Alors voilà, c'est le début d'une fanfic ma première, on va dire qu'elle ne sera pas pour les enfants de moins de treize ans. Je l'a remanie et j'espère ne pas faire de bétise pour la rendre plus lisible en regroupant tout le chapitre un maintenant qu'il est terminé, j'espère pouvoir supprimer les redites sinon je demanderai à un modo de le faire. Voilà. En attendant d'autres édits!
-Home sweet home-
-Home sweet home-
Chapitre un
-Nom?
-Renoir
-Prénom?
-Roger
-date de naissance?
-18/02/1972
-Lieu de naissance?
-Lons le saunier
-Bien, prenez votre ticket quand votre numéro apparaitra, rendez vous au guichet indiqué, un de nos agent vous informera. En attendant vous pouvez allez vous asseoir.
Quinze ans que la mascarade durait et au milieu des odeurs d'urines, de parfums trop abondamment dispensés, de toues crasseuses, le tragique de la situation lui montait aux yeux. Il y avait cette langue bizarre qu'il avait du apprendre, les règles, l'hôpital psychiatrique, la prison, la rue. Au comble de la déchéance, il avait erré les veines pleines de drogue, il avait su s'arrêter. Peu à peu, il s'était intégré à la « communauté nationale » comme ils disaient, comme artiste de cirque d'abord puis la crise venue il avait du se rabattre sur les aides de l'état.
Mille fois par jour la porte se claquait dans son dos, juste un clic, rien de spectaculaire, pas de grincement, pas de rire sardonique, rien. Et tout était aussi plat, un monde sans mystère, raccourcis, des gens pires que des poulpes, et des poulpes à peine comestibles. Les rêves, s'ils avaient jamais existé, n'étaient que des caricatures en noir et blanc de fantasmes fadasses: à moi le nouvel écran plat tactile, à moi le nouveau téléphone cuit-minute, à moi, à moi, à mmmm...
Son numéro venait de s'inscrire sur l'écran noir, bureau dix huit. Le dit bureau était au fond de l'agence du pôle emploi dans les anciens locaux des assedic, un box. Petit, comme tout ici.
-Entrez
Il n'avait pas eu le temps de frapper à la porte, il l'ouvrit. C'était la quatrième fois qu'il venait en rendez-vous et pour tout dire il ne s'attendait à rien de plus que les habituelles remontrances sur son assiduité à ne pas renvoyer dans les délais les certificats diverses qui lui étaient demandés. L'homme semblait chercher un papier sous son bureau et il l'invita à s'asseoir. Cette voie... Et l'homme se redressa, se dévoilant enfin.
-Bonjour M.Roronoa!
-Sand,...
- oui...C'est moi
Zoro tremblait, la bouche ouverte, les yeux humides, le souffle court. Des images se bousculaient en accélérés dans le chaos de son crâne, Eastblue, Paris, Grandline, gare de l'est, Redline, Gisèle la pute, Nami, le bushido, le cirque, le merry, l'hôpital. Une vie sans sens dont les morceaux se heurtaient à nouveau, le laissant une fois de plus au bord du précipice. Il avait presque réussi à se convaincre qu'il ne s'agissait que d'un délire, il avait bien pris tout ses cachetons, et pourtant cette mèche, ce visage.
- Il m'en a fallu du temps pour te retrouver: cinq ans! Décidément tu sais t'égarer! Mais ne perdons pas de temps ici, ce faisant il montra le corps d'un homme affalé sous le bureau, j'ai du faire vite pour prendre sa place.
Dans un état d'hébétude complet Zoro se leva et suivit Sandy. Le hall d'attente lui échappait, ses occupants étaient des fantômes et la rue participait de ce vertige où l'homme blond le précipitait. Son cœur était sur le point d'exploser, les substances lénifiantes qui d'habitude l'agrippaient au réel semblait se dissoudre au rythme de ses paroles mais que disait-il?
Serrant les poings et essayant de se reprendre Zoro se concentra sur le discours de-mais était-ce possible- Sandy, qui le conduisait vers une destination inconnue dans une voiture de sport couteuse:
- Et puis j'ai eu ma deuxième étoile au michelin, j'en ai profité pour me retirer un peu des affaires et intensifiées mes recherches, c'est là...
- Stop! Je ne vous ai pas écouté! Qui êtes vous? Que me voulez vous?
- Du calme! Qui je suis, tu le sais bien marimo... Alors, je sais que tu en as bavé mais moi aussi et nous ne sommes plus seul, alors reprends ta respiration, j'arrête de te saouler cinq minutes, on parlera de ça en mangeant.
Assez vite ils débouchèrent dans le parking sous terrain d'un immeuble cossu du centre parisien. Ils montèrent dans un ascenseur et finirent par arriver dans un bel appartement spacieux. Sandy l'invita à le suivre dans la cuisine.
- tiens, il n'est que onze heure mais je pense que ce rôti de porc te fera le plus grand bien, après nous pourrons parler, j'ai aussi des questions à te poser.
Sans un mot les deux hommes avalèrent un énorme sandwich rôti-crudité, rotèrent de concert, et Zoro demanda:
- Raconte!
- Et bien dix minutes après que tu te sois perdu, une vieille m'a dit qu'elle t'avait vu rentrer dans cette entrepôts, la porte était entrouverte et il faisait sombre alors je me suis avancé, après tout il était possible que tu fasses une sieste à l'intérieur, la porte s'est refermée, je n'y ai pas prêté garde sur le moment et comme visiblement tu n'étais pas là, j'ai voulu repartir, j'ai tourné la poignée de cette foutue porte et elle s'est ouverte sur une zone artisanale de l'est parisien, il y a cinq ans.
- cinq ans? Moi je suis là depuis quinze ans...
- Je sais et j'ai une théorie qui devrait te plaire à se propos mais laisse moi finir d'abord. Une fois le choc de l'étrangeté des lieux, j'ai vite compris, j'avais lu des livres plus jeune racontant des histoires de cet acabit, je ne pensais d'ailleurs pas que c'était vrai comme quoi tout est possible sur Grandline,...
- Compris quoi?
- mais que j'avais débarqué dans un monde parallèle...
- comme dans certaines séries TV? Tu déconnes?
- Bien sûr que non, à moins que je me sois pris un coup sur la tête et que tout ça n'est qu'un cauchemar,mais non!
Un cauchemar, pourquoi pas? Peut-être nous sommes nous croisés à l'hôpital ou avant?
- Non, impossible je ne me suis jamais fais interné, et puis j'ai des preuves, des souvenirs ça me suffit. Raconte moi ton arrivé.
- J'a, j'avais trouvé, son cœur s'affolait à nouveau, sa bouche devenait pâteuse, ses forces le quittaient.
- Continue, je sais que c'est dur, qu'on t'a enfermé, drogué mais dis le,...
- J'avais trouvé les épices que tu m'avais demandé de te ramener et en revenant vers le bateau je me suis perdu dans les docks du port. Je me suis mis à frapper aux portes des entrepôts dans l'espoir de trouver quelqu'un qui puisse m'indiquer le chemin, et puis je suis rentré dans un bâtiment aussi normal que les autres, il n'y avait rien, ni personne, la porte s'est refermé et quand je suis sorti...
- Le monde avait changé?
- Pire, le chaos, ces engins partout, les immeubles gigantesques, la foule, les images animées et puis cette langue inconnue, plus j'avançais plus je devenais fou, les gens criaient en me voyant, certains rigolaient. J'ai trainé pendant des jours, je volais un peu pour manger, je me cachais dans des caves, dans des parcs, j'ai rencontré des bonshommes, ils me payaient pour me battre, des spectacles je crois, je ne voulais plus penser, je ne voulais pas croire, je me rattachais à l'équipage, je fermais les yeux, je dormais et j'étais à vos côté sur Grand-Line. Je me réveillais pour foutre une raclée à un bouffon costumé et je picolais en espérant que vous me retrouviez; c'est là que j'ai commencé à taper dans les poudres. Seringues, pailles et bastons, le temps se fragmentait pour ne plus rien signifier. Je jargonne comme un psy, merde!
Il avait parlé d'une traite sans reprendre sa respiration, Sandy le regardait en silence.
- tu as un verre d'eau j'ai la bouche sèche.
- Oui, tiens. Joignant le geste à la parole, il servit son ami.
- Merci. J'ai passé six ans dans cet état là. Puis je ne sais pour quelle raison on m'a mis en prison. J'y suis resté un certain temps et on m'a transféré dans un hôpital psychiatrique, j'ai tout réappris, j'ai fais le ménage dans mon délire et je me suis fait une vie avec un sens.
- Combien de temps?
- Quatre ans, après j'ai fais du cirque et depuis un an je galère au chômage, la crise...
- Bien, mais on ne va pas rester ici éternellement? Ce n'est pas notre monde et il est temps de rentrer!!!
- Et tu comptes t'y prendre comment?
- Regarde ça!
Sandy jeta négligemment un illustré sur la table de cuisine, Zoro le feuilleta, de plus en plus interloqué, de plus en plus fébrile.
- Mais c'est,... Nous!!!
- Oui!!! Au début je n'y croyais pas, j'ai vu la couverture je me suis dis un coïncidence, j'ai lu et il ne pouvait pas y avoir de doute. Celui qui fait ça s'appelle Eichiro Oda c'est un japonnais et je crois qu'il est temps que nous allions lui faire un petit coucou!
- Arrête!!!
Zoro s'était brusquement relevé en hurlant!!!
- Tu ne comprends rien! Tu fonctionnes à l'envers!!!
- Quoi???
- C'est ce truc!!! Ce bouquin qui a alimenté notre déli...
Zoro n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se retrouvait écrabouillé contre le mur de la cuisine. Le coup de pied était parti si vite...
- Imbécile! Crétin tu l'as révé ça!!! Tiens Colier!!!
A nouveau le pied de Sandy transperca l'air, plus rapide qu'une flèche mais à quelques centimètre du visage de Zoro une barrière se fissura dans l'esprit de ce dernier. Le monde autour de lui ralentit brusquement, le pied de Sandy allait maintenant à une vitesse raisonnable, il ne pourrait pas l'esquiver mais le bloquer c'était possible. Son bras droit remonta brusquement pour protéger son visage et dévier le coup de Sandy. Déséquilibré l'espace d'un instant, le love cook se rétablit d'un salto arrière sur l'évier mais l'instinct avait repris le dessus et avec une vitesse extraordinaire Zoro se jetait sur lui pour le fracasser d'un maitre coup de poing. Heureusement, on sentait le manque d'entrainement du sabreur ces dernières années, Sandy décala juste sa tête de quelques millimètres et le mur en brique séparant la salle de bain, de la cuisine vola en éclat en même temps que le genou de Sandy percutait violemment le sternum de son ami, lui coupant momentanément le souffle.
- Alors je rêve? Où ça, tu le vois tous les jours ailleurs qu'au cinoche?!! Ça fait quinze ans que tu traines ici et tu as souvent vu des gars capables de détruire un mur d'un coup de poing??! Répond?! Tu veux aller tuer un ou deux flics pour t'en convaincre? Les gens d'ici sont incapables de supporter un dixième de ce que Ussop prendrait en rigolant!!! Nous ne sommes pas des fictions ni des fous!!!Allez viens, on va aller quelque part!!!
Sans lui laisser le temps de la réflexion Sandy le traina parmi les étages de son immeuble:
- tu vois l'avantage de ce genre d'immeuble c'est que tu as même une salle de sport, quand tu travailles tard ça t'évite de faire des aller-retours inutiles.
Effectivement derrière la porte trois femmes et deux hommes s'évertuaient sur des machines de musculation sur fond de musique dance.
Sandy l'amena jusqu'aux barres d'épauler-jeter:
- Voyons jusqu'où tu peux aller!!!
Dans une salle obscure, deux hommes qui le sont plus encore.
- J'ai déjà vérifié deux fois, et les résultats se confirment!
- Et nous sommes proches du vortex?
- Non pas encore mais les niveaux d'énergies ont considérablement augmenté.
- Je vais monter dans mes appartements prévenez moi si la situation évolue.
- Cinq cent kilos mais c'est incroyable!!! Votre ami est culturiste?
Les habitués de la salle de sport avaient quitté, un à un, leur machine d'entrainement pour venir s'extasier devant ce drôle de bonhomme en train de faire un exploit.
Sandy, gêné se racla la gorge:
- Tu peux arrêter, je crois. Se retournant vers les gens, c'est un ami sauteur à la perche, ils ont besoin d'être très fort et il avait besoin d'évacuer un repas trop copieux, vous me connaissez. Ce faisant il entraina Zorro à sa suite pour retourner dans son appartement.
- Tu vois je te l'avais bien dit, tu as vu leurs têtes et encore ils sont bien cons d'avoir cru à mon histoire de perchiste, heureusement les gens d'ici ne croient pas à la magie, ni au surnaturel, c'est pratique d'une certaine manière.
- Bien tu n'es pas fou, je ne le suis pas, alors?
- Bien tu l'as vu toi même cette BD qui parle de nous, de Luffy surtout au passage, comment c'est possible? Est-ce qu'il vient de chez nous? A-t-il des visions? Je ne sais pas grand-chose mais j'ai une certitude: nous devons le rencontrer!!!
- C'est loin le Japon et même une fois là bas il faudra trouver un moyen pour le rencontrer, lui parler.
- Ca ce n'est rien, joignant le geste à la parole, il lui remis une enveloppe : ton passeport et un aller pour Tokyo, départ 20H45 ce soir, c'est à dire que nous devons partir maintenant...
-Home sweet home-
-Home sweet home-
Chapitre un
-Nom?
-Renoir
-Prénom?
-Roger
-date de naissance?
-18/02/1972
-Lieu de naissance?
-Lons le saunier
-Bien, prenez votre ticket quand votre numéro apparaitra, rendez vous au guichet indiqué, un de nos agent vous informera. En attendant vous pouvez allez vous asseoir.
Quinze ans que la mascarade durait et au milieu des odeurs d'urines, de parfums trop abondamment dispensés, de toues crasseuses, le tragique de la situation lui montait aux yeux. Il y avait cette langue bizarre qu'il avait du apprendre, les règles, l'hôpital psychiatrique, la prison, la rue. Au comble de la déchéance, il avait erré les veines pleines de drogue, il avait su s'arrêter. Peu à peu, il s'était intégré à la « communauté nationale » comme ils disaient, comme artiste de cirque d'abord puis la crise venue il avait du se rabattre sur les aides de l'état.
Mille fois par jour la porte se claquait dans son dos, juste un clic, rien de spectaculaire, pas de grincement, pas de rire sardonique, rien. Et tout était aussi plat, un monde sans mystère, raccourcis, des gens pires que des poulpes, et des poulpes à peine comestibles. Les rêves, s'ils avaient jamais existé, n'étaient que des caricatures en noir et blanc de fantasmes fadasses: à moi le nouvel écran plat tactile, à moi le nouveau téléphone cuit-minute, à moi, à moi, à mmmm...
Son numéro venait de s'inscrire sur l'écran noir, bureau dix huit. Le dit bureau était au fond de l'agence du pôle emploi dans les anciens locaux des assedic, un box. Petit, comme tout ici.
-Entrez
Il n'avait pas eu le temps de frapper à la porte, il l'ouvrit. C'était la quatrième fois qu'il venait en rendez-vous et pour tout dire il ne s'attendait à rien de plus que les habituelles remontrances sur son assiduité à ne pas renvoyer dans les délais les certificats diverses qui lui étaient demandés. L'homme semblait chercher un papier sous son bureau et il l'invita à s'asseoir. Cette voie... Et l'homme se redressa, se dévoilant enfin.
-Bonjour M.Roronoa!
-Sand,...
- oui...C'est moi
Zoro tremblait, la bouche ouverte, les yeux humides, le souffle court. Des images se bousculaient en accélérés dans le chaos de son crâne, Eastblue, Paris, Grandline, gare de l'est, Redline, Gisèle la pute, Nami, le bushido, le cirque, le merry, l'hôpital. Une vie sans sens dont les morceaux se heurtaient à nouveau, le laissant une fois de plus au bord du précipice. Il avait presque réussi à se convaincre qu'il ne s'agissait que d'un délire, il avait bien pris tout ses cachetons, et pourtant cette mèche, ce visage.
- Il m'en a fallu du temps pour te retrouver: cinq ans! Décidément tu sais t'égarer! Mais ne perdons pas de temps ici, ce faisant il montra le corps d'un homme affalé sous le bureau, j'ai du faire vite pour prendre sa place.
Dans un état d'hébétude complet Zoro se leva et suivit Sandy. Le hall d'attente lui échappait, ses occupants étaient des fantômes et la rue participait de ce vertige où l'homme blond le précipitait. Son cœur était sur le point d'exploser, les substances lénifiantes qui d'habitude l'agrippaient au réel semblait se dissoudre au rythme de ses paroles mais que disait-il?
Serrant les poings et essayant de se reprendre Zoro se concentra sur le discours de-mais était-ce possible- Sandy, qui le conduisait vers une destination inconnue dans une voiture de sport couteuse:
- Et puis j'ai eu ma deuxième étoile au michelin, j'en ai profité pour me retirer un peu des affaires et intensifiées mes recherches, c'est là...
- Stop! Je ne vous ai pas écouté! Qui êtes vous? Que me voulez vous?
- Du calme! Qui je suis, tu le sais bien marimo... Alors, je sais que tu en as bavé mais moi aussi et nous ne sommes plus seul, alors reprends ta respiration, j'arrête de te saouler cinq minutes, on parlera de ça en mangeant.
Assez vite ils débouchèrent dans le parking sous terrain d'un immeuble cossu du centre parisien. Ils montèrent dans un ascenseur et finirent par arriver dans un bel appartement spacieux. Sandy l'invita à le suivre dans la cuisine.
- tiens, il n'est que onze heure mais je pense que ce rôti de porc te fera le plus grand bien, après nous pourrons parler, j'ai aussi des questions à te poser.
Sans un mot les deux hommes avalèrent un énorme sandwich rôti-crudité, rotèrent de concert, et Zoro demanda:
- Raconte!
- Et bien dix minutes après que tu te sois perdu, une vieille m'a dit qu'elle t'avait vu rentrer dans cette entrepôts, la porte était entrouverte et il faisait sombre alors je me suis avancé, après tout il était possible que tu fasses une sieste à l'intérieur, la porte s'est refermée, je n'y ai pas prêté garde sur le moment et comme visiblement tu n'étais pas là, j'ai voulu repartir, j'ai tourné la poignée de cette foutue porte et elle s'est ouverte sur une zone artisanale de l'est parisien, il y a cinq ans.
- cinq ans? Moi je suis là depuis quinze ans...
- Je sais et j'ai une théorie qui devrait te plaire à se propos mais laisse moi finir d'abord. Une fois le choc de l'étrangeté des lieux, j'ai vite compris, j'avais lu des livres plus jeune racontant des histoires de cet acabit, je ne pensais d'ailleurs pas que c'était vrai comme quoi tout est possible sur Grandline,...
- Compris quoi?
- mais que j'avais débarqué dans un monde parallèle...
- comme dans certaines séries TV? Tu déconnes?
- Bien sûr que non, à moins que je me sois pris un coup sur la tête et que tout ça n'est qu'un cauchemar,mais non!
Un cauchemar, pourquoi pas? Peut-être nous sommes nous croisés à l'hôpital ou avant?
- Non, impossible je ne me suis jamais fais interné, et puis j'ai des preuves, des souvenirs ça me suffit. Raconte moi ton arrivé.
- J'a, j'avais trouvé, son cœur s'affolait à nouveau, sa bouche devenait pâteuse, ses forces le quittaient.
- Continue, je sais que c'est dur, qu'on t'a enfermé, drogué mais dis le,...
- J'avais trouvé les épices que tu m'avais demandé de te ramener et en revenant vers le bateau je me suis perdu dans les docks du port. Je me suis mis à frapper aux portes des entrepôts dans l'espoir de trouver quelqu'un qui puisse m'indiquer le chemin, et puis je suis rentré dans un bâtiment aussi normal que les autres, il n'y avait rien, ni personne, la porte s'est refermé et quand je suis sorti...
- Le monde avait changé?
- Pire, le chaos, ces engins partout, les immeubles gigantesques, la foule, les images animées et puis cette langue inconnue, plus j'avançais plus je devenais fou, les gens criaient en me voyant, certains rigolaient. J'ai trainé pendant des jours, je volais un peu pour manger, je me cachais dans des caves, dans des parcs, j'ai rencontré des bonshommes, ils me payaient pour me battre, des spectacles je crois, je ne voulais plus penser, je ne voulais pas croire, je me rattachais à l'équipage, je fermais les yeux, je dormais et j'étais à vos côté sur Grand-Line. Je me réveillais pour foutre une raclée à un bouffon costumé et je picolais en espérant que vous me retrouviez; c'est là que j'ai commencé à taper dans les poudres. Seringues, pailles et bastons, le temps se fragmentait pour ne plus rien signifier. Je jargonne comme un psy, merde!
Il avait parlé d'une traite sans reprendre sa respiration, Sandy le regardait en silence.
- tu as un verre d'eau j'ai la bouche sèche.
- Oui, tiens. Joignant le geste à la parole, il servit son ami.
- Merci. J'ai passé six ans dans cet état là. Puis je ne sais pour quelle raison on m'a mis en prison. J'y suis resté un certain temps et on m'a transféré dans un hôpital psychiatrique, j'ai tout réappris, j'ai fais le ménage dans mon délire et je me suis fait une vie avec un sens.
- Combien de temps?
- Quatre ans, après j'ai fais du cirque et depuis un an je galère au chômage, la crise...
- Bien, mais on ne va pas rester ici éternellement? Ce n'est pas notre monde et il est temps de rentrer!!!
- Et tu comptes t'y prendre comment?
- Regarde ça!
Sandy jeta négligemment un illustré sur la table de cuisine, Zoro le feuilleta, de plus en plus interloqué, de plus en plus fébrile.
- Mais c'est,... Nous!!!
- Oui!!! Au début je n'y croyais pas, j'ai vu la couverture je me suis dis un coïncidence, j'ai lu et il ne pouvait pas y avoir de doute. Celui qui fait ça s'appelle Eichiro Oda c'est un japonnais et je crois qu'il est temps que nous allions lui faire un petit coucou!
- Arrête!!!
Zoro s'était brusquement relevé en hurlant!!!
- Tu ne comprends rien! Tu fonctionnes à l'envers!!!
- Quoi???
- C'est ce truc!!! Ce bouquin qui a alimenté notre déli...
Zoro n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se retrouvait écrabouillé contre le mur de la cuisine. Le coup de pied était parti si vite...
- Imbécile! Crétin tu l'as révé ça!!! Tiens Colier!!!
A nouveau le pied de Sandy transperca l'air, plus rapide qu'une flèche mais à quelques centimètre du visage de Zoro une barrière se fissura dans l'esprit de ce dernier. Le monde autour de lui ralentit brusquement, le pied de Sandy allait maintenant à une vitesse raisonnable, il ne pourrait pas l'esquiver mais le bloquer c'était possible. Son bras droit remonta brusquement pour protéger son visage et dévier le coup de Sandy. Déséquilibré l'espace d'un instant, le love cook se rétablit d'un salto arrière sur l'évier mais l'instinct avait repris le dessus et avec une vitesse extraordinaire Zoro se jetait sur lui pour le fracasser d'un maitre coup de poing. Heureusement, on sentait le manque d'entrainement du sabreur ces dernières années, Sandy décala juste sa tête de quelques millimètres et le mur en brique séparant la salle de bain, de la cuisine vola en éclat en même temps que le genou de Sandy percutait violemment le sternum de son ami, lui coupant momentanément le souffle.
- Alors je rêve? Où ça, tu le vois tous les jours ailleurs qu'au cinoche?!! Ça fait quinze ans que tu traines ici et tu as souvent vu des gars capables de détruire un mur d'un coup de poing??! Répond?! Tu veux aller tuer un ou deux flics pour t'en convaincre? Les gens d'ici sont incapables de supporter un dixième de ce que Ussop prendrait en rigolant!!! Nous ne sommes pas des fictions ni des fous!!!Allez viens, on va aller quelque part!!!
Sans lui laisser le temps de la réflexion Sandy le traina parmi les étages de son immeuble:
- tu vois l'avantage de ce genre d'immeuble c'est que tu as même une salle de sport, quand tu travailles tard ça t'évite de faire des aller-retours inutiles.
Effectivement derrière la porte trois femmes et deux hommes s'évertuaient sur des machines de musculation sur fond de musique dance.
Sandy l'amena jusqu'aux barres d'épauler-jeter:
- Voyons jusqu'où tu peux aller!!!
Dans une salle obscure, deux hommes qui le sont plus encore.
- J'ai déjà vérifié deux fois, et les résultats se confirment!
- Et nous sommes proches du vortex?
- Non pas encore mais les niveaux d'énergies ont considérablement augmenté.
- Je vais monter dans mes appartements prévenez moi si la situation évolue.
- Cinq cent kilos mais c'est incroyable!!! Votre ami est culturiste?
Les habitués de la salle de sport avaient quitté, un à un, leur machine d'entrainement pour venir s'extasier devant ce drôle de bonhomme en train de faire un exploit.
Sandy, gêné se racla la gorge:
- Tu peux arrêter, je crois. Se retournant vers les gens, c'est un ami sauteur à la perche, ils ont besoin d'être très fort et il avait besoin d'évacuer un repas trop copieux, vous me connaissez. Ce faisant il entraina Zorro à sa suite pour retourner dans son appartement.
- Tu vois je te l'avais bien dit, tu as vu leurs têtes et encore ils sont bien cons d'avoir cru à mon histoire de perchiste, heureusement les gens d'ici ne croient pas à la magie, ni au surnaturel, c'est pratique d'une certaine manière.
- Bien tu n'es pas fou, je ne le suis pas, alors?
- Bien tu l'as vu toi même cette BD qui parle de nous, de Luffy surtout au passage, comment c'est possible? Est-ce qu'il vient de chez nous? A-t-il des visions? Je ne sais pas grand-chose mais j'ai une certitude: nous devons le rencontrer!!!
- C'est loin le Japon et même une fois là bas il faudra trouver un moyen pour le rencontrer, lui parler.
- Ca ce n'est rien, joignant le geste à la parole, il lui remis une enveloppe : ton passeport et un aller pour Tokyo, départ 20H45 ce soir, c'est à dire que nous devons partir maintenant...