EastBlue.net
#126 382
Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan, le titre en entier^^ il passait pas sur la barre du sujet^^. Y a eu pas mal de bruit sur le film et de très très bonnes critiques, alors je m'attendais un peu à un Little Miss Sunshine, et là je sors juste du ciné, ça ne lui arrive pas à la cheville. C'est drôle parfois mais le scénario est inexistant. On dirait Simple Life en moins drôle. L'image est vraiment pourrie et le doublage aussi. Et puis les pauvres Kazacks ils en prennent plein sur la gueule et ils ont rien demandé^^. Ca plaira à certains, mais c'est pas la comédie de l'année, déçu donc. L'histoire :
Borat, reporter kazakh, est envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays pour y tourner un reportage sur le mode de vie de cette nation vénérée comme un modèle. Au cours de son périple, il rencontre de vraies personnes dans des situations authentiques, avec les conséquences les plus incroyables. Son comportement à contre-courant provoque les réactions les plus diverses, et révèle les préjugés et les dessous de la société américaine. Aucun sujet n'échappera à sa soif d'apprendre, même les plus extrêmes. Un vrai choc des cultures...

allociné
#126 389
Un film documentaire assez particulier qui m'a fait passer un agréable moment (malgré mon pessimisme du début). Borat va rapidement devenir culte et fait déjà parler de lui, en bien et en mal (un avis de mise à mort est lancer sur S. Baron Cohen dans certains pays, le Kazakhstan a mal perçu le film, Kazakhstan sous les traits de Borat s'est fait tabasser, boycott du film dans certains milieux difficiles, ects...).
Pour le film en lui même c'est un enchaînement hilarant guider par l'excentrique Borat, mettant en scène des acteurs mais aussi, et surtout, des américains piégées par la caméra cachés (y a des dialoque assez malsain d'ailleurs....). Des plaintes ont déjà été déposées...
http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20061111/CPARTS/611111490/1043/CPARTS01
#126 406
C'est quand même le problème : on peut pas faire un film sans demander l'avis des gens qui sont filmés. Surtout qu'on ne sait pas si c'est de la fiction ou de la caméra cachée. La course aux Juifs ça a pas dû leur plaire les pauvres^^.
Marrant les étudiants qui portent plainte, mais ils étaient vraiment trop cons :trescontent:.
#126 424
Moi j'attends avec impatience que Borat sorte en Turquie. Honnêtement Sacha Baron Cohen est un génie, pour enfoncer aussi violemment tous les poncifs. Ennfin, juste une anecdote : le kazakhstan a envoyé un lettre de protesation à la BBC. Ssacha Baron Cohen a répondu en écrivant n'importe quoi en caractères syrilliques. Résultat le Kazakhstan va débloquer 50 millions de dollars pour faire un film de propagande à l'honneur du pays.
Je vous mets une critique qu' a faite un de mes potes sur Borat. Ce film dépasse tout simplement tout ce que vous pouvez imaginer. Deja, quand on lit le synopsis, "l'histoire d'un journaliste Khazakh aux moeurs bien particulieres qui vient visiter les states pour apprendre le plus possible sur eux et pourquoi pas en tirer bénéfice pour ce tres cher Khazakhstan", on a deja en tete un truc qui doit bien trasher. Mais un synopsis ou un quelconque article de 3 pages ne pourront jamais retranscrire Borat en train de chier dans un buisson en plein New-York, laver ses fringues dans un etang de central park, ou faire un bras d'honneur a l'ambassade de ces putains de fils de pute d'ouzbekhs. Et encore ce n'est qu'un apercu tres tres leger de ce que Sacha Baron Cohen nous propose pendant plus d'une heure et demi - je vous laisse découvrir par vous meme -, et sans aucun temps mort, c'est a souligner.
Au dela du coté divertissement évidemment présent, on a vraiment le sentiment que ce film n'est pas destiné en premier lieu a animer la gallerie, et cest la ou ca devient tres intéressant. L'humour trash (raciste, antisémite, impertinnent, anticonformiste, amoral - ce qui n'a rien a voir avec immoral - a souhait) n'est qu'un moyen de faire passer son message, ou plutot de révéler son message : les vrais US (par extension l'occident ?) sont un pays peuplé d'hypocrites bourrés de préjugés (voir la scene avec les étudiants), qui sous couvert de moeurs civilisés apparaissent souvent bien dépravés, et qui manquent serieusement d'esprit critique (en substance : "pourquoi ce que vous faites cest bien" ? "parce que cest bien";). Par des scenes toujours plus trash les unes que les autres (mais ou s'arretera t-il ?!), Sacha Baron Cohen parvient donc a percer la carapace et tourner en dérision les moeurs "civilisées" des américains. Et ca fait toujours mouche, grace a une finesse d'esprit assez remarquable je dois dire. Posez vous la question de l'opportunité de telle ou telle scene (pourquoi telle action et pas une autre ?) et vous comprendrez qu'il y a eu derriere un gros travail de réflexion sur ce qu'il y avait a mettre en valeur, a critiquer, a tourner en dérision. Bref, Borat est une sorte de Uzbek trash du 21e siecle, n'ayons pas peur de la comparaison avec ce cher Montesquieu, car l'ambition et la virtuosité de l'exercice sont sensiblement les memes (a titre perso je suis un fan des Lettres Persannes, ceci peut expliquer cela...). La comparaison s'arrete la, bien entendu.
Enfin, pour en revenir a des considérations strictement cinématographiques, car Borat c'est quand meme du cinéma (!!!), il y a encore 2-3 points a soulever. D'abord, le format type "documentaire" est vraiment génial, il contribue a nous immerger encore plus dans l'univers délirant de Sacha Baron Cohen et dans l'amérique profonde. Au niveau de l'architecture du film, c'est du classique mais c'est bien ficelé : petite présentation de la vie du héros au Khazakhstan (ca vaut le détour), le voyage vers New-York, coup de theatre qui contrarie les plans initiaux du héros et qui est un prétexte a des pérégrinations, d'est en ouest s'il vous plait, au travers des USA, puis retour au Khazakhstan. Enfin, au niveau du jeu d'acteur : tout simplement exceptionnel. Sacha Baron Cohen est vraiment parfait dans la peau de Borat, des expressions vraiment terribles, et il parvient toujours a garder son sang-froid !
Conclusion : un film a aller voir de toute urgence, en VO si possible pour l'accent Khazakh (du coup ca fait un film en anglais pas du tout compliqué a comprendre, meme moi j'ai compris !). Un film que j'ai personnellement préféré a Ali G, que j'ai vu récemment également. Borat est vraiment plus politiquement incorrect, plus pertinent, plus osé, plus plus plus.
#126 428
Résultat le Kazakhstan va débloquer 50 millions de dollars pour faire un film de propagande à l'honneur du pays.

Les pauvres, résultat on va encore plus se foutre d'eux. Faut les comprendre, on parle jamais de leur pays et là en se fout ouvertement d'eux. Et ils prennent vraiment la chose au sérieux !!

un film a aller voir de toute urgence, en VO

C'est sûr parce que la VF est pourrie, mais on ne peut pas adapter la VOst à tous les films.
#126 494
C'est dommage qu'il y ait ce foutage de gueule envers les religions juif et chrétienne car sinon certaines scènes ston fortes en humour (le coq dans le métro, "l'enlèvement" de Pamela Anderson,...).
Ca m'a quand même étonné que ce film soit accepté dans les salles françaises.
#127 584
Bon film, je m'attendais à mieux
Y a certaines scènes marrantes meme si on peut se poser la question sur ce qui est vrai ou monter avec des figurants...
Je ne pense pas que ce film risque de sortir au Kazakstan
#127 900
Ce film est un pavé dans la marre du cinéma comique. Ici, on rit autant de la connerie phénoménale du héros, de ses préjugés, superstitions, et vices, que de la manière dont réagissent les différents personnages rencontrés. Et ce qui rend tout cela drôle mais aussi intéressant sociologiquemlent, c'est que le film a été tourné en partie comme un documentaire. Aussi les réactions ne sont pas écrites à l'avance, pas plus celle du marchand de voiture, qui ne réagit pas aux énormes grossieretés de Borat, tant qu'il peut lui vendre une voiture, que les illuminés d'une secte chrétienne quelconque. Et le fait que plusieurs personnes représentées dans le film aient porté plainte contre lui accréditent un peu plus encore ce côté documentaire. Quand à la scène du pugilat, puis de la poursuite dans l'hôtel entre Borat et son producteur, un pachiderme qui ne fait guère dans la finesse, c'est dors et déjà une scène d'anthologie dans l'histoire du film comique, j'entend par là qu'on ne l'oubliera pas comme ça ( raaah la grimace que je tirais...). Le mélange de hargne incontrôlée, de scènes physiques choquantes, de nudité, et de slapstick (en référence au cinéma muet) est orchestré avec une étonnante maitrise.
Ca reste sans aucune doute pour moi l'ovni cinématographique de l'année. Sous forme de faux docu-fiction, l'acteur principal frappe là où ça fait mal. A hurler de rire. Certes certains gags ne sont pas fins et on peut sentir une certaine longueur dans ce film, mais qu'est-ce qu'on s'amuse. So british. Au-delà même de la satire des complexes et des hypocrisies américaines (l'humour coincé du coach d'humour (déjà le fait qu'il y ait un coach d'humour aux EU est assez abherrant), les horribles propos du directeur de rodéo), il dénonce un clivage socio-politique très édifiant (les jeunes d'Atlanta, la prostituée, plus ouverts que les grosses huiles) et offre à un 3ème degrès un parcours des genres cinématographiques américains (horreur, film romantique, thriller, comédie, érotisme, campus movie...) tout en les pervertissant. Bref, Borat nous change les idées et ça fait du bien.
Les séquences mises en scène (avec acteurs ?) alternent avec d’autres montrant des personnes croyant réellement rencontrer un reporter kazhak, et ces dernières révèlent des discours et des manières d’être tout à fait hallucinants. Ce mélange de vrai-faux est parfois très limite d’un point de vue... disons “moral”, en faisant croire que ce qui est joué pourrait être la réalité. Borat lui-même ne cesse de provoquer, d’encourager les réactions absurdes, et l’on finit par confondre sa propre obscénité avec celle supposée de ses interlocuteurs. Cette (importante) réserve mise à part, c’est tout de même un film très étonnant, osant aller très loin dans l’énormité des situations, avec en bouquet final une incursion dans une église pentecôtiste, énorme... La cerise Pamela Anderson sur le gâteau n’étant pas banale non plus...
( j'ai longtemps douté : était-elle au courant ou non?
Finalement elle l'était, et je dois dire qu'elle a bien joué le jeu )
#163 582
Hitsugaya a écrit :Ce film est un pavé dans la marre du cinéma comique. Ici, on rit autant de la connerie phénoménale du héros, de ses préjugés, superstitions, et vices, que de la manière dont réagissent les différents personnages rencontrés. Et ce qui rend tout cela drôle mais aussi intéressant sociologiquemlent, c'est que le film a été tourné en partie comme un documentaire. Aussi les réactions ne sont pas écrites à l'avance, pas plus celle du marchand de voiture, qui ne réagit pas aux énormes grossieretés de Borat, tant qu'il peut lui vendre une voiture, que les illuminés d'une secte chrétienne quelconque. Et le fait que plusieurs personnes représentées dans le film aient porté plainte contre lui accréditent un peu plus encore ce côté documentaire. Quand à la scène du pugilat, puis de la poursuite dans l'hôtel entre Borat et son producteur, un pachiderme qui ne fait guère dans la finesse, c'est dors et déjà une scène d'anthologie dans l'histoire du film comique, j'entend par là qu'on ne l'oubliera pas comme ça ( raaah la grimace que je tirais...). Le mélange de hargne incontrôlée, de scènes physiques choquantes, de nudité, et de slapstick (en référence au cinéma muet) est orchestré avec une étonnante maitrise.
Ca reste sans aucune doute pour moi l'ovni cinématographique de l'année. Sous forme de faux docu-fiction, l'acteur principal frappe là où ça fait mal. A hurler de rire. Certes certains gags ne sont pas fins et on peut sentir une certaine longueur dans ce film, mais qu'est-ce qu'on s'amuse. So british. Au-delà même de la satire des complexes et des hypocrisies américaines (l'humour coincé du coach d'humour (déjà le fait qu'il y ait un coach d'humour aux EU est assez abherrant), les horribles propos du directeur de rodéo), il dénonce un clivage socio-politique très édifiant (les jeunes d'Atlanta, la prostituée, plus ouverts que les grosses huiles) et offre à un 3ème degrès un parcours des genres cinématographiques américains (horreur, film romantique, thriller, comédie, érotisme, campus movie...) tout en les pervertissant. Bref, Borat nous change les idées et ça fait du bien.
Les séquences mises en scène (avec acteurs ?) alternent avec d’autres montrant des personnes croyant réellement rencontrer un reporter kazhak, et ces dernières révèlent des discours et des manières d’être tout à fait hallucinants. Ce mélange de vrai-faux est parfois très limite d’un point de vue... disons “moral”, en faisant croire que ce qui est joué pourrait être la réalité. Borat lui-même ne cesse de provoquer, d’encourager les réactions absurdes, et l’on finit par confondre sa propre obscénité avec celle supposée de ses interlocuteurs. Cette (importante) réserve mise à part, c’est tout de même un film très étonnant, osant aller très loin dans l’énormité des situations, avec en bouquet final une incursion dans une église pentecôtiste, énorme... La cerise Pamela Anderson sur le gâteau n’étant pas banale non plus...
( j'ai longtemps douté : était-elle au courant ou non?
Finalement elle l'était, et je dois dire qu'elle a bien joué le jeu )

je viens de voir le film hier et je suis plus d'accord avec toi cet OFNI (objet filmique non identifié) est tout simplement édifiant, en effet la plupart du temps j'étais à la fois outré (part les réactions des gens mais aussi par la façon completement déjanté dont il developpe son propos et son humour limite et grinçant) et en même temps mort de rire, en me répetant mais il est fou, mais il est fou :lol: mais justement, c'est ça qui fait tout le succes du film (ou du moins qu'il y est autant de réactions) car cet sorte de candide ou Uzbek (bien vu les lettres persannes^^) peut absolument tout se permettre et devient litteralement un trublion fou, lâché dans la nature, sans aucune limite, mais cela, en fait, a été possible grâce (ou à cause) , il me semble, de l'ego et l'abscence de culture de certains américains, se croyant souvent la nation la plus civilisé (pour mémoire beaucoup d'américains ne savent pas où se trouve la france et se dresse un tableau de nous un beret, une baguette sous le bras et avec une higiène déplorable^^) alors en effet ce n'est pas très flatteur pour la population du Khazkstan (mais ça aurai eu moins d'impact si ça avait été imaginaire) mais il me semble que c'était plus pour contrasté avec une nation dite civilisé (et comme tu disais, par extension l'occident) pour mieux mettre en exergue les réactions, qui, parfois font froid dans le dos, de cette "grande" nation...
d'ailleurs, je me suis également demander quel etait le vrai du faux, notement le dîner mondain où une femme dit "oh finalement, il en faudrai pas beaucoup pour l'americanisé" avant que Borat fasse deux "hénaurmité" qui déclenche les foudres de ses hôtes :lol: bon y'en a plein d'autres mais bon faut le voir pour le croire... bref un "film"^^ absurde et limite au premier degrés mais qui semble en y réfléchissant être un mal nécessaire, ceci dit je me suis bien fendu la gu**** :choc: :lol:
#197 671
c'est un film a prendre au second degrés et quand tu fume un peu il est incontournable !