EastBlue.net
#216 298
Bon! Vu que je trouvais dommage que le sujet se noie dans la masse, je crée un topic en quotant ce qui a déjà été dit sur le topic "Débats".
Osheridan a écrit :Ça me fait penser au débat sur la justice, parce que chacun est un peu le terroriste de l'autre. Les meurtriers sont appelés "héros" en temps de guerre.
Apres concernant le fait qu'un héros est le meurtrier d'un camps et est à la fois un tortionnaire de l'autre (camp) je suis pas tres d'accord.
A la fin, l'Histoire est revu et retravaillé par les historiens (je ne parle pas du cas de OP avec la Grande Histoire qui est passé à l'as par la Marine) et ensemble, les historiens de tous les pays s'accordent à declarer qui sont les héros des tortionnaires (ceux qui ont tué un max).
De toute façon meme dans le bon camp, celui qui remporte la guerre ou celui qui a perdu la guerre mais c'est defendu pour les bonnes raisons, un héros ne pourra jamais etre un guerrier qui a tué enormement d'ennemis de maniere lache ou sournoise.
Je me rappelle de Charles Lindberg, le grand héros américain qui malgré son statut de Héros universel au cours de sa vie, ca ne l'a pas empeché d'etre renié par les américains plus tard pour avoir déclarer que les nazis étaient un peuple riche en valeurs et en preceptes. Il a dit ca un peu avant la guerre donc il n'etait pas au courant pour ce qui allait suivre par exemple les chambres à gaz mais avec ses déclarations malvenues il a perdu les elections présidentielles et son statut de Héros universel.
Bref un vrai héros ne se mesure pas sur l'instant ou sur les années qui suivent mais à sa mort. C'est à sa mort qu'on fait le bilan et un type qui a fait de bonnes actions mais qui se fourvoie par la suite ne restera pas un héros.
San999 a écrit :Osheridan, à ta façon de parler, on dirait que tu crois que les historiens sont tous objectifs et qu'à travers le monde, ils sont tous d'accord. Tu te fourvoies. Il existe de multiples courants d'histoire, des interprétations très nombreuses sur beaucoup d'événements et qui ne sont pas exemptes d'enjeux idéologico-politiques. L'histoire avec un grand H n'existe pas.

Perona a écrit :J'aime bien la théorie selon laquelle l'histoire est revue et retravaillée par des super historiens en collants qui seraient super objectifs grâce à leurs super pouvoirs ^^" Tout comme l'idée selon laquelle tous les pays du monde se tiennent la main et s'accordent sur l'histoire officielle à faire ingurgiter à leurs populaces ^^
Enfin plus sérieusement, un héros est quelqu'un qui, par des manœuvres plus ou moins licites, a permis de donner à son camps un avantage stratégique dans une guerre (ce qui peut passer par tuer un max d'ennemis). Ce n'est pas le nombre de morts causées qui différencient un héros d'un tortionnaire, mais plutôt la droiture morale et le sens du sacrifice pour les siens, ainsi que les besoins de la propagandes.

Osheridan a écrit :J'aime bien la théorie selon laquelle l'histoire est revue et retravaillée par des super historiens en collants qui seraient super objectifs grâce à leurs super pouvoirs ^^" Tout comme l'idée selon laquelle tous les pays du monde se tiennent la main et s'accordent sur l'histoire officielle à faire ingurgiter à leurs populaces ^^
Enfin plus sérieusement, un héros est quelqu'un qui, par des manœuvres plus ou moins licites, a permis de donner à son camps un avantage stratégique dans une guerre (ce qui peut passer par tuer un max d'ennemis). Ce n'est pas le nombre de morts causées qui différencient un héros d'un tortionnaire, mais plutôt la droiture morale et le sens du sacrifice pour les siens, ainsi que les besoins de la propagandes.

Moi j'aime bien le ton que tu emploies pour me faire passer pour un imbécile. C'est tres délicat.
J'ai jamais dis que TOUS les historiens mais LES historiens doivent s'accorder entre eux pour valider l'Histoire et établir le listing des héros face aux criminels de guerre. Ils font ça sous une forme collegiale, ils ne se réunissent pas forcement, ils s'ecrivent, s'envoient des mails, se rencontre, font des publications et reprennent les citations etc. Au final c'est la communauté des historiens qui valide l'Histoire pour tel ou tel evenement. Il y a toujours des historiens qui sont contre sur la totalité ou contre seulement sur des détails, mais la collegialité c'est à dire la majorité de la profession choisit une version et la valide. De cette version on en tire les héros des criminels de guerres.
C'est sur qu'un historien chinois va pas valider le fait que les tibétains sont des personnes pacifistes qui cherchent l'autonomie mais plutot valider la version où des moines extremistes du tibet tente par tous les moyens de declarer l'independance du tibet en propageant à travers des discours independantistes aux peuple tibétain que le peuple tibétain est un peuple colonisé par la Chine et donc soumis.
Bref s'il faut chaque fois devoir expliquer en détail des points qui se comprenne d'eux-meme, dans notre cas le fait que ce soit la majorité de la profession des historiens et non tous les historiens sans exceptions, c'est tenir des discours plus pour me faire tourner en ridicule qu'avoir vraiment quelquechose à dire.
San999 a écrit :Soit dit en passant, je ne crois pas que les historiens usent du concept de "héros". Le héros, c'est pour les contes et légendes populaires (même si le héros est basé sur un personnage populaire) et aussi pour les politiciens qui essaient d'en tirer profit d'une quelconque façon. Un historien ne fait généralement pas usage des concepts de bien ou de mal. Donc, décider qui est un héros...

Perona a écrit :Moi j'aime bien le ton que tu emploies pour me faire passer pour un imbécile. C'est tres délicat.
J'ai jamais dis que TOUS les historiens mais LES historiens doivent s'accorder entre eux pour valider l'Histoire et établir le listing des héros face aux criminels de guerre. Ils font ça sous une forme collegiale, ils ne se réunissent pas forcement, ils s'ecrivent, s'envoient des mails, se rencontre, font des publications et reprennent les citations etc. Au final c'est la communauté des historiens qui valide l'Histoire pour tel ou tel evenement. Il y a toujours des historiens qui sont contre sur la totalité ou contre seulement sur des détails, mais la collegialité c'est à dire la majorité de la profession choisit une version et la valide. De cette version on en tire les héros des criminels de guerres.
C'est sur qu'un historien chinois va pas valider le fait que les tibétains sont des personnes pacifistes qui cherchent l'autonomie mais plutot valider la version où des moines extremistes du tibet tente par tous les moyens de declarer l'independance du tibet en propageant à travers des discours independantistes aux peuple tibétain que le peuple tibétain est un peuple colonisé par la Chine et donc soumis.
Bref s'il faut chaque fois devoir expliquer en détail des points qui se comprenne d'eux-meme, dans notre cas le fait que ce soit la majorité de la profession des historiens et non tous les historiens sans exceptions, c'est tenir des discours plus pour me faire tourner en ridicule qu'avoir vraiment quelquechose à dire.

Désolé mais je n'ai pas pu m'en empêcher devant tant de poncifs ^^"
Enfin, ce que tu dis n'est pas totalement faux, mais c'est la façon de le dire qui ne va pas du tout. Les historiens ne valident PAS telle ou telle version de l'Histoire, et surtout pas de l'Histoire récente, pour laquelle ils n'ont pas assez de recul. Chaque historien se base évidement sur les précédents travaux et communiquent avec leurs collègues (du moins ceux du même courant qu'eux, et dieu sait s'il y en a, des courants), mais ils ne sont pas plus juges qu'ils ne sont objectifs.
Pour ce qui est des héros et des criminels, les historiens n'ont pas grand chose à dire pour une raison très simple : il est impossible de faire de l'histoire sur l'époque en cours, par manque de recul ! Or, les héros sont sélectionnés sur le vif des événements. De plus il est évident que quand deux partis s'affrontent, des héros seront sélectionnés de chaque côté afin de galvaniser le reste de la population, et il est bien rare de nos jour qu'un parti (pays..) reconnaisse les héros de l'autre. Bien plus souvent le héros de l'un est le tortionnaire de l'autre et vice versa, et ce n'est pas des historiens biaisés (car faisant parti de l'un ou l'autre bloc, ou sous influence de l'un ou de l'autre, et enfin toujours sans recul et avec des informations biaisées et incomplètes) qui vont pouvoir objectivement décider de quoi que ce soit à court terme.
Les tibétains sont un bon exemple, mais les historiens non chinois (pour ne pas dire les historiens occidentaux, car ce sont les seuls qu'on écoute) disposent de pas mal d'informations (encore que...) et donc ont un minimum de visibilité... mais ça reste trop flou et surtout trop politique pour qu'ils puissent avoir une position objective et donc sérieuse sur le sujet. Et c'est bien pire pour les conflits dont on ne dispose que de très peu d'informations.
Enfin autant le dire tout de suite, l'idée d'une histoire officielle me répugne. Son seul but est politique, et ce n'est donc pas de l'Histoire.
Zhatan a écrit :Juste une objection : on peut faire de l'histoire immédiate. Il faut pour cela que l'historien prenne un certain recul, bien sûr ce n'est pas toujours bien fait et c'est souvent assez aveugle, mais il y a quelques exemples d'ouvrage d'histoire immédiate qui sont bons : l'étrange défaite de Marc Bloch est assez morderne par exemple. C'est grâce à ce type d'ouvrage qu'on connaît la guerre du Péloponnèse également (en fait, il n'y a qu'un ouvrage à ce sujet, celui de Thucydide).
Mais ok, l'histoire du temps présent n'est pas toujours la plus objective.

Perona a écrit :Juste une objection : on peut faire de l'histoire immédiate. Il faut pour cela que l'historien prenne un certain recul, bien sûr ce n'est pas toujours bien fait et c'est souvent assez aveugle, mais il y a quelques exemples d'ouvrage d'histoire immédiate qui sont bons : l'étrange défaite de Marc Bloch est assez morderne par exemple. C'est grâce à ce type d'ouvrage qu'on connaît la guerre du Péloponnèse également (en fait, il n'y a qu'un ouvrage à ce sujet, celui de Thucydide).
Mais ok, l'histoire du temps présent n'est pas toujours la plus objective.

Bien sûr qu'on peut en faire, mais comme tu le dis ce n'est pas la plus objective... et c'est un euphémisme que de dire cela ! Il est tout simplement impossible de séparer la propagande des faits réels, et il faut une bonne cinquantaine voire une bonne centaine d'année pour pouvoir enfin avoir accès aux documents déclassifiés qui permettent de faire un peu mieux la différence. Pour l'antiquité, il faut bien se contenter de ce que l'on a ^^"
Zhatan a écrit :Ce que je veux dire c'est que Marc Bloch dans l'étrange défaite a une bonne analyse des conditions de la défaite de la France, alors même que la propagande disait volontiers que c'était de la faute à 36 et ce genre de chose. Donc certes il n'est pas aisé de faire de l'histoire du temps présent, mais parfois on a de bons ouvrages écrits juste après ou pendant les faits.

Osheridan a écrit :
Désolé mais je n'ai pas pu m'en empêcher devant tant de poncifs ^^"

Wai sauf que les poncifs c'est toi qui les fait. Ton premier post à charge et bourré de sottises ne m'avait pas plu et j'ai du t'expliquer ce qui naturellement aurait du etre bien compris. Là tu récidives, tu commences à me gonfler.
Perona a écrit :Enfin, ce que tu dis n'est pas totalement faux, mais c'est la façon de le dire qui ne va pas du tout. Les historiens ne valident PAS telle ou telle version de l'Histoire, et surtout pas de l'Histoire récente, pour laquelle ils n'ont pas assez de recul. Chaque historien se base évidement sur les précédents travaux et communiquent avec leurs collègues (du moins ceux du même courant qu'eux, et dieu sait s'il y en a, des courants), mais ils ne sont pas plus juges qu'ils ne sont objectifs.

Où est ce que j'ai parlé que les historiens valident l'histoire récente? Où est-ce que j'ai dis que que les historiens ne valident pas telle ou telle version de l'histoire? Et qu'est ce que t'en sait qu'ils ne sont pas objectifs et qu'ils agissent en juges?
J'ai dis que les historiens, l'ensemble pas la totalité valide une version. J'ai jamais dis qu'ils choississent parmi plusieurs versions et votent pour la meilleure. Non ils se basent sur les travaux des uns et des autres, se reunissent discutent et arrivent à une version, la version qui sera officielle. Apres il y en a toujours qui sont pas totalement d'accord par manque de preuves, par des récits oraux et non écrits qui peuvent changer certains evenements dans la perception qu'en aura le public, mais dans l'ensemble ils s'accordent. C'est un peu leur boulot aussi.
Et pour l'objectivité, c'est un peu leur boulot aussi de l'etre. S'ils ne le sont pas ils risquent pas d'avoir d'envergure internationale et d'etre reconnu de la profession. Un historien non objectif c'est un peu comme du journalisme à charge, bref on n'en parlera parce que sa version a un discours voire une version differente des autres mais jamais elle n'aboutira comme version officielle s'il est seul, s'il est un historien non objectif. Sauf pour les pays totalitaires mais là j'avais espéré ne pas devoir l'ecrire mais avec toi je dois tout ecrire parce que tu recherches ce que j'ai pas ecris et tu n'entends pas les non-dits
Perona a écrit :
Pour ce qui est des héros et des criminels, les historiens n'ont pas grand chose à dire pour une raison très simple : il est impossible de faire de l'histoire sur l'époque en cours, par manque de recul ! Or, les héros sont sélectionnés sur le vif des événements. De plus il est évident que quand deux partis s'affrontent, des héros seront sélectionnés de chaque côté afin de galvaniser le reste de la population, et il est bien rare de nos jour qu'un parti (pays..) reconnaisse les héros de l'autre. Bien plus souvent le héros de l'un est le tortionnaire de l'autre et vice versa, et ce n'est pas des historiens biaisés (car faisant parti de l'un ou l'autre bloc, ou sous influence de l'un ou de l'autre, et enfin toujours sans recul et avec des informations biaisées et incomplètes) qui vont pouvoir objectivement décider de quoi que ce soit à court terme.

Encore Où est ce que j'ai dis que les historien ne pouvaient pas faire une version sur l'histoire en cours, sur le présent? Nulle part. Alors stop ce type d'argumentaire.
Pour ce qui est de l'histoire en marche, celle qu'on vit au présent. Comme l'election de Barack Obama, la guerre en afghanistan ou celle en Irak etc.. Les historiens peuvent quand meme deja se pencher dessus en attendant que les evenements se terminent. Une version peut etre ecrite sur les premiers jours, premiers mois quitte à etre modifiés plus tard si des renseignements parvenus beaucoup plus tard conteste ou invalide un "détail" de l'histoire.
Pour ce qui est de la reconnaissance d'un meme héros par les deux camps en conflit, ca arrive bien plus souvent que tu le crois. Exemple : Geronimo et Sitting bull chez les indiens qui sont des héros pour le peuple américain. Alors qu'ils ont tué pleins de "blancs". Jeanne d'arc l'est autant pour les français que pour les anglais.
Perona a écrit :Bien sûr qu'on peut en faire, mais comme tu le dis ce n'est pas la plus objective... et c'est un euphémisme que de dire cela ! Il est tout simplement impossible de séparer la propagande des faits réels, et il faut une bonne cinquantaine voire une bonne centaine d'année pour pouvoir enfin avoir accès aux documents déclassifiés qui permettent de faire un peu mieux la différence. Pour l'antiquité, il faut bien se contenter de ce que l'on a ^^

Une bonne cinquantaine d'années voire une bonne centaine d'années. Bref pour toi il faut plusieurs générations d'historiens pour valider une version officielle sans te poser la question qu'on peut écrire une version et la modifier au cours du temps comme je l'ai ecris plus haut. Le but parfois c'est pas de garantir la VRAIE version, celle qu'on ne saura peut etre jamais mais d'avoir une version, la plus fidele possible tout en sachant que des erreurs ou des oublis peuvent etre fait par manque d'informations.
Et plus le temps passe, plus les preuves s'echappent. Comme l'archéologie. Des centaines d'années se sont écoulés depuis les création des pyramides d'Egypte et les historiens sont pas capables d'etablir la vraie version sur la maniere dont ils les ont construites parce que leurs cousins, les archéologues tournent dans le potage.
Zhatan a écrit :Hum, il me semble que tu es un peu de mauvaise fois quand même, inutile d'être agressif.
Et plus le temps passe, plus les preuves s'echappent. Comme l'archéologie. Des centaines d'années se sont écoulés depuis les création des pyramides d'Egypte et les historiens sont pas capables d'etablir la vraie version sur la maniere dont ils les ont construites parce que leurs cousins, les archéologues tournent dans le potage.

Ah, concernant les pyramides, c'est en train de changer. On est sur le point de trouver me semble-t-il (si ce n'est déjà fait).
Les preuves ne s'échappent pas, ce sont souvent des archives, qui sont scellées pendant 20, 40, 50 ans... Impossible d'y avoir accès avant pour ne pas nuire à des personnes encore en vie. Le problème justement c'est qu'il est difficile de confronter ces archives avec des personnes vivantes puisque justement elles sont scellées pour être ouvertes quand plus personne n'est en vie. C'est un peu la malédiction de l'historien.

Perona a écrit :Où est ce que j'ai parlé que les historiens valident l'histoire récente? Où est-ce que j'ai dis que que les historiens ne valident pas telle ou telle version de l'histoire? Et qu'est ce que t'en sait qu'ils ne sont pas objectifs et qu'ils agissent en juges?
J'ai dis que les historiens, l'ensemble pas la totalité valide une version. J'ai jamais dis qu'ils choississent parmi plusieurs versions et votent pour la meilleure. Non ils se basent sur les travaux des uns et des autres, se reunissent discutent et arrivent à une version, la version qui sera officielle. Apres il y en a toujours qui sont pas totalement d'accord par manque de preuves, par des récits oraux et non écrits qui peuvent changer certains evenements dans la perception qu'en aura le public, mais dans l'ensemble ils s'accordent. C'est un peu leur boulot aussi.

Pour la validation, je te laisse relire tes propres messages..
Et ils s'accordent forcément sur les grandes lignes (peu ou prou), mais dans les détails il n'y a aucun accord, point barre.
Et je ne parle pas de petits détails, si tu regardes ne serait-ce que le nombre des victimes de tel ou tel conflit, le chiffre varie souvent du simple au décuple, même pour des conflits récents et médiatisés.
Osheridan a écrit :Et pour l'objectivité, c'est un peu leur boulot aussi de l'etre. S'ils ne le sont pas ils risquent pas d'avoir d'envergure internationale et d'etre reconnu de la profession. Un historien non objectif c'est un peu comme du journalisme à charge, bref on n'en parlera parce que sa version a un discours voire une version differente des autres mais jamais elle n'aboutira comme version officielle s'il est seul, s'il est un historien non objectif. Sauf pour les pays totalitaires mais là j'avais espéré ne pas devoir l'ecrire mais avec toi je dois tout ecrire parce que tu recherches ce que j'ai pas ecris et tu n'entends pas les non-dits

C'est leur boulot, et alors ? Personne n'est objectif, et il y a cinquante milles façon de faire parler un fait. Et on peut très bien être un grand spécialiste d'une certaine période, et être reconnu internationalement comme tel, tout en gardant une certaine subjectivité, pour ne pas dire une subjectivité certaine.
Et tu fais également erreur en croyant que seuls les régimes totalitaires cherchent à modifier leur histoire. Aucun régime n'y réchappe, il suffit de regarder la France et sa volonté de plus en plus grande de légiférer sur tel et tel événement historique, instaurant de fait une histoire officielle à ce sujet. Si les historiens se reconnaissaient dans ce que tu dis ils seraient pour ce genre d'ignominie, mais il se trouve qu'ils y sont farouchement opposés :)
Quant aux non-dits, si ça se trouve on pense la même chose au final mais à trop simplifier les choses on tombe dans la démagogie de bas étage et je préfère pinailler et passer pour un gros lourd plutôt que de laisser passer des généralisations bancales.
Osheridan a écrit :Encore Où est ce que j'ai dis que les historien ne pouvaient pas faire une version sur l'histoire en cours, sur le présent? Nulle part. Alors stop ce type d'argumentaire.
Pour ce qui est de l'histoire en marche, celle qu'on vit au présent. Comme l'election de Barack Obama, la guerre en afghanistan ou celle en Irak etc.. Les historiens peuvent quand meme deja se pencher dessus en attendant que les evenements se terminent. Une version peut etre ecrite sur les premiers jours, premiers mois quitte à etre modifiés plus tard si des renseignements parvenus beaucoup plus tard conteste ou invalide un "détail" de l'histoire.
Pour ce qui est de la reconnaissance d'un meme héros par les deux camps en conflit, ca arrive bien plus souvent que tu le crois. Exemple : Geronimo et Sitting bull chez les indiens qui sont des héros pour le peuple américain. Alors qu'ils ont tué pleins de "blancs". Jeanne d'arc l'est autant pour les français que pour les anglais.

C'est moi qui l'ai dit, j'ai pas le droit de dire des choses ?
Bien sûr qu'on peut essayer d'analyser le présent, mais ce n'est pas de l'Histoire avec un grand H pour moi. Non seulement l'historien n'a pas tous les faits sous la main, mais en plus il est sous le joug de la propagande de part et d'autre (et non, la propagande n'est pas l'affaire des seuls pays totalitaires...).
Pour ce qui est de la reconnaissance des héros par les deux camps, il me semble avoir précisé pour la période récente, ou sinon je m'en excuse. En effet il fut un temps où on respectait un minimum ses ennemis mais ça se fait de moins en moins. Maintenant l'exemple standard serait plutôt Ben Laden, héros pour les uns et méchant terroriste pour les autres. Cela vient surtout du fait que les guerres sont unilatérales à présent, mais ce n'est pas le sujet du débat...
Osheridan a écrit :Une bonne cinquantaine d'années voire une bonne centaine d'années. Bref pour toi il faut plusieurs générations d'historiens pour valider une version officielle sans te poser la question qu'on peut écrire une version et la modifier au cours du temps comme je l'ai ecris plus haut. Le but parfois c'est pas de garantir la VRAIE version, celle qu'on ne saura peut etre jamais mais d'avoir une version, la plus fidele possible tout en sachant que des erreurs ou des oublis peuvent etre fait par manque d'informations.
Et plus le temps passe, plus les preuves s'echappent. Comme l'archéologie. Des centaines d'années se sont écoulés depuis les création des pyramides d'Egypte et les historiens sont pas capables d'etablir la vraie version sur la maniere dont ils les ont construites parce que leurs cousins, les archéologues tournent dans le potage.

Non, selon moi il n'y a jamais eu de version officielle et il n'y en aura jamais (je l'espère). Il y a des consensus, mais le simple fait de parler de version officielle sous-entend une volonté politique et donc un biais.
Sinon on est d'accord sur le reste de ce paragraphe, qui pour moi vient contredire ce que tu disais précédemment, à savoir le fait qu'il y ait des historiens tellement objectifs qu'ils pouvaient se permettre d'écrire une Histoire "officielle". Or, s'il y a une chose qui est sûre c'est que l'Histoire n'est pas figée et que des nouveaux éléments ou des nouvelles approches permettent régulièrement de remettre en cause les travaux antérieurs (et pas qu'un peu).
San999 a écrit :Détail sur l'objectivité: Il ne suffit pas de le vouloir pour être objectif. On peut avoir la meilleure volonté du monde et être honnête et pourtant rester subjectif car influencé sans s'en rendre compte par différents facteurs. C'est ce qui s'appelle des biais. Biais éthnocentriques, biais androcentriques, biais idéologiques, etc.

Osheridan a écrit :Dans ce cas là, avec ton discours San comme Perona, les historiens ne servent à rien et ont devraient pas les ecouter puisqu'ils sont forcement, meme tres peu, subjectifs.
Faut quand meme je crois ne pas tout vois en noir sinon on ne s'en sort plus.
Leur métier s'ils le font bien et s'ils sont reconnus c'est qu'ils sont objectifs, que leur patrie n'influence pas leurs recherches.

San999 a écrit :Dans ce cas là, avec ton discours San comme Perona, les historiens ne servent à rien et ont devraient pas les ecouter puisqu'ils sont forcement, meme tres peu, subjectifs.
Faut quand meme je crois ne pas tout vois en noir sinon on ne s'en sort plus.
Leur métier s'ils le font bien et s'ils sont reconnus c'est qu'ils sont objectifs, que leur patrie n'influence pas leurs recherches.
Sauf que les biais de ce genre, il n'y en a pas qu'en histoire. Cela existe même dans les sciences dites "de la nature" ou "exactes". La seule différence étant que c'est plus évident dans les sciences dites humaines, donc histoire comprise. Et effectivement, si on part du principe que parce qu'il y a des biais, il n'y a rien à en tirer, on ne va nulle part. Et ce, quel que soit le domaine. Cependant, il s'agit simplement de savoir avoir un esprit critique. Cela ne change rien aux principes de la science qui est de vouloir toujours améliorer ses connaissances. Quand on remarque un biais, on essaie de le corriger. Après, il peut y avoir désaccord sur le fait que ce soit bien un biais ou non. Mais la science, quelle qu'elle soit, fonctionne ainsi, par débats, désaccords, corrections, re-corrections, remplacements, nouveaux apports, éliminations, voire parfois même retours sur certaines vieilles notions abandonnées.
Shadow971 a écrit :Juste un truc, une tite référence, ce n'est contre personne, mais pour ce qui est des historien etc, et comment on apprend l'histoire, je pense vraiment c'est selon le point de vue etc, et surtout chaque pays a des choses a cacher et ne dis pas forcement tout!
Exemple: 39 45 la france au lieu de juste envoyer les hommes juifs etc, ils envoyaient femmes et enfants alors que les allemands ne demandait pas tout ca, et je pense que d'agir comme cela fasse une ignominie pareil c'est vraiment plus qu'imonde, et en bref on ne nous le dit pas ca, on l'apprend, on le trouve, mais c'est cacher autant que possible.
Pareil pour les colonies, ils n'expliquent pas tous les viols et pillages etc, de meme pour les croisades, on ne nous raconte pas tous les viols et pillage commis au nom de je ne sais quoi
Je ne pense pas aussi qu'au japon, lorsqu'ils apprennent la guerre mondiale, ils se mettent du cotés des méchants etc, fin bref j'espere que vous comprenez ou je veux en venir ^^

Perona a écrit :Dans ce cas là, avec ton discours San comme Perona, les historiens ne servent à rien et ont devraient pas les ecouter puisqu'ils sont forcement, meme tres peu, subjectifs.
Faut quand meme je crois ne pas tout vois en noir sinon on ne s'en sort plus.
Leur métier s'ils le font bien et s'ils sont reconnus c'est qu'ils sont objectifs, que leur patrie n'influence pas leurs recherches.

Il n'est pas non plus question de tout rejeter en bloc. Le travail des historiens est essentiel, mais il faut le considérer dans toutes ses imperfections et ne surtout pas y référer comme s'il était question d'une parole d'évangile en parlant d'histoire officielle. Je pense d'ailleurs qu'il est bien plus intéressant de lire plusieurs livres d'historiens aux opinions politiques divergentes afin de se faire une idée d'une époque donnée plutôt que de se contenter d'un fade consensus (en étant optimiste il ne serait pas trop faux non plus) qui serait officiel.
Shadow971 a écrit :Pareil pour les colonies, ils n'expliquent pas tous les viols et pillages etc, de meme pour les croisades, on ne nous raconte pas tous les viols et pillage commis au nom de je ne sais quoi.

Bah, il est évident que l'histoire telle qu'étudiée à l'école reste superficielle. Non seulement le temps imparti pour ces cours est limité, mais en plus la plupart des élèves n'en ont rien a carrer.
Pour ce qui est des viols et des pillages, il n'est pas besoin de le préciser vu que c'est le propre de toute guerre... Je doute d'ailleurs qu'il y ait eu plus de problèmes de viols et de pillages lors des croisades que dans les guerres en général.
Quant aux colonies, l'inverse arrive aussi. Assez récemment un doctorant en histoire ayant passé son doctorat (peut-être était-ce sa maîtrise ?) avec mention s'est fait lyncher sur la place publique parce que son travail avait osé mettre en évidence un fait qui choque l'opinion publique actuelle, à savoir que le bilan global de la colonisation pour les autochtones est loin d'être si négatif que cela.
Sinon autre exemple d'histoires divergentes : en France on parle des "grandes invasions" qui ont contribué à la chute de l'empire romain, alors qu'en Allemagne on parle du "déplacement des peuples" (notez la "nuance";).
Durant la 3e république (qui n'était pas une dictature..), les historiens et politiques français ont été désireux d'écrire une histoire officielle afin de souder le peuple français. Ils ont ainsi réécrit une histoire glorifiant la république, notamment en peignant une image absolument ignoble du Moyen-Âge afin de mieux mettre en valeur la renaissance qui correspondait mieux à leurs opinions et qui permettait d'enchaîner sur les lumières et l'apparition de l'état idéal qui est bien sûr la république. Encore aujourd'hui les historiens travaillent à défaire toutes les conneries que Michelet et ses compères ont pu faire avaler au peuple français...
C'est ça l'histoire officielle : utiliser l'histoire en la politisant afin de resouder le bon peuple (ou de lui taper dessus, au choix).
^^ a écrit :Preuve encore une fois que l'histoire "récente" n'est pas de l'histoire, mais plutot un outil de propagande.
D'ailleurs pour ceux qui pensent que la propagande n'est l'outil que des régimes totalitaires je vous conseille de lire, propaganda d'edward bernays, neuveu de freud, père de la propagande autrement appellée "relation publique".
Il dit : "la propagande est à la démocratie, ce que la violence est à un régime totalitaire".
Le livre est ecrit en 1928, goebbels s'en est inspiré. La préface de normand baillargeon est tres interessante.
Si vous écoutez france inter, il est passé (baillargeon) chez daniel mermet (la bas si j'y suis), tres interessant aussi.
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1300
#216 515
Hmmm , ils sont un peu longs tes sujets . J'ai pas eu le courage de tout lire sur le coup , mais si tu veux mon avis , on ne peut pas vraiment connaitre la vraie histoire parce que l'histoire a beau être considérée comme étant une référence absolue , objective et réaliste , elle ne l'est pas. Pourquoi? Parce qu'elle a été écrite par des Hommes tout simplement.
Oh , c'est sur qu'il y a des parts de vérité dans les récits historiques , mais il faut quand même faire attention à faire la part des choses et se dire que ce n'est pas la stricte vérité et que la subjectivité peut faire dire beaucoup de choses pas forcément vraies. Même maintenant , certains journaux censés dire la vérité à tout le monde et recenser des informations neutres se font corrompre par le régime et se retrouvent à diaboliser certaines situations.
Pour avoir une idée de la Vraie Histoire ( ça me rappelle One Piece ça...) il faudrait faire un retour dans le temps et analyser nous même ce qu'on voit et ce pour chaque partie du globe . Car l'histoire de chaque continent , chaque pays est différente . Même pour les évènements les plus récents , il y a des points de vue totalement différents : un exemple simple serait de prendre des textes des Allemands, Français , Anglais , Américains ,Japonais et tous ceux qui ont participé à la première ou la seconde guerre , et vous verrez que tout ce que les Français disent sur la guerre est pas forcément pareil que ce que disent les Allemands ou encore les Anglais.
Alors pourquoi cela se généralise-t-il comme étant une vérité absolue? Tout simplement parce qu'on enseigne généralement à des enfants ( qui n'ont souvent pas encore la capacité d'analyse subjective par eux même ) qui l'assimilent comme étant la vérité et qui au final ... sont inflexibles face à la vraie vérité.
#216 549
Portgas D.Corona a écrit :Tout simplement parce qu'on enseigne généralement à des enfants ( qui n'ont souvent pas encore la capacité d'analyse subjective par eux même ) qui l'assimilent comme étant la vérité et qui au final ... sont inflexibles face à la vraie vérité.
Oué... C'est peut être vrai en primaire.
Mais une fois au collège ou au lycée, t'es plus un gamin sans opinion.
D'ailleurs honnêtement, je me souviens pas de ce que j'ai appris en Histoire au primaire... Tout simplement car tu fais juste du "par coeur" sans réfléchir...
#216 594
etienne46 a écrit :
"Portgas a écrit :Tout simplement parce qu'on enseigne généralement à des enfants ( qui n'ont souvent pas encore la capacité d'analyse subjective par eux même ) qui l'assimilent comme étant la vérité et qui au final ... sont inflexibles face à la vraie vérité.
Oué... C'est peut être vrai en primaire.
Mais une fois au collège ou au lycée, t'es plus un gamin sans opinion.
D'ailleurs honnêtement, je me souviens pas de ce que j'ai appris en Histoire au primaire... Tout simplement car tu fais juste du "par coeur" sans réfléchir...

La préhistoire, le moyen âge, la renaissance, la révolution.
#216 597
Pour en être sorti y a pas si longtemps que ça (6 ans quoi), je me souviens encore assez clairement de ce que j'avais appris en histoire à l'école primaire. Et en fait, on avait dû s'arrêter à la 2nde guerre mondiale (parce qu'après ça doit être un poil compliqué à expliquer à des enfants quand même). Bon ben oui, c'était du survol, on ne nous demandait pas notre avis et on devait apprendre les faits par coeur mais j'ai jamais eu d'enseignant à l'époque qui nous disait qu'il y avait des méchants et des gentils, que tel truc était pas bien ou quoi que ce soit.
Simplement je me souviens que quand on avait abordé le nazisme et les camps de concentration allemand, tous les enfants que nous étions avaient été vraiment choqués.
#216 609
Portgas D.Corona a écrit:
Tout simplement parce qu'on enseigne généralement à des enfants ( qui n'ont souvent pas encore la capacité d'analyse subjective par eux même ) qui l'assimilent comme étant la vérité et qui au final ... sont inflexibles face à la vraie vérité.
Oué... C'est peut être vrai en primaire.
Mais une fois au collège ou au lycée, t'es plus un gamin sans opinion.
D'ailleurs honnêtement, je me souviens pas de ce que j'ai appris en Histoire au primaire... Tout simplement car tu fais juste du "par coeur" sans réfléchir...

As-tu, quand tu étais au lycée (peut-être y es-tu toujours) ouvert un bouquin d'histoire sur un des sujets du cours ? Je ne pense pas, et en tout cas tu ne l'as pas fait systématiquement, de même que l'immense majorité des élèves. Donc ce que dit le prof est considéré comme exact, parce que c'est la seule version que tu as et parce qu'il a une autorité (tu lui reconnais implicitement une maîtrise de sa matière). Je ne sais plus comment ça s'appelle mais c'est pour ça que les profs sont priés de ne pas donner leur avis (devoir de résèrve). Parce que le prof en lycée c'est Dieu le Père (je force le trait), en ce qui concerne sa matière en tout cas.
#216 611
Oh mais tu sais , sur mon compte tu as tout faux. Au contraire , j'ai tellement peu de confiance en ce que me disent certains profs que je suis obligé de regarder moi même après pour être sur . Et d'ailleurs même après je suis pas sur , car je me dis que même si c'est écrit c'est pas forcément vrai.
#216 637
Portgas D.Corona a écrit :Oh mais tu sais , sur mon compte tu as tout faux. Au contraire , j'ai tellement peu de confiance en ce que me disent certains profs que je suis obligé de regarder moi même après pour être sur . Et d'ailleurs même après je suis pas sur , car je me dis que même si c'est écrit c'est pas forcément vrai.

Les profs ne font pas non plus un complot pour nous cacher la "vraie" vérité, la restriction vient du programme qu'ils ont à finir, et qui ne peut être exhaustif.
En fac d'histoire les profs nous apprennent justement que lorsqu'un historien parle, il part de fait et donne un point de vue en prècisant que c'est "d'après" tellle ou telle information, et c'est en cela qu'ils essaient d'être objectif. Ils se prononcent pratiquement toujours d'après leur source.
Bien entendu les sources peuvent s'avérer fausse, mais en générale les faits exposés sont validés d'après plusieurs sources. Les sources sont contestables lorsqu'il y en a une autre qui affirme le contraire de l'une d'elle, à ce moment là on peut rien y faire (historien ou pas) à part attendre la dècouverte d'un autre element qui confirmera l'une des sources.
L'histoire est changeante certes mais n'est pas non plus fausse, il y a toujours un point de vue mais il est en général explicite, c'est toujours "d'après"; et puis les historiens connaissent aussi l'histoire de l'Histoire, et ils savent que leurs hypothèses puissent être remises en cause, mais ils ne peuvent faire qu'avec les sources qu'ils ont,on ne peut pas deviner ce qu'on a pas...
#216 653
En même temps Corona tu ouvres une certaine boîte de Pandore. Du moins tu touches aux limites et d'une de l'histoire en tant que science, et de deux à l'être comme être limité au niveau de ses connaissances :
- Pour la première chose : pour atteindre le degré d'objectivité, il faudrait en effet prendre en compte toutes les sources possibles et inimaginables à diposition. Sachant que pour ce qui est des sources contemporaines, il y en a trop, pour les phénomènes historiques plus anciens, il faut maîtriser une autre langue. Mais ton chemin de croix vers l'objectivité n'est pas terminé : car il faudrait que tu confrontes tes conclusions avec les autres personnes qui ont vérifié les mêmes sources que toi et qui ne sont pas d'accord sur l'interprétation.
- Comme de toute façon, personne n'a le temps de faire ça, nous déléguons cette tâche de connaissance aux personnes spécialisées en la matière, les historiens, qui eux-mêmes nourrissent une certaine vision officielle de l'Histoire aux enseignants (mais bon, c'est quand même pas une catastrophe ce que l'on nous a enseigné, rien à voir avec l'enseignement des années 50). Et pour gagner du temps dans ta vie (ou parce que tu n'as pas les moyens de vérifier, quand tu as 7 ans c'est dur), tu fais confiance à ce que l'on te raconte. C'est le mécanisme de fides implicita (confiance implicite) et vu l'autorité, la légitimité de la personne te faisant la leçon, tu prends tout ce qu'il dit pour argent comptant. À la base donc de la quasi-totalité de nos connaissances historiques (au niveau de l'individu j'entends) il n'y a que de la croyance (dans ce qu'on t'a dit, enseigné, ou même dans ce que tu as lu).
Mais bon c'est banal ce que je dis, faut juste avoir conscience de nos limites cognitives. De toute façon ça nous n'empêchera de nous compter les doigts de pieds en regardant le dernier Steven Seagal.
#216 656
purs a écrit :
"Portgas a écrit :Oh mais tu sais , sur mon compte tu as tout faux. Au contraire , j'ai tellement peu de confiance en ce que me disent certains profs que je suis obligé de regarder moi même après pour être sur . Et d'ailleurs même après je suis pas sur , car je me dis que même si c'est écrit c'est pas forcément vrai.

Les profs ne font pas non plus un complot pour nous cacher la "vraie" vérité, la restriction vient du programme qu'ils ont à finir, et qui ne peut être exhaustif.
En fac d'histoire les profs nous apprennent justement que lorsqu'un historien parle, il part de fait et donne un point de vue en prècisant que c'est "d'après" tellle ou telle information, et c'est en cela qu'ils essaient d'être objectif. Ils se prononcent pratiquement toujours d'après leur source.
Bien entendu les sources peuvent s'avérer fausse, mais en générale les faits exposés sont validés d'après plusieurs sources. Les sources sont contestables lorsqu'il y en a une autre qui affirme le contraire de l'une d'elle, à ce moment là on peut rien y faire (historien ou pas) à part attendre la dècouverte d'un autre element qui confirmera l'une des sources.
L'histoire est changeante certes mais n'est pas non plus fausse, il y a toujours un point de vue mais il est en général explicite, c'est toujours "d'après"; et puis les historiens connaissent aussi l'histoire de l'Histoire, et ils savent que leurs hypothèses puissent être remises en cause, mais ils ne peuvent faire qu'avec les sources qu'ils ont,on ne peut pas deviner ce qu'on a pas...

J'ai jamais dit que l'histoire était fausse... J'ai juste dit qu'il ne faut pas prendre le moindre détail de l'histoire qu'on te raconte pour une vérité universelle car tu n'es jamais sur que c'est vrai.
Quand je parle des profs en disant que je suis pas sur de ce qu'ils disent ,c'est pas parce que je pense qu'ils nous cachent la vraie vérité comme tu dis , mais parce que je pense que eux mêmes ne la connaissent pas si bien qu'ils ne pensent , comme tout le monde si on se base sur des livres et des images ...
D'ailleurs le fait que plusieurs faits soient validés par plusieurs sources , j'y crois pas trop moi , tu sais pas à partir de quoi ont été prises ces sources ni comment , ni d'ailleurs qui les a créées ces sources.
Tout ce que je dis , c'est que se baser sur l'Histoire comme point de repère peut parfois décevoir.
#216 735
Monkey D a écrit :
"Portgas a écrit :Tout simplement parce qu'on enseigne généralement à des enfants ( qui n'ont souvent pas encore la capacité d'analyse subjective par eux même ) qui l'assimilent comme étant la vérité et qui au final ... sont inflexibles face à la vraie vérité.
Oué... C'est peut être vrai en primaire.
Mais une fois au collège ou au lycée, t'es plus un gamin sans opinion.
D'ailleurs honnêtement, je me souviens pas de ce que j'ai appris en Histoire au primaire... Tout simplement car tu fais juste du "par coeur" sans réfléchir...

La préhistoire, le moyen âge, la renaissance, la révolution. Oué enfin, tu te mouilles pas trop là... Et puis bon, tout ça, tu le revois au collège. Où là, tu as un esprit qui peut bien juger.
#216 737
etienne46 a écrit :
"Monkey a écrit : Oué... C'est peut être vrai en primaire.
Mais une fois au collège ou au lycée, t'es plus un gamin sans opinion.
D'ailleurs honnêtement, je me souviens pas de ce que j'ai appris en Histoire au primaire... Tout simplement car tu fais juste du "par coeur" sans réfléchir...

La préhistoire, le moyen âge, la renaissance, la révolution.
Oué enfin, tu te mouilles pas trop là... Et puis bon, tout ça, tu le revois au collège. Où là, tu as un esprit qui peut bien juger.
Là je vais être vexant mais lol quand même. Il n'y a que les collégiens eux-mêmes pour croire qu'ils ont une vision suffisamment éclairée pour pouvoir porter un jugement sur le monde.
#216 738
Grave. Même en tant qu'universitaire, quand je faisais de l'histoire anglo-pacifique et chinoise, j'me disais que j'étais de comprendre tout les tenants et aboutissant du truc, alors au collège, on est plus occupé à s'éclater des boutons que de s'instruire sur l'Histoire.
#216 743
Alala, je vais référence à ce qui était dit précedenment :" Quand on est petit, on ne comprend pas.".
Alors ok, quand on est au collège, on est que des collègiens, mais on est plus des gosses à qui on fait croire que le père noël apporte les cadeaux.
(je ne suis pas un collègien, pour info)
#216 746
au collège, on est plus occupé à s'éclater des boutons que de s'instruire sur l'Histoire.

De toute façon l'histoire telle qu'elle est enseigné en primaire ou au collège se résume principalement à des dates.
Exemple que tout le monde connait, 1515 Marignan, François 1er colle une rouste aux suisses qui défendaient alors la région de Milan.
C'est comme ça que c'est enseigné, pas de pourquoi, pas de comment, juste des faits.
#216 747
etienne46 a écrit :Alala, je vais référence à ce qui était dit précedenment :" Quand on est petit, on ne comprend pas.".
Alors ok, quand on est au collège, on est que des collègiens, mais on est plus des gosses à qui on fait croire que le père noël apporte les cadeaux.
(je ne suis pas un collègien, pour info)

Oui mais dis-toi qu'on surestime toujours sa propre progression.
Et qu'on progresse mieux une fois qu'on le sait. :o)
#216 751
Kirawea a écrit :Alala, je vais référence à ce qui était dit précedenment :" Quand on est petit, on ne comprend pas.".
Alors ok, quand on est au collège, on est que des collègiens, mais on est plus des gosses à qui on fait croire que le père noël apporte les cadeaux.
(je ne suis pas un collègien, pour info)

Oui mais dis-toi qu'on surestime toujours sa propre progression.
Et qu'on progresse mieux une fois qu'on le sait. :o) Sans doute... Et ?
Je dis pas qu'un collégien est capable de juger l'Histoire, mais juste qu'un collégien, c'est plus un gosse.
#216 758
etienne46 a écrit :Alala, je vais référence à ce qui était dit précedenment :" Quand on est petit, on ne comprend pas.".
Alors ok, quand on est au collège, on est que des collègiens, mais on est plus des gosses à qui on fait croire que le père noël apporte les cadeaux.
(je ne suis pas un collègien, pour info)

Oui mais dis-toi qu'on surestime toujours sa propre progression.
Et qu'on progresse mieux une fois qu'on le sait. :o) Sans doute... Et ?
Je dis pas qu'un collégien est capable de juger l'Histoire, mais juste qu'un collégien, c'est plus un gosse.
Ça dépend de quels collégiens hein... Un petit de 6ème vaut pas mieux qu'un petit qui est en CM2... On a tendance à oublier que même si on fait une grosse différence entre collège et primaire , on ne peut juger un gosse de collège comme un peu grand qu'à partir de la 4ème , voir la 3ème ...
#216 795
L'âge de raison, c'est l'âge des déductions si on occulte de nombreux faits ou paramètres au profit d'autres choisis, on a beau être collégién/universitaire et intelligent, on ne pourra pas être forcément capables de repérer les absurdités.
Et même en ayant accès à d'autres sources d'informations (facile aujourd'hui avec les NTIC), l'éducation joue un rôle important. Ex: le darwinisme rejeté de l'éducation de certains états américains en faveur du créationnisme (ou "dessin intelligent";).