat contre le patronnat) par une analyse atomiste où les individus sont rationnels et prévoient en fonction de leur environnement ce qu'ils vont faire de leurs compétences... Ce genre de discours a évidemment une force performative très grande et sa puissance idéologique n'est pas petite. C'est pourquoi je ne crois pas que ce soit si "biblique

Tout à fait d'accord.
Une petite critique (pour pinailler), puisque la notion de "libre échange" est politique ce passage : "Et probablement le libre échange est en train de gagner, contre la vision politique de l'économie" est faux (ou plutôt maladroit) car on ne sort pas de l'économie politique, on est en plein dedans !
Pour autant, on parle de plus en plus de "gouvernance" signe peut-être que les gouvernements se sont désaisis d'une partie de leurs responsabilités et de leur pouvoir de décision. Cela pose un énorme problème de démocratie ce me semble.

"Désaisis", le terme est parfaitement choisit car il montre la dimension parfaitement politique du paradigme économique actuel. En effet, il faut paradoxalement un Etat très fort pour pouvoir réduire ses prérogatives au minimum (car se faisant on s'oppose clairement aux intérêts des "masses";) : Reagan, Thatcher, Pinochet, ... "c'était pas des PD" (pas taper ! :mrgreen)
etienne46 a écrit :
Bien que Smith était pour protéger les petit pays par un protectionnisme avant de les lancer dans le bain du libéralisme ! Donc on se demande bien à quel auteurs, quelles pensées, le FMI a ses références. Ils sont là pour engraisser les riches.

Aux héritiers d'Hayek et Friedman ... Ca fait un bail que le pauvre Smith a été enterré avec ses théories :biggrin
kanzenda a écrit :Moi je pense qu'à l'heure actuelle on se situe dans la situation qu'on a pu avoir avant la révolution industrielle. Le système féodal en phase d'être centralisé autour du pouvoir étatique demandait à être changé. Ici on se situe clairement sur un problème de compatibilité entre l'économie capitaliste et l'économie mondiale. Le capitalisme marchait, comme le féodalisme marchait. On essaie tant bien que mal de garder un système qui contente le pouvoir et les richesses actuelles comme les nobles tentaient de garder leur privilèges de l'ancien régime.

C'est un peu bancal cette analyse historique, comme si l'histoire se répétait ad infinitum et qu'il suffisait de se plonger dans le passé pour prévoir le futur.
Enfin bref, ce point a déjà fait l'objet de discussions (houleuses) dans le topic "débats" de ce même forum.
L'Etat cherche à contrôler l’incontrôlable, les entreprises de la bourse ont plus de valeur et de pouvoir que n'importe quel Etat.

C'est ce genre de conclusions fatalistes qui justifient l'absence totale de courage politique.
De plus, je pense qu'elles sont théoriquements fausses, en effet à partir du moment où c'est l'Etat qui fixe les conditions de la liberté d'entreprendre je vois mal comment il pourrait être intégralement soumis à une firme quelle qu'elle soit ... le droit international cherche d'ailleurs à garantir les FMN contre les manifestations de souveraineté des Etats.
Je ne suis pas économiste mais plus juriste, donc tout naturellement je me tournerais vers ce que je connais. La solution pourrait être la création d'une entité majeure qui reprendrait déjà les fonctions de FMI et d'OMC. A l'instar de l'ONU son succès devrait être au rendez-vous pour une réelle efficacité. Et il faudrait que cela aille beaucoup plus loin. Une présidence mondiale du marché rendrait le marché unique. La délocalisation n'aurait pas d'effet voire même de sens (sauf à la limite pour un quelconque savoir faire) puisque le droit applicable au marché serait le même partout.
Malheureusement c'est beaucoup trop utopiste, aucun Etat accepterait d'abandonner tout pouvoir sur le marché. Mais les économistes devraient se poser la question, et mettre en place une révolution, clairement je ne pense pas que le marxiste soit approprié, l'autarcie c'est couper court à l'évolution qui s'est mise en place. Le droit doit accompagner pas bloquer. Et puis on a vu que cela ne fonctionnait pas.

Malheuresement on ne peut pas créer un souverain ex nhilo comme on formerait une quelquonque personne morale (de droit privé ou public). Des questions, insolubles au niveau supra-national, se poseront fatalement à un moment ou à un autre comme par exemple celle de sa représentativité, de la responsabilité politique de ses organes dirigeants, ... en somme toutes les questions qui font l'essence d'un régime libéral (au sens juridique du terme).
En fait, opter pour ce genre d'utopie c'est opter nécéssairement pour un régime bureaucratique or laisser le pouvoir à une bureaucratie c'est se soumettre à son idéologie (et actuellement on sait laquelle c'est, il suffit par exemple, de faire un inventaire des normes européennes, d'analyser la jurisprudence du CIRDI ou encore de lire les rapports doing business émis par la banque mondiale).
Le seul échelon pertinent pour réformer l'économie (et c'est pour cette raison que la question est 1) extrèmement complexe 2) demande beaucoup de courage politique) c'est l'Etat.
etienne46 a écrit : Friedman et Hayek sont les derniers grands penseurs libéraux, et ils sont morts il y a une dizaine d'années environ. Et ils croyaient tout les deux à la main invisible de Smith. On a pas tellement progressé, tout ce qu'ils ont fait, c'est démontré que Keynes avait tort pour ça pour revenir à Smith...

Tu te doute bien que puisque le néolibéralisme est le paradigme dominant il est très vivace au niveau universitaire (que se soit en ce qui concerne l'analyse économique du droit, matière malheuresement très négligée dans nos universités, l'économétrie ou l'analyse des ordres spontanés de société).
Enfin, pour en revenir à Hayek, il est, que l'on aime ou que l'on aime pas, l'un des plus grands penseurs du XXème siècle, le réduire à une simple actualisation de Smith c'est sous estimer (et c'est faire une erreur fatale que de le sous estimer) son travail (notamment en ce qui concerne sa théorie du droit).
#293 665
etienne46 a écrit : Effectivement, je l'ai pas mentionné, mais les libéraux souhaitent quand même l'intervention de l'Etat pour les fonctions régaliennes (armée, police) et juridique. Sinon, les pauvres piqueraient tout aux riches.
baba a écrit :
Hayek n'est pas opposé à l'intervention de l'Etat dans l'économie, il considère même qu'elle est indispensable mais dans un champs de compétence restreint.
L'Etat chez Hayek (comme chez les néolibéraux en général) à deux grandes fonctions, la première est de fournir et organiser les services (justice, police, ...) qui sont collectifs par nature (en gros il doit pallier à la nécéssaire carence de l'initiative privée), la seconde est de garantir le maintient "l'ordre spontané des activités humaines" (en fixant le cadre de cet ordre et en le corrigeant quand des difficultés insurmontables pour le juge se présentent).
Comme tu le vois, j'avais déjà rectifié mon intro :ugeek
baba a écrit : Friedman et Hayek sont les derniers grands penseurs libéraux, et ils sont morts il y a une dizaine d'années environ. Et ils croyaient tout les deux à la main invisible de Smith. On a pas tellement progressé, tout ce qu'ils ont fait, c'est démontré que Keynes avait tort pour ça pour revenir à Smith...
Tu te doute bien que puisque le néolibéralisme est le paradigme dominant il est très vivace au niveau universitaire (que se soit en ce qui concerne l'analyse économique du droit, matière malheuresement très négligée dans nos universités, l'économétrie ou l'analyse des ordres spontanés de société).
Enfin, pour en revenir à Hayek, il est, que l'on aime ou que l'on aime pas, l'un des plus grands penseurs du XXème siècle, le réduire à une simple actualisation de Smith c'est sous estimer (et c'est faire une erreur fatale que de le sous estimer) son travail (notamment en ce qui concerne sa théorie du droit). Que ça soit la pensée dominante n'en fait un gage de véracité. C'est pas parce que tout le monde se mettrait à penser que 2+2=5 que cela serait vraie.
Et pour Hayek, bien sûr, je caricature un peu :wink
ps : Je réponds pas à tout d'un coup, faut que je lise tout d'abord donc excusez moi si je prend mon temps pour répondre :lol
#293 666
Tout à fait d'accord.
Une petite critique (pour pinailler), puisque la notion de "libre échange" est politique ce passage : "Et probablement le libre échange est en train de gagner, contre la vision politique de l'économie" est faux (ou plutôt maladroit) car on ne sort pas de l'économie politique, on est en plein dedans !

Ah non pas du tout, il n'y avait pas d'erreur de formulation, l'économie politique ne se perçoit pas comme une option, c'est pourquoi je l'oppose à la vision politique de l'économie. C'est peut-être le propre de l'idéologie dominante que de se penser comme évidente et allant de soi.
Pour le reste je suis globalement d'accord.
C'est un peu bancal cette analyse historique, comme si l'histoire se répétait ad infinitum et qu'il suffisait de se plonger dans le passé pour prévoir le futur.
Enfin bref, ce point a déjà fait l'objet de discussions (houleuses) dans le topic "débats" de ce même forum.

Uhuh
Le seul échelon pertinent pour réformer l'économie (et c'est pour cette raison que la question est 1) extrèmement complexe 2) demande beaucoup de courage politique) c'est l'Etat.

En ce qui nous concerne c'est l'Europe également. Encore faudrait-il que ses décisions soient démocratiques. Or beaucoup trop d'organes de l'UE sont non démocratiques, et notamment la Banque Centrale qui peut copieusement envoyer se faire foutre le Parlement Européen (puisqu'elle n'a pas à rendre de compte et qu'elle ne fait qu'un petit rapport qui ne l'engage à rien de temps en temps).
Que ça soit la pensée dominante n'en fait un gage de véracité. C'est pas parce que tout le monde se mettrait à penser que 2+2=5 que cela serait vraie.

Bien sur que si, mais ce que cela voudrait dire, on ne peut pas l'envisager. [Pour répondre à vos questions éventuelles : oui, je le pense vraiment ^^]
#293 777
baba a écrit :
C'est un peu bancal cette analyse historique, comme si l'histoire se répétait ad infinitum et qu'il suffisait de se plonger dans le passé pour prévoir le futur.
Enfin bref, ce point a déjà fait l'objet de discussions (houleuses) dans le topic "débats" de ce même forum.

Mais je ne le dis pas non plus. Je prend l'histoire comme témoin pas comme modèle de calque. D'autant que pour moi le changement est déjà en marche, la tendance est à la supra-nationalité. Lorsque quelque chose ne marche plus, on en change. On y est pas encore, mais on avance.

C'est ce genre de conclusions fatalistes qui justifient l'absence totale de courage politique.
De plus, je pense qu'elles sont théoriquements fausses, en effet à partir du moment où c'est l'Etat qui fixe les conditions de la liberté d'entreprendre je vois mal comment il pourrait être intégralement soumis à une firme quelle qu'elle soit ... le droit international cherche d'ailleurs à garantir les FMN contre les manifestations de souveraineté des Etats.

Sauf que l'Etat n'a de pouvoir que sur son territoire souverain. Il ne peut pas réguler ce qui dépasse son cadre juridique. Les entreprises sont pour beaucoup internationales. Que l'Etat régule l'entreprise dans son territoire ne vas pas avoir d'effet sur ce qui est de la circulation des facteurs de production (de bien, de service, de capital et de travail). Le défi concurrentiel est un cadre qui dépasse l'Etat sauf s'il choisit de fermer ses frontières ou qu'il choisisse à contre courant d'augmenter ses barrières douanières... Ce n'est plus réellement de son fait puisqu'il s'agit du pouvoir de l'OMC.

Malheuresement on ne peut pas créer un souverain ex nhilo comme on formerait une quelquonque personne morale (de droit privé ou public). Des questions, insolubles au niveau supra-national, se poseront fatalement à un moment ou à un autre comme par exemple celle de sa représentativité, de la responsabilité politique de ses organes dirigeants, ... en somme toutes les questions qui font l'essence d'un régime libéral (au sens juridique du terme).
En fait, opter pour ce genre d'utopie c'est opter nécéssairement pour un régime bureaucratique or laisser le pouvoir à une bureaucratie c'est se soumettre à son idéologie (et actuellement on sait laquelle c'est, il suffit par exemple, de faire un inventaire des normes européennes, d'analyser la jurisprudence du CIRDI ou encore de lire les rapports doing business émis par la banque mondiale).

Je ne vois ce qui empêcherait de mettre en place un collège voire une assemblée élu au suffrage universelle. Cela donnerait en plus une légitimité mondiale à la présidence. On a réussi à mettre en place un suffrage universel régional dans l'union européenne, je ne vois pas ce qui empêcherait de le faire au niveau mondial. Ce qui est difficile, n'est pas impossible. De plus, le marché unique devrait retirer les enjeux égoïstes nationaux, de ce fait la représentation serait idéologique sur l'idée que 'l'on a de l'économie mondiale. De facto l'idéologie des bureaucrates ne seraient pas forcément validé par le vote.

Le seul échelon pertinent pour réformer l'économie (et c'est pour cette raison que la question est 1) extrèmement complexe 2) demande beaucoup de courage politique) c'est l'Etat.

Je ne suis absolument pas d'accord sur le fait que l'Etat serait l'entité salvateur. Il y a déjà deux constatations à cette opposition que je fais.
La première est que la France est d'autres Etats reconnaissent la supériorité des normes supranationales sur les normes nationales. Cette reconnaissance prouve bien l'effort national pour uniformiser les règles juridiques entre les Etats.
La deuxième est l'existence d'organisation international d'intégration où les Etats ont abandonné de façon volontaire des parts de leur souveraineté. Cela se fait davantage dans le domaine économique, sujet même du débat. Le choix de faire voter à la majorité et non plus par consensus est un pas très important vers le mondialisme et vers la perte du rôle même de l'Etat.
#293 779
kanzenda a écrit :
C'est un peu bancal cette analyse historique, comme si l'histoire se répétait ad infinitum et qu'il suffisait de se plonger dans le passé pour prévoir le futur.
Enfin bref, ce point a déjà fait l'objet de discussions (houleuses) dans le topic "débats" de ce même forum.

Mais je ne le dis pas non plus. Je prend l'histoire comme témoin pas comme modèle de calque. D'autant que pour moi le changement est déjà en marche, la tendance est à la supra-nationalité. Lorsque quelque chose ne marche plus, on en change. On y est pas encore, mais on avance.
Ben non justement, on voit aujourd'hui clairement les limittes de la supra-nationalité. Faut-il rappeler l'ampleur de la crise de 2008 et l'inexistence des reactions politiques, si on met de côtés les timides accords de bâle 3 applicablent en 2018 (lol!), tant au plan international que national.
Effectivement quand quelque chose ne marche pas il faut changer et ce qui ne marche pas c'est justement le droit international (et c'est flagrant depuis la chute de l'URSS etque l'on aille pas me faire croire que la gestion internationale de l'économie c'est une nouveauté ... ça marchait au début -Breton wood, le Gatt- ça ne marche plus depuis que cette ingiénieurie est au service exclusif d'une idéologie).

C'est ce genre de conclusions fatalistes qui justifient l'absence totale de courage politique.
De plus, je pense qu'elles sont théoriquements fausses, en effet à partir du moment où c'est l'Etat qui fixe les conditions de la liberté d'entreprendre je vois mal comment il pourrait être intégralement soumis à une firme quelle qu'elle soit ... le droit international cherche d'ailleurs à garantir les FMN contre les manifestations de souveraineté des Etats.

Sauf que l'Etat n'a de pouvoir que sur son territoire souverain. Il ne peut pas réguler ce qui dépasse son cadre juridique. Les entreprises sont pour beaucoup internationales. Que l'Etat régule l'entreprise dans son territoire ne vas pas avoir d'effet sur ce qui est de la circulation des facteurs de production (de bien, de service, de capital et de travail). Le défi concurrentiel est un cadre qui dépasse l'Etat sauf s'il choisit de fermer ses frontières ou qu'il choisisse à contre courant d'augmenter ses barrières douanières... Ce n'est plus réellement de son fait puisqu'il s'agit du pouvoir de l'OMC.
C'est un fait effectivement, mais ça na rien d'une nouveauté ça s'appelle les relations internationales ... dire que l'Etat ne maîtrisse pas ce qui se passe en dehors de son territoire c'est un oxymore mais cela ne justifie pas que l'on délégue des questions à des organismes complétements irresponsables politiquements (et qui bossent de ce fait plus pour les lobbys que pour l'intérêt général).

Malheuresement on ne peut pas créer un souverain ex nhilo comme on formerait une quelquonque personne morale (de droit privé ou public). Des questions, insolubles au niveau supra-national, se poseront fatalement à un moment ou à un autre comme par exemple celle de sa représentativité, de la responsabilité politique de ses organes dirigeants, ... en somme toutes les questions qui font l'essence d'un régime libéral (au sens juridique du terme).
En fait, opter pour ce genre d'utopie c'est opter nécéssairement pour un régime bureaucratique or laisser le pouvoir à une bureaucratie c'est se soumettre à son idéologie (et actuellement on sait laquelle c'est, il suffit par exemple, de faire un inventaire des normes européennes, d'analyser la jurisprudence du CIRDI ou encore de lire les rapports doing business émis par la banque mondiale).

Je ne vois ce qui empêcherait de mettre en place un collège voire une assemblée élu au suffrage universelle. Cela donnerait en plus une légitimité mondiale à la présidence. On a réussi à mettre en place un suffrage universel régional dans l'union européenne, je ne vois pas ce qui empêcherait de le faire au niveau mondial. Ce qui est difficile, n'est pas impossible. De plus, le marché unique devrait retirer les enjeux égoïstes nationaux, de ce fait la représentation serait idéologique sur l'idée que 'l'on a de l'économie mondiale. De facto l'idéologie des bureaucrates ne seraient pas forcément validé par le vote.
Il ne suffit pas de mettre en place un suffrage universel pour avoir affaire à un régime démocratique, cela serait un poil trop simple. L'UE en est d'ailleurs un parfait exemple (je vais essayer de faire un post plus consistant a propos de ce point), c'est un constat largement partagé par la doctrine (sauf quelques partisan inconditionnels de l'UE mais bon ils vivent dans l'espace eux) que celui d'affirmer que la procédure de coopération renforcée (ou procédure législative ordinaire) et une parodie de procédure parlementaire (au sens libéral et démocratique du terme).
Sinon concrétement, c'est quoi les égoismes nationaux ? les intérêt nationaux ? Si oui, pourquoi utiliser une expression péjorative (qui ne veux rien dire) plutôt que le terme a adéquate ?

Le seul échelon pertinent pour réformer l'économie (et c'est pour cette raison que la question est 1) extrèmement complexe 2) demande beaucoup de courage politique) c'est l'Etat.

Je ne suis absolument pas d'accord sur le fait que l'Etat serait l'entité salvateur. Il y a déjà deux constatations à cette opposition que je fais.
La première est que la France est d'autres Etats reconnaissent la supériorité des normes supranationales sur les normes nationales. Cette reconnaissance prouve bien l'effort national pour uniformiser les règles juridiques entre les Etats.
La deuxième est l'existence d'organisation international d'intégration où les Etats ont abandonné de façon volontaire des parts de leur souveraineté. Cela se fait davantage dans le domaine économique, sujet même du débat. Le choix de faire voter à la majorité et non plus par consensus est un pas très important vers le mondialisme et vers la perte du rôle même de l'Etat.
Mais on peut trés bien reconnaitre le droit international (c'est même trés bien le droit international ... quand c'est vraiment du droit international c'est à dire du droit négocié entre Etats et non pas une norme imposée par je ne sais quelle organisation internationale influencée par je ne sais quelle idéologie) sans pour autant abandonner l'Etat ... Les deux peuvent coexister, les deux coexistent d'ailleurs. Ce n'est pas parce que l'Etat sujet du droit international s'engage et donc se lie (par un acte souverain) qu'il abandonne pour autant sa souveraineté
#293 784
Je suis globalement d'accord avec baba mais j'aimerais revenir sur un point en particulier
Je ne vois ce qui empêcherait de mettre en place un collège voire une assemblée élu au suffrage universelle. Cela donnerait en plus une légitimité mondiale à la présidence. On a réussi à mettre en place un suffrage universel régional dans l'union européenne, je ne vois pas ce qui empêcherait de le faire au niveau mondial. Ce qui est difficile, n'est pas impossible. De plus, le marché unique devrait retirer les enjeux égoïstes nationaux, de ce fait la représentation serait idéologique sur l'idée que 'l'on a de l'économie mondiale. De facto l'idéologie des bureaucrates ne seraient pas forcément validé par le vote.

Le problème c'est que pour qu'il y ait une légitimité il ne suffit pas que l'on décrète le suffrage universel. Il faut que les gens se sentent intéressés par le fait d'avoir un gouvernement mondial. Aujourd'hui cela ne voudrait absolument rien dire parce que pour qu'il y ait une communauté politique, il faut qu'il y ait des liens et une identification à une entité abstraite qui sert de médiateur entre des hommes finalement assez dissemblables. Or il n'existe rien de tel, quel communauté politique former avec un Chinois actuellement ? Et encore ! Quel Chinois ? On ne peut élire un gouvernement (par exemple) que si les intérêts et les vues des électeurs sont au moins potentiellement convergents, c'est-à-dire qu'ils acceptent de se situer sur le même terrain politique et qu'ils aient en vue un intérêt général possible, sinon c'est juste la tyrannie de la majorité. En l'espèce, on aurait probablement un chef du monde Asiatique qui avantagerait son continent, et peut-être même la région dont il est issu. Alors qu'un Président Français pense à la France tout entière et rarement à sa région d'origine. C'est parce que l'échelle d'identification est encore aujourd'hui la nation voire la région. Comment envisager une communauté politique dont les individus ne se sentiraient pas liés ?
Du coup, il est évident que les enjeux égoïstes nationaux perdureraient. Mais je ne vois pas en quoi il est spécialement égoïste de penser à ses intérêts.
Toujours est-il qu'il n'y a pas actuellement les conditions pour faire un Etat. On ne peut pas décréter qu'une superstructure mondiale naisse, il y a des conditions pour que cela marche.
L'UE en est d'ailleurs un parfait exemple

Tout à fait, il n'y a pas de souverain en ce sens que ce n'est pas le peuple (ou les peuples) qui ont le dernier mot mais bien la BCE et tout un tas d'organismes non élus et donc scandaleusement puissant (puissant parce qu'ils peuvent prendre des décisions qui concernent des dizaines de millions de personne, scandaleusement parce que ces individus n'ont rien à dire).
En fait, opter pour ce genre d'utopie c'est opter nécéssairement pour un régime bureaucratique or laisser le pouvoir à une bureaucratie c'est se soumettre à son idéologie (et actuellement on sait laquelle c'est, il suffit par exemple, de faire un inventaire des normes européennes, d'analyser la jurisprudence du CIRDI ou encore de lire les rapports doing business émis par la banque mondiale).

Je ne saisis pas l'implication (le "nécessairement";), ceci dit.
#293 787
Ben ça me parait clair pourtant :confused
Essaye de le remplacer par "mécaniquement" :cool
#293 789
Bah je ne vois pas pourquoi ce serait laisser la place mécaniquement ou nécessairement à un régime bureaucratique. Je veux bien qu'il faille une bureaucratie mais elle n'est pas forcément aux commandes... etc.
#293 791
Effectivement ... il faudrait définir ce qu'est une bureaucratie, mais il est tard ... :lol
#293 795
baba a écrit :
Ben non justement, on voit aujourd'hui clairement les limittes de la supra-nationalité. Faut-il rappeler l'ampleur de la crise de 2008 et l'inexistence des reactions politiques, si on met de côtés les timides accords de bâle 3 applicablent en 2018 (lol!), tant au plan international que national.
Effectivement quand quelque chose ne marche pas il faut changer et ce qui ne marche pas c'est justement le droit international (et c'est flagrant depuis la chute de l'URSS etque l'on aille pas me faire croire que la gestion internationale de l'économie c'est une nouveauté ... ça marchait au début -Breton wood, le Gatt- ça ne marche plus depuis que cette ingiénieurie est au service exclusif d'une idéologie).

Ce que tu démontres c'est également l'incapacité étatique. La crise n'est pas dû à des organisations internationales, mais elle est partie sur de graves erreurs de gestion économique nationale de part et d'autre, notamment la gestion bancaire aux USA. L'Etat qui pousse les ménages à devenir propriétaire, alors même qu'ils n'ont pas les moyens. Une vraie catastrophe et la France a failli faire la même chose. Tout cela ça n'a absolument rien à voir avec les instances supranationales. Elle a sans doute du mal à la gérer, mais c'est aussi parce que celui-ci n'est pas clair, il est encore trop sujet aux Etats qui pratiquent le pick and choose sur ce qu'il souhaite ou non appliquer dans son territoire.
La gestion internationale de l'économie n'est pas une nouveauté, mais on peut pas nier qu'elle est encore là et prend de plus en plus de prérogatives. Je ne crois pas que ce soit une mauvaise chose. On ne peut pas rester tel que l'on est, puisque effectivement ça ne marche pas. Revenir à la gouvernance purement nationale c'est l'idéologie des extrémistes et je dirais même des archaistes. L'autarcie nationale est le meilleur moyen d'arriver à la dictature politique et à la pauvreté. Le but de l'internationalisme des institutions c'est de contrer les effets pervers de la mondialisation. L'Etat seul n'a que 2 choix, couper les échanges ou s'entendre avec ses voisins pour les réguler. Après il existe les conventions internationales, mais ça n'a pas la même ampleur vu qu'elle n'a pas l'idée d'intégration.

C'est un fait effectivement, mais ça na rien d'une nouveauté ça s'appelle les relations internationales ... dire que l'Etat ne maîtrisse pas ce qui se passe en dehors de son territoire c'est un oxymore mais cela ne justifie pas que l'on délégue des questions à des organismes complétements irresponsables politiquements (et qui bossent de ce fait plus pour les lobbys que pour l'intérêt général).

Pourquoi tu me dis que ce n'est pas nouveau ? Je ne suis pas ici pour créer des faits ou des notions juridiques encore moins... Et plutôt que les relations internationales qui est un terme qui embrasse la totalité de la question internationale, je resterais moi sur le droit de la concurrence.
Après que tu sois contre les décisions des institutions internationales, c'est ton droit de citoyens. D'ailleurs leur inefficacité tangente est davantage dû pour ma part à leur manque de moyen qu'au contraire comme tu l'avances à des pouvoirs abusifs à la portée d'irresponsable esclave de leur lobby. A un moment donné il y a des discussions qui se passent. Je n'ai jamais vu une institution réguler contre l'opinion de ses membres, aucune institution n'est à l'abris de la sortie d'un Etat de celle-ci.

Il ne suffit pas de mettre en place un suffrage universel pour avoir affaire à un régime démocratique, cela serait un poil trop simple. L'UE en est d'ailleurs un parfait exemple (je vais essayer de faire un post plus consistant a propos de ce point), c'est un constat largement partagé par la doctrine (sauf quelques partisan inconditionnels de l'UE mais bon ils vivent dans l'espace eux) que celui d'affirmer que la procédure de coopération renforcée (ou procédure législative ordinaire) et une parodie de procédure parlementaire (au sens libéral et démocratique du terme).

Je parlais davantage de légitimer le pouvoir plus que de créer une démocratie mondiale, sinon il faudrait carrément supprimer l'idée même d'Etat et on déborderait de la question économique.
Par contre que tu sois anti-européen ne veut pas dire que les auteurs qui sont pro-européens sont des perdus. Et l'Union Européenne doit une grande part de son échec (d'ailleurs parle-t-on d'échec d'une institution qui ne date pas d'hier et qui continue d'évoluer, je ne suis pas vraiment sûr non plus) au fait que l'Europe a eu des ambitions trop grande à ses débuts et qu'elle a essuyé pas mal d'échec dans son fonctionnement. Son fonctionnement mêlant la règle du majoritaire avec l'unanimité entraîne une illisibilité assez conséquente de son action. Et il y a aussi pas mal de politique qui se sert de l'Union comme le bouc émissaire des crises économiques. Sauf que la crise est mondialisée. L'Europe a permis aux puissances européennes en perte de pouvoir suite à la 2nde Guerre Mondiale de garder leur place en haut du sommet économique. La gestion européenne de la monnaie évite tout de même l'Etat de trop jouer au jeu constant de l'inflation et de la déflation.
Sinon concrétement, c'est quoi les égoismes nationaux ? les intérêt nationaux ? Si oui, pourquoi utiliser une expression péjorative (qui ne veux rien dire) plutôt que le terme a adéquate ?

Tout simplement car mon expression est imagée et sert à montrer le côté effectivement péjorative qui pourrait découler d'une présidence mené par une personne influencé par l'intérêt de son Etat. C'est un effet pervers, qui ne doit pas avoir lieu dans une telle institution.

Mais on peut trés bien reconnaitre le droit international (c'est même trés bien le droit international ... quand c'est vraiment du droit international c'est à dire du droit négocié entre Etats et non pas une norme imposée par je ne sais quelle organisation internationale influencée par je ne sais quelle idéologie) sans pour autant abandonner l'Etat ... Les deux peuvent coexister, les deux coexistent d'ailleurs. Ce n'est pas parce que l'Etat sujet du droit international s'engage et donc se lie (par un acte souverain) qu'il abandonne pour autant sa souveraineté

Le droit international n'est jamais imposé. Et pourtant, l'Etat s'est effectivement volontairement amputé d'une part de sa souveraineté en cas d'institution d'intégration. C'est un fait. Du coup je comprend que tu sois contre mon idée bien que je l'admet utopiste à l'heure actuelle. Tu ne considères le droit international que dans sa dimension inter-gouvernementale, soit dans sa version fin XIXème, début XXème siècle. En gros, des coquilles vides, puisqu'on n'arrive jamais à mettre d'accord une communauté internationale. L'Union Européenne serait loin du niveau où il est s'il avait fonctionné sur la méthode unanime à chacune des décisions. On voit la différence entre la SDN qui a été d'une utilité proche du néant alors que l'ONU, bien qu'en période de Guerre Froide n'était pas bien plus productif, a prouvé son utilité dans des opérations de maintien de la paix. Que le gèle des puissances au sein du conseil de sécurité soit la bonne idée j'en doute franchement, mais toujours est-il qu'il est bien plus facile de prendre des décisions quand on ne doit pas attendre un accord de chacun des membres qui la composent.
edit :
Zhatan
Vu que dans mon idée, le marché deviendrait unique, comme en Union Européenne mais encore plus poussé. Il n'y aurait pas de raison à ce qu'on favorise son Etat puisqu'il serait appliqué de façon uniforme les mêmes règles sur le travail, le capital et la fiscalité. Je sais que j'en demande beaucoup, mais je n'ai pas dit qu'on avait plus qu'à signer les papiers non plus. On remarque quand même que les divers institutions mondiales ont l'objectifs dans leur domaine d'uniformiser ces questions. C'est aussi pour permettre au marché de devenir unifié. La seule chose qui pourrait rester un avantage pour un Etat ça serait des ressources naturelles.
Donc je ne vois pas pourquoi un chinois voterait pour un chinois. Ban Ki Moon qui représente l'ONU n'a jamais mis en avant la Corée du Sud. Et ce fut le cas des divers secrétaires généraux de l'ONU.
#293 798
Zhatan a écrit :l'échelle d'identification est encore aujourd'hui la nation voire la région. Comment envisager une communauté politique dont les individus ne se sentiraient pas liés ?
Il faudrait sans doute qu'il y ait de nouveaux "autres" pour qu'on se sente unis à l'échelle mondiale. Reste plus qu'à attendre l'arrivée d'extraterrestres. Augmentons le budget de la SETI. Voilà! C'était ma contribution hautement constructive au débat. Je vous en prie, c'était gratuit. Vous pouvez poursuivre.
#293 800

Ce que tu démontres c'est également l'incapacité étatique. La crise n'est pas dû à des organisations internationales, mais elle est partie sur de graves erreurs de gestion économique nationale de part et d'autre, notamment la gestion bancaire aux USA. L'Etat qui pousse les ménages à devenir propriétaire, alors même qu'ils n'ont pas les moyens. Une vraie catastrophe et la France a failli faire la même chose. Tout cela ça n'a absolument rien à voir avec les instances supranationales. Elle a sans doute du mal à la gérer, mais c'est aussi parce que celui-ci n'est pas clair, il est encore trop sujet aux Etats qui pratiquent le pick and choose sur ce qu'il souhaite ou non appliquer dans son territoire.

Je ne crois pas que ce soit l'Etat qui pousse à devenir propriétaire, tout au plus met-il en place les instruments pour que ce "rêve" soit possible. Maintenant c'est au contraire le retrait du contrôle de l'Etat sur les organismes bancaires qui a conduit à la crise, c'est-à-dire la confiance aveugle en un marché autorégulé.
Il n'y a pas d'un côté l'option "économie monde" et de l'autre "autarcie", il y a des tas de milieux et en l'état actuel des choses l'option "abolition des frontières" montre ses limites et ses dangers en ce moment même.
Vu que dans mon idée, le marché deviendrait unique, comme en Union Européenne mais encore plus poussé. Il n'y aurait pas de raison à ce qu'on favorise son Etat puisqu'il serait appliqué de façon uniforme les mêmes règles sur le travail, le capital et la fiscalité.

Mais c'est absolument impossible en l'état. Si on ouvre complètement les frontières, c'est la porte ouverte à la fuite des capitaux et des moyens de production. L'Europe est beaucoup trop chère par rapport à la Chine. C'est bien normal, nous avons des systèmes de protection sociale !
Je sais que j'en demande beaucoup, mais je n'ai pas dit qu'on avait plus qu'à signer les papiers non plus. On remarque quand même que les divers institutions mondiales ont l'objectifs dans leur domaine d'uniformiser ces questions.

Soit c'est une perspective extrêmement lointaine et je ne peux pas vraiment argumenter contre parce qu'il est évident qu'en changeant ce qu'il faut changer, on peut arriver à ce que tu dis ; soit tu envisages ça dans un avenir proche et alors je ne suis absolument pas d'accord. Quand on voit les problèmes de concurrence que cela pose, au sein même de l'Europe et le dumping social entre Etats membres, je n'imagine même pas ce qui se passerait si l'espace Schengen ou n'importe quel autre définit par des traités internationaux était ouvert aux quatre vents.
Je le répète, pour qu'il y ait règles communes il faut qu'il y ait volonté et identification commune, il faut qu'il y ait des raisons de faire corps. Ces raisons sont bien trop minces pour que l'on s'accorde sur autre chose que des organisations qui n'empiètent que peu sur la prérogative des Etats - encore qu'on peut en douter quand on voit ce que le FMI impose
(!!!) à la Grèce, je trouve abject qu'une organisation supranationale non élue vienne réclamer à un pays et exiger de son souverain qu'il fasse des efforts ; le jour où ça arrive pour la France je prends une pique et je somme l'Assemblée de respecter le peuple en tant que souverain, juge en dernier ressort des décisions qui le concernent.
Pour Ban Ki Moon, forcément, l'ONU n'édicte pas de lois ou de règlements. Ses prérogatives sont tout de même extrêmement limitées.
C'est aussi pour permettre au marché de devenir unifié.

Dieu ou un autre nous en préserve !
#293 804
San999 a écrit :l'échelle d'identification est encore aujourd'hui la nation voire la région. Comment envisager une communauté politique dont les individus ne se sentiraient pas liés ?
Il faudrait sans doute qu'il y ait de nouveaux "autres" pour qu'on se sente unis à l'échelle mondiale. Reste plus qu'à attendre l'arrivée d'extraterrestres. Augmentons le budget de la SETI. Voilà! C'était ma contribution hautement constructive au débat. Je vous en prie, c'était gratuit. Vous pouvez poursuivre.
Formons un lobby pauvre face au lobby riche salaud !!!! Là, on serait unis :cool
#293 819
Zhatan a écrit :
Pour Ban Ki Moon, forcément, l'ONU n'édicte pas de lois ou de règlements. Ses prérogatives sont tout de même extrêmement limitées.

J'avoue. Alors, DSK ou Christine Lagarde au FMI. Il n'y a pas réellement d'avantages qui sont donnés à la France non plus. Enfin pas que je sache en tout cas. Ou encore pour la présidence de l'Union Européenne par la France (mais là j'avoue que je ne connais pas le rôle de ce poste, c'est surement plus une image protocolaire je suppose)
#293 982
kanzenda a écrit :Ce que tu démontres c'est également l'incapacité étatique. La crise n'est pas dû à des organisations internationales, mais elle est partie sur de graves erreurs de gestion économique nationale de part et d'autre, notamment la gestion bancaire aux USA. L'Etat qui pousse les ménages à devenir propriétaire, alors même qu'ils n'ont pas les moyens. Une vraie catastrophe et la France a failli faire la même chose. Tout cela ça n'a absolument rien à voir avec les instances supranationales. Elle a sans doute du mal à la gérer, mais c'est aussi parce que celui-ci n'est pas clair, il est encore trop sujet aux Etats qui pratiquent le pick and choose sur ce qu'il souhaite ou non appliquer dans son territoire.

Moué, c'est pas comme si l'on devait (en europe surtout) la déréglementation des marchés financier pricipalement à l'action des organisations internationales ... Par exemple, au lendemain de la crise, la commission européenne nous a pondu une belle directive visant à pousser encore plus loin la déréglementation (il s'agit de la directive Marché des Instruments Financier, qui est complétement hallucinante quant on sait ce que signifie les termes "blackpool" ou "trading à haute fréquence";) ... mais bon c'est bien connus, c'est la faute des vilains Etats qui font nimp' (surtout des Etats providence ... bouh! Les plus "égoistes" de tous car ils ont la prétention de promouvoir une notion d'intérêt général incompatibles,enfin pour les néo-libéraux, avec le vertueux et chevalresque marché financier)!
Cela dit tu as raison, la crise des subprime trouve son impulsion dans des initiatives de l'Etat fédéral américain (mais pourquoi donc l'Etat a cherché à relancer la croissance via l'immobilier et le crédit ... Ah peut être pour contrecarrer les effets de la crise qui a suivi l'éclatement de la bulle internet ... World com', Enron, ... ça te parle ?)
La gestion internationale de l'économie n'est pas une nouveauté, mais on peut pas nier qu'elle est encore là et prend de plus en plus de prérogatives. Je ne crois pas que ce soit une mauvaise chose. On ne peut pas rester tel que l'on est, puisque effectivement ça ne marche pas. Revenir à la gouvernance purement nationale c'est l'idéologie des extrémistes et je dirais même des archaistes. L'autarcie nationale est le meilleur moyen d'arriver à la dictature politique et à la pauvreté. Le but de l'internationalisme des institutions c'est de contrer les effets pervers de la mondialisation. L'Etat seul n'a que 2 choix, couper les échanges ou s'entendre avec ses voisins pour les réguler. Après il existe les conventions internationales, mais ça n'a pas la même ampleur vu qu'elle n'a pas l'idée d'intégration.

Extrémiste, archaiste, dictature ... je crois que t'as oublié homophobe, sexiste et raciste.
Moi perso je me considère comme étant un républicain libéral ... mais non apparement je suis un facho (comme le général De Gaulle d'ailleurs) ! merci Kazenda !
Soi dit en passant, les extrémistes sont souvent manichéens, enfin je dis ça je dis rien ...
Après que tu sois contre les décisions des institutions internationales, c'est ton droit de citoyens.

Merci beaucoup, cela dit je ne suis pas contre les décisions en elles même mais contre les méthodes.
D'ailleurs leur inefficacité tangente est davantage dû pour ma part à leur manque de moyen qu'au contraire comme tu l'avances à des pouvoirs abusifs à la portée d'irresponsable esclave de leur lobby.

La commission européenne n'a pas les moyens d'imposer ses décisions aux Etats c'est bien connu (son quasi-monopole concernant l'initiative des actes législatifs de l'union ainsi que le recours en manquement institué pour que lesdites décisions soient effectivements appliquées par les Etats c'est de la merde), et puis tant qu'on y est, c'est un fait avéré que le Fmi est une OI dénuée de tout poid politique (il y a juste a regarder comment les grecs se marrent quand Lagarde prend la parole), idem pour la banque mondial et le conseil de l'europe (haha la CEDH c'est une vaste blague qui n'a pas du tout modifié notre droit positif ... on se branle beaucoup sur les arrêts Nicolo et Jacques Vabre, mais en réalité sa n'a eu aucune conséquence)
Plus sérieusement, si tu veux me faire croire que les OI n'ont actuellement aucun pouvoir, prouve le.
A un moment donné il y a des discussions qui se passent. Je n'ai jamais vu une institution réguler contre l'opinion de ses membres

Les non irlandais et français contre le traité constitutionnel n'ont pas empèché au texte d'être adopté (enfin si il y a des différences avec le traité de Lisbonne mais quant on y regarde de plus prés elle ne sont pas déterminantes ... c'est une des raisons du second non irlandais, qui n'a eu aucune conséquence puisque que l'union a pris pour habitude de poser des question jusqu'à obtenir la réponse qu'elle souhaite ... trés démocratique comme méthode).
En réalité pour aller à l'encontre d'une décision d'une OI, il faut avoir beaucoup de courage politique et assumer ses actes (comme les argentins en 2001, qui est un régime nazi si on s'en tient à tes critères, ils devaient être bien plus heureux sous la "dictature libérale" des années 1980) ... or courage et responsabilité ne sont pas les deux termes qui carctèrisent le mieux notre classe politique.
Je parlais davantage de légitimer le pouvoir plus que de créer une démocratie mondiale, sinon il faudrait carrément supprimer l'idée même d'Etat et on déborderait de la question économique.

Sauf que la démocratie n'est pas une fin en soi, c'est une condition essentielle (mais pas suffisante) à l'établissement d'un régime libéral et c'est tout.
Dire qu'un pouvoir est légitime car il vient d'une élection démocratique (et uniquement en raison de cette élection) c'est dire une connerie, désolé.
Quant à la deuxième partie de ta phrase, non ce n'est pas du hors sujet que de se poser ce genre de questions, c'est même le coeur du sujet, car avant de parler réforme il faut savoir comment on peut les mettre en oeuvre (si la réponse allait de soi avant ce n'est malheuresement plus le cas aujourd'hui).
Par contre que tu sois anti-européen ne veut pas dire que les auteurs qui sont pro-européens sont des perdus. Et l'Union Européenne doit une grande part de son échec (d'ailleurs parle-t-on d'échec d'une institution qui ne date pas d'hier et qui continue d'évoluer, je ne suis pas vraiment sûr non plus) au fait que l'Europe a eu des ambitions trop grande à ses débuts et qu'elle a essuyé pas mal d'échec dans son fonctionnement. Son fonctionnement mêlant la règle du majoritaire avec l'unanimité entraîne une illisibilité assez conséquente de son action. Et il y a aussi pas mal de politique qui se sert de l'Union comme le bouc émissaire des crises économiques. Sauf que la crise est mondialisée. L'Europe a permis aux puissances européennes en perte de pouvoir suite à la 2nde Guerre Mondiale de garder leur place en haut du sommet économique. La gestion européenne de la monnaie évite tout de même l'Etat de trop jouer au jeu constant de l'inflation et de la déflation

Je ne suis pas anti-européen, je suis euro-sceptique nuance et puis je n'ai jamais dit que tout les auteurs pro-européens étaient des perdus, seulement ceux (comme habermas qui a inventé le merveilleux concept d'identité institutionnelle, c'est ty pas beau?) qui considèrent que la procédure d'adoption des actes législatifs européens est une procédure parlementaire (on peut être pro-européen et rester lucide ... hein!) ... c'est un peu HS, mais ce genre de mode de pensée dogmatique ça me fait penser à ça : http://www.youtube.com/watch?v=j0dzMNRdYJI
J'ai l'impression que tu affirme beaucoup sans jamais rien démontrer ... fin' bon.
Le gros problème de l'union ce n'est ni son mode de votation (depuis Lisbonne le principe c'est le vote à la majorité qualifiée au sein du conseil ... sa éclairci un peu les chose) ni les vilains Etats égoistes mais bien sa représentativité (mais bon c'est vrai, le parlement européens est élus au SUD ... de quoi on se plaind ?)
Tout simplement car mon expression est imagée et sert à montrer le côté effectivement péjorative qui pourrait découler d'une présidence mené par une personne influencé par l'intérêt de son Etat. C'est un effet pervers, qui ne doit pas avoir lieu dans une telle institution.

Parce que les OI sont parfaitement neutre ? Parce que le marché puisqu'il est amoral est forcément vertueux ?
#295 469
Salut !
Double post, pour dire que tout va bien dans la zone que nos technocrates n'organisent pas le racket généralisé des classes moyennes et que les partis populistes ne vont pas faire leur retour en force d'ici peu de temps ... tout va bien dans le meilleur des mondes.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=51285
Enfin bref : http://www.youtube.com/watch?v=1pUgq-vjjgA
P.S : je pense que l'on peut décerner leprix du plus grand faux-cul à l'autre tanche de Moscovici qui ne peut rien faire quand ca se joue au niveau européen mais qui a malgré tout réussi à faire en sorte que les banksters ne touchent (pour l'instant) aux petits épargnants ...
#295 488
+ l'accord Medef-gouvernement qui est au mieux la pire saloperie anti-sociale de l'univers et une trahison de tout le salariat (- ah bah non mais il a accepté la modification de son contrat de travail ! - bah il était obligé sinon il était licencié ! - on a toujours le choix ! - ah ok, bon bah vous étonnez pas la prochaine fois qu'un patron sera séquestré), entre autres.
#295 643
Je détourne un peu le sujet, quoique... Mais l'affaire Cahuzac et Sarkozy montre bien une évidence. Tous pourris. UMPS, même combat.
Ca ne fait que confirmer un peu plus mon intuition qui fait que je pense notre pays est dirigé par un lobby de riche qui font des mesures pour eux et non pour le peuple.
Et aussi que la presse est vendue. C'est Mediapart qui a révélait les deux affaires. Il faut savoir que LeMonde et le Figaro ne vendent plus rien, qu'ils tiennent grâce aux aides énormes de l'Etat (des millions) et aux pubs. Bref en gros, leur survie est dû à l'Etat et à des sociétés privées. Belle liberté.
#295 646
etienne46 a écrit :JEt aussi que la presse est vendue. C'est Mediapart qui a révélait les deux affaires. Il faut savoir que LeMonde et le Figaro ne vendent plus rien, qu'ils tiennent grâce aux aides énormes de l'Etat (des millions) et aux pubs.

En rackettant Google aussi.
#295 647
etienne46 a écrit :Je détourne un peu le sujet, quoique... Mais l'affaire Cahuzac et Sarkozy montre bien une évidence. Tous pourris. UMPS, même combat.
Ca ne fait que confirmer un peu plus mon intuition qui fait que je pense notre pays est dirigé par un lobby de riche qui font des mesures pour eux et non pour le peuple.
Et aussi que la presse est vendue. C'est Mediapart qui a révélait les deux affaires. Il faut savoir que LeMonde et le Figaro ne vendent plus rien, qu'ils tiennent grâce aux aides énormes de l'Etat (des millions) et aux pubs. Bref en gros, leur survie est dû à l'Etat et à des sociétés privées. Belle liberté.

On est dans du débat de haute volée là.
Tiens, ressers-nous un Ricard, Dédé !!
#295 652
sff9 a écrit :On est dans du débat de haute volée là.
Tiens, ressers-nous un Ricard, Dédé !!
Mais j'assume :biggrin
C'est vrai que ça ressemble au coup de gueule du bof de base, mais ça restera éternellement efficace, je pense. Tous pourris ! :lol