Salut tout le monde ! Je suis vivante ! J'ai ressuscité en apportant avec moi le chapitre tant attendu sur lequel j'ai resté bloquée durant des semaines dans le tout début. Eh oui ..! Vous vous dites sûrement : Ah ! Il était temps, nom de Dieu... On croyait qu'elle avait abandonné sa magnifique, sublime, excitante... (^^' désolée...) fan fiction. Mais noooon ! Mais pourquoi vous croyez ça?
Bref, j'ai enfin réussi à le finir vendredi. Malheureusement, j'ai oublié mon cahier dans ma case...... (looser !!!) Ouais... Alors j'suis restée dans mon coin à capoter, car j'vous imaginais en train de perdre la tête parce que mon chapitre n'arrivait pas.
Je tiens à dire, je ne sais pas si je l'ai déjà dit, que j'ai fait apparaître deux personnes qui vont se trouver dans ma prochaine fanfiction qui est comme la suite de celle-ci. Il s'agit de Ayakashi et de Kon. Je ne les ai pas extrêmement décris, mais il y a quelques indices donnés...
Je vous laisse lire, savourez mon plaisir à l'avoir écrit juste pour vous ! ... Ajouter de la sauce hollandaise si jamais vous n'aimez pas son goût.
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Chapitre 13 : La rencontre (il y a 3ans)Se servant de son impressionnante agilité, Kiba se courba vers l’arrière avec un angle de 90 degrés. C’était juste assez pour éviter le coup mortel d’une des haches. Rapidement, il se releva et empoigna le bras tendu de Jira. Il souleva celui-ci et le lança contre l’une des bâtisses à proximité. Il était lourd, très lourd même, mais ça n’avait pas empêcher Kiba, avec l’adrénaline, de casser l’épais mur de briques sur lequel Jira avait atterrit.
Pendant que son ennemi reprenait ses esprits, Kiba réfléchissait à la manière dont il pouvait l’assommer asses longtemps pour pouvoir battre en retraite. De toute façon, les hommes de Jira n’ont pas la même force que lui. Il les a embauchés justement parce qu’il aurait eu de meilleures chances de l’attrapper. «Enfin ! J’ai trouvé la solution à mon problème !» se dit-il, sourire aux lèvres.
Jira reprit ses moyens, et sa hache par terre, et approchait Kiba en brandissant ses deux armes impatiemment. Il y avait tant de haine dans son regard… et de fatigue aussi, ça faisait presque pitié. Dommage pour lui, Kiba ne baissait jamais sa garde même si son adversaire serait à l’agonie. Celui-ci semblait ne pas vouloir l’attaquer. Il fallait donc faire le boulot de A à Z… Jira aussi donc toute sa concentration pour voir les coups de Kiba arriver, et ce, même si sa rapidité était foudroyante.
-Assez perdu de temps ! Amène toi que je te réduis en pièces et te livre à la Marine !
Plus loin, l’homme aux cheveux de feu fronça les sourcils, l’air perplexe.
-Qui a-t-il capitaine ? demanda l’homme avec un casque qui semblait être son second.
-Y a-t-il eu un avis de recherche ayant une photo de lui dans les journaux récemment ? lui répondit-il en pointant Kiba du doigt. Même si j’ai confiance à ma mémoire, c’est toujours au cas où quelque chose m’aurait échappé.
Le second se tut un moment, le temps de fouiller dans sa mémoire une quelqu’onque information sur une personne aussi jeune que celui qui se battait.
-La seule personne qui me vient en tête et qui est jeune c’est Nico Robin. Pour avoir une prime à 8 ans, elle a sûrement fait une chose horrible. Or, je n’ai jamais entendu parler de lui…
L’autre homme, pensif, se demandait alors pourquoi ce garçon était supposément recherché par la Marine sans pour autant mettre au courant les habitants des villes et villages. Néanmoins, ce gamin l’intéressait particulièrement.
***
Kiba asséna un autre des es coups de pieds en plein visage de Jira, ce qui réussit enfin à l’assommer un peu après nombres d’essais. Il recula prestement pour éviter le coup de hache qui filait vers son abdomen et s’empressa de se remettre en position pour mieux se défendre. Et ça, s’était difficile à faire avec tous les coups de Jira lui donnait. Il commençait vraiment à le faire chier cet enfoiré… Kiba essayait de rester concentré en même temps que de trouver une solution. «Je ne vais pas être capable d’éviter ses coups si je ne me dépêche pas…» Il sentait déjà un commencement de fatigue.
Il évitait, déviait et frappait, lorsqu’il en avait la rare occasion, depuis plusieurs minutes. Soudain, il perdit pied suite à une brève douleur comme un picotement au mollet et Kiba se retrouva sur le dos, en une situation de faiblesse.
L’homme à la chevelure de flamme fronça les sourcils et serra les poings. «Relève-toi…» L’autre avec le casque tourna la tête en direction de son capitaine et remarqua sa soudaine tension. Allait-il intervenir ? Non, certainement pas, il ne connaît pas ce gosse alors pourquoi se mêlerait-il de ses affaires ?
Lorsque Jira s’apprêtait à mettre fin à sa vie, Kiba se releva juste à temps en se servant de son agilité et recula plus loin. En se penchant un peu, il retira une petite fléchette de son mollet et fronça les sourcils. Il commença à être étourdi, comme si la terre bougeait sous ses pieds. Tentant de garder, Kiba finit par poser un genou au sol, faisant sourire Jira. Le jeune porta sa main à sa tête en faisant un effort pour rester éveillé.
-Bien joué Marty, dit Jira en affichant son sourire de satisfaction, j’ai toujours rêvé, un jour, d’être témoin de cette scène. L’imprenable Ichiari Kiba est maintenant à genoux devant moi, le grand Jira !!!
Kiba leva la tête et lui lança un regard noir. Après un grand effort, il réussit à se relever. Il fonça sur lui avec toujours le même tournis. Malheureusement pour lui, ceci lui brouillait la vue et son crochet passa à côté du visage réjoui de son ennemi. L’instant d’après, il se retrouva de nouveau au sol, impuissant contre les effets de la fléchette. Kiba entendit des pas se rapprocher lentement. Il vit alors une ombre se mettre entre lui et Jira. De la fourrure, venant de son gros manteau, chatouillait le bout de son nez. Il se retourna donc sur le dos et observa un homme avec des cheveux rouge comme le feu qui empêchait Jira de s’approcher de lui de sa grande stature. «Le pirate de la taverne…» se dit Kiba en voyant son équipage perplexe du coin de l’œil. Ils se demandaient sûrement pourquoi leur capitaine se mêlait au combat… Kiba se sentit faiblir de plus en plus, il savait alors qu’il allait perdre conscience dans pas longtemps. L’homme devant lui tourna juste un peu la tête pour voir le jeune étendu par terre, s’efforçant de rester éveillé. Il lui sourit, ce qui rendit celui-ci sceptique.
-Laisse-moi m’occuper de ça, le jeune, dit-il d’une voix grave.
-…Je n’ai pas besoin de soutient… répondit sèchement Kiba avant de sombrer dans l’inconscience.
***
Kiba se réveilla dans un lit, bien confortable, avec deux couvertures sur son corps. Il n’osait pas bouger, pour ne pas alerter ce qu’il croyait être le médecin un peu plus loin qui rangeait des fioles dans une armoire qu’il barra à clé avant de quitter la pièce en refermant doucement la porte. Il attendit quelques minutes avant de repousser les draps et de s’asseoir sur le bord du matelas. Il remarqua qu’il était en simple sous-vêtement… En frissonnant, Kiba se leva avec précaution pour s’assurer que les effets de la fléchette, reçue un peu plus tôt, avaient totalement disparus. Il arpenta alors la pièce, jusqu’au plus petit détail pour déterminer où il se trouvait. Il remarqua en premier l’équipement complet de médecine qui se trouvait un peu partout dans la pièce : contenants, seringues, instruments et autres. C’était bel et bien une infirmerie… Les murs étaient d’une couleur délavée, impossible à deviner, et le plancher en bois sombre craquait légèrement sous son poids. Une pile de linge était déposée sur une chaise non-loin du lit. Kiba les prit, les inspecta minutieusement avant de les enfiler. Déjà, il se sentait plus à l’aise que lorsqu’il était à moitié dévêtu… Les meubles de l’infirmerie étaient de couleur rouge foncé. Ça donnait à cette pièce un air macabre. «On dirait que j’ai atterrit dans l’antre d’un démon» se dit-il en observant pour la dernière fois l’infirmerie et de se diriger vers la porte avec un pas léger, ne voulant pas faire de bruit.
Kiba colla son oreille sur la porte pour entendre tous les bruits venant du couloir. Personne. Avec délicatesse, il tourna la poignée et tira la porte vers lui. Pas besoin de trop l’ouvrir, une simple ouverture, assez grande soit-elle, et Kiba pourrait passer sans problème. D’un pas discret, il se faufila dans le couloir. Il sentit un léger tangage, mais c’était sûrement les derniers effets de la fléchette… Où était-il alors sur un navire ? Craignant qu’il ait quitté la terre, il se précipita sur une fenêtre près de lui et regarda par cette dernière. De l’eau et un bout d’île. Super, il était bel et bien à bord d’un navire! (sarcastique) Mais pourquoi ? La mémoire lui revint rapidement. Le combat avec Jira, la fléchette puis enfin ce pirate… Un bateau pirate !? il n’était donc plus question de rester plus longtemps sur ce vaisseau ! Il devait donc sortir sur le pont… Croiser les doigts reste la seule option d’espérer qu’aucun membre de l’équipage ne s’y trouve. Sinon, il allait devoir se battre…
Tout en étant attentif aux bruits environnants, Kiba se dirigeait vers le pont, enfin… il espérait bien qu’il allait dans la bonne direction. Il s’arrêta devant la porte du fond et colla son oreille de nouveau sur celle-ci. Cette fois, il entendait des passants et des rires d’enfants, mais aucune voix près d’ici. Il se risqua à passer la tête par la porte légèrement entrouverte. Kiba ouvrit grand les yeux en constatant que le pont principal était… vide !? il fit quelques pas en reniflant l’air. Il n’y avait vraiment personne à bord… pas même un bruit autre que les gens plus loin et le doux clapotement de l’eau su la coque du navire. Pendant que Kiba marchait sur le pont, une forme au loin bougea puis disparut entre les bâtisses.
***
L’homme au casque vit enfin le jeune dénommé ’’Kiba’’ sortir dehors. Il semblait prudent et étudiait toutes choses qu’il sentait, voyait et touchait. De la figure de proue à l’arrière du bateau, le gosse demeurait prudent. L’homme ne savait pas trop pourquoi son capitaine s’intéressait à lui et aussi pourquoi l’avoir sauvé quand, habituellement, il se foutait complètement de la gueule des victimes. Mais il n’avait jamais intervenu dans un combat auparavant. Ce garçon lui a donc vraiment piqué sa curiosité… Bref, il devait l’avertir que Kiba s’était réveillé et flânait maintenant sur le bateau.
Il se laissa tomber de son perchoir, sur le toit des bâtisses, pour atterrir sur le sol et se faufiler entre les bâtiments. Après deux ou trois minutes de marche, il arriva à l’endroit où se trouvait les deux personnes qui formaient l’équipage, sans compter son capitaine. Les deux têtes se tournèrent vers lui, mais reconnaissant le second, ils retournèrent à leurs occupations. Celui-ci passe entre eux deux avant de trouver le capitaine, les yeux fermés, accoté sur un mur d’un bâtiment, il semblait perdu dans ses pensées ou alors impatient. L’homme s’arrêta à quelques pas de lui et attendit un signe venant de lui pour parler. Un grognement lui parvint aux oreilles et il commença son rapport.
-Le jeune s’est réveillé, capitaine, et il flâne à présent sur le bateau. Il semble avoir retrouver toutes ses fonctions.
Kidd ouvrit enfin les yeux et les posa sur son second.
-Voilà une bonne nouvelle, dit-il, sourire aux lèvres.
Il fit mine de se lever quand les deux autres se levèrent avant lui, prêts pas partir si tel était l’ordre du capitaine Kidd.
-Quels sont vos ordres, Kidd ? demanda l’un d’eux qui ressemblait à une poupée vaudou, en plus grand format, à l’intention des autres.
L’imposant capitaine du petit équipage se dirigea d’un pas nonchalant vers la ruelle où, un peu plus tôt, son second, Killer, était arrivé. Avant de s’y engouffrer, il se tourna vers eux avec son sourire habituel.
-Restez ici vous trois, je vais aller à sa rencontre personnellement…
Les autres ne répliquèrent pas et allèrent s’occuper pendant que Kidd disparaissait de leur vue.
***
Ayant fini sa ’’ronde’’ sur le bateau pirate, Kiba s’assit sur le bastingage. Il se perdit un instant dans ses pensées en imaginant ce bateau voguer tranquillement sur les flots, défiant les tempêtes… Secouant la tête, Kiba se ressaisit. «Mais qu’est-ce que je pense là ? Je ne vais jamais embarquer sur ce bateau pirate lorsqu’il quitterait le port.» Contrairement à sa pensée, il resta assis encore un peu. Il caressa le bois sur lequel il était assis et se décida enfin à quitter ce vaisseau maritime.
S’appuyant d’une main sur le bois, il sauta à terre, faisant une roulade en atterrissant (c’était assez haut en fait). Kiba jeta un dernier coup d’œil à l’impressionnant navire, même s’il n’était pas très gros. Juste le fait qu’il soit beau et bien entretenu le rendait exceptionnel à ses yeux.
-Rigide et semblant léger… Ça doit être un bon bateau, dit-il à haute voix, pensant qu’il n’y avait personne aux alentours.
Malheureusement, il se trompait, quelqu’un venait vers lui… il le sentait. Kiba tourna la tête vers un homme avançant vers lui qu’il reconnu aussitôt par son imposante stature et ses cheveux rouges semblant à des flammes… Le capitaine de ce bateau. Kiba ne bougea pas d’un pouce et fixait le nouveau venu d’un air neutre, ne sachant pas quelle émotion démontrer. De la haine ? De la reconnaissance ? Du respect ? Or, il garda bien cet air là qui servait de passe-partout. L’homme qui l’avait … sauvé (il avait de la difficulté à l’admettre) passa à ses côtés et stoppa sa route trois mètres plus loin. Il observa son bateau un instant avant de lancer :
-Tu as parfaitement raison, le jeune, dit-il avec un sourire que Kiba ne voyait pas, car il était de dos.
-Hein ? essaya de comprendre Kiba en se retournant vers lui, encore sur ses gardes.
L’autre fit un signe de la tête pour montrer son navire.
-Il est rigide et léger, quand le vent nous est favorable, on arrive plus rapidement à bon port que d’autres bateaux. Quand je vais avoir beaucoup plus de membres dans mon équipage, je vais le changer… à contre-cœur.
-Combien de temps ai-je resté inconscient ? demanda Kiba en ayant une soudaine pensée pour le dojo et aussi pour changer de sujet.
Kidd tourna légèrement la tête vers lui.
-Quoi, ta maman s’inquiète, le jeune ? lui lança-t-il comme réponse d’un ton moqueur.
Impassible, Kiba mentit toutefois à moitié.
-On m’attend à quelque part. Et puis, je ne vais pas m’attarder encore plus ici avec un pirate !
Il avait presque craché le dernier mot, comme s’il était du poison. L’autre se tourna face à lui et fronça les sourcils. «Mais à quoi il pense au juste..? » se dit-il en voyant la personne devant lui le détailler de haut en bas.
-Tu n’apprécie sûrement pas les pirates, j’ai raison ?
Kiba se détourna en affichant un sourire en coin et lui répondit en s’éloignant :
-C’est vrai, mais la seule chose qui est bon et intéressant là-dedans, c’est la liberté et l’aventure…
À l’écoute de ces mots, Kidd dévoila un large sourire. Au moins, il trouvait déjà quelque chose d’intéressant dans la piraterie…
-On se reverra bientôt, murmura-t-il pour lui-même.
***
Kiba jeta un regard par-dessus la muraille sur le vaste terrain du dojo. Personne. C’était plutôt rare qu’il n’y avait personne… Il s’appuya doucement sur la roche et sauta sur le sol sans bruit. Des voix le surprit, mais ce n’était que les rires de quelques enfants pas loin de la muraille. Dos courbé et genoux fléchies, il se déplaçait rapidement pour attendre sa chambre pour ensuite se rendre en vitesse à son cours. Heureusement, il n’y avait eu personne sur son chemin, et surtout pas Zoro… De toute façon, il n’aurait pas pu sortir du cours.
Maintenant arrivé, il se changea, car ses vêtements étaient bien sûr recouverts de poussière. Il vérifia qu’il avait remis toues les choses qu’il avait déplacées à leur place avant de se diriger vers la porte donnant sur l’endroit où il s’entraînait toujours : près d’une petite chute d’eau. Le son est très relaxant et puis il voulait très souvent être tranquille pour la simple et unique raison qu’il pratiquait un art qui lui avait piqué l’attention. Un art qui utilisait une de ses passions préférées : la musique. Un chant… imposant et venant du plus profond de sois-même, était la base de cette époustouflante et complexe technique. Bizarrement, il mettait cette méthode en pratique lorsqu’il se battait. Il évitait les coups des autres élèves contre qui il devait combattre à l’intérieur des cours comme s’il dansait. C’était maintenant devenu une habitude et aussi plus facile ainsi pour les réflexes selon lui.
Kiba referma la porte glissante derrière lui et s’engagea sur l’allée en bois longeant les longues et basses bâtisses. Après environ une minute et demie de marche, il arriva devant la porte du cours. «J’ai oublié mon dessin…» se dit-il »Tu ne pourras pas voir ce cours aujourd’hui, cher frère». Il hocha à peine la tête pour se donner du courage à affronter les regards sur lui à son entrée, mais surtout de Koushirou, qui voudra sûrement lui parler à la fin de son cours. Il ouvrit doucement la porte en faisant son maximum pour ne pas faire de bruit. Ensuite, il se glissa silencieusement à l’intérieur. Quelques élèves, qui étaient les plus près de lui, l’observèrent se déplacer vers un espace libre pour s’asseoir. Avec chance, Koushirou semblait ne pas l’avoir remarqué. Toutefois, Kiba savait très bien que ça aurait été trop beau pour être vrai.
Nee’lahn, qui le fixait depuis son arrivée, secoua la tête négativement. «Non, mais c’est pas vrai ! Avoir plus d’une heure de retard… J’espère qu’il a une bonne raison, car le maître va sûrement lui demander une explication logique« se dit-elle avec désespoir. Quant à Zoro, qui observait Kiba du coin de l’œil, souhaite qu’il passe un mauvais quart d’heure, mais avec Koushirou, la méchanceté n’existait pas ou sinon que très peu venant de lui. (Bon à savoir que ces deux groupes différents sont rassemblés) Il restait à espérer qu’il oublie l’absence de Kiba lors du début du cours…
***
Kiba avançait en traînant les pieds, étant totalement perdu dans ses pensées, et se dirigeait vers son coin d’entraînement. Il avait de nouveau fait un arrêt à sa chambre et avait pris son sabre. Moyennement lourd et ayant une lame affilée, c’était le sabre parfait pour lui. Bref, il repensait à sa discussion avec Koushirou après le cours. «Viens me voir dans une demie heure» avait-il dit pour conclure. Pourquoi voulait-il le voir ? Est-ce que ça avait un rapport avec ce qu’il avait dit un peu plus tôt ? «J’aimerais bien être chasseur de primes. Je partirai alors bientôt en mer, seul, en combattant et en gagnant de l’expérience autant sur le côté arme que navigation.» Il avait alors froncé légèrement les sourcils, mais n’avait pas répondu, ni posé de questions. Ça le concernait à lui seul. Il s’arrêta de marcher et regarda la petite chute devant lui. Pourquoi ne pas aller voir Zoro s’entraîner ? C’est un bon passe-temps et amusement quand il l’imite. Ça finit toujours par l’énerver. Mais quand il s’en vient pour le frapper, Kiba rit aux éclats, et il finit par se laisser aller lui aussi. De toute façon, il faut dire aussi qu’il y a seulement 20 minutes à s’occuper avant le rendez-vous fixé par le maître. Kiba retourna donc sur ses pas et marchait sur l’herbe à la recherche de son rival de combat. 15 minutes passèrent et il ne l’avait toujours pas trouvé. «Mais où peut-il bien être» se demanda-t-il en regardant encore une fois autour de lui. «M’a-t-il enfin écouté quand je lui disais de faire une pause une fois de temps en temps ?» Ne voulant pas trop s’attarder sur ce sujet, il laissa donc tomber et se dirigea maintenant d’un pas nonchalant vers le lieu de rendez-vous, les mains dans les poches.
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Que devait-il faire ? Que devait-il dire ? Comment réagir ? Pourquoi… pourquoi Zoro se trouvait en ce moment sur le lieu que Koushirou lui avait parlé ? Zoro n’avait pas entendu Kiba entrer. Ce dernier avançait avec son silence habituel et l’observait avec perplexité. Après avoir enlevé ses souliers, il s’installa à côté de lui. C’est lorsqu’il déposa son sabre à sa gauche que Zoro ouvrit enfin les yeux, surpris. Il tourna la tête vers lui et fronça les sourcils.
-Qu’est-ce que tu fais là ?
Kiba le regarda du coin de l’œil et afficha un sourire.
-On peut pas rêver mieux comme accueil… Bref, j’ai été convoqué ici. Koushirou veut probablement me parler de quelque chose d’important…
-’’Nous’’ parler, rectifia Zoro en se retournant.
Kiba comprit aussitôt ce qu’il voulait dire. Zoro observa alors son sabre.
-Pourquoi tu l’as emporté ? Tu vas t’entraîner avec tantôt ?
-Ouais… Je commence juste à me préparer pour un éventuel départ ce soir, je me suis décidé.
Zoro ouvrit de grands yeux.
-Tu t’en vas ?!?!
Kiba lui plaqua sa main sur sa bouche et fit un mouvement de haut en bas avec l’autre main pour lui indiquer de baisser le ton.
-Chut ! Du calme ! Oui je m’en vais. Je veux être chasseur de primes en parcourant les mers, seul. J’espère depuis toujours retrouver mon frère : Sharnid. Je ne l’ai plus revu depuis que je me suis fait capturer par la Marine… Et oui c’est le gars sur mon dessin…
-Alors si c’est pour cette raison, je n’ai plus aucun motif de ne pas te laisser partir, dit une voix adulte.
Kiba et Zoro s’empressèrent de baisser la tête à l’arrivée de Koushirou, en signe de respect. Ce dernier s’installa devant eux. Kiba lui offrit un large sourire quant à Zoro, il garda son air sérieux. «Si différents, mais à la fois si près l’un de l’autre… une amitié qui va durer toute leur vie» se dit le maître en souriant discrètement.
-Pourquoi nous avoir convoqué ici maître Koushirou ? demanda soudainement Zoro.
Il allait toujours droit au but ce jeune…
-Ça fait longtemps que j’y réfléchis… Puisque Kiba se prépare à partir, je me devais de vous les donner avant son départ, commença-t-il.
Les deux adolescents observaient Koushirou sortir deux objets de sa manche. Il les mit devant lui en laissant les ses deux jeunes élèves les zyeuter. Après un simple coup d’œil de la part de Zoro et un toucher curieux de l’autre, il s’expliqua alors.
-Vous deux êtes si différents. C’est principalement ce qui vous donne une grande amitié. Et ceci doit durer tout le long de votre vie. Non seulement vous allez vous entraider, mais ça va aussi vous rendre plus fort. On ne voit pas une telle chose à tous les jours, croyez-moi. C’est pour cela que je vous offre ces colliers. La moitié Yin pour Kiba et Yang pour Zoro. J’espère que ça va vous aider à mieux communiquer
Il se rapprocha et passa chaque collier autour du cou de leur nouveau propriétaire respectif. La corde était assez longue… C’était alors facile de l’enlever. «…mieux communiquer ?» se demanda Kiba. Ce dernier prit sa moitié et la regarda sur toutes ses faces. Était-ce un de ses jeux de mots ou avait-il dit ça sans raison ? De toute façon, ça lui était égal. Le plus urgent était de faire sa dernière séance d’entraînement au dojo. Il salua donc les deux personnes et sorti peu après.
***
Zoro le rejoint une vingtaine de minutes plus tard. Le soleil était sur le point de se coucher et il voulait voir son meilleur ami pour une dernière fois… Lorsqu’il tourna le coin d’un bâtiment, ce qu’il vit le surpris. Kiba, s’entraîner au sabre. Ça peut paraître illogique d’être surpris pour ci peu, mais c’était seulement rare qu’il prenait le temps de prendre son sabre et frapper du vide. Il disait donc vraiment la vérité… Il s’approcha avec ses trois sabres, qu’il venait d’aller chercher, et l’observa effectuer une série de coups sur des ennemis invisibles. Kiba évitait, frappait, bondissait et se déplaçait sans relâche sans pour autant se rendre compte qu’il était observé. Zoro s’arrêta à quelques mètres et croisa les bras.
-Alors c’était vraiment du sérieux ce que tu disais.
Kiba sursauta et se retourna brusquement vers Zoro, brandissant son sabre. Il le rengaina lorsqu’il vit le dur regard de son ami.
-Je t’ai souvent répété de ne pas me faire peur comme ça, dit-il avec une pointe de colère dans la voix.
Néanmoins, il afficha un faux sourire pour le rassurer. Zoro eut un petit sourire en coin. C’était toujours drôle de le faire sursauter quand il était en pleine concentration.
-Je sens que t’as quelque chose à me dire, vrai ?
Le regard s’assombrit un peu, reprenant son air sérieux. Le brun fronça les sourcils, comme s’il essayait de défricher son expression.
-Lorsqu’on se reverra…, commença Zoro, j’aimerais te combattre pour te prouver que je peux te vaincre sans problème.
Kiba baissa la tête vers l’avant et posa ses mains sur ses hanches.
-N’oublie pas que moi aussi, je vais m’améliorer pendant ce temps. On ne sait jamais ce que l’avenir va nous procurer. Mais je sais au moins une chose, c’est que j’ai hâte de te voir me surpasser.
Un élève plus jeune couru vers les deux adolescents. Il n’avait pas l’air d’être à sa meilleur forme… Le jeune s’arrêta devant Zoro en le saluant et se tourna vers Kiba. Celui-ci posa un genou à terre pour être à sa hauteur.
-Que ce passe-t-il Zachary ? demanda tendrement Kiba et souriant.
-… Un homme vous demande. I-il est gigantesque… Ses cheveux sont rouges …
Kiba fronça les sourcils, ce qui n’échappa pas à Zoro.
-Très bien, je vais aller le voir. Merci, tu peux aller t’amuser maintenant.
Sa voix était devenue glaciale. Est-ce qu’il connaît ce ’’géant’’ ? Si oui, il ne doit pas vraiment l’aimer. Le petit garçon s’éloigna en faisant de grands gestes à ses amis. Kiba se releva et se dirigea avec son sabre vers l’entrée du terrain.
-Le connais-tu au moins, ce gars ? le questionna Zoro qui semblait inquiet.
-Tu t’inquiètes pour moi, maintenant ? lui répondit Kiba d’un ton moqueur.
Zoro leva les yeux au ciel et retourna à l’intérieur. «Fais donc ce que tu veux» se dit il, «ça va pas être mon problème s’il t’arrive de quoi, même si t’es fort»
***
Kiba referma la grande porte derrière lui. En soupirant, il se tourna vers celui qui le demandait et disons qu’il avait vu juste sur celle-ci. Ce dernier tourna les talons en lui faisant signe de le suivre. Après avoir posé sa main sur le pommeau de son sabre et avoir jeté un rapide coup d’œil en direction de la porte, qui était l’entrée principale du dojo, il le suivit, mais en gardant la même vitesse que lui. Après un moment, presque à la lisière du sentier, l’homme s’assied sur une roche au bord de cette même étroite route de terre battue. Kiba s’arrêta à quelques mètres de lui et en posant la main qui était libre sur le fourreau de son arme, prêt à agir.
-Ne sois pas si tendu, Kiba, lui dit-il.
-Tch… Je vais me méfier, que tu le veuilles ou non, Kidd. Qu’est-ce que tu me veux ?
Kidd sourit et porta sa main sous son énorme manteau de fourrure, sous le regard méfiant de Kiba. Il en sortit une sphère verte avec de fines lignes bleues foncées. On aurait dit un fruit… mais il y avait peu de chances que ce soit le cas, il n’y avait aucun fruit qui ressemblait à ceci. Le pirate déposa la ’’chose à côté de lui et leva les yeux sur Kiba.
-Aimerais-tu être libre, partir à l’aventure sur les divers océans ?
Kiba fronça les sourcils, mais ne répondit pas.
-Que dirais-tu si je voulais te prendre dans mon équipage ? continua-t-il tranquillement sous le regard incrédule du jeune. Ce sera amusant de découvrir tes secrets et ton passé, surtout de te voir à l’œuvre durant les combats à venir.
-Ça ne m’intéresse pas du tout de devenir un pirate, j’aime mieux vivre ma vie en tant que chasseur de primes. Je pourrai toutefois réfléchir à la proposition…, soupira Kiba.
Sachant qu’il ne pouvait le convaincre encore plus, Kidd sourit et pointa la ’’chose’’.
-Il est à toi, c’est un cadeau. Mange-le. Lors de notre prochaine rencontre, tu me donneras ta réponse et aussi… me montreras tes nouvelles capacités… Hahaha..!
Il se leva ensuite et s’éloigna vers le port. C’était sûrement l’heure pour lui et son équipage de repartir. «Nouvelles capacités ..?» se demanda Kiba. Son regard se posa sur le ’’fruit’’. «Et ce truc se mange… Il y a plus de choses que je ne connais pas dans le monde que je ne l’aurais cru». Il empoigna le fruit et le mangea en cours de route vers le dojo. «Drôle de goût…» se dit-il, mais il finit de le manger alors qu’il entrait par les portes.
***
Zoro courait depuis 15 minutes… habituellement, ça prenait que deux minutes se rendre au port… pourquoi est-ce qu’ils ont déplacé ce foutu port !?!? Il s’arrêta au coin d’une bâtisse pour reprendre son souffle. Il eut comme une impression d’avoir déjà passé par ici il n’y a pas si longtemps. Il poussa un juron et repartit en trombe en sachant que le temps lui était compté. Il zigzaguait en passant par divers routes : des sentiers, des marchés, le quartier des drogués et ensuite celui des prostituées juste à côté… pour enfin aboutir au port. Sur le bord d’un youyou, Kiba y était appuyé d’une main et de l’autre, se frottait le front en grimaçant. Il semblait chercher quelque chose. Zoro se rapprocha en haletant, un sabre en main. Il entendit le murmure de Kiba qui se questionnait.
-J’ai l’impression qu’il me manque de quoi… Ah, et ce mal de tête ne veut pas passer…
La dernière phrase, Zoro ne l’avait à peine entendue. Ce dernier se rapprocha encore et donna une petite tape sur son épaule, ce qui le fit naturellement sursauter. Kiba se retourna violemment.
-Mais arrête de … Mon sabre ! s’exclama-t-il en le prenant dans la main de Zoro. C’était donc ça qui me manquait ! Un gros merci Zoro !
Il sourit de toutes ses dents, avec bien sûr des canines qui dépassaient un peu. Étant seuls, il pouvait sourire sans se retenir. Avec son pied, il poussa un peu le youyou dans l’eau.
-Tout est prêt maintenant. On se reverra bientôt. J’en suis sûr. Pendant ce temps, entraîne-toi dur.
Au moment où il allait embarquer, Zoro le retourna et le prit dans ses bras. Ne sachant que faire, ni comment réagir à cette situation tout à fait étrange et gênante, il le serra à son tour. Les deux adolescents restèrent ainsi un long moment, sans dire un mot. Les paroles ne se comparent pas à une action, un fait. Il se disaient au revoir en silence, respectant que l’autre ne disait rien. Quoi dire ? Les mots gâcheraient toute cette magie si brusquement. Kiba se dégagea enfin de l’étreinte de son meilleur ami et grimpa dans l’embarcation. Il hissa sa voile et se laissa porter par le vent qui l’éloignait peu à peu jusqu’à ce qu’il ne puisse plus discerner son ami, ni même l’île.
Fin du flash back...