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#257 191
Coucou tout le monde :salut: , comme ma fanfic "element island" est au point mort : voici ma seconde fanfic qui peut paraître bizarre dans les premiers chapitres. Voilà une petite introduction, j'espère que celà vous mettra l'eau à la bouche pour la suite.
Bonne lecture :look:

*’Tain elle commence à me gonfler celle-là, elle attend que combien de ses fruits soient morts pour que j’aille les chercher ?*
Arrivée au pied du trône de son Altesse, j’incline seulement le buste alors que mes suivants doivent flairer le sol, puis une voix venue de je ne sais quels profondeurs d’ici me permet de la regarder. Grande avec des jambes interminables, une taille de guêpe et une poitrine plutôt rebondi, des cheveux long et noir qui encadrent un visage sérieux à l’œil droit doré et à l’œil gauche noir. Malgré ce dernier détail on pourrait penser que c’est une humaine, mais en regardant de plus loin on peut s’apercevoir qu’elle possède une queue fourchue et une paire d’ailes de chauve-souris géante.
« Depuis quand tu te permets d’aller dans le monde des humains et d’en tuer un qui a mangé un de mes fruits ? Dit-elle d’une voix glaciale.
-Veillez m’excuser votre Altesse, mais je ne suis pas allée dans ce monde depuis 229 jours, puis-je savoir d’où votre Altesse tient ces informations ? Demandai-je aimablement.
-Voici un message que Charon m’a envoyé ce matin, je te dispense des formules d’usage : « En ce jour de la 3000° année de votre règne, j’ai embarqué sur mon bateau votre bras gauche. »
-Comment a-t-il put me reconnaitre ? Interrogeai-je.
-Donc tu avoues ingrate, déclara la reine. Charon a écrit dans la suite de son message qu’il a reconnu ton aura.
-Je n’avoue rien du tout votre Majesté, hier j’étais partie me baigner au Léthé, Charon passait peut-être dans le coin et...
-Silence, coupa la reine, tu m’épuises. Va me préparer personnellement mon char et mes chevaux et nous irons voir le passeur.
-Vos désirs sont des ordres, dis-je en quittant la pièce à reculons. »
A peine sortie, je laissai ma fureur éclater : qui voulait encore une fois de plus me discréditer auprès de la reine ? Un de mes suivants se proposa d’aller préparer le char et ainsi échapper à ma colère. Lui répliquai que je m’en occupais, je partis à l’enclos pour préparer le char, tout en réduisant en morceaux le mobilier à ma portée. Un garde qui passait par là, voulu m’arrêter pour dégradation du mobilier royal, mais un regard de ma part su l’en dissuader et il partit continuer sa garde.
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Sifflant d’un air sec, deux étalons flamboyant arrivèrent au galop et s’approchèrent la tête basse. Caressant leurs encolures brûlantes, un de mes suivants m’annonça que le char était prêt. Après avoir harnaché les cheveux, la reine arriva escortée d’une trentaine de soldats, qui furent congédiés d’un geste nonchalant de la souveraine puis malgré leurs protestations elle monta gracieusement sur le char et me tendis les rênes, que je fis claquer en lançant les chevaux au triple galop. Durant le voyage, la reine ne dit rien, mais je savais qu’elle brûlait de me parler, prenant un raccourcit peu connu, celle-ci me lança un regard interrogateur que je dissipai en souriant l’air confiante. Voyant le Léthé se rapprocher de plus en plus, ma passagère m’agrippa le bras si fort que ses ongles s’enfoncèrent dans ma chair, voulant qu’elle me lâche, je fis brutalement tourner les chevaux sur la gauche puis je les fis longer la berge. Aussitôt elle me lâche, car elle voyait l’embarcadère et le bateau du passeur qui accostait, curieusement celui-ci était vide comme le ponton. Procédant aux salutations d’usage Charon me demanda :
« Ben alors tu ne te souviens pas que tu étais sur mon bateau hier ?
-Mais non, m’exclamai-je, tu as dû avoir des hallucinations, on s’est croisé ici, mais je ne suis pas montée dans ton bateau, je suis allée nager dans le Léthé et je suis rentrée pour l’heure du diner.
- Oui je me souviens que tu es passée sur le ponton durant l’après-midi, mais je soutiens que tu es montée dans ma barque et que tu as payé avec sa, dit-il en me montrant une fiole avec à l’intérieur du sang.
-Ce n’est pas le mien, grondai-je en lui montrant que mes bras ne portaient aucune scarification. Et si je voulais aller dans le monde des humains, j’y serais allée en volant et j’aurais prévenu son Altesse ou son bras droit.
-Tu veux que je te rappelle l’histoire de l’autre siècle ? Murmura la reine.
-C’était exceptionnel, je te l’ai déjà dit, répondais-je.
-Et pour tes bras, ce n’est pas une preuve, ici la guérison est trois fois plus rapide que celle des hommes, me dit le squelette bateleur.
-A merde, j’avais oublié ce détail, répliquai-je en passant la main dans les cheveux. Mais je le jure sur mon honneur que je n’ai rien fait de ce que vous m’avez accusé...
-Il suffit, siffla la reine, tu me fatigues.
-...
-Je suis désolée, mais tu ne me laisses pas le choix, dit-elle tristement.
-Quel choix ? Demandai-je.
-... Si tu veux être discréditée de tout soupçon, je t’ordonne d’aller me chercher six de mes fruits dans le monde du dessus, tu as de la chance quand même ce monde est instable donc ce sera plus facile pour toi de les retrouver.
-Mais pourquoi ?
-Si tu refuses tu seras destituée de tous tes biens et tu seras rejetée de la société. Charon, dit-elle en se tournant vers lui, fais ton travail.
-Bien votre Majesté, répondit-il en m’attrapant le bras.
- Lâche-moi sac d’os, lançai-je en me débattant. Vénita ! Appelai-je en tendant la main vers la reine.
-Arrête, me murmura Charon de sa voix décharné, la reine te considère comme une paria.
-VENITA !!! Hurlai-je
-...
-Vénita, répercuta mon éco.
-Arrête, dit-elle.
-Vé...ita...
-Laisse-moi, cria-t-elle en se retournant. »
Voyant son visage en larme, je fus stupéfaite : jamais depuis que je la connaissais je la vis pleurer pour moi... Voyant que la reine rapetissait au fur et à mesure, je compris que Charon m’avais fait embarquer à mon insu. Refusant de voir plus longtemps Vénita pleurer, je partis à l’avant de la barque, les yeux perdus vers le monde des hommes...
#257 282
Ah, mais pourquoi dis-tu que Element Island est à son point mort !? Il faut se fendre la tête pour continuer, peu importe dans quelle situation.
Bref, l'intro... Je n'ai pas bien saisi ''Léthé''. En général, je ne comprenais pas le lien avec le monde des morts et celui des humains... Mais lorsqu'on parlait de fruit, j'ai allumé.
Reconstitution : Mais qu'est-ce... AHHH OKK !!! FRUIT DU DÉMON !!!
Juste avec l'intro, j'ai juste un petit désir de lire la suite. J'espère que ça va s'arranger dans les prochains chapitres. ^^
Côté grammaire, ça va bien. Pas de fautes frappantes selon moi et il manque encore des petites virgules, mais vraiment pas beaucoup par contre!
En conclusion, il faudrait que tes prochains chapitres soient plus captivants pour convaincres des lecteurs de te lire.
À bientôt !
#257 791
Hey hey hey ! J'arrive sur le topic fanfic !!!
J'en ai moi même une en préparation, alors je me dois de savoir ce qui se fais^^!
Bon, eh bien, disons que cette fic...on sens qu'il y a un rapport avec One Piece (les fruits du "démon", justement) mais on ne retrouve pas tellement le côté loufoque de One Piece. Enfin, je sais, c'est une fic, libre a toi de faire un truc pas dans l'esprit, mais...ça fait bizarre pour le moment. Disons que ne retrouver NI éléments connus de OP, NI côté loufoque...
Par contre, a premiere vue, niveau orthographe et grammaire, rien a dire.
#257 895
Hello everybody ca va?
kairouseki-neelahn a écrit :Bref, l'intro... Je n'ai pas bien saisi ''Léthé''. En général, je ne comprenais pas le lien avec le monde des morts et celui des humains... Mais lorsqu'on parlait de fruit, j'ai allumé.
Reconstitution : Mais qu'est-ce... AHHH OKK !!! FRUIT DU DÉMON !!!

Pour le Léthé c'est un fleuve dans l'enfer grec.
Bon, eh bien, disons que cette fic...on sens qu'il y a un rapport avec One Piece (les fruits du "démon", justement) mais on ne retrouve pas tellement le côté loufoque de One Piece. Enfin, je sais, c'est une fic, libre a toi de faire un truc pas dans l'esprit, mais...ça fait bizarre pour le moment. Disons que ne retrouver NI éléments connus de OP, NI côté loufoque...

Pour cette fanfic je me suis inspiré de l'arc Skyepia avec les anges, Dieu... et si l'enfer one picien existait? D'où viennent les fruits du démon? C'est pour sa que j'ai créer cette histoire.
Je tiens quand même à vous dire que le chapitre 1 vous déboussolera mais le chapitre 2 ou 3 vous permettra de mieux comprendre.
Mais je vous remecie quand même de bien vouloir lire cette fanfic à bientôt :merci:
#258 210
Ahh ! C'est ça Léthé !!! *une lumière allume* Eh bah merci pour me l'avoir dit ! :merci:
Petit message pour toi : Je vais bientôt poster mon chapitre 8] enfiiiin ! :trescontent:
#259 015
Coucou le peu de lecteurs que j'ai :trescontent: j'espère que vous allez bien.
Enfin j'ai fini de taper le chapitre 1, comme je vous l'ai dis il va vous déboussoler un peu mais rien de méchant :-) Allé fini le blabla voila le chapitre 1!
Bonne lecture!!! :look:

Chapitre1 : La rencontre.
Écrasant mon shinai sur la tête de mon adversaire, celui-ci s’affala sur le sol. Me redressant pour fêter ma 200° victoire, j’évitai un coup visant ma tête tout en envoyant mon sabre dans l’abdomen de mon assaillant, puis un troisième et un quatrième arrivèrent, puis ce fût tout le dojo qui se jeta sur moi.
« Sensei, cria un élève dans la mêlée, ça y est on l’a eu.
-Vous en êtes sûr ? demanda-t-il.
-Oui, répondirent les élèves en cœur.
-Moi je ne crois pas, répondit-il.
-Je suis du même avis que vous maître, dis-je. »
Aussitôt les élèves levèrent la tête vers l’endroit où je me trouvais et ils se mirent en position pour me rosser dés que j’aurai mis pieds à terre. Demandant au maître si je pouvais m’en occuper, celui-ci me répondit que je ne devais pas trop les amocher, promesse que je fis en souriant... diaboliquement.
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Sortant du dojo après avoir soigné les petites frappes, je me fis interpeler par le sensei, celui-ci me demanda d’aller à la colline du loup ce soir. Lui répondant que j’y serai, je tournai les talons et partie vers la forêt perdue dans mes pensées.
« Hé, tu n’entends pas où tu vas ? »
Drôle d’expression non ? Pourtant, celle-ci est courante pour moi, puisque je suis aveugle depuis 7ans. Je me souviens parfaitement de cette journée là :
Alors que je rentrais d’une balade en forêt, je vis de la fumée venir du village, aussitôt je pensai à la douce odeur d’une tarte aux mûres toute chaude... Mais à la place je sentis l’odeur âcre du chèvrefeuille brulé, courant aussi vite que mes petites jambes de 5ans me le permettent, je fonçai à la maison où un spectacle d’horreur avait lieu : des corps entremêlés avaient le visage figé dans un rictus de douleurs, de-ci et là des débris d’épées, d’arcs, de vaisselle, de porte, de fenêtre jonchaient le sol.
Tétanisée je réfléchis à toute vitesse pour me rappeler quel est le seul fléau capable d’un tel sinistre, je m‘aventura à l’intérieur de ma maison, qui avait été moins saccagé que l’extérieur, pour récupérer mon arc et mes flèches et je partie à la chasse aux pirates. Je savais qu’ils étaient encore sur l’île puisque leur bateau était visible et j’entendis des bruits de combats venant du village. Prenant le reste de mon courage à deux mains, j’entrepris d’inspecter les environs, tout en cherchant mes parents...
Soudain un hurlement strident me fit faire un gigantesque bond, me cachant derrière un pan de mur, j’entendis des voix dont celle de ma mère. Avançant à pas de loup, je me faufilai dans la direction des voix et découvris avec effarement que la grange était en feu et que de l’arrière-cour il n’en restait qu’une petite parcelle où se trouvaient mes parents et une dizaine de pirates.
« Où se trouve le trésor ? Demanda un pirate, qui était visiblement le capitaine.
-Il n’y a jamais eu ce genre de trésor ici, répondit mon père d’une voix roque.
-Ne cherche pas à nous mentir, lâcha un pirate en giflant mon père.
-Chef, cria un pirate, nous avons trouvé un escalier caché sous un tapis.
*Ils ont trouvé l’escalier ? Oh non, ils vont trouver la cachette.*
-Parfait allez-y et prenez tout ce qui a de la valeur, lança le chef à six de ses hommes.
-Vous ne trouverez rien d’intéressant, murmura ma mère dans un râle.
-Toi la ferme, cria l’un des voleurs, qui frappa ma mère au visage en lui arrachant un cri.
-Leïla, pleura mon père en tenant ma mère dans ses bras. Ça va mon amour ?
-Oh est Mia ? Murmura-elle.
-Elle doit être à l’abri dans la forêt, répondit-il.
-Tant mieux, je n’aurai pas voulu, qu’elle nous voit dans cet état là... dit-elle en laissant sa tête basculer vers le sol.
-Oh tout cet amour me donne envie de... vomir, déclara le capitaine en crachant sur le corps de ma maman.
-Leïla, sanglota mon père.
-Hahahahahahahahaha, se moqua l’équipage en pointant du doigt mon père.
-Leïla, hurla mon père en déposant le corps de ma mère parterre et en fonçant vers le capitaine en brandissant le poing.
-Tu n’aurais jamais dû faire ça, siffla le capitaine en faisant un signe à un de ses hommes. »
La suite je vous laisse deviner : le sbire sortit un pistolet et tira à trois reprises, une dans le cœur et une autre dans la tête de mon père, sa troisième balle partie se loger dans la tête de ma maman.
Comme tous enfants qui verraient ses parents tués sous ses yeux, je pleurai en courant vers mes parents, oubliant la maison saccagée, oubliant la morsure des flammes, oubliant le village en ruine, oubliant les pirates... Lorsque j’arrivai à portée de tris des pirates, je décochai deux flèches tout en courant, une vers le capitaine qui l’évita facilement et une autre en direction du bourreau de mon père qui se pencha pour ne pas se la prendre. Me jetant sur les corps de mes parents, je pleurai toutes les larmes de mon corps, tout en lançant une flopée de jurons que mon vocabulaire me le permettait :
« Espèce de gros phoque qui pue du bec, hurlai-je.
-Oui ? Répondit le capitaine en m’offrant un large sourire édenté.
-J’espère que tu te cogneras les pieds dans un meuble, grondai-je en martelant de mes petits poings le ventre énorme du pirate.
-Elle me gonfle cette gosse... dit le capitaine en regardant le soleil.
-Évitez de regarder le ciel chef, cria un pirate, c’est l’éclipse.
-Excellente idée mon cher, répliqua le capitaine. Gamine, dit-il en m’attrapant les cheveux, dis-moi où est le trésor ?
-Va voir à Marie-Joie si j’y suis.
-J’irai voir si tu veux, dit-il en faisant tourner ma tête vers les corps de mes parents, je ne pense pas que tu veuille être comme eux... Alors, dis-moi où se trouve le pendentif de Zeïka, à moins que tu préfère avoir les yeux bruler par l’éclipse ?
-Papa maman, sanglotais-je puis me tournant vers le pirate, je lui crachai au visage... sauf que mon cracha atterrit sur mes genoux.
-Hahahaha, ria le pirate, ce que tu peux être débile ma pauvre petite.
-Jamais je vous dirais où se trouve le pendentif, rageais-je larmoyante.
-Ah oui ? Interrogea-il en faisant pencher ma tête vers le ciel.
-Plutôt devenir aveugle que vous le dire, lâchai-je en regardant le soleil qui commençait à être éclipsé.
-Oh oh, messieurs voilà une jeune fille courageuse : elle ne veut pas nous dire où se trouve le pendentif, malgré la mort de ses parents et malgré le fait qu’elle va bientôt perdre la vue.
-Je n’ai plus rien à perdre maintenant que vous m’avez tout pris...
-Non, on ne t’a pas tout pris, coupa un pirate, on cherche toujours le pendentif.
-Ah je ne vous l’ai pas dit ? Demandai-je en baissant les yeux vers le pirate.
-Quoi ? Lança le groupe de forbans.
-Je ne sais pas de quel pendentif vous parlez, répondais-je en souriant malicieusement.
-Arrête de mentir sale gamine sinon... »
Sa phrase se perdit dans le fracas de la maison. Alors qu’on m’interrogeait, le reste de l’équipage était sorti de la maison pour échapper à la fournaise des flammes. Malheureusement, lors de l’effondrement de la maison aucun pirate n’était à l’intérieur.
De rage de ne pas avoir de réponse, le capitaine me fit regarder l’éclipse : si vous avez déjà regardé le soleil directement, vous n’aviez pas l’impression d’avoir l’intérieur des yeux en feu et un mal de crâne ? Pour moi c’était la même chose mes yeux étaient comme une feuille de papier devant laquelle on avait mit une loupe dirigée vers le soleil et je ne vous parle pas du mal de tête. Mais le pire je pense que c’était le fait de ne pas pouvoir fermer les yeux, car pour bien s’assurer que je regarde bien le soleil, un pirate eut la merveilleuse idée de me tenir les paupières ouvertes. Ajoutant à cela le fait que les pirates me demandaient sans cesse où était le pendentif, alors que j’hurlais de douleur...
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A mon réveil le noir total, je m’assoie et frotta mes yeux sans résultats. Sur ma gauche, une voix de femme dit à un docteur que j’étais réveillée, il y eu du bruit et une voix d’homme me dit qu’il était le docteur Natsic et que j’étais au dojo du village. Je lui demandai ce que je faisais ici, où étaient les pirates et pourquoi je ne voyais que du noir, le médecin me répondit qu’il faillait que je me rallonge, car son histoire était longue.
« Pour ce qui est des pirates, ne t’en préoccupe plus, des marines sont arrivés et ils ont combattu les pirates, quelques-uns ont pu s’échapper, mais ils ne sont plus ici. Tu es arrivée ici, grâce à une marine qui avait vu des flammes venant de ta maison, elle t’a trouvé dans l’arrière court, près du corps de tes parents, inconsciente...
-Et mes parents ? Demandai-je avec empressement, où ils sont ?
-Je suis désolé ma petite, mais tes parents sont morts, nous les avons enterrés au cimetière.
-Non vous mentez, je veux voir mon papa et ma maman ils ne sont pas morts, criai-je en m’extirpant du lit.
-Ola, pas si vite jeune fille, dit le médecin en m’attrapant par la taille.
-PAPA MAMAN, hurlai-je.
-Infirmière un calmant vite ! lança le docteur. »
Je ne me souviens pas trop de la suite, j’ai senti une piqure au bras gauche et après plus rien.
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Quelques années plus tard, j’appris à me déplacer seule dans la cour interne du dojo, qui était devenu ma maison. Sans l’aide de canne et de toute aide extérieur, je me déplaçais en utilisant un seul sens : l’ouïe me permit de savoir quelle est la distance entre moi et un mur par exemple, elle me permet aussi de savoir quelle heure il est : à 14 heures c’est le cours de kendo, car j’entends les pas des élèves qui sont sourds et rapides, lorsqu’on est mercredi à neuf heures c’est le docteur Natsic qui est là je le sais, car son pas est nonchalant et très lourd du fait de sa corpulence. À toutes heures un pas léger et rythmé m’indique que la personne qui passe est la femme du maître du dojo, elle fût ravie de m’accueillir puisqu’elle ne peut pas faire d’enfants, la seule personne que je n’entends jamais c’est le maître du dojo et pourtant il se balade dans le dojo (le seul moment où je sais qu’il est là c’est quand il va en ville, car il met un parfum entêtent.)
Un jour alors que j’accompagnais ma mère au marché, celle-ci me décrivit tout ce qu’elle voyait comme la couleur des fruits, la forme des légumes, qui sont les marchands... Lorsque nous rentrions, ma mère me dirigea dans une ruelle en accélérant le pas. Lui demandant pourquoi elle était pressée, ma mère me répondit qu’elle avait vu un groupe de casseur de dojo et qu’ils allaient bientôt affronter mon père. Soudain elle stoppa et demanda à ce qu’on nous laisse passer, une voix d’homme répondit que non qu’il faudra passer ailleurs. Faisant demi-tour, nous repartîmes mais l’un des hommes ordonna à un autre de faire son travail, un pas de course et le bruit d’un shinai m’alerta et je vis le sabre s’abattre sur mon épaule et l’esquiva. Enfin « je vis » est bien un grand mot, en fait je crois avoir senti l’air précédant le sabre.
Ma mère dégaina son bokken et s’élançant vers nos attaquants, mais après avoir échangé quels coups, elle se fit désarmer, lui demandant si elle allait bien, elle me répondit sur ma gauche, j’entendis une chaîne à ma droite et un shinai que l’on faisait sauter dans sa main devant moi. Soudain la chaîne tournoya et les maillons claquèrent en faisant une courbe dans mon dos. Alors que la chaîne allait m’atteindre, l’homme au shinai se mit courir vers moi... Saisissant la chaîne de la main gauche, je tirai un coup sec dessus et celui qui la manipulait décolla vers moi, ou plutôt en direction du sabreur, qui le percuta de pleins fouets. Lâchant la chaîne, je me précipitai vers ma mère pour lui porter secours, mais j’entendis un sifflement caractéristique d’une lame droite dans mon dos, je déviai le bras et envoya un coup de pied dans l’abdomen de mon assaillant, puis je l’assommais du tranchant de la main. À peine il eut touché le sol, que ses compagnons foncèrent sur moi, ma mère hurla quelque chose, mais le tumulte du groupe m’empêcha de l’écouter. Au total six hommes me faisaient face, ils étaient tous à mains nus.
Lorsque je fus à leurs portés ils sautèrent et j’eus le réflexe de m’accroupir, deux d’entre eux s’assommèrent. Les autres firent volte-face et comme j’étais à bout de bras, ils tendirent les poings vers moi, pratiquement instantanément je sautai et mes deux pieds se perdirent dans un visage. Pour me rétablir je fis un saut périlleux arrière sur ce même visage, mais une main agrippa mon bras et m’entraîna face contre terre. Grondant et pestant, je roulai sur moi et envoya ma jambe dans le vide où elle rencontra quelque chose de mou, aussitôt des voix demandèrent à leur chef si cela allait bien. Profitant de leur inattention je me releva rapidement et me mis en position défensive entre ma mère et le groupe d’hommes, d’où une voix essoufflée s’éleva pour dire que le reste du groupe ne ferait pas le poids face à moi, un bruit de pas m’indiqua que les hommes fuyaient en courant. Une main se posa sur mon épaule me faisant tressaillir, ma mère me dit qu’elle était fière de moi et elle ajouta que mon père le sera certainement aussi.
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En rentrant à la maison, ma mère partie voir mon père et je partis me doucher. Après m’être changée, je descendis pour cuisiner ce que nous avions pris au marché ce soir se sera soupe miso et canard laqué à la mangue. À peine j’avais mis un pied dans la cuisine qu’un couteau de cuisine me frôla la joue, j’en esquivai un second et avant qu’un troisième soit lancé, je m’exclamai :
« Mais qu’es-ce que tu fais papa ?
-Je n’aurai jamais pensé que tu les aurais esquivés, dit-il calmement.
-Mais qu’es-ce qui te prend de me balancer des couteaux de cuisine à la figure ?
- Je ne sais pas j’avais envie.
-Maman, papa est devenu fou, dis-je en tournant la tête vers ma mère qui était entrée dans la cuisine.
-Tu vois je t’avais dit qu’elle les éviterait, dit-elle à son mari.
-Tu avais raison, répondit-il.
-Tu pense qu’elle est prête ? Demanda ma mère.
-Non, c’est trop tôt, répliqua t-il.
-Je peux savoir de quoi vous parlez ? Demandai-je.
-De quelque chose que tu sauras plus tard, dit ma mère, viens on va aller préparer le dîner. »
Malgré mes demandes, mes parents refusèrent de me le dire.

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Éternuant, je me redis compte que le jour se couchait et que j’allais être en retard à mon rendez-vous. Prenant le chemin de la colline du loup, je me rappelai qu’un jour Leïla, ma vraie mère, m’y avait emmené et elle m’avait monté un arbre, un saule pleureur, je crois. Elle avait ajouté qu’il y avait quelque chose au pied de l’arbre que je devais protéger si quelque chose de grave se passait sur l’île, je ne sais pas pourquoi je ne suis pas allée le chercher plus tôt... Comme j’avais du temps devant moi, je partis à la recherche de cet arbre, je le trouvai au bord d’un ruisseau. Alors que j’allais inspecter le tronc je butai contre une petite bosse que je n’avais pas décelé, pour ne pas rebuter dedans je voulue l’aplanir, mais en écrasant la terre j’entendis un caillou crisser contre du métal. Interloquée je creusai dans le sol pour découvrir une boite de fer que j’ouvris avec difficulté, à l’intérieur je ne trouvai qu’un pendentif dans un écrin de soie. Fermant la boite, car cela me m’appartenais pas, je sentis en relief de la peinture formant des mots sur le couvercle, suivant les courbes des lettres je déchiffrai les mots « Pour Mia ».
*Qui pouvait m’offrir ce pendentif ?*
La réponse se trouva sur le fond de la boite « De maman et papa. » Ne comprenant pas je décidai de mettre le pendentif, que je glissai sous mon tee-shirt, pour faire plaisir à mon père, garder la boite avec moi et je me hâtai vers la colline du loup, car ce coup-ci j’étais vraiment en retard.
____________________
Arrivée au lieu de rendez-vous, je m’assis sur l’un des bancs, mais l’un des arbres eus un drôle de mouvement : il bougeait alors que la forêt était calme. L’arbre vacillait de plus en plus et au bout d’un moment il chuta, au début je crus qu’il tombait à mon opposé, mais une puissante rafle de vent le fit basculer vers moi. Je ne sais pas pourquoi, mais mon corps refusait de bouger, l’arbre comblait rapidement d’écart entre nous et tout à coup le pendentif qui était contre ma peau, se mit à me brûler. Voulant l’arracher, je me sentis aspirer dans un autre monde où j’eus le réflexe de toute personne, j’ouvris les yeux et en face de moi je vis de mes propres yeux une démone face à moi. Ouvrant ses yeux celle-ci me demanda :
« Qui es-tu ? »
#259 025
Excellent chapitre, sérieux ! Tout est si bien écrit que je me dis qu'après ce chapitre là, il y aura plus de lecteurs. L'action est bien décrite et le passé de Mia est facile à comprendre dès le début. C'est vraiment du top. :banzai:
Comme toujours, je me dois de donner mes commentaires sur la grammaire. Premièrement, et comme à l'habitude, il manque des virgules. Lorsque je dis ça, c'est qu'en lisant la phrase, s'il n'y a pas de virgules, ça peut sonner mal. Relis-toi avant de poster ton chapitre et trouve où il en manque. Deuxièmement, deux fois j'ai vu le verbe partir au passé simple 1 ere personne du sing. s'écrire de cette façon : je partie. Habituellement, ce temps de verbe est facile pour toi, car c'est rare qu'on voit des fautes. Fais attention la prochaine fois. En dernier, tu fais quelques fautes d'orthographes qui sont faciles à corriger exemple : d'une voix roque (rauque).
Cette fanfiction m'intéresse de plus en plus. Continue comme ça et je te jure que tu vas avoir plus de lecteurs qui vont te lire. :content:
Tourlou !
P.S. Si ça peut t'intéresser, j'ai enfin publié mon chapitre 13 et je vais bientôt publier mon chapitre 14 que j'ai écrit dans la semaine suivante.
#259 502
pas mal du tout, dis donc!!! au début, j'ai cru que la gamine c'était Kuina^^
vraiment, le début est très chouette!!!
seul petit truc un peu gênant que j'ai vu niveau écriture, c'est quand tu utilise le passé simple. Souvent, à la 1ère personne, tu met un fin en "a" au lieu de "ai". Je sais pas si c'est compréhensible ce que j'ai dit, mais je n'ai pas d'exemple sous la main, là.
#264 040
Coucou les gens, les écrivain(e)s semblent être un peu fatigué(e)s, bon normal vu que c'est les vacances de fin d'année, j'espère qu'elle se passent bien pour vous.
Elements island avance tranquillement, mais pour Sea or hell? sa avance pas mal du tout je vous propose de lire le chapitre 2 avec qui j'ai eu des galères d'écriture, mais bon le voilà alors bonne lecture :look:

Chapitre 2 : Zirkon.
*Qui est cette fille ? Comment ose t-elle me regarder dans les yeux ?*
Je ne sais pas pourquoi mes yeux furent attirés par un éclat métallique venant de sa poitrine : mon pendentif ! Elle se présenta sous le nom de Mia Doko, je voulu lui arracher le pendentif qu’elle osait porter, car ma famille ne devait le donner sous aucun prétexte même s’ils étaient sous la menace de mort. Mia dévia mon bras et stoppa l’autre avec facilité, elle posa sur moi un regard ni méprisant, ni furieux, au contraire elle semblait émerveillée de me voir et elle palpa mon bras comme pour voir s’il était réel.
« Qui es-tu, demanda-t-elle.
-Je suis Zeïka et toi, comment es-tu entrée en possession de ce pendentif ?
-C’est un cadeau de mes parents, réplica t-elle en serrant le pendentif contre elle, en me jetant un regard apeuré.
-Leila et Koj ?
-Je pense que oui.
-Ils vont bien demandai-je.
-Là où ils sont peut-être.
-Comment sa ?
-Ils sont mort il y a 7ans, dit-elle sombrement.
-Alors c’est sa que j’avais senti, murmurai-je.
-Quoi donc ? Demanda t-elle surprise.
-... Non rien, répondais-je perdue dans mes pensées.
-Qui y a-t-il ? Interrogea t-elle, en m’agrippant le bras.
-Je... »
Je n’ai pas pu finir ma phrase, car le pendentif fut quelques secondes sur ma main et l’instant d’après je me retrouvais en pleine forêt avec un arbre qui chutait vers moi, alors qu’il n’y avait pas de vent. Sachant qu’un seul de type de créature pouvais faire sa, je lançai un avertissement aux farfadets. Pour toute réponse le reste de la forêt frissonna, alors que l’arbre, qui allait m’écraser, se courba et reprit sa place initiale. Plusieurs minutes passèrent dans le silence le plus complet, comme la patience n’est pas mon fort, je les menaçai de brûler leur forêt qu’ils chérissaient tant.
« Dans ce corps là, tu ne peux pas, dit une voix dans mon dos.
-Comment peux-tu en être sur humain ? Demandai-je en faisant volte-face pour découvrir un couple, qui me regardait l’air heureux.
-Si tu n’es pas dans ton corps originel, peu importe la puissance magique que tu as en enfer, tu as les capacités physique du corps dans lequel tu es, répondit une femme.
-Comment tu sais sa ? Seuls les membres de ma famille le savent.
-Et si nous te disons que nous sommes de l’autre côté de la famille ? Proposa l’homme.
-Oh, lâchais-je, je comprends mieux. Mais que faites-vous ici ?
-Nous voulions que Mia retrouve ton pendentif, afin que s’établisse le premier contact, en lui tendant une embuscade mais...
-Mais les farfadets s’en sont occupés, coupai-je. Mais s’ils n’étaient pas intervenus comment mon humaine, Mia, aurait réagit ?
-Très vite et de deux façons, dit la femme.
-Soit elle nous aurait désarmés et aurait retourné nos armes contre nous, soit elle nous aurait repérer à causes de nos déplacements d’air, termina son compagnon.
-Pas par la vue ou par l’odorat ? Demandai-je.
-Ce n’est pas un animal, s’écria l’homme, et de toute façon elle est aveugle.
-Pardon ? Elle n’est pas aveugle du tout.
-Bien sûr que si, elle vit chez nous depuis sept ans, et je peux te certifier qu’elle est aveugle. Pourquoi tu insistes ? Interrogea la femme, voyant que j’allais certifier le contraire.
-Quand on s’est rencontrer tout à l’heure, elle avait les yeux grand ouvert et elle n’arrêtait pas de me toucher le bras pour voir s’il était réel. Sa ne te regarde pas ce qu’on s’est dit quand on s’est vue, grondais-je car l’homme allait me poser la question. Qu’es ce que je fais avec des humains ? »
Brusquement je tournai le dos au couple, coupant ainsi la conversation et partie à grandes enjambées dans les profondeurs de la forêt.
Sous la pleine lune, la forêt semblait mystique, les arbres avaient un feuillage vert-bleu qui scintillait dans la nuit, sur quelques buttes de terres des rongeurs, des oiseaux, des reptiles et autres animaux m’observèrent. Je remarquai que malgré le handicap de mon humaine je voyais et je m’aperçue aussi qu’elle avait une excellente condition physique. J’essayai quelques mouvements qui m’étaient familier, mais je ne pus utiliser mon pouvoir, même pour faire la moindre étincelle. Au fur et à mesure, la foule d’animaux se grossit tout en continuant de me regarder.
Je me retournai pour les faire partir, mais un loup blanc et noir s’avança vers moi en traînant la patte, s’asseyant il me regarda d’un air suppliant. Je lui demandai se qu’il me voulait, pour toute réponse le loup me tendit sa patte, tout en poussant un long gémissement. Je lui dis que je ne suis pas un véto, mais ce stupide canidé se mis à ramper vers moi en couinant, je me mis à gronder pour qu’il ne s’approche pas de moi. Plus il s’avançait plus je grondais, alors qu’il était à mes pieds, je rugissais, mais le loup ne bougea pas un muscle et je me rendis compte que je ne rugissant pas, j’hurlais. Ma tête me paraissait sur le point d’exploser et mon dos sur le point de se briser.
*Es que c’est un rejet ? Impossible nous sommes de la même famille.*
Je m’accroupis en prenant ma tête dans les mains, en grondant sourdement. Sous ma tête se trouvais celle du loup, qui me regardais sans une once de peur dans les yeux, une étincelle de joie passa dans ses yeux, je en sais pas s’il était heureux de me voir souffrante ou s’il était content de me voir proche de lui... Qu’es ce que je raconte, les animaux sont dénués d’intelligence.
*Ça y est, je sens que sa arrive, murmurai-je en fermant les yeux.*
Je rejetai la tête en arrière et poussa un hurlement, qui résonna long temps parmi les arbres, rebaissant la tête, j’ouvris les yeux et une sensation de vertige me pris. En effet sous mes pieds, à une dizaine de mètres se trouvait le loup et dans mon dos s’agitait une paire d’ailes.
*Normalement l’humaine n’est pas sensée se transformer sur le point de vue physique, ce n’est pas grave je vais en profiter...*
Alors que je voulais voler dans ce monde, je me sentis tomber ainsi que sombrer dans l’inconscience.
_____________________
« Déjà de retour ? Demandai-je à Zeïka.
-Oui, je m’ennuyais de toi, répondit-elle ironiquement.
-Où es ce que nous sommes ?
-Aucune idée, dit-elle en regardant autour de nous.
-Non, mais pas nous.
-Ben qui alors ? Demanda la démone sceptique.
-Le corps, il est où ? Précisais-je.
-Ah le corps, exclama t-elle. Quand je suis devenue inconsciente, je chutais de 10 mètres, dit-elle nonchalamment.
-PARDON ??????
-Ben, quoi ? Ce n’est pas haut 10 mètres.
-Mais bien sur que si, enfin pour un humain oui, mais vue que tu es une démone ca ne l’est pas... Aie, aie, aie. Dans quel état je vais retrouver mon corps.
-Au fait tu risque d’avoir mal au dos, comme si ta peau avait été déchirée... »
Une grosse secousse l’empêcha de finir sa phrase, je la regardai stupéfaite et elle me déclara avec légèreté :
« Ah ? Je crois que le corps vient d’atterrir.
-Et tu dis sa tranquillement, constatai-je désabusée. Bon je vais voir dans quel état il est.
-Comment sa ? »
Pour toute réponse, je lui montrais que le pendentif rougeoyait, lui adressant un signe de main qu’elle ignora, je touchai le pendentif...
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Un gémissement plaintif et une truffe froide me réveillèrent, remuant, une langue chaude frôla ma joue gauche. Je tournai la tête pour sentir ce que c’était, ma joue rencontra une douce fourrure. Fatiguée je me pelotonnai contre la fourrure et m’endormis.
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Comme réveil, je crois que je n’en ai pas eu d’aussi doux, mais les évènements d’hier refirent surface avec violence : alors que ma vie était normale, je découvre un pendentif banal, je le mets et quelques minutes plus tard, un arbre me tombe dessus alors que la forêt et calme. Sur le point de me faire broyer par l’arbre, le pendentif se met à me brûler, voulant l’arracher, je me fais transporter dans un endroit que je ne connais pas et je vois de mes propres yeux une démone disant qu’on fait partie de la même famille.
« Oh mais... » M’exclamai-je en me redressant brutalement.
*Elle a dit qu’elle s’appelait Zeïka comme le nom du pendentif que les pirates, il y a sept ans, recherchaient si ça se trouve...*
Je voulue empoigner le pendentif pour en parler avec cette Zeïka, mais une douleur déchirante, mit mon dos en feu. Gémissante je me rallongeai avec difficulté, sur ma gauche il y eu un mouvement et un museau se rapprocha de moi, un museau de loup... Normal on est a la colline du loup, mais généralement les loups l’évitent, ils y viennent seulement lorsqu’ils sont blessés. Je portai ma main au museau du loup, qui ne broncha pas. Sous mes doigts l’animal se détendit, son museau était étroit et long, comme je m’attardais trop sur sa guelle, le canidé découvrit les crocs, faisant glisser ma main au niveau des yeux, je sentis une cicatrice en forme d’éclair se dessiner sous mes doigts.
« C’est toi Zirkon ? »
Un mouvement de queue, sur ma droite affirma. Je me retournai et m’assis avec difficulté face au loup, couché sur le flan droit, aussitôt je remarquai que la patte avant gauche du loup était bizarre. A peine je frôla sa patte que Zirkon fit claquer ses dents avec force, puis il se leva difficilement et s’assit à quelques mètres toujours grondant. Je lui dis que je pouvais le soigner, mais il ne bougea pas, je me relevai et essaya de renter tant bien que mal, car mes parents devaient être inquiets. Malgré la douleur, je fis quelques pas en évitant de faire trop de secousses, je sentis que Zirkon me suivait avec peine mais à bonne distance. Je me dirigeai vers un chêne et chercha de quel côté était la mousse, l’ayant trouvé, je tournai le dos à la face de l’arbre couverte de mousse et mis cap au sud.
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Après quelques minutes de marche, j’entendis une branche que l’on brisait dans mon dos, un autre craquement lui répondit plus proche et un bruit de course se fit entendre. Alors qu'un enorme bruit retentit, je sentis mon corps chuter, mais une machoire claqua à mon oreille et ma chuta stoppa. La créature, qui me retenait poussa un gémissement et mon corps descendit de deux cm , je sonda les profondeurs du piège et ma perception me renvoya une vision d'horreur, qui me terrifia. En effet, sur des pieux, qui tapissaient le fond du piège, se trouvaient des squelettes d'aventuriers à la recherche du "fameux trésor" de la coline du loup, qui est au passage inexistant. Un gémissement précéda ma chute de cinq cm, la paroi contre mon dos présenta une infractuosité au niveau de mon coude gauche, le remonta ma main gauche au niveau de celle-ci et l'y installa de façon à ce que mes doigts soient à l'extérieur de l'infractuosité.
"Zirkon, murmurai-je, quand je dirais trois tu me lâche et tu t'écarte de là, compris?"
Un grondement me répondit, j'esquissais un sourir et lança le décompte. A la fin de celui-ci, le loup me lâcha et à la seule force de mon bras, je plia les jambes sous mon menton et les détendis rapidement, en frappant du plat des pieds la paroie. L'effet fût saisissant, mon corps dérivit un 180°, mais ma main se coinça dans l'infractuosité. Heureusement mon corps ne repartit pas en arrière, mais je me pris un plat face contre terre, en lâchant un cri de douleur pour mon dos et aussi pour mon épaule, je pense que je me la suis démise.
Délogeant ma main de mon ancien point d'appui, je remercia Zirkon, mais celui-ci semblait avoir disparut, je repris ma marche et un trotinement me suivis, je me retourna, Zirkon s'arrêta, je lui demanda de s'approcher, mais il resta immobile. Je cassa une branche en morceaux égaux et soutira une branche à un saule. Nulement impressionné par ma démarche, Zirkon se mis à gronder lorsque mes mains fûrent trop proches de sa patte blessée. N'écoutant pas ses gémissements, je lui confectionna une atèle et repartie sans dire un mot.
Quelques mètres plus loin, Zirkon se porta à mes côtés et me lécha le bout des doigts, je glissais ma main dans sa fourrure et nous fîmes les derniers mètres ainsi. Arrivés à l'orée de la forêt, je sortis ma main de sa fourrure et descendis dans la vallée, mais le canidé poursuivit le chemin avec moi, je m'arrêta et dis au noctambule que sa place était dans la forêt et la mienne dans le village. Alors qu'il couinait je lui proposais de revenir dans quelques jours pour voir l'état de sa pate, il leva son museau vers moi puis disparut dans la forêt.
Un coq chanta au loin, déjà l'aube? Remarque la nuit vu qu'on est en été. Je pressais le pas pour éviter les lèves-tôs, arrivée au dojo, j'entrais furtivement et me glissa dans la salle de bain. Je jeta mes affaires avec ceux de la famille et voulue retirer le pendentif pour éviter de l'abimer mais... Je ne trouvais plus le fermoir. J'ouvris les robinets et laissa l'eau couler.
_____________________
Sortant de la salle de bain, je me dirigeais vers la cuisine où se trouvaient mes parents, en entrant ma mère me demanda si j'avais passé une bonne nuit, faisant bonne figure je lui répondis souriante qu'elle avait trop courte, mon père me proposa de dormir, puisse qu'aujourd'hui il n'y avait pas entraînement, car il avait un défi de la part des même casseurs de dojo que la dernière fois. Je lui souhaitais bonne chance même s'il n'en avait pas besoin. Ma mère remarqua que mon épaule était bizarre, je lui avouais qu'elle était déboitée sans entrer dans les détails.
Alors qu'elle me la remettait en place, mon père s'indignait de la conduite d'un équipage pirate. D'après le journal, les pirates avaient fait du grabuge sur l'archipel Sabaody avec les dragons célestes, mais ils avaient perdu face au shichibukai Kuma, par contre nul ne sait où ils sont en ce moment, mais leurs primes se sont envolées.
Une affiche de recherche glissa du journal, je l'attrapai avant qu'elle ne touche le sol et je déchiffrais, grâce à l'écriture en braille qui recouvrait l'avis de recherche, le nom de l'un des compagnons de voyage du capitaine Luffy. Le nom ne me disais rien, mais la description par contre...
"Qu'es ce qu'il y a Mia? Demanda ma mère, car elle voyait mes doigts voler d'un bout à l'autre de l'affiche.
-Mia? Dit mon père.
-C'est mon frère..."
#264 060
Plutôt intéressant, ce chapitre. J'ai tout aimé dans les descriptions, même si je ne me souvenais plus de ce qui se passait à la fin du chapitre 1.
Il me semble qu'il manque des mots parfois, c'est selon moi. Bref, c'est peut-être moi donc j'suis pas certaine.
Virgules...
Le temps de verbe ''passé simple''... Oublie surtout pas que la finale est ''ai'' quand tu parles au ''je'' et non ''a'' comme le ''il''. J'ai vu cette faute maintes fois.
En outre, je te prie de m'excuser pour le peu d'explications sur mon commentaire. C'est que je suis pressée, mais j'ai tout pris mon temps pour lire ce super beau chapitre bien écrit. :content: On se revoit plus tard.
Kairo Powa
#265 301
Coucou tout le monde j'ai l'impression que le coin des fanfics est un peu mort depuis un mois. Je passe par la (entre deux cours) pour une réponse à kairou : désolée pour les fautes d'orthographe et autres (comme d'habitude)Mais je peux pas aller sur un ordinateur pour le moment. Le chapitre 3avance bien mais sera plus long que les autres. Bonne journée et à bientôt! :heu:
#265 579
C'est vrai qu'il n'y a plus vraiment d'activité dans la zone fanfictions... Moi c'est surtout parce que je suis bloquée grave. Et Oguna bah elle est toujours en train de lire en classe au lieu d'écrire ^^'
On espère que ça va se ranimer bientôt.
Kairo Powa
#271 030
:heu: Hey les gens ca va ou ca va ? Les vacances viennent de commencer pour certains ou elles ne vont pas tarder pour d’autres. Enfin le coin des fanfic va s’animer tout comme la section du grand championnat. Je vous propose le chapitre 3 de Sea or Hell, qui fini la vie, jusque là, tranquille de Mia, l’héroïne, c’est donc pour sa qu’il est long (19 pages sur Word.)
Ps : Je viens de me débloquer pour le chapitre 14 de La chatte voleuse (précédemment Element island) et le chapitre 4 de cette fanfic est bientôt fini.
Voici un petit résumé pour ceux qui ont la mémoire courte.
Zeïka, une démone, est envoyée par sa souveraine, pour ce faire blanchir d’une attaque sur des humains qu’elle n’a pas fait. Elle doit rapporter en enfer six fruits du démon. Nous retrouvons Mia, qui est aveugle à cause d’un groupe de pirate, vivant dans le dojo de sa famille d’accueil. Un jour elle hérite d’un pendentif qui appartiendrait à Zeïka, mais en rentrant chez elle, elle faillit perdre la vie dans un piège mortel. Heureusement pour elle, un loup blessé la suivait, lui sauva la vie, en échange la jeune fille soigne le loup. Finalement rentrée chez elle, son père râle après un équipage de pirates, dont le capitaine est Luffy. Une affiche de recherche glisse du journal…

Chapitre 3 : Les invisibles du vent.
Ailleurs :
« Atchoum !
-À tes souhaits mon cœur, lança un groupe de voix graves.
-Oh vous ça va ! Je préfèrerais voir une femme que vous, même ma sœur, râla une autre voix.
-Tu as une sœur ? S’exclama le cœur.
-Oui, je me demande où elle est et si elle grandit bien, répondit la voix rêveuse. »
______________________
Ici :
« Tu as un frère ? S’exclamèrent mes parents.
-Oui, je lui ressemble non ? »
Mon père regarda tout à tour l’affiche et moi, puis me répondis négativement, malgré une hésitation dans la voix. Sentant la fatigue me submerger, je remerciais ma mère pour s’être occupé de mon épaule et partie me coucher.
____________________
A mon réveil, j’entendis que mon père était heureux de les voir et qu’il lui tardait de les revoir. Lorsque j’ouvris les volets, je sentis un groupe d’hommes sortir tant bien que mal du dojo.
« Je n’ai pas trop fait de bruit Mia ? Demanda mon père.
-Non, je n’ai rien entendu. C’était les casseurs de dojos ? Questionnais-je, en montrant du doigt le groupe d’hommes.
-Oui c’était eux, répondit-il, en s’asseyant sur le rebord de la fenêtre.
-Ah ! M’exclamais-je, en m’écartant de la fenêtre. Je déteste quand tu fais cela, et comment tu fais pour montrer jusque là sans que je te sente ?
-Tu sais bien que je ne te le dirais pas, alors insiste pas.
- ...
-Qu’est-ce que tu voudrais faire plus tard ? Demanda-t-il, après un instant de silence.
-Tu le sais bien, je voudrais prendre la mer pour retrouver mon frère, ainsi que les pirates qui ont tué mes parents.
-Et si je refusais ? Proposa-t-il.
-Je partirai quand même, répliquais-je.
-Même, si dans mon testament, je t’ordonne de prendre la relève au dojo ? Demanda-t-il en se tournant vers moi.
-Même, répondis-je en me tournant vers lui. »
Il se mit à sourire, puis il se jeta dans le vide et atterrit dans la cour du dojo, porta deux doigts devant son visage et disparut. Frustrée de voir mon père partir de cette façon, je me préparai et partie à la librairie de la ville. Sur le chemin, je me suis sentie épié, mais je ne sentais pas d’où et qui. En entrant des odeurs de vieux papiers, de bois brulé et de tabac flottaient dans l’air ce qui donne à la librairie un air ancien et chaleureux, le libraire, qui me connaissait bien, m’aborda et s’étonna de ne pas voir ma mère, car d’habitude c’est elle qui me lit l’histoire, car il y a trop peu de livres en braille. Je lui demandai quels étaient les livres pour aveugle, il me récita la liste, mais un seul retient mon attention : Les invisibles du vent.
Il partit me le chercher à ma demande. Lorsqu’il revient il m’indiqua le nombre de pages (environ mille) il murmura que je mettrais plus de deux mois pour le livre, interloquée je lui répondis que je lisais assez vite et que je mettrais un mois à le lire. Soufflant, il me glissa que c’était le seul exemplaire de l’île et donc qu’il était très précieux, je me penchais vers lui et lui demanda si je lui avais déjà rendu un livre en mauvais état, il maugréa que non et s’attaqua à la fiche de prêt pendant que je lisais le résumé.
Lorsque je sortis de la librairie, je voulue commencer le livre, dont le titre et le résumé étaient alléchants, je me dirigeais vers les falaises où les vagues dispensaient fraîcheur et invitaient à la détente avec un soleil aux rayons doux. Je m’y installais et en écoutant le fracas des vagues, je me plongeai dans le roman.
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Lorsque j’émergeais, quelqu’un au loin me cria de partir, car la marrée montait. Je pliais bagage et rentra au dojo où le cours du soir commençait. Par réflexe, je partis me changer pour y participer, mais ma mère me demanda de la suivre dans sa salle de consultation, je la suivie, elle me demanda de m’allonger sur le divan sur le ventre. Intriguée je m’exécutai et à peine je fus installée qu’elle entreprit de me relever mon tee-shirt, pour y placer des galets brulant le long de ma colonne vertébrale. Tandis qu’elle allumait de l’encens, je lui demandais pour l’énième fois comment mon père pouvait disparaître, en mettant simplement son index et majeur gauche joint devant son visage. Elle poussa un soupir, en me demandant, si un jour je me lasserais de poser cette question, je lui répondis un peu férocement que tant que je n’aurais pas la réponse, je n’arrêterais pas de la poser. Un silence gêné de la part de ma mère me répondit, je m’excusais de la façon dont je lui avais répondu, elle me lança que ce n’était pas grave et elle ajoutait que pour ma question, je connaissais la réponse, ou plus tôt je l’avais lu récemment.
Alors que je méditais sur ses paroles, ma mère retirera les galets devenus froids et elle appliqua sur mon dos, une crème pour les douleurs musculaires, qui pour être efficace doit être appliquée avec un massage. Je suis fière de ma mère, du monde entier elle est connue pour ses massages et sa médecine douce, un jour un homme entra et demanda à ma mère ses conseils, car il s’était fait arracher un bras par un roi des mers, je crois qu’il venait d’East Blue. L’encens et le massage eurent raison de moi, je me suis endormie quelques secondes après le début du massage.
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Ma séance de massage finie et après avoir dîner, je m’enfermais dans ma chambre, pour continuer de dévorer le livre.
Dans le village où se passait l’histoire, trois personnages se démarquent : un homme qui pouvait se déplacer sans faire de bruit, un autre pouvait communiquer avec les bêtes de la forêt qui entoure le village, tandis que la seule fille de cette équipe me prend la tête. Soit elle est stupide, soit elle le fait exprès : sa seule préoccupation est de savoir si elle va être blessée durant la mission, alors que c’est une espionne hors pair, elle m’énerve cette pimbêche, avec ses jérémiades quand elle à une égratignure ou ses minauderies avec le chef du village…
De tout le village ce sont les plus forts, ils sont tellement forts qu’à la fin de certaines missions c’est le village qui doit payer les dégâts qu’ils ont fais et parfois le coût des réparations est supérieur à celui de la récompense. De temps à autre la fille du groupe, Akïez, passe d’un extrême à l’autre : soit c’est une mijaurée, soit c’est une tueuse froide et impeccable.
« Extinction des feux, jeune fille, annonça mon père, en me prenant le livre des mains avec douceur, mais fermement.
-Mais laisse-moi le livre, répliquai-je, je ne vais pas le lire.
-Arrête, tu te souviens de la dernière fois ?
-Je serais raisonnable cette fois-ci, répondis-je rougissante.
-Quand tu lis, tu ne peux pas t’arrêter et lire un livre jusqu’à six heures du matin, ce n’est pas bon pour une fille comme toi.
-Mais, pfff… Soufflais-je.
-Demain, tu vas t’occuper de la patte de Zirkon ? Demanda-t-il.
-Oui après la visite du docteur Natsic.
-D’accord. Bonne nuit Mia, dit-il en soufflant la bougie et en refermant la porte.
-Au fait comment tu sais que je dois m’occuper de Zirkon ? Interpellais-je. »
Mais un bonne nuit me répondit au travers de la porte. Je m’allongeais, maugréa un bonne nuit et m’assoupie.
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Lorsque ma mère me réveilla, je sentis qu’aujourd’hui allait être une journée propice à la lecture en plein air. À peine j’eus déjeuné et habillée, que le docteur entrais dans le dojo. Je viens à sa rencontre tout en le grondant gentiment, car je n’aimais pas qu’il me fasse la consultation à domicile. Depuis que je le connais le docteur Natsic collectionne les blessures en tout genres : lumbago, tendinites aux divers membres, fractures multiples et j’en passe… Malheureusement le seul endroit où il n’a jamais été blessé c’est à la langue, c’est une catastrophe surtout quand il y a ma mère, mais cette fois-ci elle est partie au marché.
Après la consultation, alors que je le raccompagnais, j’annonçais au docteur que la prochaine fois c’était moi qui viendrais à son cabinet, pour une fois il accepta. Dans la pharmacie de la maison, j’attrapais du sparadrap, un rouleau de gaze et une atèle, je les fourrais dans mon sac, où mon livre se trouvait, puis je volai un steak dans le frigo, puis partie à la colline du Loup en sifflotant.
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En chemin, j’eus la nette impression de me faire observer, mais cette fois-ci mon observateur faisait tout pour se faire remarquer ou presque. D’après ce que je sentais, c’était un jeune homme, qui faisait une tête de plus que moi et semblait moins musclé que moi. Cette information me rassura, car en cas d’attaque je pourrais me défendre, par contre il semblait souple et svelte, car il se déplaçait à grande vitesse dans la forêt. Un trottinement me tira de ma rêverie : deux, trois et on hésite à poser la quatrième.
« Salut Zirkon, lançais-je en me rapprochant pour caresser la tête du loup. Je t’ai apporté de quoi manger et de quoi te soigner, annonçais-je en attrapant l’atèle et la bande de gaze.
-Jamais je n’aurais pensé que tu pouvais en approcher.
-Tu m’observe depuis un moment, tu dois bien le savoir, répondis-je à mon observateur.
-Tu savais que je t’espionnais ?
-Il aurait fallu être sourd, pour ne pas t’entendre.
-On dit aveugle…
-Je suis aveugle, coupais-je, en serrant un peu trop fort le bandage de Zirkon.
-Ah, c’est pour ça que tu as cette version des invisibles du vent, dit-il en prenant le livre dans mon sac.
-Tiens Zirkon, c’est fini, annonçais-je au loup en sortant le steak de mon sac.
-Il ne prendra pas le steak dans ta main, il est trop méfiant, répondit le garçon.
-Tu en es sûr ? Demandais-je ironiquement, en tendant la main vers le loup qui se jetait avidement sur la viande.
-Non, dit-il désabusé, mais qui tu es pour qu’il t’écoute ? Tu es une descendante des invisibles ?
-Les invisibles sont une histoire inventée de toute pièce, répliquai-je en lui faisant face.
-Bien sûr que non, s’exclama-t-il. Tu en es où dans l’histoire ?
- Après la mission d’espionnage chez les caméléons, répondis-je.
-Ben c’est là où tu vas voir que l’histoire est de plus en plus réelle, il y a même des similitudes avec l’île.
-Arrête, si c’est de plus en plus réel, je n’ai pas envie de croiser Akïez au détour d’un chemin.
-Akïez ? Tu ne confonds pas avec Zeïka ?
-Hein ?
*Comment il la connait ?*
-Ben, il y a Akïez et Zeïka…
-Ah non, coupais-je, il n’y a qu’Akïez.
-Non, non, non, répéta-t-il, Akïez à une sœur jumelle. Après l’éclipse Akïez parle avec sa sœur.
-Non, elle discute avec une paysanne… C’est vrai que leur discussion était bizarre, murmurais-je. Tiens je me demande où est passé le blanchisseur d’argent, tu sais celui du village des nuages, précisais-je, en sentant que le jeune homme était septique.
-Tu n’as pas bien lu, lorsque le groupe repartit vers leur village, il y a eu un bruit de chute, tu te souviens ? Ils avaient cru que c’était un sac, mais en fait c’est le corps du blanchisseur, je m’explique. Le lendemain, il n’était pas à son travail et quand le groupe est repartit, ils sont allés au temple pour faire une prière et Zelph a vu qu’il y avait quinze tombes contre quatorze la veille, alors qu’il n’y avait pas eu de cérémonie ni la veille, ni ce jour-là.
-Tu pense que c’est lui ? Dans la nouvelle tombe ? Demandais-je. Mais qui l’aurait tué ?
-C’est sûrement Zeïka, dit-il en regardant le ciel. Il est bientôt midi, tu ferais mieux de rentrer chez toi sinon ta maman va s’inquiéter. À plus Zirkon veille bien sur la jeune fille.
-Hé, attend, m’exclamai-je. Tu t’appelles comment ?
-Moi, c’est Kinan du clan du Loup et toi ?
-Mia Doko…
-Celle du dojo ? Coupa-t-il.
-Oui, tu penses qu’on pourra se revoir ? Demandai-je.
-Ben si tu veux entre 14heures et 17heures, après j’ai cours de survie.
-De 16 heures à 17 heures ? J’ai entraînement avant et je le reprends à 18 heures.
-Si tu veux, on se retrouve où ? À la librairie ?
-D’accord, lançais-je joyeusement.
-Parfait, bon ben à 16 heures à la librairie alors. À tout à l’heure Mia !
-Oui, à tout à l’heure. Tu peux me rendre mon livre s’il te plait ?
- Oups, dit-il en rangeant le livre dans mon sac. Tiens, dit-il en me tendant mon sac
-Merci, c’est gentil, répondis-je en reprenant vivement mon sac »
Kinan s’enfonça parmi les arbres et disparut, je caressai le loup et rentra manger.
_________________________
Lors du repas, ma mère me demanda si ma consultation s’était bien passée, je lui répondis que le docteur était content, que tout marchait très bien, mais la prochaine fois c’était moi qu’y allais. Mon père me demanda si mon dos allait mieux, taquine je lui répliquai qu’il verrait ça cet après-midi durant l’entraînement.
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Rageuse je jetai mon bâton dans le réduit d’arme du dojo et partie me doucher en vitesse. Pourtant, j’avais été attentive au cours, mais à la fin mon père eu l’idée de me souffler, qu’il me confisquait le livre, parce que d’après lui j’avais la tête ailleurs. Me changeant, je lançai à ma mère que je partais à la librairie pour rallonger mon prêt à cause de mon père. En sortant, je vis Kinan sortir du magasin de calligraphie, puis nous partîmes vers la librairie tout en parlant du livre. Il me demandait si j’avais continué le livre, je lui répondis ce que m’avais dit mon père, il eut un petit rire.
*Pourquoi, alors que je discute avec lui, le pendentif de Zeïka s’échauffe doucement ?*
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« Oh, non ! Ce n’est pas vrai m’exclamais-je, au bout d’un moment.
-Quoi? Demanda Kinan qui me regardait interloquée.
-Je vais être en retard à mon cours, déclarai-je en me levant. Je vais passer un sale quart d’heure avec mon père.
- Oh mince, je ne voudrais pas que tu sois en retard à cause de moi, dit-il. Je te raccompagne ?
-Si tu veux, mais fait vite, dis-je en sortant de la librairie.
-‘voir, marmonna le libraire.
-A plus William, lança Kinan à l’intention du libraire. »
Fonçant dans les rues, Kinan me proposa de couper par la forêt pour arriver plus vite. Je bifurquais avec lui en direction de la forêt, le suivant tant bien que mal, à cause des arbres et des racines. À un moment, mon pied se pris dans une racine et en tombant je foulai ma cheville. Le jeune homme, qui m’avait vu tomber, me demanda si cela allait, mais lorsqu’il vit que je me massais la cheville, il me proposa de monter sur son dos, acceptant de bon cœur je m’accrochais à son cou et grâce à lui, je pus arriver à l’heure en cours.
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Après l’entraînement, douche et dîner, où je me fâchais encore avec mon père, puis je partis me coucher en râlant puisque je ne pouvais pas lire.
« Tok »
*Tient ? Il pleut ?*
« Tok, tok »
J’ouvris les volets pour savoir ce que c’était, car cela n’avait pas le même son que la pluie, sa ressemblait plus à un caillou. Lorsque je repoussai les volets, quelque chose fonça sur moi, d’instinct je me reculai et la chose se posa sur le rebord de la fenêtre.
« Bonsoir, demoiselle, fit-elle.
-Hiii, laissai-je échapper.
-Chut, dit Kinan en posant un doigt ganté sur la bouche.
-Qu’est-ce que tu fais là ? Murmurai-je, en le laissant entrer.
-Je voulais encore parler avec toi, même si mon prof de survie me l’a déconseillé.
-Ah bon, pourquoi ?
-Je ne sais pas, répondit-il en regardant l’extérieur du dojo.
-Pourquoi tu es aussi soupçonneux ? Remarquai-je, en effet Kinan ne cessait pas de regarder de gauche à droite.
-C’est pour surveiller si mon prof de survie ou ton père ne se pointe, répondit-il.
-Mais, vaut mieux que tu partes alors, je préférerais que tu ne sois pas puni parce que tu veux parler avec moi, lui conseillai-je.
-Non, répliqua-t-il sèchement. Puis d’une voix plus douce : J’aimerais te demander quelque chose…
-Quoi donc ?
-J’aimerais emprunter un sabre à ton père et que sa passe pour un vol, dit-il en me regardant de face.
-Pardon ? Demandai-je interloquée. Pour quelle raison ?
-Ne t’inquiète pas, c’est juste un emprunt, c’est une mission que mon clan m’a donné pour prouver que je suis digne de confiance, dit-il pour me rassurer.
-Certainement pas ! M’exclamai-je. C’est quoi cette mission ?
-Je n’ai pas le droit de divulguer cette information, passe moi au moins un sabre et je te le rends demain.
-Non, répliquai-je, je te conseille de partir avant que j’appelle mes parents.
-S’il te plait c’est pour la bonne cause…
-Va t’en, je veux plus te voir, coupai-je en le repoussant.
-Désolé, mais c’est pour ton bien, dit-il en sortant un kunaï d’une sacoche dans son dos.
-Un bon conseil : range le de suite avant d’être blessé, grondai-je.
-S’il te plait, c’est juste un emprunt.
-Jamais. »
A ce mot, Kinan se jeta sur moi en visant mon cou. Le pendentif me brûla, mais je murmurai que ce n’était pas la peine qu’elle intervienne. J’esquivai le coup du jeune homme et frappa du tranchant de la main le poignet de la main armée. Surpris par ma vitesse de réaction, il lâcha son arme et avant que son arme touche le sol, je balayai les jambes de mon assaillant, qui tomba face contre terre, lui fis une clé de bras et pour m’assurer qu’il ne se relèvera pas, je calai mon genou droit entre ses omoplates.
Lorsqu’il ne lutta plus, je me penchai vers lui et murmura que s’il toucha à un des sabres de mon père il passera de vie à trépas, sentant ma menace réelle, il me promit de ne pas les voler. Dès que j’enlevai mon genou et relâcha la pression sur son bras, Kinan partit se placer sur le rebord de la fenêtre, prêt à décamper. J’esquissai un sourire et au grand étonnement du jeune voleur, je lui demandai de dérober les invisibles du vent. Interloquée le garçon me demanda pourquoi, je lui répondis que je voulais finir de le lire d’ici demain soir, vu que je n’ai pas cours le lendemain. Me gratifiant d’un sourire le jeune homme me déclara que je trouverai le livre dans la clairière où l’on s’est rencontré, le livre sera gardé par Zirkon. Alors que j’acquiesçai, le garçon me fit face (sa respiration s’accéléra) attrapa ma main droite pour y porter ses lèvres, me souhaitant bonne nuit et disparut comme mon père.
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Le lendemain je me réveilla lorsque ma mère rentra du marché, lorsque je fus habillée, mon père entra en trombe et se mit à mettre ma chambre sans dessus sans dessous. Interloquée je lui demandai ce qu’il se passait, il me répondit que mon livre avait disparu, feignant la surprise, je lui dis que je n’y avais pas touché et donc que je ne savais pas où il se trouvait. Dans l’entrée, ma mère appelait mon père et lui demanda de se dépêcher, car ils allaient être en retard. Cinq minutes plus tard, ils partirent à fond de train, puisque j’avais obligé mon père à ranger le bazar qu’il avait mit dans ma chambre et ma mère me cria que mon repas était dans le wok.
M’étirant paresseusement devant la fenêtre, pour profiter des premiers rayons du soleil, je pensais aux lieux que le livre décrivait : la place de la fontaine du loup ressemblait à celle du marché, le repère des héros avait des similitudes avec la clairière où se trouvait le saule pleureur, au pied du quel j’avais trouvé le pendentif de Zeïka.
Soudain sa voix se fit clairement entendre dans ma tête :
*Tu connais le repère ?*
« Hein tu es où ? »
*Devant toi…*
« Comment sa ? Demandai-je en scrutant avec mes sens, mais je ne senti qu’un vieux miroir face à moi. »
*Découvre le et applique le pendentif dessus.*
« Pourquoi, pour te libérer ? »
*Non, c’est juste pour te parler, dit-elle calmement.
« Qu’es qui me dit que lorsque je l’aurai fait tu ne me tueras pas ? »
*Si tu touches ton reflet, tu ne sentiras pas les doigts chauds d’un corps, mais la surface lisse et froide du verre non ?*
« Je ne me regarde jamais dans un miroir, puisque je suis aveugle »
*Puisque tu es aveugle tu dois te prendre les baies vitrées, ironisai-t-elle.*
« Non, je cherche s’il y a un encadrement dans une situation de ce genre. Mais dis-moi comment tu fais pour me parler par la pensée, alors qu’on pouvait se parler lorsque je touchais le pendentif ? »
*Tu es peut-être proche de deux objets démoniaux, supposa-t-elle. Tu sais que tu peux me parler par la pensée tu as l’air d’une malade à parler toute seule.
-Oups, désolée. Le pendentif et le miroir en sont ?
-Oui, mais ne t’inquiète pas, ils sont peu nombreux et peu puissant mis à part…
-Mis à part ? Poursuivis-je.
-Mis à part mon pendentif, le collier du bras droit et la fourche de la maîtresse. Ces trois la sont les objets démoniaux les plus puissants.
-Si tu le dis, mais ils servent à quoi et le miroir sert à quoi ?
-Le collier et la fourche réagissent de la même façon que mon pendentif, pour le miroir applique mon pendentif dessus.*
Je fis ce qu’elle demanda, mais au lieu de la voir face à moi, je vis mon corps, qui ressemblait à ce que je pensais : un corps menu et d’un blanc laiteux, de long cheveux blonds qui cachaient l’œil droit, mais les mèches avaient été repoussées derrière les oreilles. Les épaules assez musclées du fait de la pratique du sabre, les yeux étaient de la couleur du ciel avant un orage, réduit par deux fentes verticales.
Zeïka me sourit et me lançait que si j’avais quelques années de plus, je ressemblerais à sa sœur, interloquée le nom de Akïez fusa de ma bouche, étonnée la démone me demanda d’où je connaissais le nom de sa sœur, je lui répondis qu’il existait un livre relatant leur histoire, puis je me rappelai que Kinan avait laissé mon sac dans la clairière. Je me retournai sauf que mon corps ne bougea pas d’un iota, je fronçai les sourcils, ce qui fis froncer ceux de mon double, qui me lançai un regard interrogateur, puis soufflant que j’avais certainement autre chose à faire et elle porta sa main au pendentif ce que je fis aussi.
L’instant d’après le monde se drapa de ténèbres et je me retrouvai seule face au miroir, un peu nauséeuse par la rencontre de mon « double maléfique », je m’assois quelques secondes avant d’aller préparer mon petit matériel de vétérinaire.
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Arrivée dans la clairière, Zirkon sorti d’un fourré avec un sac dans la gueule, lorsque je le récupérai il poussa un semblant de soupir, puis me tendis sa patte. Après avoir défait le bandage, j’auscultai la patte et découvris qu’elle était en parfait était. Je permis au loup de marcher sans lui refaire un bandage, il fit quelques pas, puis il se mit à courir et à cabrioler comme un louveteau. Après quelques minutes à le voir s’amuser, je fouillai dans le sac et y découvrit : une gourde, deux sandwichs, le livre, une serviette et une enveloppe.
Lorsque mes doigts frôlèrent le papier je m’en saisis et l’ouvrit. La lettre était épaisse et trouée, par réflexe je passai la main au bas de la lettre et sous mes doigts se dessinèrent du braille qui formait le mot : Kinan. Joyeuse je commençai à lire la lettre :
« Chère Mia,
J’espère que je ne t’ai pas trop effrayé hier soi par ma visite nocturne, j’étais obligée de le faire pour mon clan.
J’ai pensé à te faire un pique-nique, car quand tu lis tu ne t’arrêtes que pour manger ou quand tes parents insistent.
Dis-moi tu n’as jamais voulu parcourir le monde au gré des vagues ? Que penses-tu des pirates : des voleurs ou des gens libres ? Hier quand on était à la librairie, tu as grimacé, lorsque les anciens ont parlé avec déférence des pirates. J’aimerais bien en parler avec toi, la prochaine fois qu’on se verra.
Tu dois en avoir marre de lire les blablas inutiles d’un garçon, alors je vais te laisser lire.
A bientôt, biz.
Kinan.

Heureuse d’avoir reçu une lettre, je la repliai avec soin tout en pensant aux questions du jeune voleur. Pour moi les pirates ne valent pas mieux que les voleurs, mais comme je m’entends bien avec l’un d’eux pourquoi je ne m’entendrais pas avec les flibustiers, peut-être qu’il y a plusieurs genres de pirates… Mais je m’approcherai d’eux qu’en cas d’extrême nécessité. J’attrapai la serviette que j’étendis, pris le livre et me laissa emporter par l’histoire.
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Zirkon me poussa du bout de sa truffe froide pour me tirer de ma lecture. Je lui demandai quelques secondes, ferma le livre et poussa un soupire d’extase, tout en glissant une main dans la fourrure du loup. Je lui chatouillai le derrière les oreilles, pensive, quand tout à coup Zirkon poussa un hurlement qui me fit sursauter, puis plusieurs hurlements répondirent à celui de Zirkon. Je rassemblai mes affaires et après une dernière caresse au loup je pris le chemin de la maison en songeant aux paysages familiers du livre.
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Lorsque je rentrai, j’annonçai à mon père que j’avais retrouvé le livre en ville, celui-ci ne me répondit pas, il me tendit une boîte en fer. Au touché je la reconnue aussitôt : c’était celle qui contenait le pendentif de Zeïka.
Il me prit par les épaules et me secoua violemment en me demandant où se trouvait le pendentif de la démone. Voulant me dégager, je frôlai son cou, qui portait un collier à pointes. Instantanément le pendentif me brûla, mon père me cria d’arrêter cette lumière, le sentant aveugle, car il marchait les mains devant lui, je m’écartai, attrapa mon sac contenant le livre, j’y glissai la boîte de mes parents. Je pris un sabre à mon père et avant qu’il ne s’habitue à l’éclat du pendentif, je pris la fuite vers mon refuge : la forêt.
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Alors que j’approchais de la colline du loup, je sentis la présence du jeune homme, je le remerciai pour le livre et je lui expliquai ce que je faisais ici (en faisant passer le nom de Zeïka sous silence). Il me demanda de lui montrer le pendentif, je le pris avec précaution, croyant qu’il était encore brûlant, mais il était glacial, Kinan se rapprocha de moi, car je ne pouvais pas détacher le pendentif, au fur et à mesure que ses doigts suivaient le contour du pendentif ses yeux s’écarquillèrent et il me demanda si ce n’était pas celui de Zeïka.
Alors que j’allais lui répondre, il me prit par la taille et nous cacha dans un tronc creux :
« Chut, murmura Kinan en posant un doigt sur ma bouche, ils sont à ta recherche.
-Qui ? Soufflais-je. Et pourquoi ?
-Les villageois, les casseurs de dojo, ton père… Ils te recherchent pour le pendentif.
-Les traces de pas s’arrêtent ici, cria un villageois. Et elles sont récentes.
-Elle doit être partie pour la colline du loup, suggéra mon père, allez-y je reste là au cas où.
-Elle va regretter d’avoir croisé mon chemin il y a trois ans…
-Je la veux vivante, cingla mon père. »
L’homme maugréa quelque chose puis parti avec les autres. Je voulue me dégager de Kinan, mais celui-ci se pressa contre moi et appuya sur mon bras de façon répétée, du morse. Il m’indiqua que mon père était encore là, malgré le vent qui tourbillonne entre les arbres. Je lui demandai comment il le savait, il me répondit qu’il le sentait. Un craquement au-dessus de nos têtes retentit, ce qui fit rapprocher Kinan de moi, il fut si près que je sentis son souffle dans mon cou, je détournai la tête vers la sienne, car son souffle me dérangeait.
*Si tu savais à quel point il te dévisage, murmura Zeïka moqueuse.*
Un frisson me parcourut, lorsque je l’entendis, Kinan croyant que j’avais froid, raffermit encore son étreinte. Sous son tee-shirt, je devinais la forme de ses pectoraux, qui étaient nullement impressionnant. Il m’annonçait que les villageois revenaient poursuivit par des loups.
Quelques instants plus tard, ce fut la pagaille : les villageois hurlant martelaient le sol de la clairière, l’un d’eux essaya de rentrer dans le trou d’arbre où nous étions, mais sa tentative échoua, car un loup lui barra la route en grondant. Aussitôt je reconnu Zirkon et je m’empressai de le tapoter à Kinan, qui me tapota la même chose, s’en rendant compte, nous nous sourîmes et le jeune homme défit son étreinte, pour voir comment cela se passait dehors et jura. En effet, mon père se rendit compte que le loup ne bougeait pas de l’arbre creux, il s’avança vers nous en aillant dégainer son sabre. Le garçon m’ordonna de monter sur son dos, rapidement je m’y installai, lorsque ce fus fait, il ajouta que cela allait accélérer très fort et donc il me conseilla de ne pas crier. À peine il eut dit ça que nous nous envolâmes.
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Déjà je ne ressentais plus le sol et le vent sifflait à mes oreilles, mais derrière nous j’entendis des cliquetis métalliques, peu rassurant, lorsque j’en informai Kinan, celui-ci émit en bruit sourd et une silhouette passa devant nous, j’étouffai un cri de surprise lorsque je la reconnue : mon père. Le pendentif se mit à me brûler, mais je ne l’empoignai, car j’avais peur de tomber. Le jeune homme me transmit qu’il allait devoir partir plus tôt que prévu, je lui demandai où on allait, mais il me déposa à l’entrée de la ville et prenant ma main il m’entraîna dans les rues de la ville.
Alors que nous arrivions à la place du marché, je lui lâchai la main, l’obligeant à s’arrêter, il se retourna et me demanda :
« Quoi ?
-Qu’es qu’il se passe ? Pourquoi mon père veut le pendentif de Zeïka ?
-C’est vraiment le sien ? Demanda-t-il, avec un mélange d’admiration et de peur dans la voix.
-Oui mais avant que je rentre dans les détails, dis-moi pourquoi il veut son pendentif, répliquai-je.
-D’après mes sources le collier qu’il porte est celui d’un démon et il est à la recherche d’autres objets démoniaux et on pense que les invisibles du vent pourrait l’aider à les retrouver.
-Les invisibles serait un guide pour ces objets ? M’exclamai-je en serrant mon sac contre moi.
-Oui, vient, dit-il en se faufilant dans les rues, ne restons pas là. Sur toutes les éditions du livre sortie, c’est l’original écrit en braille, qui contient toutes les informations sur les objets démoniaux dans l’annexe...
-Mais la première édition doit être chez lui, pourquoi il l’a écrit en braille il était aveugle ou quoi ?
-Oui, il était aveugle et non tu tiens dans tes mains la première édition des invisibles du vent.
-Mais… Mais… Mais, il faut lui rendre, balbutiai-je.
-Il en a fait don à l’île. Attention à la marche, dit-il en me tendant la main, que je saisis. Dis-moi tu as réfléchi aux questions que je t’ai posé dans la lettre ?
-Oui, pour les pirates j’ai un avis mitigé, mais je n’ai pas envie de découvrir le monde vu que je n’y vois pas, même si j’ai envie de rencontrer mon frère…
-Nous y voilà, déclara Kinan.
-Qu’es que tu veux faire au port ? Demandai-je.
-Je vais prendre la mer.
-Encore une mission pour ton clan ?
-Non, je veux y échapper et je te demande de m’accompagner.
-Pardon, demandai-je.
-Écoute : soit tu viens avec moi pour retrouver ton frère, soit tu restes ici et tu te fais attraper par ton père, qui va t’obliger à lui donner le pendentif de Zeïka et le livre, mais je ne sais pas ce qu’il adviendra de toi et de cette île. Mais choisis vite, ils arrivent.
-Comment veux-tu que je choisisse entre mon frère et ma vie d’ici ? Qu’es qui te dit que mon père m’obligerait à lui donner le pendentif et le livre ? Avoue que c’est une ruse, que tu le veux ce pendentif.
-Tu as bien entendu, ton père te voulait, il a même organisé une battue générale pour te retrouver. Si j’avais voulu le pendentif, je te l’aurai dérobé depuis un moment et je ne t’aurais pas aidé dans la forêt. Pourquoi tu portes un sabre ?
-Si tu voles comme tu pistes tu n’aurais jamais eu de chance face à moi. Tu as vu l’animosité des casseurs de dojo ? Je l’ai pris au cas où.
-Face à eux tu n’as aucune chance, seule contre tout le village.
-…
- Je ne peux pas choisir pour toi, murmura-t-il.
-Tu me fais monter à bord ? Demandai-je.
-Parfait alors allons y, dit Kinan enthousiaste, en m’aidant à monter à bord. »
Kinan me conseilla de me cacher dans la cabine tant qu’on était encore dans la baie.
Un bruit de pas, se rapprochait, mon père héla mon bateleur, mais sa voix semblait lointaine et un bruit de vague ainsi qu’un léger roulis s’installèrent. La cabine comportait deux couchettes, une cuisine ainsi, qu’une petite salle de bain, Kinan passa la tête par l’écoutille pendant mon exploration et m’annonça que je pouvais le rejoindre sur le pont, puisque nous étions au niveau des presqu’îles délimitant la baie.
Je m’installai là où le capitaine m’indiquait afin de faire contrepoids, lorsque plusieurs hurlements se firent entendre, Kinan mit le cap à bâbord, lorsqu’une forme jaillit de la presque île gauche. Dès que je la sentis je criai, car je crue que c’était mon père, mais le garçon me rassura en disant que c’était notre ami commun. Le loup se plaça à la proue et hurla en direction du grand large, prudemment je me rapprochai de l’animal et posa ma main sur sa tête.
« Qu’es que tu sens ? Demanda Kinan.
-Seulement les vagues.
-Bienvenue sur North Blue. »