Bob D. Marley a écrit :-pour l'époque, j'ai pas de date, mais je situerais après la chute de Constantinople, mais avant la séparation Église Catho/Protestante.
J'imaginais une époque plus reculée dans le temps. Pour toi il ne critiquait l'usage du latin qu'après le XVe siècle alors ?
Ce serait tout de même étrange vu que le latin était la langue des humanistes de la renaissance, qui a eu lieu vers cette époque, et la majorité des lettrés européens la comprenait.
Bob D. Marley a écrit :-Le Latin n'était pas la langue de l'époque. C'était la langue officielle, mais plus personne ne l'a parlait. Le latin avait dérivé en un autre langue qui était totalement différente, mais qui a été reconnu comme langue différente que après.
Il faudrait définir de quoi on parle : parles-tu de la langue du peuple ou des élites lettrés ? Je suis d'accord qu'un illettré ne pigeait rien au latin classique à cette époque-là, mais la grosse majorité des lettrés l'avaient étudiée et l'utilisaient encore pour la littérature, les sciences, et etc.
Encore une fois, la traduction n'était donc pas franchement nécessaire vu toutes les erreurs qu'elle engendre systématiquement !!
Bob D. Marley a écrit :-Les prêtres de bas étages eux-mêmes ne savaient pas lire ni écrire Latin, seuls les Hauts Placés, que ça soit dans le clergé ou dans la noblesse le savait. Et ça change tout car eux avait intérêt à garder le peuple dans l'ignorance. De plus entre ce qui était marqué dans la bible et ce qui était prêché par l'église, il y a avait une sacrée différence qui s'était installé: exemple = dans la Bible il n'est pas du tout question de Saints qui étaient pourtant très priés à l'époque.
Heu, as-tu des sources à ce sujet ? J'aimerais que tu m'expliques comment un prêtre (de bas étage ou non) pourrait être capable de présider une messe s'il ne sait pas lire ?! Ce n'est pas quelque chose que l'on peut apprendre par coeur...
D'ailleurs dans les villages et les petites villes, les greffier, les maîtres d'école et les notaires était le plus souvent des prêtres ou des clercs.
Bob D. Marley a écrit :-Pour l'église, il s'agit bien évidemment de l'église catholique^^ et comme l'a dit Étienne, donner de l'argent n'était pas une obligation, mais (ce qui n'est pas dit dans la Bible), l'Eglise disait que faire des Don (à l'église, pas aux pauvres) c'était s'absoudre de ses pêchés. A tel point que c'était rentrer dans les moeurs et qu'il y avait un barème d'absolution.
Ce n'était pas plus évident que l'époque dont il était question...
Il y a deux choses concernant l'argent qui étaient/sont essentielles :
- l'aumône aux pauvres, ne t'en déplaise ;
- les bonnes oeuvres, qui consistent à donner de l'argent à l'Église pour sa survie, la construction d'églises, et etc. Le but n'était pas le bénéfice personnel des membres du clergé, même si des membres véreux en profitaient bien !
Il est malhonnête de prétendre que le premier n'était pas important, et je rappelle de nouveau que les deux ne s'appliquaient qu'à ceux qui en avaient les moyens.
J'aimerais bien avoir tes sources vis à vis de ce soit-disant barème d'absolution d'ailleurs.... Ne confondrais-tu pas avec le système des indulgence (qui fut effectivement critiqué, mais ne correspond pas du tout à ce que tu laisses entendre) ?
Bob D. Marley a écrit :-Et, même si ce n'était pas les gouvernements qui disaient ça, je crois me souvenirs que les gouvernements n'étaient pas laïques et donc que pour avoir un légitimités, ils avaient tout intérêt à donner du crédit et de la puissance à l'église.
Ça faisait déjà des siècles que ce n'était plus vraiment le cas. Si un pape décidait de provoquer un roi puissant, il pouvait craindre pour ses fesses. Tout était donc affaire de compromis, dans les deux sens.
Il suffit de prendre l'exemple de l'Église anglicane pour voir qu'un souverain pouvait ignorer les demandes du pape s'il le voulait (le pape avait refusé qu'il divorce pour épouser une autre femme).
Bob D. Marley a écrit :Bon, pour le rapport avec One Piece, c'est qu'en lisant Etienne, ça m'a vachement fait pensé aux Ponéglyphes (je sais plus si c'était ça aussi le but de ton explication, Etienne) qu'on interdit de lire.
et pour le rapport, c'est que le Protestantisme est né d'un gars (Luther, je crois... ou Calvin) qui a traduit la Bible (celle d'origine, en Hébreu) en langage populaire. (Une fois que ce langage était devenu un langage officiel) qui était la langue Romane. On peut se dire que c'est que du bon pour l'église Catho, vu que ça va permettre aux fidèles de lire eux-même la Bible. ça aurait été le cas, si les Catho avaient respectés la Bible, mais vu qu'ils avaient créé tout un business (j'exagère un peu) autour des Dons, et des Saints, ça les faisaient chier. Donc, avec l'appuie des gouvernements, ils ont donc déclaré les Protestants hérétiques, alors qu'ils étaient les seuls à s'appuyer vraiment sur la Bible.
L'Église catholique s'appuyait sur la Bible ainsi que sur 1500 ans de réflexions faites par les théologiens. Alors dans un sens on est d'accord qu'elle ne s'appuyait pas vraiment (ou plutôt uniquement) sur la Bible, mais était-ce vraiment un mal ? Luther a en tous cas permis à l'Église catholique de se remettre en question sur certains points et de se réformer en conséquence.
Sinon la bible avait déjà été traduite bien avant le XVIe, mais il faut croire que la nécessité n'était pas suffisante pour que cela se soit répandu.
Pour en revenir (enfin) à One Piece, je n'aime pas trop la comparaison ponéglyphes (qui contiennent des données uniquement historiques) / Bible (qui contient aussi des données historiques, mais surtout des données morales et théologiques). Le fond ne concorde donc pas vraiment à mes yeux... et la forme non plus, car dans le premier cas, les gens veulent les détruire alors qu'ils sont indestructibles, alors que dans le deuxièmes les gens veulent la préserver et la distribuer au maximum alors que chaque exemplaire est destructible.
Pour moi les ponéglyphes font référence (entre autres !) à un concept bien plus général qui veut que l'histoire soit toujours écrite par les vainqueurs. Oda se permet donc de remettre en cause l'histoire officielle à travers le point des vu des vaincus, qu'il est possible d'avoir grâce à l'indestructibilité de ces monuments.