Perona a écrit :Je ne suis pas sûr qu'il soit vraiment nécessaire d'avoir fait des études de lettres dans ce cas, même si c'est effectivement mieux.. Par contre c'est clair qu'il faut aimer ce genre pour pouvoir l'aborder correctement et faire une bonne traduction. Il y a aussi des livres extrêmement chiants pour lesquels il serait difficile de trouver un traducteur passionné, mais bon 
En tous cas, si certains éditeurs se contentent de traducteurs ne sachant pas grand chose en dehors de la langue elle-même, ça va finir mal... Qui sait s'ils ne se contenteront pas de traducteurs automatiques une fois que cette techno sera arrivée à maturité ? (=> ça sera lisible même si ça restera ignoble, faut pas se leurrer).
Bien sûr qu'il faut faire des études de lettre.
Si tu traduis du Lorca en français, il faut bien le faire, il faut garder la poésie et ne pas simplement traduire. J'ai vu Yerma au théatre l'année dernière, les images utilisées sont superbes, mais on voit bien que c'est adapté de l'espagnol, car littéralement c'est moins beau.
Quand tu lis un Haïku bien traduit, ça rime, ça respecte le rythme etc. Si tu traduis littéralement tu n'as pas ça. Un traducteur doit avant tout être un littérateur (sauf dans le cas du journalisme et de manuels d'instruction ou que sais-je). Car sans connaissance littéraire, tu fais de la merde.
C'est pour cela qu'une version (l'exercice de traduction) en cours, et une traduction d'un bouquin ne seront JAMAIS équivalentes. Et qu'il ne faut jamais prendre la trad d'un bouquin pour une version, car quand on lis un bouquin traduit il y a un immense travail d'adaptation des procédés littéraire.
Ceci bien sûr si ça a été bien fait.
En ce qui me concerne, j'aime beaucoup la trad d'OP, et je me fiche un peu des noms style Sichibukai etc. A la rigueur le Fluide j'aime moyen, mais bon, pourquoi pas.