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#213 821
Voilà ça fait un moment que je voulais le faire, mais a chaque fois j'avais la flemme^^
Alors moi je souhaiterais vous parler d'une Série que je considère comme la meilleur que j'ai vu à ce jour, et pourtant j'en regarde des séries mais c'est la seul qui sur les 5 saisons qui la compose à su garder sa ligne de conduite.

Alors la série se nomme The Wire ou Sur écoute en français et elle traite du trafic de drogue dans la ville de Baltimore, mais ce n'est pas juste les "bons" flics contre les "vilains" dealers, c'est vachement plus complexe que ça, je vais citer Wikipédia qui résume d'ailleurs bien la série :
The Wire est traduit en français par Sur écoute. Bien que la trame des saisons en général et les investigations en particulier ne reposent pas uniquement sur l'écoute téléphonique, c'est généralement l'outil qui permet l'accélération des enquêtes. Elles-mêmes, à l'origine d'une ampleur modeste, mettent au jour, au fil des informations glanées via les écoutes, de vastes réseaux corrompus s'impliquant dans divers trafics à grande échelle, et dans de multiples milieux.
Ces cinq saisons, organisées comme un arc complet, sont une plongée sociologique au cœur du quotidien des habitants des cités de Baltimore. Tristes ou heureuses, les multiples histoires qui composent cette mosaïque sont autant de points de vue, de façons complémentaires de voir la misère et la noirceur de la vie des citoyens ordinaires aux États-Unis. La ville-même devient le plus grand personnage de la série.
Le tour de force de la série est de s'engager, sur le plan social, en montrant sans détour les pans les plus sombres du décor américain, son revers le plus inavouable, tout en mettant en scène une multitude de points de vue réalistes qui multiplient les questions dérangeantes sans jamais proposer de solution miracle. Il n'y a pas de fausse objectivité rassurante et pas de subjectivité accusatrice sous-jacente, l'épisode ne fait que montrer le plus passivement possible, et n'en résulte qu'un étrange bourdonnement qui persiste longtemps après sa diffusion.
C'est donc une série sombre et pessimiste. Toutes les tentatives pour changer l'ordre des choses sont inévitablement rattrapées par la réalité de la situation : compromissions financières, tractations politiques, mensonges médiatiques… Mais les auteurs se gardent de pointer du doigt les personnages et leurs motivations propres. Cela ne réduirait la série qu'à un énième avatar moralisateur que la télévision subit déjà quotidiennement. Au contraire, ils développent l'idée d'une structure globale de la société, dans laquelle se débat l'ensemble des protagonistes, et la multitude des situations et des phénomènes empêche toute classification morale définitive : les policiers, les hommes politiques, les enseignants et même les hors-la-loi ne sont pas bons ou mauvais, mais leur évolution au gré des circonstances, de leurs choix et de leurs erreurs, changera la vision que l'on pourra avoir de leurs actions.[...]
Chaque saison est un arc complet correspondant à une enquête. Les auteurs en profitent pour divulguer différentes facettes de la ville de Baltimore. Les cinq saisons forment un « super arc » qui articule les différentes enquêtes entre elles.
David Simon a déclaré que, malgré le fait que l'œuvre semble être présentée comme une série dramatique sur le crime, elle est plutôt tournée « sur la représentation de la ville américaine, ses institutions et ses conséquences sur ses citoyens. Elle met aussi en lumière le fait que vous soyez soit un policier, un docker, un dealer, un politicien, un juge ou bien un avocat, vous faites irrémédiablement partie d'un tout où il vous faudra réclamer votre place dans le milieu auquel vous appartenez. »
Chaque nouvel épisode s'ouvre sur une citation d'un personnage mise en exergue.

Personnages
On ce qui concerne les personnages, on peut pas vraiment dire qu'il existe un personnage principal, bien que l'intrigue soit réellement lancé par Jimmy McNulty (du moins dans les saisons 1,2,3 et 5) en fait le personnage principal s'il devait y en avoir serait la ville de Baltimore!
La liste des personnages intéressant est telle qu'il serait long et fastidieux de tout détailler ici, d'autant que je risquerais de dévoiler un détail important concernant un personnage sans m'en rendre compte.
Parmi les personnages que j'apprécie je peux vous citer : Jimmy Mcnulty, William Rawls, Lester Freamon, Cedric Daniels et surtout le sénateur Clay Davis (clin d'oeil à Battle Franky de chez AP qui l'a mis en avatar) et son fameux "Sheeeeeeeeeeeet".
Sans oublier du Côté des "malfrats", Omar Little, Stringer Bell, Avon Barksadale......
J'ajouterais que la plupart ne sont ni vraiment méchants ni vraiment gentils, c'est là aussi l'un des tour de forces de la série.
Conclusion
Bien que chaque saison ce concentre sur un sujet (mention spécial à la saison 4 qui se consacre sur le système d'éducation, ma préférer des 5), tout s'emboite parfaitement, on voit bien que les principales lignes de la série était déjà écrite à l'avance et pas au fil des saisons.
La série se classe dans la catégorie Dramatique, bien que l'humour soit omniprésent.
En définitive je ne saurais trop dire de plus si ce n'est : regarder au moins les 3 premiers épisodes de la première saison et dites m'en des nouvelles!
Ah! je précise que la série est terminé, que la VF est de qualité même si la VO reste supérieur.
#213 896
Je t'avoue que ton message m'a mis l'eau à la bouche, notamment le descriptif de wikipedia.
Juste une petite question, puisque tu te dis un grand consommateur de séries, de savoir ce que tu pensais de The Shield qui joue un peu sur le même créneau même si les saisons ne constituent pas un méta-arc qui relie toutes les intrigues.
Je te dis ça car pour moi The Shield est la meilleure série qu'il m'ait été possible de voir, et qui en terme de construction des personnages troubles et très intéressants est diablement efficace.
#213 907
C'est drôle parce qu'avant de regarder The Wire, The Shield était ma série préférer^^
Mais disons que si tu as aimé The Shield, tu aimeras The Wire c'est certains, même si la mise en scène est différente.
Le défaut de The Wire est qu'elle est trop peu connu en France pour la série qu'elle est, je l'ai regarder il y a seulement cinq mois, mais j'ai rarement regarder une série aussi vite, j'ai enchainer les épisodes les uns après les autres et tout ça parce que deux de mes meilleurs amis, en parlaient si souvent que ça m'énervait de ne pas comprendre de quoi ils parlaient alors j'ai fini par leurs posé la même question que tu me pose "C'est mieux que The Shield ?", en sachant par contre qu'ils aimaient The Shield, leurs réponse avait était sans appel, même si en réalité les deux séries sont relativement différentes (construction, mise en scène, déroulement des enquêtes....).
Et depuis, j'ai lancé pas mal d'amis sur la série et aucun n'en est sorti déçu.
#213 910
Visuellement c'est certain que The Shield se pose comme très particulière dans les séries des années 2000. Après le "mieux, moins bien" ça ne permet pas trop d'avancer, surtout que Baltimore/Los Angeles ne sont pas trop les mêmes univers, les mêmes populations, les mêmes quartiers. La strike team ne fonctionne pas à l'écoute. C'est juste que quelqu'un qui aime The Shield ne peut pas avoir tort sur une série !!
Bon donc ça me rassure tout ça, et ça ne me fait pas regretter les 10 téléchargement que j'ai lancés.
Dès que j'entame les premiers épisodes, je te ferai part de mes impressions.
D'ailleurs pour tous les intéressés, les 5 saisons en VOSTFR sont téléchargeables via mininova.
#213 919
Mdr je dois admettre que j'ai ris en lisant ton message, et il est vrai que c'est mieux d'avoir une référence plutôt que de se lancer a regarder une série qu'on risque de pas aimer, ta façon de procéder est juste.
Maintenant il me tarde d'avoir ton avis et de d'autres membres aussi d'ailleurs (je sais que la majorité ne l'ont pas vu, donc je vais patienter le temps qu'ils s'y intéressent ou pas!).
#213 941
J'irai voir si c'est bien cette série,j'avais bien aimé the shield donc pourquoi pas ^^
et je vous conseille le topic juste en dessous, HIMYM c'est vraiment une série a ne pas manquer ^^
#213 947
Mdr tkt shadow, on l'a vu ^^ D'ailleurs je pense que je vais m'y mettre.
#213 951
Thanatos a écrit :Mdr tkt shadow, on l'a vu ^^ D'ailleurs je pense que je vais m'y mettre.

Dsl d'insister mais vu vous avez l'air fan de serie americaine, je ne peux laisser une telle perle vous echappez xD
Mais the wire des que j'ai le temps j'irai le dl pour le voir ^^
#213 961
Mdr^^
Du racolage sur mon topic!! c'est du jamais vu!
Attend je vais aller sur le topic HYMM pour prêcher^^
Ha ha ha ha blague a part, je regarderais en tout cas.
#214 649
Bon alors j'ai terminé la saison deux et j'en suis à l'épisode 4 de la saison 3.
Alors oui c'est une très bonne série, mais jusqu'à présent je la mets toujours en dessous de The Shield, je dis bien jusqu'à présent.
Donc dans mon esprit The Shield reste supérieur pour deux raisons :
- L'immersion dans LA, qui est aussi liée au fait que la Strike Team était de facto sur le terrain, alors qu'avec The Wire on reste au niveau de l'observation.
- La construction des personnages de l'unité de police. Somme toute ils ne sont pas très intéressants. Ils sont tous égaux à eux-mêmes, sauf Prez et Daniels qui prennent une sérieuse envergure au cours de la saison un. Alors que tous les personnages de la Strike Team (et même Dutch, Colette, Aceveda) étaient en perpétuelle construction. La différence je crois, se situe sur le fait que le point de vue narratif de The Wire est omniscient et cherche à embrasser un maximum de point de vue. Alors que The Shield se concentrait presque uniquement sur les policiers.
Bon là je fais une comparaison, mais comme on l'avait déjà écrit en propos liminaires, elle n'a pas forcément lieu d'être. Alors les points forts de la série, qui sont indéniables :
- Qu'on le veuille ou non, The Wire fait le postulat suivant : il y a trois mondes. Celui qui est blanc (la Police), celui qui est noir (le monde criminel) et les zones grises. Là où The Shield mettait la police justement dans une putain de zone grise, The Wire ne la montre que très rarement dans ses débordements (sinon les deux mongoliens des Stups). Par contre tous les personnages qui se situent dans cette zone grise sont de facto les plus intéressants, et je ne me souviens pas que The Shield soit parvenu à en créer d'aussi troubles (pour The Shield la zone noire commence dès que la porte du commissariat est franchie). Donc une grande mention spéciale aux personnages de Omar, Franck Sobotka, et dans une moindre mesure Stringer Bell. Je dois dire aussi que tout l'arc de la saison 2 sur le Syndicat est là encore un exemple de parfait exemple de zone grise. Avec la fin de la saison 2 et le début de la saison 3 nous avons le personnage du Major Bunny qui me semble prendre la voie de la zone grise justement.
- Généralement les séries peaufinent les saisons 1 pour frapper un grand coup et attirer les gens. C'est amusant car The Wire fait exactement le contraire. D'une part la saison 1 commence laborieusement et lentement, mais en plus elle se fait enterrer sévère par la saison 2, qui est probablement une des meilleures saisons toutes séries confondues. Pour une fois Baltimore devient un réel acteur avec ses ports, ses catégories sacrifiées, et là on peut comprendre quels sont les drames sociaux réels à l'oeuvre dans certaine villes de la Rust Belt. Je le répète tout le passage sur le syndicat et sur le personnage Shakespearien de Franck Sobotka est éblouissant de maîtrise. Par contre quand on touche aux cités du Westside là je trouve pas que la série soit plus percutante que ça, malgré quelques sales tronches qui font plaisir (Stringer Bell, Proposition Joe, Brother Mouzon, Omar, et Marlo). En purs termes visuels certains plans sur les docks et sur le complexe désaffecté sont aussi largement plus évocateurs qu'un canapé dans une cour. Niveau caractérisation des quartiers populaires hors la loi, The Shield était beaucoup plus efficace en faisant vivre LA.
- Le grand apport de la série à propos de la police consiste surtout à montrer en quoi le travail sur le terrain est dépendant de tâches annexes ou de facteurs exogènes : conflits de personnalité entre supérieurs, conflits statistiques, conflits entre division, conflits entre différentes institutions, pressions politiques, système des obligation réciproques (cace-dédi à Street Corner Society). Là on comprend vraiment que la police de Baltimore est dans la merde et que pour faire une enquête il faut se coltiner une masse de conneries entre la paperasse, les autorisations, la hiérarchie, etc.. J'ai du mal à voir une série qui a à ce point réussi à illustrer clairement et logiquement tous les liens qui se jouent entre Police/police du comté/FBI/Département du Procureur/Juge/Mairie/Forces Politiques. J'ai par moment l'impression de voir du James Ellroy à l'écran et ça fait plaisir. J'avais déjà cette impression en voyant la Strike Team sur le côté "police trouble". Ouais la série parfaite, ce serait The Shield+The Wire, mais bon on peut pas tout avoir dans la vie.
Donc oui, une très bonne série, mais qui a raison de frapper dans ses points forts, sinon elle ne tiendrait pas la distance avec les autres séries concurrentes. Mais il faut le dire encore c'est une très bonne série.
#214 657
The Wire, c'est pas une série, c'est juste un monde !!! :banzai:
#214 682
Ah ouai quand même pacclerouge, t'a déjà terminé deux saisons!!
Je suis d'accord avec toi sur l'analyse que tu fais de la série, mais c'est justement à partir de la sasion 2 qu'on voit vraiment la profondeur de la série et des personnages, et à partir de la saion 3, on rentre un peu plus dans la politique, pour en arriver aux élections du maire dans la saion 4 qui est pour moi la meilleure après c'est les gouts de chacun.
Quand a la saison 5 elle s'intérresse beaucoups plus au traitement de l'information par les médias, et comme c'est la dernière on y fait un triste constat au dernier épisode mais je n'en dirais pas plus!
Sinon d'accord avec Mat_Dog The Wire c'est un monde a part!
#216 098
Bon ça y est j'ai fini les 5 saisons, et je peux donc donner un avis définitif sur The Wire, qui d'ailleurs ne diffère pas tellement de l'avis provisoire.
La force de la série ne tient absolument pas sur les personnages principaux, ou du moins, sur les "héros" policiers. Ils n'évoluent pas tant que ça, à part deux :
- Carver et Daniels. Et je dirai d'ailleurs que le dernier épisode n'est anodin à ce niveau-là.
- Les autres sont plus ou moins constants : Mc Nulty, Kima, Lester, Bunk ne bougent pas trop.
Par contre il est certain que la force de la série tient sur les différentes institutions de Baltimore et surtout sur leur interaction permanente et les processus de conflit/négociation qui les lient. Avec peut-être un bémol pour la Justice. Il est d'ailleurs assez intéressant de voir la vision politico-sociale véhiculée dans la série, puisque les institutions qui ne peuvent pas jouer le jeu, ou qui initialement ne le jouaient pas et sont obligés de le faire, sont condamnées. C'est pour cela que je maintiens que la Saison 2 est la plus poignante.
Du coup il me semble aussi que les arcs sur la politique et les médias sont très subtils et assez fatalistes. Les marges de manoeuvre des acteurs sont de plus en plus étroites, car le jeu est le jeu, il devient plus une fin en soi qu'un moyen pour atteindre les buts initiaux. Le Pullitzer ou l'aide fédérale pour le système scolaire, même combat. Personnellement je ressors avec un arrière goût dans la bouche assez amer en finissant The Wire.
Attention pour ceux qui ne voudraient aucun élément ne serait-ce que suggéré de la fin. Ne pas lire ce qui suit.
Pourtant la série finit beaucoup mieux que The Shield. Si on sort estomaqué, la gorge nouée de The Shield, The Wire donne plus un sentiment de vague nostalgie. Chose intéressante, la fin oscille entre l'éternel recommencement (et viva la relève pour O.L, ou l'ami Carver), la rédemption pure et simple. Deux éléments totalement absents de The Shield.
Du coup le message de The Wire que j'ai reçu à la fin du dernier épisode (et Dieu sait que je déteste ces fameux derniers épisodes), c'est Life Goes On, toutes les relations humaines sont en perpétuel mouvement. Certaines se répètent, d'autres non, certaines personnes changent, d'autres non, certaines valeurs se transmettent, d'autres non. Un défi que chacun doit suivre ou pas, dans ses relations avec les autres. Je ne sais pas si je suis clair, mais le monde décrit par The Wire est un monde où malgré les règles très contraignantes du jeu, la liberté individuelle joue un grand rôle pour nous positionner dans le gris clair ou le gris foncé.
Une série qui rentre immédiatement dans mon Top 3. À voir absolument.
#216 150
C'est vrai que la fin nous montre qu'en vrai même avec une très bonne volonté les choses ne changent pas vraiment, je pense a Sidnor qu'on voit dans le dernier épisode dans la même situation que McNulty dans le tout premier épisode, avec le juge en train de lui parler d'un quartier sensible, ou encore Michael qui prend la "place" d'Omar et Dookie qui prend celle de Bubles et j'en passe.
Sinon McNulty évolue quand m^me au niveau de sa personnalité, même s'il ne change pas trop, et aussi le maire Carcetti qui finit par devenir un peu comme son prédécesseur, mais il est vrai que c'est Carver qui évolué le plus, d'ailleurs la scène avec Randy qui crie "vous allez me protéger ?" et lui qui marche le dos tourné, je l'avais trouvé super émouvante. (et pourtant pour m'émouvoir faut y aller^^)
Au passage cette série ne désempli vraiment pas de scène et de phrases cultes comme lorsque Bunk et McNulty font leurs enquête sur le meurtre de la jeune femme dans le troisième épisode de la saion 1, ou ils nous racontent toute une histoire avec pour seul mot "Fuck", je l'ai trouvé génial!
pacclerouge a écrit :Une série qui rentre immédiatement dans mon Top 3. À voir absolument.

Je suis vraiment content que ça t'ai plus, enfin en même temps je pense qu'on peut difficilement être déçu par cette série qui fixe la barre très haut tant son histoire est cohérente et intéressante, j'en veux pour preuve le fait que t'ai enchainer 5 saison en un mois, preuve qu'a chaque fois on veut savoir la suite.
Pas mécontent de l'avoir conseiller vraiment!
#216 153
Tarocean a écrit :C'est vrai que la fin nous montre qu'en vrai même avec une très bonne volonté les choses ne changent pas vraiment, je pense a Sidnor qu'on voit dans le dernier épisode dans la même situation que McNulty dans le tout premier épisode, avec le juge en train de lui parler d'un quartier sensible, ou encore Michael qui prend la "place" d'Omar et Dookie qui prend celle de Bubles et j'en passe.

Les choses ne changent pas vraiment en elles-mêmes, mais les personnages que tu cites oui. Car Michael aurait pu devenir un nouveau Chris, Dunquan aurait pu être un Namond, Carver un nouveau flic servile et carriériste, Daniels un nouveau Burrell. C'est là où la fin et la série plus généralement est subtile, les hommes peuvent choisir la direction à prendre à chacun des carrefours que la vie offre.
Merci encore pour le conseil en tout cas.
#216 184
pacclerouge a écrit :
Les choses ne changent pas vraiment en elles-mêmes, mais les personnages que tu cites oui. Car Michael aurait pu devenir un nouveau Chris, Dunquan aurait pu être un Namond, Carver un nouveau flic servile et carriériste, Daniels un nouveau Burrell. C'est là où la fin et la série plus généralement est subtile, les hommes peuvent choisir la direction à prendre à chacun des carrefours que la vie offre.

C'est vrai en partie, mais on voit bien que pour Michael certains evenements ne lui laisse pas vraiment le choix, comme le retour de son beau-père ce qui l'amène a rejoindre Marlo alors qu'au début il refusait même le fait de recevoir son argent!!
Après il est accusé a tort ce qui le pousse a agir pour lui même, et devenir un Omar bis, Dookie c'est plus ou moins pareil sa famille se casse sans le prévenir et il se retrouve livré à lui même et comme il est ni fort ni respecté, bah il finit comme Bubles.
#216 250
Ben tu vois je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi :
- Michael rejoint Marlo parce que les deux autres personnes auxquelles il pouvait accorder un certain crédit ne lui donnent pas satisfaction (conseil de voir un vieil alcolo qui s'en fout d'orienter, et il se fait virer du gymnase). Donc Marlo reste pour lui la seule orientation possible. Quant à sa rupture avec la bande, elle est due à ses propres interrogations et à l'émergence d'un code personnel du gangsta. Donc toute son évolution est due à une réflexion et une action personnelle.
- Pour Dookie, on sent bien qu'il a la possibilité de s'en sortir, du moins que Prez veut bien lui en donner les moyens. Pareil pour Michael : le carrefour de la vie que constitue le lycée le livre à lui-même, et son manque d'ambition ou de caractère le condamnent ipso facto dans un monde où les autres sont prêts à choisir pour lui.
Je le répète à nouveau, les règles du jeu sont contraignantes, mais les acteurs peuvent les enfreindre, les forcer et surtout en payer les conséquences. Donc certaines choses changent.
#216 259
pacclerouge a écrit :les règles du jeu sont contraignantes, mais les acteurs peuvent les enfreindre, les forcer et surtout en payer les conséquences. Donc certaines choses changent.

Je suis d'accord, j'ajoutais juste le fait que c'est pas forcément ceux qu'on pense qui deviennent gangsta ou l'inverse, Namond au début, on avait l'impression que son destin était tout tracé (d'ailleurs au passage, elle est bien chelou sa mère!!), tout comme Michael qui ne devient pas vraiment un gangsta par conviction ça se sent, du moins au début parce qu'il y prend gout au final.
Mais ça reste son choix, même s'il est poussé par telle ou telle raison, ça je suis amplement d'accord, je trouve juste que c'est bien amener, c'est d'ailleurs pour ça que j'aime beaucoup la saison 4.
Mais ce qui ne change pas c'est le système politique, Carcetti finit par tricher sur les chiffres, le sénateur Clay Davis continu d'escroquer pas mal de monde, bref au niveau politique la série tire un triste bilan.
#216 264
Je suis tout à fait d'accord avec toi, je crois que la vision la plus noire qui est dressée est celle du monde politique. Il apparaît en fait encore plus dur que le monde de la rue. La rue nécessite une présence continuelle, un travail quotidien pour maintenir une position durement défendue. Alors que pour la politique il suffit d'entrer dans le sérail pour être presque protégé de manière permanente. La différence entre Marlo et Carcetti est en effet flagrante dans le dernier épisode.
Du coup le monde de la rue après même plus juste, ou plus moral (même si le mot est ambigu). Sans en dire plus, l'action jouissive de Slim Charles est un geste qui apparaît inconcevable dans la politique. D'ailleurs je me demande si le personnage de Slim ne dialogue pas de manière indirecte avec celle de Daniels.
#216 275
pacclerouge a écrit :Sans en dire plus, l'action jouissive de Slim Charles est un geste qui apparaît inconcevable dans la politique. D'ailleurs je me demande si le personnage de Slim ne dialogue pas de manière indirecte avec celle de Daniels.

Oh! cette scène je l'avais kiffé à un point, il m'avait fait vraiment plaisir Slim Charles dans son action, il a laissé l'intérêt que pouvait lui apporter Cheese au profit de ses convictions.
Je n'y avait pas fait vraiment attention mais quand j'y réfléchis le parallèle avec Daniels est saisissante!
#216 277
Merci du compliment, mais je crois que c'est juste la richesse de The Wire qui m'inspire. Quant à mon métier, si avec ma thèse de socio des religions j'en ai un un jour, je signe direct.